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Critique du processus des nominations épiscopales

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L’ancien président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Karl Lehmann, évêque de Mayence, âgé de 80 ans, s’en prend aux nominations épiscopales réalisées par Rome.

Il publie un livre d’entretien, dans lequel il juge sévèrement les pratiques du Vatican à ce sujet. Il affirme qu’il y a eu des cas

« où tous les candidats proposés par le chapitre de la cathédrale locale ont été rayés de la liste »

« Ce genre de choses se passe malheureusement aujourd’hui encore, malgré le pape François ».

Il demande que Rome rejette les « influences extérieures, qui ne sont pas légitimes ».

« Rome ne peut pas simplement rayer des noms sans commentaires ». « Il s’est déjà passé tout simplement trop de choses. (Si on continue), l’ensemble du processus sera de plus en plus remis en question ».

Et il explique où il veut en venir : avant l’élection ou la nomination d’un nouvel évêque, Rome doit prendre en considération davantage sa « compétence théologique » que son orthodoxie…

« Un évêque doit pouvoir apporter une ouverture, avoir la capacité de relever théologiquement de nouveaux défis ».

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10 comments

  1. Yan

    Il faudra que les évêques soient élus par les communautés diocésaines pour leur témoignage et exemplarité de vie plutôt que par leurs diplômes théologiques…Saint Ambroise, un ancien Maire, n’avait pas fait la théologie, mais il était élu évêque de Milan, au 4e siècle, par la communauté chrétienne pour sa crédibilité morale, humaine et spirituelle…Il y a trop de magouilles au Vatican pour nommer les évêques selon le cœur de Dieu, c’est-à-dire de bons pasteurs, de bons bergers plutôt que de bons théologiens…C’est pire en Afrique: les Nonces Apostoliques sont de connivence avec le pouvoir en place; les candidats qu’ils présentent au Saint-Siège doivent obligatoirement être proches du pouvoir, et à la limite de la même tribu que le président de la République! La plupart des évêques nommés par militantisme finissent par décevoir très tôt: on a vu en Afrique un jeune évêque mourir du VIH SIDA après six ans d’épiscopat et âgé seulement de 50 ans! Il y a peu, ici en France, en 2015, un autre jeune évêque sans pudeur ni grande moralité, six mois seulement après son ordination, il a étalé son homosexualité sur la place publique, harcelé un prêtre d’origine étrangère, échangé les mails de ce même prêtre à son insu avec un autre prêtre homosexuel et qui ne s’en sache pas…Or le harcèlement et la violation de la correspondance électronique sont punis en droit français aussi bien dans le secteur public que privé. Le prêtre harcelé a quitté le diocèse et vit actuellement chez un prêtre dans un autre diocèse sans ministère ni revenu!!! La Congrégation pour le clergé en est informé mais pas de réponse: la souffrance de la victime ne dit rien à Rome quand il s’agit de l’homosexualité, car elle permise par le Vatican au sein du clergé…Le prêtre attend le moment opportun pour saisir les autorités judiciaires parce que les autorités ecclésiastiques ne se soucient pas de lui…Il leur accorde encore un mois pour lui répondre car il doit retourner dans son pays, sans la réponse fin mai, il agira en conséquence…Bref, il faudra élire les évêques comme on élit les chefs d’Etats.

  2. Gédéon

    1- quand vous portez des accusations, il faut des sources, sinon c’est irrecevable.
    2 – Quant à élire les évêques comme les chefs d’état… je ne suis pas bien sûr que vous soyez réellement satisfaits des actuels chefs d’état.

  3. ALBERT-BRUNET David

    On comprend mieux pourquoi les candidats évêques sont mauvais… Rome a bien raison de s’attacher tout d’abord à leur orthodoxie et non à leur compétences théologiques… Avoir des connaissances c’est bien, mais si le sens premier de la Foi n’y est pas, ça ne sert pas à grand chose…

  4. Rascol

    La critique ne s’applique pas à l’épiscopat français: dans certains évêchés allemands ou suisses, le chapitre cathédral, composé des chanoines, a le privilège de pouvoir présenter des candidats au pape. Le cardinal Lehmann s’insurge contre le fait que le pape ne tienne pas compte des noms proposés par le clergé local. Rien à voir avec la France, où ce privilège n’éxiste pas

  5. Yan

    Il ne s’agit pas de défendre l’enseignement de l’Eglise pour être élu évêque, sinon ça dévient le militantisme comme dans les idéologies où il faut défendre la doctrine…Le christianisme n’est ni une idéologie ni une doctrine à défendre: le christianisme est une vie de quelqu’un que nous imitons de façon responsable, libre et consciencieuse; c’est pourquoi il nous faut des évêques qui témoignent du Christ plutôt que de l’enseignement de l’Eglise qui, en réalité, n’est fondé que sur le droit canon hérité de l’Empire romain, un enseignement qui fait de l’épiscopat un pouvoir de domination et de mépris des faibles…L’Evangile invite plutôt à rendre service et à accueillir les faibles…pour cette raison, un évêque doit être élu pour son humanité, son humilité, sa simplicité, sa spiritualité et sa moralité plutôt que pour ses compétences théologiques…tout chrétien est un théologien dans la mesure où il dit  » je crois (Foi en Jésus CHRIST); j’aime (Charité fraternelle, mise en pratique de la foi); j’espère (Espérance ferme et constante de voir Dieu un jour selon les promesses du Christ): telles sont les trois vertus théologales qui résument la vie d’un chrétien laïc, prêtre, évêque, pape; bref, il faudra distinguer la théologie comme vie (théologie pratique à la portée de tous) et théologie scientifique, critique et systématique, fondée sur l’exégèse, l’herméneutique…théologie issue de la scolastique). Un évêque est entouré de prêtres formés pour l’aider dans sa mission, mais il n’est pas obligé lui-même d’avoir nécessairement toutes les compétences…Chaque prêtre, canoniquement, est un conseiller de son évêque; il est demandé à l’évêque d’être humble pour consulter ses prêtres avant d’agir…

  6. Hervé Soulié

    L’Eglise d’Allemagne est en grande partie corrompue.
    Kasper, Marx, Lehmann, quelques autres, que l’on entend beaucoup depuis trois ans.
    Il est déjà bon de le savoir et de le faire savoir
    Les deux derniers synodes ont mis en lumière cette corruption.
    il appartiendra aux prochains papes de ressusciter une Eglise allemande digne de son nom.

  7. karr

    Il est évident que les évêques se cooptent et c’est navrant,les nominations épiscopales doivent se faire sur l’orthodoxie des candidats,s’ils ont en plus une bonne formation théologique c’est encore mieux,mais l’essentiel demeure l’orthodoxie pour ne pas égarer les âmes,une grande humilité doublée d’une vie spirituelle élevée afin d’être un exemple pour le clergé et les fidèles ,et le sens du sacré .
    Un évêque doit posséder une haute conception de sa mission,en bref un priant,un esprit paternel pour ses futurs prêtres et fidèles,un homme attentif à ce que demande le peuple qui lui est confié,un homme d’ouverture mais aussi et surtout un homme tout donné au salut des âmes,un missionnaire qui connait ses brebis et qui est connu d’elles.
    Pas d’homme restant enfermé dans son bureau,passant son temps en réunions stériles,déléguant au lieu de conduire son diocèse,non pas un homme déconnecté de la réalité de notre société,retrouvant toujours les mêmes personnes attachées à l’administration du diocèse,à toutes les commissions,à tous les mouvements.
    Pas d’évêques scribouillards publiant des ouvrages sans valeur et perdant ainsi un temps précieux.
    Un évêque ne doit pas passer une grande partie de son temps dans les commissions de la Conférence Episcopale ,sa place est dans son diocèse en priorité,on critique les évêques qui passaient leur temps à Versailles sous l’ancien régime,mais que font nos évêques aujourd’hui?
    Souvent des évêques trouvent le temps de se rendre à l’étranger sous couvert d’un voyage d’étude, mais en plusieurs années d’épiscopat beaucoup n’ont pas même visité l’ensemble de leur diocèse.
    L’évêque doit être un guide à l’exemple du du Bon Pasteur,enfin en terminer en France avec les nominations soumises au gouvernement,il y a une loi de séparation qui impose la distinction entre le sacré et le profane.

  8. Pour qui se prend le cardinal Karl Lehmann pour critiquer la manière dont Rome agit pour nommer des évêques ?
    L’Eglise catholique n’est pas un parti politique ou c’est la base qui décide. L’Eglise catholique reçois tout de Dieu par l’intermédiaire du pape et des évêques unis et en communion avec le pape. Donc comme c’est le pape qui décide qui est évêque, il fait ce que bon lui semble.
    Je suis d’accord avec ce que dit karr sur les critéres pour nommer les évêques. Je rajouterai que le futur évêque doit etre en communion avec le pape. Un evêque ne doit surtout pas être un novateur, quelqu’un qui désire inventer des choses mais quelqu’un qui essaie d’appliquer fidélement ce que le concile Vatican II et les papes disent en fonction de ce qu’il peux faire dans son diocése.
    Ceci dit, ce n’est pas évident de devenir évêque vu ce que sont la plupart des prêtres et des laïcs en responsabilités.
    Prions la Vierge Marie pour que les futurs évêques ne soient pas arriviste, franc-maçon, homosexuel, adhérant au parti du lobby gay mais humble, obéissant et ne désirant qu’une chose : faire appliquer le concile Vatican II tel que ce qui est dit dans les textes et ce que les papes ont dit. Ce n’est pas facile a faire mais la priere des fidéles les aidera a accomplir leurs fonctions pour la ;plus grande gloire de dieu dans le temps et l’éternité et pour rien d’autre.

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