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Dans l’islam, politique, social et religieux sont mêlés. Avec une certaine confusion

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Mgr Jacolin, évêque de Mende, répond au Midi Libre et fait le bilan de l’année :

« Pour le diocèse de Mende, ça a été une année calme. J’ai donné une lettre aux chrétiens sur les sacrements, comment on les prépare et les célèbre. Récemment aussi, j’ai passé plus d’un mois, entre octobre et novembre, de visite pastorale sur le sud-ouest du département : Marvejols, La Canourgue, Saint-Germain-du-Teil… Ces visites de terrain sont très importantes. Autrement on risque de s’enfermer. Les prêtres sont très directement en contact, c’est important que l’évêque le soit aussi, pas de la même façon. S’immerger un mois dans un secteur permet de voir les choses en profondeur. Il y a un grand dynamisme. Et ça permet aussi aux gens sur place de réaliser ce qui se vit autour d’eux, ne pas s’isoler en petites chapelles. Ça encourage à se rencontrer et à se parler. Bien sûr, entre la rentrée toujours très occupée et la préparation de Noël, c’était chargé pour les prêtres.

Justement, pour eux sur le terrain, la nouvelle organisation fonctionne-t-elle bien ?

Être sur le terrain permet de le vérifier. Tout n’est pas parfait, et pas toujours compris de ceux qui sont moins proches de la vie de l’Église. Et ceux qui sont dans les coins les moins peuplés ne doivent pas se sentir abandonnés. Là, ce n’est pas notre organisation qui joue, mais le fait qu’il y ait de moins en moins de prêtres. En Lozère, nous sortons de dix années terribles, sans ordination. Il fallait accompagner et donner des perspectives. J’ai déjeuné à midi avec deux séminaristes. C’est peu mais c’est prometteur.

Il faut inviter ceux des bourgs à aller vers les plus éloignés qui, eux, ne doivent pas toujours venir. Il faut aussi redéfinir la mission des prêtres. Que beaucoup de choses soient reprises par les laïcs et résister à la pente qui dit “Demain, il n’y aura plus de prêtres, apprenons à nous en passer dès maintenant”. Dans l’Église catholique, les prêtres sont irremplaçables. Ils nous rappellent qu’elle n’est pas d’abord une organisation humaine mais bien voulue par le Christ qui nous a envoyé ses apôtres pour l’évangélisation du monde.

Concrètement, comment l’évêque de Mende prépare-t-il Noël ?

On essaye d’être quelques jours au calme pour réfléchir à la dimension du Mystère de Noël à mettre en valeur. Le Mystère de Noël est riche, on peut ne pas répéter chaque année la même chose. Noël est une fête populaire gentille mais qui ne doit pas nous faire oublier deux dimensions : la crèche, dont on a beaucoup parlé ces dernières semaines, est avant tout l’extrême pauvreté dans laquelle Dieu a souhaité venir. Il faut nous tourner vers tous ceux qui sont dans la détresse. Le pape François parle d’une Église pauvre, pour les pauvres. Et la deuxième dimension, c’est se décentrer de nous-mêmes pour l’adoration de Dieu, comme on a pu la voir chez les bergers et les mages.

Le pape François, justement, bouscule les choses. Qu’en pensez-vous ?

Il y a la question du synode sur la famille qu’on ne doit pas réduire aux questions qui font la Une. Il y a des avis divergents, mais il n’y a pas une opposition unie face au pape. Ceux qui sont pour la rigueur dans le mariage sont pour la réforme de la curie… Il faut laisser le synode aller au bout de son processus.

Concernant la curie, ses collègues évêques et cardinaux l’ont élu avec cette mission de la réformer. C’est une administration indispensable, mais le pape est élu pour mener à bien cette réforme. Il y a des résistances. Il a voulu marquer les choses pour les faire avancer.

Le pape François a un langage vigoureux mais on ne mesure pas assez combien il est d’une autre culture. Ça n’empêche pas la cordialité et la chaleur même en disant les choses brutalement. Ça nous bouscule en Europe où nous sommes plus policés. […]

L’actualité montre que la religion sert de mauvais prétexte à certains. Cela vous touche-t-il ?

Bien sûr. Ça me touche et me désole quand cela donne l’impression que la religion est fauteur de violence et de guerre. Objectivement, ça arrive. Mais avec Cuba, on voit qu’elle peut être facteur d’entente et de paix. La dimension religieuse touche le radical en l’homme, l’absolu. Il faut se situer face à cet absolu. La tentation, quand on a le pouvoir, c’est de l’imposer aux autres. C’est arrivé pour l’Église dans le passé. Dans l’islam, politique, social et religieux sont mêlés. Avec une certaine confusion. On ne peut qu’inviter les musulmans à s’interroger sur le religieux, le familial, le politique, le social… »

3 comments

  1. Paul

    N’est l’islam une idéologie sous la forme d’une religion?
    Les Musulmans qui adoptent le dieu Allah sont effectivement adorateurs de la déesse de la lune Allah – malgré l’allégation de leurs « théologiens » d’être le même Seigneur Dieu d’Israël.
    Ainsi, comment cela est vrai si des phrases du dieu du Coran condamne les Juifs, et ils les ont précédés dans la croyance des dizaines de siècles dans la foi de l’Éternel, le Seigneur Dieu d’Israël?
    La religion d’Allah est récente; a été créé par Muhammad en 622 AD!
    « O vous qui croyez, ne prenez pas pour alliés les Juifs ou les Chrétiens; ils sont à l’aise avec l’autre. Mais qui parmi vous prendre un confiant, sûr d’être l’un d’eux; et Allah ne guide pas les méchants « . Sourate 5:51.
    Quel dieu qui a inspiré Muhammad d’écrire cela? Celui de l’Israël n’en est pas, parce qu’il donnerait un témoin contre lui-même!
    Ainsi, les «théologiens» islamistes trompent leurs compatriotes et châtient ceux qui contestent le Coran et leurs mollahs pour ne découvir pas qu’ils mentent!

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