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Les catholiques belges ne se laissent pas faire

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Dimanche 19 juin 2016 à 12h : happening sur la place Sainte Catherine à Bruxelles en soutien à la Fraternité des Saints Apôtres :

Nous invitons l’ensemble de la presse généraliste belge (TV-Radio-Papier, Agence) à un grand rassemblement qui aura lieu ce dimanche 19 juin devant l’église Sainte-Catherine, à Bruxelles.

Plusieurs médias importants ont déjà confirmé leur présence et nous les en remercions.

Au programme :

  • 10h30 : Messe Solennelle
  • 12h : Discours et happening
  • 12h30 : Apéro et pique-nique géant tiré du sac.
Au cours de ce happening, nous enverrons plusieurs messages au Pape François pour qu’il prenne connaissance de la déception qu’engendre la décision des évêques belges, mais également à Mgr de Kesel.

Nous proposons à la presse d’arriver à 11h45 pour filmer la fin de la messe et le rassemblement qui suivra.

Les journalistes sont invités à l’apéritif, durant lequel ils pourront recueillir différents témoignages dans la foule (paroissiens, amis, soutiens, restaurateurs et commerçants, etc.)

C’est l’une des premières fois qu’un tel rassemblement organisé par des catholiques a lieu en Belgique. Cette mobilisation fait suite à l’immense incompréhension suscitée par la décision de notre Archevêque.

En effet, vous aurez vu dans la presse que Monseigneur de Kesel ne souhaite plus accueillir la Fraternité des Saints Apôtres, une jeune communauté de prêtres et de séminaristes, sous prétexte qu’elle comporte trop de Français. Est-il bien l’évêque de la capitale de l’Europe du XXIème siècle ?

Le principe de solidarité vis-à-vis des évêques français, invoqué dans son communiqué pour ne plus continuer l’oeuvre entamée par Monseigneur Léonard avec l’approbation de Rome, est on ne peut plus curieux. En effet, sur 80 séminaristes en formation à Namur aujourd’hui seulement 25 sont belges. Va-t-on tous les renvoyer dans leur pays ? Va-t-on renvoyer tous les prêtres africains, polonais qui viennent nous aider à porter le message du Christ en Belgique ? L’Eglise catholique n’est-t-elle plus universelle ? L’argument invoqué ne tient évidemment pas la route et nous espérons qu’il n’y a pas derrière cela des raisons en réalité purement idéologiques.

Quelle étonnante solidarité que celle de laisser des séminaristes dans des bâtiments en piteux état et de leur couper les vivres depuis plusieurs mois (80.000 euros de manque) ! Une telle attitude manquant à l’accueil et à la charité élémentaire a-t-elle sa place dans l’Eglise qui prône le vivre-ensemble, la charité, et l’amour du prochain ?

Un jeune néerlandophone belge du diocèse (donc ni français, ni étranger), déjà ordonné diacre, devait être ordonné prêtre en ce mois de juin. Son ordination a été reportée sine die. A-t-on tant de vocations en Flandre que l’on puisse se permette une telle attitude ? Cette situation est tout simplement grottesque et inhumaine.

Nous nous étonnons aussi que les prêtres déjà ordonnés n’aient jamais été invités aux réunions du diocèse et que l’évêque de Bruxelles, Monseigneur Kockerols refuse avec constance toute invitation au dialogue depuis plusieurs années, tant sur le dossier de sainte Catherine que sur celui de la Fraternité. Est-ce l’attitude normale d’un Père et d’un Pasteur ?

Tous ces questions, très gênantes pour la hiérarchie belge, seront posées dimanche lors d’une importante mobilisation.

7 comments

  1. C.J

    Bonjour,
    Je leur souhaite de réussir.
    En particulier, je leur souhaite d’arriver à faire comprendre que ceux qui se réclament du pape François sont souvent ceux qui ne font surtout pas ce qu’il dit, par exemple tels prêtres ou évêques plus ou moins progressistes qui frétillent dès qu’on parle de « périphéries » mais qui restent dans leurs bureaux ou ne sortent pas de leurs réunions avec des catholiques plutôt bourgeois et enclins à gober tout ce que la société de consommation met à la mode… J’espère donc qu’on comprendra que cette Fraternité (qui a peut-être quelques défauts à corriger mais qui n’en a pas, notamment parmi les ecclésiastiques « borderline » de multiples ponts de vue, et dont les évêques semblent si peu s’inquiéter?), que cette Fraternité, donc, a d’immenses qualités pour rayonner le Christ dans la société actuelle, avec la capacité d’annoncer l’Evangile à des personnes très variées.
    Ceci étant posé, tout cela est très difficile à réaliser parce que:
    – l’autorité appartient aux évêques et que, même en cas de décision fondée sur des arguments grotesques, les décisions leur reviennent…comment obtenir que ces évêques d’une Eglise moribonde acceptent l’idée que d’autres voies sont possibles, d’autres voies que les trucs qui ne donnent que des échecs depuis x années?
    – les médias fonctionnent sur la base de schémas simplistes et, si ce qu’on leur montre dimanche prochain sort trop de ces schémas simplistes, je crains qu’ils n’aggravent la situation en racontant n’importe quoi…

    • « – l’autorité appartient aux évêques et que, même en cas de décision fondée sur des arguments grotesques, les décisions leur reviennent…comment obtenir que ces évêques d’une Eglise moribonde acceptent l’idée que d’autres voies sont possibles, d’autres voies que les trucs qui ne donnent que des échecs depuis x années? »

      C’est parfaitement exact.

      Donc, notre seul espoir est de montrer que les fidèles attachés à une certaine théologie catholique ont des droits conférés par le droit naturel (droits à la culture, à la liberté de la culture et droit à la liberté religieuse). Ces droits sont fondés sur leur croyance à l’infaillibilité pontificale (engagée notamment dans l’édition d’un missel et d’un catéchisme). Donc un pape ne peut interdire en matière de théologie et de liturgie ce qu’un pape précédent a approuvé expressément.

      C’est en montrant au Saint-Siège et aux épiscopats qu’ils violent la liberté religieuse que l’on aura peut-être quelques résultats. Les décisions arbitraires fondées sur des opinions personnelles, sont de la tyrannie. Peut-être en le faisant remarquer respectueusement aux autorités aurons-nous quelques chances de recouvrer notre liberté à nous adresser à Dieu selon nos croyances catholiques (qui ne le sont pas moins que d’autres) ?

      Il est cependant certain qu’il vaut mieux invoquer ses droits que de donner des leçons de théologie.

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