Chasteté, pureté et liberté

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Recevant 100 000 jeunes de l’Action catholique italienne, le Pape les a encouragés à rejeter « l’amour-marchandise » et à ne pas avoir peur des sacrifices:
« Aujourd’hui, trop souvent, l’amour se réduit à une marchandise à consommer sans aucun respect ni pour soi-même ni pour l’autre, en refusant la chasteté et la pureté, sous prétexte de liberté. C’est l’amour qui est proposé par les médias et par internet. C’est une forme d’égoïsme, une illusion passagère, quelque chose qui vous entrave comme une chaîne, qui étouffe la pensée et la force de l’amour qui, lui, exige aussi des sacrifices. »

2 comments

  1. La déchristianisation est un fait incontournable dans nos sociétés occidentales. Les causes en sont multiples. Mais le résultat dramatique est un vide spirituel et rituel béant devant des religions nouvelles venues, conquérantes et totalement décomplexées.
    Or, il serait vain de chercher à ramener au christianisme les « brebis égarées » dans l’athéisme en comptant sur la « bonne nouvelle ». La foi, ça ne se commande pas: Nul ne se mettra à croire par simple injonction. Par contre, les beaux rites traditionnels en latin, le mystère, l’encens, les processions, le chant grégorien, tout ce vénérable patrimoine venu du fond des âges, tout cela peut attirer et séduire nombre de non-croyants.
    Après avoir massacré la tradition latine plus que millénaire pour faire « moderne » et s’être aplatis devant les nouvelles idoles du politiquement correct, les « nouveaux » cathos ont fini de dégoûter les derniers non-croyants qui restaient cependant attachés aux beautés de la « vieille » liturgie. Ils ont réussi le tour de force d’éloigner presque toute la société de l’Eglise, et donc du Christ. Désormais, le jeune homme déprimé ou en souffrance morale n’aura même plus l’idée d’entrer dans une église comme son aïeul l’aurait tout naturellement fait dans les mêmes circonstances. Chacun a, au cours de sa vie, des moments de détresse morale, et ce sont ces moments qui peuvent être propices à une « conversion ». Faute d’une forte présence de l’Eglise, ce jeune homme se fera peut-être musulman, bouddhiste ou héroïnomane. Loin des yeux, loin du cœur. Faute de s’affirmer dans l’espace public par les processions, les croix, les bannières, l’encens, l’eau bénite, les « Te Deum » et les « Dies Irae », l’Eglise est devenue incolore, inodore et sans saveur… et sans aucun intérêt pour la grande majorité de nos contemporains. Et le Christ avec elle. Faute de tolérer en son sein des non croyants qui ne viennent que pour les cantiques en latin, le « mystère » et l’odeur de l’encens, l’Eglise sera trop loin d’eux le jour où ils seront « prêts ». Quel beau gâchis!
    J’invite donc tous les croyants qui sont conscients du désastre en cours à relayer mon appel auprès des non-croyants et autres athées de leur connaissance à se « re-convertir » à une nouvelle forme de christianisme culturel, traditionnel et NON-DOGMATIQUE.

    A défaut d’être croyants, invitez-les à se faire CHRISTIANISTES!!
    Etre « christianiste » signifie que, sans être croyant, on se présente néanmoins comme défenseur de l’héritage chrétien de l’Europe et de la France, et qu’on est prêt à pratiquer, au moins occasionnellement, la liturgie et les rites antiques de l’Eglise, non par croyance, mais par fidélité à ses ancêtres. Et aussi pour manifester son refus de la désincarnation spirituelle de la France et de l’Europe. Pour que les églises et cathédrales, sanctuaires de notre identité multiséculaire, ne deviennent pas de simples musées, vestiges d’un peuple et d’une civilisation qui ne sont plus.
    Non-croyant et christianiste moi-même, je les invite à se « convertir ». C’est ici:
    http://www.albinus.org/christianitas/inscript.php

    Ainsi, sans violer les consciences, nous augmenterons néanmoins l’armée des défenseurs de l’Europe Chrétienne!

  2. J.M. RICHIER

    Tout à fait d’accord avec cette analyse, mais en essayant de lui donner une dimension supplémentaire. En effet, la grave crise que nous vivons, morale certes mais aussi financière , économique, politique et finalement sociale, va frapper les plus pauvres et les plus vulnérables, car nous n’en sommes qu’au début. Or le constat est simple: c’est celui de l’effondrement des deux grandes idéologies qui ont dominé le XX° siècle, après le communisme le capitalisme sauvage est moribond. Ce qui ouvre un « boulevard » à la doctrine sociale de l’Eglise, qui doit devenir notre arme principale pour reévangéliser la multitude en proie à l’inquiétude et au désespoir concernant l’avenir. Il faut donc résumer en termes simples accessibles aux hommes de notre temps, les quelques points essentiels qui la constituent et diffuser le plus largement possible l’information, l’idéal étant bien sûr que nos pasteurs montent « en première ligne », mais en sont-ils encore capables ? Ainsi par une démarche volontaire de l’ensemble des baptisés, le même message sera répandu partout, jusque dans les moindres paroisses, et à travers lui c’est l’image du Christ qui apparaîtra. C.Q.F.D. ….

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