Laisser proliférer l’hérésie n’est pas un signe d’amour…

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Je n’ai pas vu beaucoup commenter l’homélie de Benoît XVI pour la clôture de l’année sacerdotale – et pour être franc, je n’avais lu que quelques extraits de ce texte, avant d’en lire la version intégrale dans la Documentation catholique -, mais le texte vaut la peine d’être lu.
En particulier, il rappelle que la mission de défendre l’orthodoxie contre l’hérésie (le terme y est, et je me réjouis qu’enfin, on appelle les choses par leur nom au plus haut niveau de la hiérarchie ecclésiastique) est une mission fondamentale pour les prêtres. Mais lisez plutôt:

« Le pasteur a besoin du bâton contre les bêtes sauvages prêtes à s’attaquer à son troupeau ; et aussi contre les brigands en quête de butin. À côté du bâton, il y a la houlette qui offre un appui et une aide pour traverser les passages difficiles. Ces deux réalités appartiennent au ministère de l’Église, au ministère du prêtre. L’Église doit aussi utiliser le bâton du pasteur, le bâton avec lequel elle protège la foi contre les faussaires, contre les courants de pensée qui, en réalité, désorientent le troupeau. L’usage même du bâton peut être un service d’amour. Nous voyons aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’amour, quand on tolère des comportements indignes de la vie sacerdotale. De même il ne s’agit pas non plus d’amour quand on laisse proliférer l’hérésie, la déformation et la décomposition de la foi, comme si nous pouvions nous-mêmes inventer la foi. Comme si elle n’était plus le don un Dieu, la perle précieuse qu’on ne peut nous voler. Toutefois, en même temps, le bâton doit toujours redevenir la houlette du pasteur – la houlette qui aide les hommes à pouvoir marcher sur les sentiers difficiles et à suivre le Seigneur. »

5 comments

    • Vini Ganimara

      Mea culpa! Je n’avais pas vu cet article à l’époque… Mais ce que je voulais dire, c’est que le concert assourdissant de la presse n’avait évoqué (ultra-majoritairement) que la question de la pédomanie, qui n’était qu’un aspect de cette homélie.

  1. JACQUES-FRANCOIS

    Eh bien voilà, revenons aux choses simples, qui n’ont pas besoins d’un traducteur pour être comprises, et nous ferons un grand pas en avant dans la mise en oeuvre du message évangélique.
    Merci !
    JFL

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