Malte : calomnie contre le cardinal Burke

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Dans un article du 15 février paru dans Crux, le journaliste Austen Ivereigh signale un entretien accordé la veille au journal autrichien Der Standard, par Fra’ Ludwig Hoffman von Rumerstein qui assure ad interim la direction de l’Ordre de Malte depuis la démission de son Grand Maître, Fra’ Matthew Festing, le 24 janvier.

LudwigHoffmannRumersteinInterrogé sur la fameuse réunion du 6 décembre au cours de laquelle le Grand Maître révoqua le Grand Chancelier Albrecht Von Boeselager, Fra’ Hoffman von Rumerstein prétend que cette réunion « fut en fait une conversation entre le cardinal Burke et Boeselager » et que « Boeselager a répondu non à la demande du cardinal Burke qu’il démissionne ». Il y avait déjà eu des rumeurs, provenant de l’intérieur de l’Ordre à Rome, que le cardinal Burke était à l’origine de la démission de Boeselager : il s’agit là d’une accusation en quelque sorte officielle. Les allégations de Hoffman von Rumerstein ont été fermement réfutées par le cardinal Burke qui, dans une déclaration publiée le 18 février sur le site du National Catholic Register, précise : « Le rapport donné par Fra’ Ludwig Hoffman von Rumerstein est inexact. Je n’avais aucune autorité pour demander au Grand Chancelier de démissionner. J’ai simplement dit que la personne qui sciemment avait autorisé la distribution de contraceptifs dans les opérations de l’Ordre, devrait en assumer la responsabilité, et c’est alors que le Grand Maître a, une fois de plus, demandé au Grand Chancelier de démissionner, ce qu’il a refusé de faire. Le Grand Maître a alors prononcé sa révocation sans aucune implication de ma part. Le rapport du Grand Maître et le mien sont maintenus. Franchement, je suis stupéfait de ce que déclare Hoffman von Rumerstein dans l’article. Je considère cela comme une calomnie ».

On dit, à Rome, que Hoffman von Rumerstein a des problèmes de santé et qu’il ne disposerait plus de toutes ses facultés…

1 comment

  1. Françoise

    C’est comme l’affaire du collier de la Reine, dans les histoires compliquées et subtiles où des êtres malfaisants agissent, les innocents se retrouvent transformés en coupables. Le Cardinal Burke a bien fait de se défendre.

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