Pope-Francis-012

François et les ratzinguériens : une popularité qui s’effrite

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Partie émergée de l’iceberg ratzinguérien, Sandro Magister, journaliste à L’Espresso, étoile parmi les vaticanistes, de semaine en semaine, et parfois de jour en jour, lance sur son blogue chiesa, de sévères critiques contre le Pape François : « Martini pape. Le rêve devenu réalité », le 15 octobre ; « Les encycliques ont un nouveau format: l’interview », 7 octobre ; « Ricca et Chaouqui, deux ennemis de l’intérieur », 26 août ; « Le virage de François », 3 octobre ; entre pas mal d’autres.

Mais il n’est pas le seul : « François est en train de fonder une nouvelle religion opposée au magistère catholique » (Mattia Rossi, Il Foglio, 11 octobre) ; « Nous n’aimons pas ce pape » (Alessandro Gnocchi et Mario Palmaro, évincés de Radio Maria, dans Il Foglio du 9 octobre) ; « Le troupeau avant la doctrine ? On risque de perdre les deux » (Rino Cammilleri, dans Il Giornale, 10 octobre).

Le concert de louange médiatique autour du Pape François est désormais loin d’être unanime en Italie. Pas seulement médiatique. Il faut savoir que les journalistes italiens “roulent” souvent pour des prélats de Curie, dont certains très hauts placés, qui leur fournissent des informations très sûres et leur demandent en retour de faire passer tel ou tel message. Les ecclésiastiques étant eux-mêmes très attentifs à l’opinion exprimée par ces journalistes et faisant passer à leur tour des messages dans le monde des dicastères. En fait, on peut même parler, surtout au niveau des plus grands, comme Sandro Magister, de groupes informels où ecclésiastiques et informateurs analysent à égalité.

François est-il attentif à ce phénomène qui a pris une importance qui dépasse les petites frondes classiques ? Ce n’est pas certain. Pape venu de la périphérie, il “fonctionne”, génialement au reste, avec des méthodes de gouvernement et de communication qu’il a expérimentées en Argentine. À la différence de son prédécesseur, qui vivait cloîtré, il voit chaque jour en multiples audiences formelles et une foule de contacts directs à Santa Marta, au téléphone, des quantités d’interlocuteurs divers. Mais est-il mieux informé pour autant ? Il n’est pas certain qu’il ait une grande capacité d’entendre et de voir au-delà de certains schémas. On ne saurait, au reste, demander à un homme de 78 ans, malgré une stupéfiante énergie, de réorganiser toutes les catégories d’analyse et grilles de lecture qu’il a forgées et utilisées tout au long de son existence.

Jean Mercier, de La Vie, souvent présent à Rome, est lui aussi un peu perturbé. Dans un article publié le 18 septembre sur son blogue, « Le pape est-il démago ? », il remarquait : « Charismatique et populaire, François n’hésite pas à poser les gestes qui font mouche et lancer les formules qui font le buzz. N’en fait-il pas un peu trop ? ». Le 4 octobre (« Malaise dans la communication »), il revenait sur le sujet : « François multiplie les interviews choc, suscitant la perplexité sur sa stratégie de communication. Se pose le problème des différents statuts de sa parole, et notamment lorsque la parole intime se trouve élevée à l’état de parole officielle. ». Et s’appuyant sur ce qu’il entend dans la Ville éternelle, il tire la sonnette d’alarme : la nouvelle donne est d’autant plus risquée « que le pape émérite est encore vivant et que certains pourraient être tentés d’entonner l’air du “Rendez nous Benoit XVI !”. Rien ne serait plus périlleux qu’une forme de schisme larvé entre deux sensibilités, l’une nostalgique du pape émérite, l’autre enthousiaste du nouveau pape ».

En effet. Au lieu de comparer, comme on le fait toujours sous un nouveau pontificat, un pape vivant et son prédécesseur décédé, ce qui était sans aucun risque pour la légitimité du premier, on peut aujourd’hui comparer entre deux papes bien vivants.

32 comments

  1. Louis A. F. G. von Wetzler

    Comme argentin je dois dire que certain presse ne connais pas le Pape François, la presse et certain milleu le juge mal, comme Cardinal Bergoglio il a été un de défenseur de la foi, comme Benoît XVI our Jean Paul II.

    Le cardinal Bergoglio n’a d’ailleurs jamais été classé comme « révolutionaire ». Le pape François ne dit rien d’autre que la doctrine catholique la plus classique lorsqu’il s’exprime.

    Il connaît ses sources : lorsqu’il se prononce pour une Eglise miséricordieuse et ouverte à tous, il prend soin de rappeler l’attitude de Jésus avec la Samaritaine. Le pape François ne bouleversera ni les dogmes, ni la théologie du catholicisme.

    Alors, pourquoi cette impression, cet intérêt inhabituel, aussi, pour son discours? Qu’est-ce qui est nouveau avec le pape François ? Rien sur le fond. Mais tout sur la manière. Et c’est beaucoup. Son prédécesseur Benoît XVI était à juste titre profondément conscient que le problème du catholicisme, en ce début de XXIe siècle, était de ne plus être considéré comme une « Bonne Nouvelle ». En ce sens, il avait convoqué un synode sur la nouvelle évangélisation.

    Aujourd’hui, avait-il constaté, les catholiques ne savent plus dire leur foi de manière audible. Pour le pape François, c’est parce que nous oublions l’essentiel. Ce qu’il résume parfaitement dans cet entretien accordé aux revues jésuites: L’Eglise ne doit pas « être obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance », dit-il, « nous devons donc trouver un nouvel équilibre, prévient-il, autrement l’édifice moral de l’Église risque lui aussi de s’écrouler comme un château de cartes ».

    Cet équilibre, c’est de mettre l’Evangile en premier. Benoît XVI l’avait écrit dès sa première encyclique, rappelant que la rencontre avec Jésus est d’abord une histoire d’amour, et non de morale (encyclique « Deus caritas Est »).

    François le met en lumière par son style, son expression, sa « manière », car, comme il le dit lui même dans cet interview, « être chrétien, c’est d’abord une manière d’être » : « la première réforme doit être celle de la manière d’être. Les ministres de l’Évangile doivent être des personnes capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et cheminer avec elles, de descendre dans leur nuit, dans leur obscurité, sans se perdre. ». Le pape n’est pas là pour dessiner les contours d’une nouvelle Eglise . Mais donner les conditions pour qu’elle émerge.

    • e

      Tous les Argentins n’ont pas le même avis sur l’ex Cardinal Bergoglio devenu le Pape François, et je dirai en tout cas qu’il n’a pas laissé indifférents, certains le détestaient (sans doute une minorité) et d’autres l’adoraient, mais alors que la culture de mort arrive avec les bagages du Nouvel Ordre Mondial qui soutient ou fait en sorte de défaire les gouvernements qui n’introduisent pas dans leurs pays les « nouveaux droits » (dont l’avortement, la distribution gratuite de pilule, le « mariage » unisexe), il est important de rappeler l’Evangile et ce qu’il implique…ce n’est pas faire du pharisianisme.
      Les catholiques jugés « conservateurs » qui se « battent » contre le N. O. M et contre la déchristianisation de leurs pays appréciaient des évêques et les prêtres aux langages nets et clairs, c’est leur faiblesse! Ils en existent heureusement et quelle chance ont les diocèse et les paroisses qui peuvent les avoir comme guides, malheureusement ils sont rares, la manière d’être c’est aussi cela…
      Pour ne pas se perdre il faut un phare et une boussole…bien en évidence…
      Par ailleurs l’on sait aussi très bien qu’employer le langage de l’ennemi c’est déjà perdre la guerre.
      L’on peut donc se poser des questions sur le langage « ouvert » du Pape vers les athées, tant mieux si son « pari » est le bon (et qu’une seule brebis sauvée compte autant que le troupeau) mais même un pape n’est pas un surhomme, et le Seigneur ne joue pas au magicien..

    • Mata

      Vous etes serieux? Cet antipape enchaine heresies sur heresies et vous dites qu’il ne touche pas a la doctrine catholique???!! Quid du Qui suis-je pour juger les gays? Du fameux pas besoin d’etre croyant pour aller au Ciel Alors qu’Hebreux dit bien Sans la Foi il est impossible de plaire a Dieu Remballez votre pipeau je vous prie

    • bitika

      a Louis A. F. G. von Wetzler

      je partage votre analyse …
      et je constate une nouvelle fois que les loups ne sont pas toujours a l’exterieur de notre Eglise.. rappelez-vous Benoit XVI aussi a eu ses detracteurs, alors que nous ne devrions pas, nous tres pauvres pecheurs, emettre une seule accusation contre les Vicaires du Christ, car depuis le debut des temps, le Plan de DIEU se deroule, et que nous ne comprenons pas ; alors que notre unique vocation est de PRIER et de faire le bien (en nous) et autour de nous dans l’Humilite, la Charite et la Pauvrete
      En ce qui concerne sandro magister, il se revele aujourd’hui et confirme son attitude passee vis-à-vis de Mgr Bergoglio
      « Rome. Sandro Magister, le vaticaniste de l’hebdomadaire l’Espresso qui vient de consacrer un grand article au cardinal Jorge Bergoglio qu’il considère comme l’un des mieux placés parmi les candidats à la succession de Jean-Paul II, a passé hier une journée fort agitée due aux répercussions de son article. Il y soutenait que l’archevêque argentin était en première position, ce qui suscite la curiosité des milieux argentins avides d’informations supplémentaires…….
      – Il y en a qui pensent qu’avec un article comme celui que vous avez écrit sur Bergoglio, votre véritable intention pourrait être de le “ brûler  »
      – Sandro Magister, L’Espresso no 49 du 28 novembre 2002 –
      http://www.crc-resurrection.org/2282-douce-et-humble-anticipation-vers-un-nouveau-saint-pie-x.html
      on ne peut cependant pas reprocher a l’abbe Georges de Nantes d’avoir ete un progressiste..
      j’aimerais savoir pour qui roule sandro magister…… il n’a pas parole d’evangile !

  2. Denis Théry

    Il est certain que les infos qui nous viennent , soit positives ou négatives le sont sous l’influence de différentes sensibilités ou habitudes.
    Jésus,Juif pami les juifs, bousculait la hiérarchie des grands prêtres dominant la société.(peut être comme la curie actuelle) Voila pourquoi en annonçant une nouvelle approche de Dieu, non plus comme maitre à servir en bon serviteur mais en tant que notre « père céleste » à aimer de tout son coeur, et en bousculant les mises en application de la loi, precrites par Moïse (comme le sabbath) observé strictement au point où Jésus les traita d’hypocrites; »Si votre âne tombe dans le puits le jour du Sabbath…)
    Ainsi en est il toujours quand les temps changent, il y a les nostalgiques du passé, conservateurs et les enthousiastes du renouveau. Je me situe plutot dans le renouveau,avec réserve quand même.Ccomme Jésus lui même à son époque bouscula vraiment tout au point de ne pas appliquer la peine de mort à la femme prise en flagrant délit d’adultère, ce qui laissa penser que Jésus était contre la loi et qu’il professait une nouvelle religion opposée à Dieu qui leur avait donné ces commandements. Depuis ce moment , Jésus apparut come un faux prophète inspiré par le démon et faisant même les miracles avec le pouvoir du démon.
    A partir de là , La classe religieuse dominante de l’époque chercha un prétexte pour le tuer.
    Alors que les romains, sans Dieu unique ne voyaient rien de mal en Jésus, Ponce pilate aurait pu utiliser son pouvoir, puisqu’il représentait l’empereur, et chasser, voir emprisonner ceux qui voulaient faire du mall à Jésus (‘Il n’a rien fait qui mérite la mort ») mais sous la pression de la foule haineuse, il céda en « se lavant lachement les mains »
    Ne retrouve t on pas des attitudes similaires aujourd’hui où sous une pression quelconque nous en venons aussi à devenir lache et agir contre notre conscience profonde..
    On le voit aussi souvent rapporté dans nos journaux? Que de fois on entend se faire dire: ‘ce n’est pas mon problème » ou le dire soi même, alors que le sort du monde, le royaume de Dieu à construire, c’est notre problème.
    Alors nous devons nous armer de courage pour afronter les pressions qui veulent nous faire renoncer à ce que nous croyons juste vrai et bon.

  3. Bayard

    Je partage entièrement cette analyse. Un Pape populaire dans les médias les plus anticatholiques est-il vraiment à sa place? Un Pape qui balaye d’un revers de main la doctrine ancestrale de l’Eglise au nom de « la modernité » est-il encore orthodoxe? Un Pape enfin qui ne cesse de déconsidérer les Chrétiens comme Jésus le faisait des Pharisiens, est-il toujours le successeur de Saint Pierre qui critiquait les derniers pour conforter les premiers? Je commence à me demander effectivement si Benoît XVI ne devrait pas revenir!

  4. trois

    Oui moi aussi je regrette Benoit XVI, sa pensée, sa discrétion et je m’interroge sur François Ier le pape de la confusion qui s’agite trop pour les caméras et ne réfléchit pas à ce qu’il dit et fait. Aller à Lampedusa larmoyer sur les immigrants qui vont transformer l’Europe au point que lui, Pape, n’y aura plus sa place, c’est quand même un comble! Moi européen, catholique je ne veux pas voir mon pays devenir musulman car je sais ce que celà veut dire…= 100.000 morts par an.

  5. claude Timmerman

    Est ce que par hasard les journalistes et commentateurs vaticanistes commenceraient à faire preuve de lucidité???
    Il est évident à terme que la restauration d’un « montinisme » intransigeant aura des conséquences irréparable….
    Canoniser Paul VI – par pure idéologie – pourrait bien être la ligne rouge à ne pas franchir
    Martini n’a pas été élu pape…Il a même réalisé une certaine « union sacrée » contre lui…
    L’occupant de la maison Sainte Marthe devrait y songer aujourd’hui où pratiquement un tiers des nouveaux prêtres sont de sensibilité « traditionnaliste », ordonnés dans des séminaires dits « de la tradition » ou non!
    Les errances théologiques et liturgiques issues de Vatican II ne sont plus de mise, malgré les efforts (méritoires?) des épiscopes même nouvellement choisis et nommés…
    Le bel « enthousiasme novateur » des années soixante dix est passé. C’est un fait qu’on ne peut nier.
    Que poursuivre dans cette voie – et aggraver le fossé entre les catholiques – conduise à un schisme est une perspective qu’on ne peut plus écarter…

  6. Struyven

    Bien que j’ai déjà pu entendre quelques phrases qui m’ont choquées, je trouve que nous n’avons pas assez de recul pour pouvoir émettre un avis justifié. Je reste vigilante et prie l’Esprit-Saint pour lui ainsi que pour nous-mêmes.

  7. de Provenchères Charles

    Je me suis déjà exprimé sur le Pape François lors d’un autre communiqué de R.C.Je pense qu’il en fait beaucoup trop et que cela va nuire à l’image qu’on doit se faire d’un Pape..

    Charles.

  8. Constantin

    Un chrétien ne doit pas avoir peur de déclarer
    qu’il y a une seule Vérité: Jésus-Christ, peu importe son rôle et où il se trouve. Rappelons-nous qu’ils ont tous abandonné le Christ. Pierre m’aimes-tu…

  9. J’ai pu m’exprimer hier (dans « Supplique au cardinal Vingt-Trois… dialogue islamo…) sur le nouveau Pape.
    Nous sommes là, confronté pour la première fois à la question de  » l’universalité de l’Eglise » dans la mesure où c’est pour la première fois aussi (au risque de me tromper) que nous avons un Pape non européen. J’ai pu parler des formes particulièrement efficaces de conversion pratiquées par les missionnaires hispaniques (autant en Asie qu’en amérique du sud), et aussi de la « dilution » du christianisme en amérique du nord malgré la prédominance européenne au début. Pour autant peut-on dire que la première de ses parties du continent américain soit plus chrétienne que l’autre (un article ce jour parle pourtant de son « effritement » )? Rien n’est moins sûr.
    En tous les cas, l’attitude du Pape François à Lampedusa, semble marquée par ses origines (celle d’un pays symbole du métissage, c’est à dire de la coexistence de communautés et peuples presque étrangers les uns aux autres, et d’un christianisme profondément marqué par cela-ayant du composer avec- donc dans une forme « d’universalité très, très spécifique).
    Par avance les « nouveaux arrivants » (islamiques et africains) sur les côtes européennes étant à ses yeux, d’abord chez eux (comme c’était chez lui dans l’immensité de l’Argentine, du Brésil, d’un pays grand à lui seul comme l’Europe), et occasionnellement les bienvenues
    ou à convertir.

  10. karr

    Le style du Pape François,ses propos envers les « tradis dont je suis, m’ont effrayé mais en lisant le discours du Saint-Père à Assise j’ai découvert un Pontife fidèle à la doctrine de l’Eglise,un spirituel également.
    Son style nous déconcerte mais il nous parle de Notre-Seigneur souffrant sur la Croix et présent à l’autel,il nous rappelle la valeur de l’engagement dans le sacrement du mariage,dans le sacerdoce et la vie religieuse.
    Le Pape François condamne le christianisme mondain,ces œuvres catholiques qui n’agissent plus au nom de Dieu et qui ne l’annoncent plus,n’est-ce pas une condamnation des erreurs post-conciliaires?
    Laissons lui du temps,ayons confiance en l’Esprit-Saint,le pape aussi doit se convertir tout comme nous,cessons de raisonner comme le font ceux qui ne croient pas en Dieu,comme les médias,le pape François ne dénonce t-il pas l’œuvre de Satan ,ne nous confie-t-il pas au Cœur-Immaculé de Marie?

    • bitika

      Qu’est-ce qu’etre jesuites ? « des hommes qui se sont engagés à vivre l’Évangile en communauté, selon les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, et à consacrer l’essentiel de leur activité à « aider les âmes », dirait saint Ignace, en toute sorte d’apostolat avec, pour les jésuites, une préférence marquée pour les situations limites et à risques. Tout cela par amour de Jésus pauvre et humilié. »
      http://www.jesuites.com/2013/09/etre-jesuite-aujourdhui/
      Pape Francois nous derange beaucoup en tant que jesuite, car il nous met en face de ce que nous devrions etre, puisque nous nous pretendons de bons Catholiques (et j’ai moi-meme encore beaucoup a faire..).
      Je souffre lorsque je vois les richesses de certaines communautes religieuses, qu’elles soient modernes ou traditionnelles, compare ne serait-ce qu’avec ce dont dispose la grande majorite des missionnaires.
      Jesus reviendrait demain, que penserait-il de nos manieres de vivre ? de nos paroles toujours pretes a jeter l’anatheme ?

  11. Georges Cattin

    Le Salut ne vient ni du pape, ni du Vatican, mais du Christ ressuscité.

    Cette importante précision étant émise, je me rallie volontiers à l’analyse d’un ami, émise quelques semaines après l’élection du pape actuel: « Il plait aux media; c’est un très mauvais signe! »

    Concrètement, et partant du constat que les media sont presque exclusivement antireligieux (donc cathophobes), si pape François leur convient, c’est donc qu’il est antireligieux !

    A sa remarque: « Dieu n’est pas catholique », je répondrais ironiquement que l’Eglise n’a jamais rien prétendu de tel. Par contre, la vrai question serait peut-être: Bergoglio est-il catholique ???

    De deux choses l’une: ou bien François 1er est très « malin » et il se paie la tête des journalistes; ou bien il est incohérent et inconsistant… A chacun de choisir !

  12. Simple colombe

    Attention aux jugements téméraires !
    Par eux, en toute « bonne foi », en les faisant siens sans examen sérieux et sans lui laisser le droit de se défendre, on a accusé notre Seigneur d’être un « séducteur des foules » (donc un démagogue !), un violateur du Shabbat et de la Loi divine, un possédé du démon, un ami de la lie de la société honorable de l’époque, à savoir les fonctionnaires collaborateurs corrompus, les prostituées et les pécheurs publics, d’encourager par là le vice et le crime. On l’a accusé d’être un buveur et un glouton, et de vouloir détruire le Temple de Dieu même…

    Je tremble quand je vois des catholiques fervents et des ecclésiastiques répercuter des propos délétères sur le pape, au lieu d’essayer d’entrer dans sa pensée avec un esprit de foi et d’obéissance, en se laissant convertir (oui, chacun a besoin de conversion, même vous Messieurs, éminents théologiens !), et en méditant ses homélies et écrits actuels et passés. Et quelle erreur de le réduire à des catégories purement humaines (politiques ou claniques) quand il nous prêche l’Evangile de Jésus-Christ !

    Saint Ignace énonce au sujet de l’interprétation de l’Ecriture Sainte parfois si obscure : « Dieu suppose que nous sommes intelligents ». Il faudrait en dire autant des paroles du pape, à replacer dans le contexte de la totalité du mystère chrétien.

    Et, de grâce ! Qu’on ne choisisse pas comme exégètes les journalistes ! Ils n’ont pas eu la main heureuse dans leur relecture du concile Vatican II auquel ils ont fait dire presque le contraire de ce qu’il a réellement affirmé. Ils ont procédé de même avec Jean-Paul II qu’ils avaient l’art de présenter comme un parfait crétin (je me rappelle) à l’aide de petites phrases tirées de leur contexte. Ils ont diabolisé le doux et humble Benoît XVI (il faut le faire !) en le présentant comme le « Panzerkardinal » (rappelez-vous). Quant à François, à défaut de pouvoir le critiquer trop ouvertement (ça ferait mauvais genre à cause de sa popularité), ils essaient de déformer son message en prétendant qu’il promeut la culture de mort. Rien de plus faux !

    Oui, il est bon, à notre époque d’abandonner les lourdeurs protocolaires et les mondanités qui effraient les petites gens. Le signe du Royaume de Dieu est que « l’Evangile est annoncé aux pauvres ».
    Quant à moi, plus « révolutionnaire » encore que le pape, je bazarderais même les idoles païennes des musées du Vatican. Qu’ont-elles à voir avec la foi chrétiennes pour laquelle tant de martyrs ont souffert ? Il existe désormais des musées profanes pour abriter ce genre de réalités purement culturelles.
    Ce ne sont pas des mécènes, des esthètes et des politiciens que le Seigneur Jésus a voulu pour son Eglise mais des envoyés au cœur de feu brûlant d’amour de Dieu, libérés de l’esprit du monde et combattant toute la puissance de l’Ennemi.

  13. AUBERT Roger

    Nos doutes seraient redoutables s’ils n’étaient fondés, Venant du Ciel, ou de multiples sources de la terre, les informations qui s’accumulent concernant François 1° les changent en certitudes.
    Donc, attention au changement de religion, de celle qui va être encore plus clairement inoculée pour devenir mondialiste : oecuménisme, dialogue interreligieux, manger à tous les rateliers, désacralisation sacramentelle tout d’abord, puis suppression du sacrifice de la messe, de la notion de péché … … … et nous y voilà. Le troupeau, pour ceux qui inconditionnellement suivent cet antipape, se jette à la mer.
    Mais la Mère veille ! C’est cela qui est merveilleux! Alors arroser la monde assoiffé avec le Rosaire, c’est tout simple, mais ô combien difficile à beaucoup. Supprimer 2 heures de télé pour 2 heures de prières et le monde se sauve!

    • Constantin

      L’Église serait magnifique et pleine de lumière si les sages et les intelligents étaient assez humbles pour réciter le Rosaire avec les plus pauvres.

      • bitika

        a Constantin : Court et Bien dit!
        mais nous avons de nos jours des ‘intellectuels’ meme de droite qui savent mieux que les Papes, et meme que DIEU… Ca me ferait doucement sourire, si ce n’etait aussi inquietant d’etre tant entoures de pretentieux.

  14. Pingback: UNA POPULARIDAD QUE SE RESQUEBRAJA | AMOR DE LA VERDAD

  15. c

    Nous sommes dans l’ère de la post-modernité, le début d’un nouveau monde après cette « modernité » qui avait commencé avec la Réforme puis le siècle dit des Lumières et qui achève en montrant toujours plus sa nocivité au niveau politique et sociale dans le monde occidentale des deux côtés de l’Atlantique et qui a aussi contaminé les membres de l’Église, une Église qui est dans le monde mais qui n’est pas de ce monde.
    Le Pape François malgré tout le respect que nous lui devons, semble être encore un Pape de la modernité, un Pape d’une époque brève et révolue alors que le Pape Benoît XVI avait déjà anticipé le basculement…en oeuvrant à « petit pas » mais d’une façon non erratique et déterminée.
    Et quand la mode passe (celle de la modernité), seul le socle de l’immuable reste…alors les emballements médiatiques et les mots pour ne pas vraiment parler de la doctrine de toujours, cela paraît vraiment dérisoire, dans un monde qui s’écroule (celui de ceux qui actuellement détiennent un pouvoir qu’ils croient durables tout comme l’était l’empire soviétique par exemple).
    Les Russes avec le renouveau de l’Église orthodoxe russe, dans la tradition, l’ont compris. Quand l’Eglise latine qui devrait pourtant être le phare à la suite de Pierre à qui le Christ a confié Son Église va-telle se rendre compte que l’on ne peut pas dialoguer avec le mal mais seulement le dénoncer?
    Bref il est difficile de comprendre François et tant mieux si ce qu’il fait est bien pour l’Église, l’on ne demande que cela évidemment, et il faut prier pour lui même si en ce moment certains pèchent sûrement pas manque de confiance en lui.

  16. Antigone

    J’ai toujours regretté la renonciation de Benoît XVI -que je n’ai pas comprise d’ailleurs-. J’ai toujours pensé qu’il représentait bien l’idée que l’on se fait d’un pape.
    Le pape François me dérange et me déçoit dans le sens où il a exprimé des opinions qui, à mon avis, auraient dû rester dans le domaine du privé -je pense entre autres à ce qu’il a déclaré lors du naufrage de Lampedusa-.
    Un pape ne doit pas être jugé sur son charisme, mais bien sur son œuvre en faveur de tous les Chrétiens.

  17. J ‘ignore les raisons profondes qui ont pu conduire Benoit XVI à se retirer… Mais au vu des aspirations des Médias, je peux toujours penser qu’avec ce nouveau Pape François, le pire a été évité…
    N’empeche, la recherche de la « modernité » -et c’est bien là la problème- rappelle hélas, des expériences du monde politique, qui furent totalement inutiles qui plus est.
    Par exemple au milieu d’un grand débat sur l’Identité (conduit sous les auspices du laicisme…, trois fois hélas), j’ai pu apprendre que la nouveau Pape venait de vendre – à grand bruit- une des deux Harley-Davidson que ladite firme lui avait offert…
    Un peu pareillement, qu’il avait proposé de « transformer » nombre de centres religieux plus ou moins abandonnés, inoccupés, en centre d’accueil pour les mal-logés, sinon les fameux immigrants de Lampedusa…(?). Mais (sans parler des problèmes techniques) c’est que ça rappelle une récente initiative d’une ministre écologique française, tout cela ! En fait le plus simple et raisonnable pour le « drame méditerranéen » en question, plutot que de tout bouleverser chez nous, pour le malheur de tous, ne serait-il pas d’affecter les « couloirs humanitaires » (tout neuf, puisque n’ayant pas servi pour la Syrie) pour relier la Corne de l’Afrique à l’Arabie Saoudite si proche (pays vaste comme l’Europe occidentale, quasiment pas peuplée, riche en PIB comme l’Espagne et l’Italie réunies.. et de plus religieusement conforme aux apprentis navigateurs). Et des Missions européennes pourrait s’assurer sur place des conditions humanitaires de leur accueil.

  18. hermeneias

    Pas trop de roucoulade simple colombe

    François Ier est plutôt encensé par les médias de tout bord .
    J’ai même entendu F.Lenoir , le spiritualo-humaniste panthéiste , dire chaudement du bien de ce pape

  19. Jérôme

    Je suis fatigué des erreurs de l’Esprit Saint…. Pourquoi ne nous a-t-il pas tous consultés avant de nous donner le pape qu’Il a choisi ? nous serions alorrs tous contents, nous aurions le pape à notre mesure, forcément la meilleure, qui n’aurait surtout pas le culot de nous surprendre, (nous n’avons vraiment pas besoin de conversion), mais dont nous attendrions qu’il nous confirme dans nos certitudes et condamne fermement tous ceux qui ne partagent pas nos opinions….

    • bitika

      a Jerome,
      Merci de votre soupcon d’humour ; vous devriez en vendre a certains ! pardon, a en offrir ; pas d’argent entre catholiques; enfin, c’est ainsi que ce devrait etre.

  20. bitika

    au sujet de Jean-Paul Ier :

    « Dès les premiers jours, les propos malveillants des faux frères criblèrent le nouveau Pape de “ flèches meurtrières ” et de leurs grossiers mépris, de coups de poing brutaux. Comme Jésus en sa Passion. (…)
    The Times va jusqu’à dire de lui que sa démarche ressemble à celle d’un » plombier qui entre dans un appartement ». Le Monde insinue méchamment que le caractère populaire de sa catéchèse et son aversion pour les contorsions de la théologie « viennent de ce qu’il n’a pas fait beaucoup d’études ». Et Minute se moque : c’est « don
    Camillo au Vatican » ; pareil crachat vous demeure collé au visage. »
    Interessant ! l’ntegralite a lire sous :
    http://www.crc-resurrection.org/789-vie-de-jean-paul-ier.html

  21. Maurice

    @trois : nous avons eu un Pape qui a embrassé le coran (JP II) le 14 mai 1999, avons-nous la suite avec François ?!
    @ Philippe Aucazou : NON !! ce ne fut pas une erreur car ne se sentant plus la force de continuer dans la ligne qu’il s’était fixé, il pensait laisser à son successeur le soin de continuer dans les mêmes idées. ÇA, ce fut une malheureuse erreur de penser que son successeur le ferait.
    @ Circeto : « des formes particulièrement efficaces de conversion pratiquées par les missionnaires … »
    Elles ont été très particulières ses conversions ! Souvenons-nous qu’ils ont fait des autodafés regrettable en même temps que des conversions forcées ; est-ce à approuver ?!
    @ Karr : « le pape aussi doit se convertir tout comme nous … »
    ??! Je n’ai pas besoin de me convertir, d’ailleurs me convertir à quoi ? (moi comme d’autres internautes qui nous lisent) De plus, la Pape n’est-il pas déjà catholique ?
    Ce Pape a un comportement pour le moins incompréhensible pour nous simple croyant (du moins pour moi), que lui amène, ainsi qu’à nous, le fait de vivre à Sainte Marthe ? Faire différent ? Se démarquer de ses prédécesseurs ? N’est-ce pas un péché véniel ?
    Il y a une question qui se pose : qui paie le logement qu’il occupe ?!
    @ Georges Cattin : Je pense pareil, ce Pape est très malin OU…

    Attendre de voir où il veut en venir comme certains le préconise ?
    Pourquoi pas, mais le temps passe et comme sœur Anne, rien n’apparaît à l’horizon.
    En ce moment, autant les tradis (dont je suis) que les vaticanistes II sont déboussolé. C’est peu dire la confusion qu’il suscite.

  22. bitika

    Prieres et Meditations :

    Sainte Therese : “ La souveraine perfection n’est évidemment ni dans les consolations intérieures, ni dans de sublimes ravissements, ni dans les visions, ni dans le don de prophétie ; elle consiste à rendre notre volonté si conforme et si soumise à celle de Dieu, que nous embrassions de tout notre cœur tout ce qu’il veut, et que nous acceptions avec la même allégresse ce qui est amer et ce qui est doux, dès lors que nous savons que c’est son bon plaisir ”.
    “ Je suis convaincue que, si le démon, sous divers prétextes, fait tant d’efforts pour nous dégoûter de l’obéissance, c’est qu’il voit que cette vertu est le chemin qui conduit le plus vite au sommet de la perfection ”

    Saint François de Sales abonde dans le même sens : “ Pour celles qui ont de si grands désirs de leur avancement qu’elles veulent passer toutes les autres en vertu, elles feront beaucoup mieux de suivre la communauté, en gardant bien leurs règles ; car c’est la droite voie pour arriver à Dieu ”.

    http://voiemystique.free.fr/le_saint_abandon.htm

  23. Capucine

    J’approuve le commentaire de » karr « !!!

    Je rappelle une fois de plus que le Pape est le successeur de
    Pierre : « Pierre, tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » lui dit Jésus..
    .
    . Nous DEVONS AIMER le Pape, prier pour Lui, Lui obéir si nous voulons entrer dans la Cité Céleste ou notre bonheur sera E-TER-NEL…..

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