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Célébration ad orientem : réaction de Mgr Wintzer

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Ce texte de l’archevêque de Poitiers date du 8 juillet :

« Moi aussi je célèbre tourné vers Dieu

Je ne sais si cela est spécifique à la France, mais je constate que les sujets qui, dans le catholicisme, sont le plus sujets à polémique, concernent la liturgie. Sans s’y limiter, ceci se vérifie dans les séminaires. Ecrivant avec le sourire et surtout en toute amitié pour ces prêtres à qui je dois tant, j’ai relevé que lorsque je fus membre d’une équipe de formateurs au Séminaire de Saint Sulpice, les confrères sulpiciens se gardaient bien d’enseigner la liturgie ou d’organiser les cérémonies, ils laissaient cela aux prêtres diocésains, sans toujours que la compétence de ces derniers soit plus avérée en ce domaine !

Pour cette raison, je mesure qu’il est délicat voire dangereux de modifier des pratiques liturgiques qui ont mis du temps à s’installer, même si elles le furent parfois à coup d’oukases et sans grande pédagogie. Alors que les nouvelles traductions des lectionnaires reçues paisiblement et positivement, la future nouvelle traduction du missel romain peut ouvrir à quelques craintes quant à sa réception. Même si cela ne touche que quelques formules, je crains que telle ou telle chose ne soit l’occasion de faire ressurgir des querelles stériles. A ceci s’ajoute la question de la nature d’une traduction : célébrer en français ce n’est pas célébrer en latin, chaque langue, chaque culture possède son génie propre ; une traduction n’est pas une translittération, elle est, comme le disent les Italiens une « trahison » au risque de passer à côté de ce que l’on entend servir. Quoi qu’il en soit, ce missel qui sera publié dans quelque temps devra être l’occasion d’une catéchèse de la liturgie eucharistique.

La liturgie, ce sont des paroles, certes, mais ce sont aussi des gestes, des attitudes. Depuis quelques semaines je m’interroge sur la volonté exprimée par le cardinal Sarah d’inciter à célébrer la messe « ad orientem » ; il a promu cette pratique de manière publique à différentes reprises. Bien entendu, pour récolter la tempête, il n’y a pas mieux que d’aborder un tel sujet – et peut-être que j’y concours aussi par ces lignes ? Je m’interroge cependant : celui qui préside et célèbre la messe serait-il davantage tourné vers Dieu lorsqu’il tourne le dos à l’assemblée ? Il me semble que si cela est vrai, définir ainsi l’orientation vers Dieu risque de l’amputer de nombre de ses dimensions. En effet, la liturgie tourne aussi vers le Seigneur lorsque nous entourons sa présence sur l’autel, ou bien lorsque nous sommes tournés vers l’ambon d’où sa Parole est proclamée, ou bien encore lorsque nous sommes tournés les uns vers les autres pour transmettre la paix reçue du Seigneur, mais aussi pour recevoir la paix qu’un frère et une sœur, présence vivante du Christ nous transmet, et aussi lorsque, ainsi que cela sera fait de manière plus solennelle lors de la clôture de l’année sainte de la miséricorde, nous franchirons la porte sainte, non plus pour entrer dans une église mais pour en sortir, le Seigneur sera-t-il laissé derrière-nous ? Il sera plutôt en nous, à la mesure où nous le laisserons se déployer, et aussi en celles et ceux que nous rencontrerons.

C’est vrai, à titre personnel, il peut m’arriver d’apprécier de célébrer la messe de manière « orientée », c’est-à-dire, pour parler clair, « dos au peuple ». D’abord certains lieux s’y prêtent plus que d’autres, des chapelles en particulier. Cette manière de célébrer peut aussi faciliter le recueillement et la prière personnelle, on y est moins « distrait » par ce qui se passe dans l’église. Cependant, la liturgie eucharistique n’est pas au service d’une dévotion, elle ne vient pas aider au recueillement de tel ou tel, fut-il prêtre, elle est la célébration du Christ qui se donne dans sa mort et dans sa résurrection, de celui qui a été crucifié à la face du monde.

Présider une messe de manière orientée s’applique à une manière plus personnelle, plus intime de célébrer ; ceci peut convenir à la messe de semaine ou à la messe de dévotion. Mais, la liturgie dominicale est festive, elle requiert la participation active de chacun, ce qui suppose à la fois l’attention intérieure et l’expression extérieure. Surtout, cette dernière n’est pas une manière de troubler le recueillement par des chants, des paroles et des gestes, elle appartient à la nature de l’acte liturgique.

D’autre part, derrière la revendication de ce sens de célébration, s’exprime une manière de mettre à sa place le prêtre, de le situer, avec toute l’assemblée dans un même mouvement qui les tournent vers Dieu. Les prêtres, et les évêques, ont-ils besoin de cela pour mieux exprimer leur juste place ? Courent-ils le risque d’occuper une place qui ne leur revient pas ? Celle de Dieu en l’occurrence ? Cette question est bien réelle, elle peut venir de prêtres mais aussi de fidèles qui « sacralisent » la personne du prêtre et lui rendent ainsi le plus mauvais des services, lui ôtant son poids d’humanité. Pourtant, la liturgie est-elle le lieu et le moyen de corriger ce qui doit l’être ? De grâce, que chacun, dont moi-même, demeure sur ses gardes : la liturgie est en danger lorsqu’elle devient l’instrument d’un programme, quel qu’en soit le sens… de face ou de dos, voire de droite ou de gauche.

31 comments

  1. Jean Christophe

    Pourquoi dire orienté vers Dieu

    Moi je vois derrière l’autel la Croix et le tabernacle
    Il faudrait dire orienté vers le Seigneur Jésus
    Ah oui ! La lumière rouge
    Mais la lumière de Dieu baigne l’assemblée des croyants que l’on soit à l’est ou au couchant

    Tout cela est secondaire
    La raison de la perte de la foi ?
    Nos péchés et l’acceptation par les croyants des lois sociétales depuis quarante ans.
    On peut être bien orienté à la messe mais si on défend le mariage pour tous ou l’eugénisme, à quoi cela sert il ?

  2. David

    Il est bien de se poser des questions, à condition de vouloir chercher des réponses. Pour aider Mgr Wintzer à trancher, au lieu de continuer à tomber dans des tergiversations, il devrait puiser dans les réflexions de la Tradition. Voici ce qu’en pense Saint Jean Damascène : « Lors de son Ascension, il monta vers l’Orient et c’est ainsi que les Apôtres l’adorèrent, et c’est ainsi qu’il reviendra, de la même manière qu’ils le virent monter au ciel, comme le Seigneur lui-même l’a dit: « Tel l’éclair qui jaillit de l’Orient et brille jusqu’à l’Occident, tel sera le retour du Fils de l’homme » (Mt 24, 27). Parce que nous l’attendons, nous l’adorons tournés vers l’Orient. C’est là une tradition non écrite des Apôtres » (PG 94, 1136).
    Combien d’équipes liturgiques en France basent leurs réflexions en la matière sur l’enseignement des Pères de l’Eglise ?

    • ROMANOS

      Ajoutons que dans la tradition de l’Eglise orthodoxe, un des nom du Christ est : « Orient des orients ».

      Par ailleurs, est-il nécessaire de rappeler que les célébrations « face au peuple » sont une originalité du seul « occident chrétien » et ont été généralisées depuis peu, celui-ci ayant fait le choix d’un alignement sur la pratique introduite par Martin Luther … .

  3. toto

    Quel manque de foi dans ce commentaire de Mgr Wintzer
    Oui, le prêtre représente le Christ, et il n’y a aucune crainte qu’il soit « déifié » par les fidèles. Le curé d’Ars disait que si on comprenait le sacerdoce on en mourrait (de joie, bien entendu). A force d’humaniser le prêtre on a occulté son rôle irremplaçable dans la liturgie qui s’adresse d’abord à Dieu et qui est le sacrifice de son Fils pour le salut des hommes. Le prêtre n’est pas le « président » de l’assemblée, ce sont ces erreurs protestantes qui créent la polémique dans l’Eglise. Le Cardinal Sarah est un véritable successeur des Apôtres.

  4. Raphaël le poitevin

    Connaissant la situation de l’archevêché de Poitiers j’aurais cru de sa part à plus d’humilité sur la question.
    (Combien de vocation à Poitiers déjà ? Ah, oui, c’est vrai que le séminaire est en vente.)

    • Théofrèdde

      si Raphaël était vraiment poitevin, il saurait dans quelles conditions Mgr Wintzer a accepté un diocèse dont aucun des évêques en place ne voulait

  5. fg

    Pourquoi ce texte interminable et alambiqué pour dire simplement qu’il ne veut pas revenir sur la réforme liturgique ?
    Dans une phrase, il souligne que la célébration orientée place le célébrant dans le même mouvement que le peuple: en quoi est-ce choquant puisque le prêtre et les fidèles sont, par nature, dans le même bateau (la nef) ?
    Et deux lignes plus loin, il pointe le risque que le prêtre occupe la place de Dieu, qu’il soit « sacralisé » par les fidèles, ce qui est en contradiction avec l’opinion précédente.
    N’est-ce pas lorsque le célébrant préside face aux fidèles que l’attention de ceux-ci risque de se focaliser sur lui ?

  6. Pingback: Mgr Wintzer et la messe |

  7. Pierre

    Politiquement très correct. Pas de doute, il s’agit bien d’un évêque français, qui aime la mer calme, et transpire à l’idée, qu’une vague si petite soit elle ne vienne l’ébranler. Je prie pour vous mgr.

  8. Dire que la messe dominicale est festive traduit toute l’erreur de ces nouvelles célébrations pleines d’interventions de toutes sortes et lieux d’happening permanents…..
    Il suffit de juger l’arbre à ses fruits. Le reste est littérature.

    • Kevin

      Je suis sûr que si la nouvelle liturgie lui disait de faire l’arbre droit pour dire la messepaul6 il trouverait çà très festif et il serait avec ses collègues conciliaires à se disputer à l’entraînement pour être le meilleur et ce serait une occasion de plus pour ne pas faire travailler ses méninges. Après avoir lu sa longue bafouille, « de face ou de dos, de droite ou de gauche » avec ce genre de vocabulaire, on comprend bien que ad orientem et le Saint Sacrifice de la Messe c’est pas son truc.

  9. Ilario

    Prions déjà pour cet évêque qui héroïquement à accepté de récupérer la situation catastrophique laissée par le »pere » Rouet. Un vrai méchant lui.

  10. Gauthier

     » L’Église est en danger imminent d’être submergée par une tempête de compromis et de capitulation devant la doctrine et la pratique hétérodoxes, et aucun chrétien orthodoxe sincère, laïc ou autre, ne peut irréprochablement rester inactif alors que son chemin vers le salut est emporté.

    Nous vous demandons de suivre la direction des Saints Pères et de vous détourner de cet oecuménisme dangereux et faux qui remplit nos âmes d’un sentiment d’importance et d’un engourdissement de l’âme et de la subjectivité du monde, malheureusement si répandus dans le catholicisme romain d’après-Vatican II. »

    http://orthodoxologie.blogspot.fr/2016/05/lunite-veritable-nest-pas-dans-le.html

  11. karr

    Il y en a vraiment assez,pourquoi la messe célébrée tourné tous ensemble vers l’Orient d’ou le Seigneur reviendra pose un problème alors que pendant des siècles cela s’est fait ainsi sans poser de problème au clergé et aux fidèles.
    Doit-on rappeler à ces clercs qui font la loi que nos églises se vident,que la messe n’a plus grand chose de véritablement catholique.
    Absence de pratique religieuse et absence de vocations se tiennent,comme d’habitude pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
    Vivement que cette génération passe et que nous retrouvions de bons et saints prêtres proches des fidèles,c’est cela l’Eglise de Jésus-Christ et non cette perte de temps en réflexions,en réunions stériles et en publications d’ouvrages que personne ne lira!

  12. Lucain

    Je connais ainsi un certain nombre d’ecclésiastiques qui sont persuadés que montrer leur visage assure ce caractère de fête qui sied aux cérémonies de la messe.

  13. Buffalo

    C’est sûr, nos petits évêques auraient été épouvantés de vivre au temps des Pères de l’Eglise, quand on n’avait pas peur de polémiquer pour faire triompher la foi catholique…Aujourd’hui, saint Jérôme serait sans doute envoyé en pénitence par son évêque dans un monastère, pour son manque de charité….

  14. Dominique

    Heureusement que les papes, les saints et les pères de l’Eglise n’ont pas pensé comme ce pauvre évêque lorsqu’il s’est agit de corriger fermement les hérésies qui progressaient ou qui étaient installés dans l’Eglise des 1ers temps et des temps plus récents ! D’ailleurs, qu’à fait Vatican 2 : cherché la paix liturgique ou bien changé les choses qu’il fallait changer ? ( et le reste avec …)

  15. Bayard

    Trop de prêtres sont à l’autel comme au théâtre, soucieux de présenter d’eux une image qu’ils jugent la plus appropriée. Que l’on ne me dise pas que cela pousse les fidèles à se concentrer sur le mystère qui se déroule sous leurs yeux, et donc à tourner une regard vers Dieu qui soit plus libre et plus profond. Pour ma part je ferme les yeux la plupart du temps pour ne pas croiser les regards trop humains du célébrant et de ses acolytes, qui épient les fidèles et les comptabilisent, tandis que le célébrant récite machinalement, même le dimanche, la prière liturgique la plus courte, pour ne pas allonger la « prestation »…. Cela non plus ne pousse pas au recueillement. La réorientation vers l’Eucharistie de « tous les regards » soulagerait nombre de fidèles, qui approuvent donc le souhait du cardinal Sarah avec espoir et reconnaissance, et qui souhaitent que la venue et la présence de Jésus-Christ sur l’autel, soit le seul objet de leur attention et de leurs affections. Je ne suis donc pas d’accord avec Mgr, et je dis pourquoi.

  16. Perret

    Vu ses prédécesseurs lamentables, c’est pas mal du tout pour un archevêque de Poitiers. Il a du chemin à faire, mais il va dans le bon sens. Encourageons ce qu’il y a de bon et laissons de côté ce qu’il y a de faible. Il va se faire assassiner par les kapos conciliaires de son diocèse, parmi les pires de l’Eglise de France. Il faut beaucoup prier pour lui.

  17. Jacquesjacques

    Ça eut paraître idiot, mais je pense que le prêtre qui prie face à l’assemblée, qui la voit et la regarde est forcément moins concentré vers Dieu et Jésus qui est derrière lui dans le tabernacle.
    Il est vrai que le centre de la foi de l’église de Vatican II, c’est l’homme et plus notre Seigneur Jésus Christ.
    Alors , faites entre vous, adorez vous entre vous, mais nous, nous nous tournons vers le Seigneur.
    Sursum corda
    Habemus ad Dominum….

  18. Chouan catho de Bretagne

    C’est curieux pour un ancien de Saint Sulpice de tenir un discours qui nécessite de se torturer les méninges comme le font très bien les Jésuites ! Monsieur Jacques-André Emery ancien Supérieur général de Saint Sulpice pendant les années terribles 1790-1800, Conscience de l’Eglise catholique, persécuté pour son attachement au Saint Père et qui n’a jamais quitté Paris ou Issy, doit être quelque peu surpris par le raisonnement tortueux de l’Archevêque de Poitiers !

  19. DUMAS

    Bonjour à tous,

    Paroissien dans le culte en la forme « extraordinaire » ( nous devrions dire tout simplement en latin; en effet âgé de 66 ans, j’ai servi cette messe en latin pendant 5 années de mon enfance: à ce moment-là, l’Eglise ne se posait pas toutes ces questions, pourtant fondamentales pour notre liturgie!), ce qui m’afflige le plus dans la messe en français dite de PAUL VI, c’est le dépouillement total de l’ensemble des prières dites par le célébrant de l’Offertoire jusqu’au PATER; en outre, ces messes en français ne sont plus recueillies; ceux qui assistent à ces messes ne s’agenouillent plus et communient à 90% dans la main; je n’ose même pas parler des laics qui distribuent la communion aux côtés du prêtre. Prions chaque jour pour que les jeunes prêtres non formés dans la Tradition, puissent rapidement s’initier à la messe en latin, afin que cette cacophonie disparaisse un jour…

    Hervé

  20. Hervé Soulié

    Je ne suis pas d’accord avec Mgr Wintzer au moins sur un point : c’est précisément aux messes du dimanche et des fêtes que la célébration ad orientem est souhaitable, car elle se marie mieux avec ce qu’est la Messe, à savoir un sacrifice, et non une assemblée de copropriétaires autour d’une table, comme le suggère un peu trop la liturgie actuelle.
    Par contre les messes de semaine, plus intimistes, avec un petit nombre de participants, pour une petite demi-heure, peuvent mieux s’accommoder de la célébration versus populo.

  21. Tite

    Ce salmigondis, quelle horreur ! Pauvre petit monsieur qui n’est pas habité par l’Esprit-Saint !
    Et par qui alors ?…

    La messe dominicale « festive » !

    … »modifier des pratiques liturgiques qui ont mis du temps à s’installer »…

    …alors qu’elles n’ont jamais existé ni été imposées par le concile Vatican II !

    … »célébrer en français ce n’est pas célébrer en latin, chaque langue, chaque culture possède son génie propre ; une traduction n’est pas une translittération, elle est, comme le disent les Italiens une « trahison » au risque de passer à côté de ce que l’on entend servir »…

    …et ici, que dit-il ? Tout et son contraire !

    Et là :… »celui qui préside et célèbre la messe serait-il davantage tourné vers Dieu lorsqu’il tourne le dos à l’assemblée »…

    Est-il inculte ? Ne connait-il pas la géométrie sacrée ? Ne sait-il pas que l’architecture, l’orientation d’une église, de la nef, de l’autel répondent à des critères sacrés définis ?

    … »la liturgie tourne aussi vers le Seigneur lorsque nous entourons sa présence sur l’autel, ou bien lorsque nous sommes tournés vers l’ambon d’où sa Parole est proclamée, ou bien encore lorsque nous sommes tournés les uns vers les autres pour transmettre la paix reçue du Seigneur »…

    …L’Église du Christ, de Rome, n’est pas un temple protestant !

    … « la liturgie est en danger lorsqu’elle devient l’instrument d’un programme, quel qu’en soit le sens… de face ou de dos, voire de droite ou de gauche »…

    Là, un seul mot me vient à l’esprit, un vilain mot en trois lettres…

    Çà ! Un archevêque ? J’ai honte pour lui. Et depuis quand discute-t’on les directives d’un cardinal ?

    Nous sommes bien là dans la confusion satanique de Babel…

  22. Benoît

    Si le retournement des autels n’avait pas été généralisé, nous aurions sûrement eu beaucoup moins de personnalités de type narcissique dans le clergé …

  23. ELIAT-ELIAT Guy

    Quelle heureuse surprise de lire tant de réactions justes face aux tergiversations  » a priori « de bon nombre d’évêques….

     » VOX POPULI, VOX DEI ! » J’ai honte pour ces Monseigneurs qui sont les premiers à refuser d’appliquer ce souhait très ferme et très éclairé d’un cardinal africain extraordinairement clairvoyant et compétent !

    On comprend que, l’entêtement à suivre les directives modernistes post-Vatican II fasse vaciller l’Eglise et que les  » fidèles » soient déstabilisés. Qu’est-elle, cette Eglise qui, contrairement aux Eglises Orthodoxes, n’hésite pas à renoncer à sa grande Tradition romaine léguée par les Pères de l’Eglise ???

    Il en va de même pour les traductions du latin en langue vulgaire. Pourquoi obliger les fidèles francophones à  » tutoyer » le Seigneur comme s’il n’était qu’un camarade pas différent de nous ? Nous apprenons à nos enfants à respecter autrui en le vouvoyant, fut-il issu d’un milieu très modeste, et l’Eglise post-Vatican II nous oblige à tutoyer Celui qui est le plus grand de tous, notre Créateur, notre Rédempteur et le saint-Esprit. … comme si le vouvoiement empêchait une intimité de l’ âme avec Son Seigneur !

    Non, Monseigneur, toutes ces innovations post-vatican II, particulièrement celles de 1969, décrétées par un monseigneur clairement franc-maçon – pauvre Pape Paul VI qui a vu la fumée de Satan sortir du Vatican , avec l’aide de six pasteurs spécialistes en  » liturgie  » ont affaibli le droit du Dieu-Trinité à être honoré et, bien plus, adoré !

    Merci au cardinal Sarah pour son merveilleux rappel à l’ « ordre » . La « versus ad Orientem » est la seule acceptable et nous sommes reconnaissants aux communautés traditionnelles, anciennes ou nouvelles, de l’avoir conservée ou re-mise à l’honneur…. Le jour où les évêques accepteront de revenir à nos traditions liturgiques, notamment ce »versus ad Orientem », et spécialement à l’application correcte de la constitution
     » Sacrosanctum Concilium  » et à une authentique spiritualité thomiste « , quelle ne sera pas leur surprise de bénéficier également d’un réveil des vocations….que le désordre actuel étouffe inévitablement…

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