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Pape François et pape Tawadros II : une rencontre historique !

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Comme nous l’avions annoncé précédemment (voir ici, et encore ), le Saint Père a reçu de matin S.S. Tawadros II, patriarche orthodoxe d’Alexandrie. Cette rencontre historique a donné lieu au communiqué qui suit de la salle de presse du Saint-Siège.

Ce matin, le Saint Père a reçu le patriarche d’Alexandrie S.S. Tawadros II, pape des coptes orthodoxes, dont la visite romaine « renforce les liens d’amitié et de fraternité unissant le Siège de Pierre et celui de Marc, héritier d’un inestimable patrimoine de saints et de martyrs, de théologiens et de grands disciples du Christ qui de génération en génération ont témoigné de l’Évangile, souvent dans un contexte difficile ». Puis il a rappelé la rencontre en 1973 de Shenouda III et Paul VI, qui par leur baiser de paix mirent un terme à des siècles de rejet réciproque. La déclaration christologique qu’ils avaient signée a constitué « une pierre milliaire du cheminement œcuménique » et la base de « la commission pour le dialogue entre les deux Églises, qui a donné de bons résultats et préparé le terrain » à un dialogue plus large de l’Église catholique avec les Églises orthodoxes d’Orient. Dans la déclaration commune de 1973, « nos Églises ont reconnu, dans la ligne de leurs respectives traditions apostoliques, confesser une foi unique dans un Dieu Un et Trine, dans la divinité du Fils unique incarné de Dieu (…), reconnaître un Dieu parfait en vertu de sa divinité et un homme parfait en vertu de son humanité. Nous avons ainsi reconnu que la vie divine est donnée et alimentée par le biais des sept sacrements, ainsi que notre commune vénération de la Mère de Dieu (…) Et nous sommes heureux de nous reconnaître unis dans un même et unique baptême qu’exprime notre prière pour que s’accomplisse un jour le vœu du Seigneur et notre communion au même calice (…) Sous la conduite de l’Esprit, notre prière persévérante, notre dialogue et notre volonté de bâtir peu à peu notre communion dans l’amour, nous permettrons d’avancer à grands pas vers la pleine unité ».

Puis le Pape François à remercié son hôte de l’attention qu’il porte à l’Église copte catholique, notamment manifestée par la création d’un Conseil national des Églises chrétiennes d’Égypte comme « signe éloquent de la volonté de tous les fidèles du Christ de développer quotidiennement des relations plus fraternelles et de se mettre au service de la société toute entière (…) Vos efforts en faveur de la communion entre les chrétiens comme votre grande attention au sort de l’Égypte et à la place des communautés chrétiennes dans la société vont droit au cœur du successeur de Pierre et de toute l’Église catholique. Si un membre [souffre], tous les autres s’en ressentent, et [si] un membre est honoré, tous les autres se réjouissent avec lui. C’est une loi de la vie chrétienne, d’autant qu’il existe un œcuménisme de la souffrance. Comme le sang des martyrs a été la semence et la force fertilisante de l’Église, le partage des difficultés peut devenir un instrument efficace d’unité. Ceci est d’une certaine façon également vrai dans le cadre plus large de la société et des rapports entre chrétiens et non chrétiens. Avec l’aide de Dieu, d’une souffrance partagée peuvent fleurir le pardon, la réconciliation et la paix ». En conclusion, il a invoqué la commune protection des saints Pierre et Marc.

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4 comments

  1. Jean Ferrand

    C’est bien le style du père Lombardi. Pourrait-on savoir exactement en quel lieu du Vatican s’est faite la rencontre ?

    La rencontre du successeur de Pierre et de celui de Marc a toujours quelque chose d’émouvant. Mais je ne vois pas d’élément réellement nouveau du point de vue oecuménique. Le schisme formel subsiste. Les deux Eglises ne peuvent encore communié in sacris. Il faudrait vraiment un miracle, qui est toujours possible.

  2. Peltier

    Attention à ne pas vous laisser américaniser. Certaines traductions sont de simples transcriptions. C’est très pénible quand c’est dans le titre : « Pape François ». En français cela ne veut rien dire. On dit le pape François. Cela fait penser à certaines acclamations bêta : « Christ est vivant ». Non, le Christ, l’oint du Seigneur. Se soumettre à la langue d’un envahisseur, c’est à la fois se laisser coloniser et se mettre en situation de ne plus être capable de penser clairement.

  3. Jean Ferrand

    Si. Une initiative nouvelle et prometteuse. Je cite le pape Théodore II dans son discours au Saint-Père :

    « Puisse cette visite d’amour et de fraternité être la première d’une longue série entre nos deux grandes Églises. Je propose pour cela que le 10 mai de chaque année soit considéré comme la journée de la célébration de l’amour fraternel qui unit l’Église catholique et l’Église copte orthodoxe. »

    L’Eglise copte et l’Eglise catholique font désormais partie du conseil des Eglises chrétiennes en Egypte. Puisse cette célébration annuelle du 10 mai accentuer les efforts communs vers l’unité. Dieu finira bien par nous exaucer !

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