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Madrid : la conférence interdite du cardinal Müller

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La puissante maison d’édition espagnole, la BAC, Bibliothèque des auteurs chrétiens, vient de publier Informe sobre la esperanza. Diálogo con el cardenal Gerhard Ludwig Müller, (Entretien sur l’espérance. Dialogue avec le cardinal Müller), dont tout le monde comprend qu’il a été préparé par le Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la foi comme une « interprétation » de l’exhortation Amoris Lætitia « L’accès à la communion eucharistique présuppose certainement la vie dans la grâce, il présuppose la communion avec le Corps ecclésial, il présuppose également une vie ordonnée, en conformité avec le Corps ecclésial ».

Carlos Granados, directeur de la BAC avait prévu tout naturellement qu’une conférence de présentation par le cardinal Müller aurait lieu à l’Université San Damaso, université du diocèse (qui était la prunelle de l’œil de l’ancien archevêque de Madrid, le cardinal Rouco Varela, un ami du cardinal Müller, créée pour faire pièce à l’université jésuite « Comillas », fort progressiste). Mais l’actuel archevêque de Madrid, Mgr Carlos Osoro Sierra, très dévot du Pape François, et se consacrant avec d’autres bergogliens à une « déroucolisation » de l’Église d’Espagne, fit refuser l’organisation de cette conférence, au motif qu’il ne voulait pas favoriser un livre « contre le Pape ». Énorme bourde d’un prélat que l’on dit fort ambitieux mais sans finesse, et qui se trouve actuellement passablement ridiculisé par le fait que, lors de sa nomination à Madrid, il s’est s’attribué des grades universitaires fictifs.

L’énorme et ridicule affaire – le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi censuré par l’archevêque-qui-veut-devenir-cardinal –, dénoncée sur le blogue Inofovaticana, le 28 avril, par Gabriel Ariza, claironnée par Marco Tosatti, dans La Stampa, fit le bruit qu’on imagine. Du coup, c’est à l’auditorium de l’Université Francisco de Vitoria, université privée appartenant aux Légionnaires du Christ, que s’est tenue la conférence le 3 mai : « L’Église n’a pas le pouvoir de changer le droit divin, elle ne peut pas changer l’indissolubilité du mariage. On ne peut pas dire “oui” à Jésus-Christ dans l’Eucharistie et “non” dans le mariage. C’est une contradiction objective », martela le cardinal, tout en multipliant les expressions d’affection vis-à-vis du Pape. Piteux, Mgr Osoro y assistait et applaudissait plus fort que tout le monde…

3 comments

  1. balanine

    A mon humble avis : il ne faudrait pas se croire au-dessus de DIEU, JESUS CHRIST, qui est venu sur la terre pour nous racheter et nous ouvrir les Portes du Ciel. JESUS a ORDONNE certaines choses, comme les SACREMENTS, et IL les a INSTITUES ! BAPTEME, CONFIRMATION, EUCHARISTIE, PENITENCE, (donc confession) ORDRE, MARIAGE, sans oublier, les derniers SACREMENTS… alors ce qui convient : est-ce ce conformer à ce que disent les Evangiles, ou alors la parole des hommes ? même si celui-ci est le vicaire du Christ… Saint Pie V l’a répété à temps et à contre-temps : celui qui change un iota que ce soit dans la Sainte Messe ou autre sera … a na thème !

  2. Quelle tristesse! quel constat de non respect des Evangiles… Personne n’a le droit de transformer les textes des Paroles de Jésus-Christ, sinon il n’y a plus de chrétienté. Méfions nous des influences passagères, de la « mode », ou « des modes » de vie basés sur les pratiques temporelles, la Seule Référence, la seule Vérité c’est LA BIBLE. Nul n’a le droit fut-il Pape d’en changer UN mot.

  3. Hervé Soulié

    Honneur au cardinal Müller pour son courage.
    J’ai bien l’impression qu’une nouvelle épreuve, au sein même de l’Église et pour tout dire à sa tête même, est en train de nous frapper.
    Il est permis de prier pour qu’elle ne dure pas trop longtemps.

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