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L’éducation et l’enseignement doivent être à l’image de la culture qu’elles nourrissent

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Lors de Inauguration du collège Saint-Pierre à Montrond-les-Bains, le samedi 17 septembre, Mgr Dominique Lebrun a prononcé un discours (extraits) :

« Ce matin, nous avons commencé par célébrer la messe. Ceux qui ont souhaité, ceux qui ont pu sont venus aux aurores … pour un samedi. Nous avons accueilli la Parole de Dieu qui nous parlait de semailles et nous avons communié à Celui qui fait confiance à son Eglise pour avancer au milieu du monde. Désormais, le Christ est présent de manière cachée dans cette chapelle. Il ne s’impose pas sinon par sa petitesse qui peut étonner, qui doit étonner. Puis, nous nous sommes retrouvés autour de la Croix à l’extérieur du Collège. […]

Cette oeuvre est une grâce de Dieu. Je crois profondément en Dieu qui a pris chair et qui continue de prendre chair par ce collège. Cela veut dire que Dieu a rejoint le monde-notre humanité !- tel qu’il est, tel qu’il l’a fait, et aussi tel que nous l’avons déformé. Rien donc d’étonnant que dans toute oeuvre de Dieu, il faille du temps et de l’énergie aussi pour combattre ce qui n’est pas bon. Cette oeuvre est une oeuvre commune. Je pourrai bien sûr citer à nouveau tous ceux qui ont participé à la construction et à qui nous devons un immense merci. Je veux plutôt parler de l’éducation qui est un des piliers de la culture. La culture, disait Jean-Paul II –que je cite avec d’autant plus de plaisir que cette grande salle ainsi que l’OGEC portent son nom-, est ce qui permet à une société de parler en « nous », qui permet à un groupe d’hommes d’être sujet et non objet. L’éducation et l’enseignement doivent être à l’image de la culture qu’elles nourrissent, qu’elles construisent : Au collège, chaque personne est un sujet, dont la responsabilité et la liberté grandissent au fur et à mesure qu’elle avance vers ce pour quoi ou pour qui elle est faite. Le collège Saint-Pierre devient un sujet. Je lui souhaite de trouver toute sa place dans la société montrondaise – je crois que c’est bien parti- et dans la société ligérienne. J’ambitionne pour lui qu’il réponde à sa mission avec humilité et passion. […]

J’apprécie le choix de Saint-Pierre, patron de la première église de la ville. Elle est une source de l’amour qui trouve ici, désormais, une résurgence. Ainsi, se trouvent reliées par le fond l’école et la paroisse. J’apprécie le choix de Saint Pierre. Il est une personne et cette personne est aussi le symbole d’une communauté, l’Eglise. Ici, les deux –la personne et la communauté- doivent être les sujets qui disent la vérité de l’aventure humaine où personne et communauté sont intimement liées. J’apprécie le choix de Saint Pierre, car le premier apôtre a failli, par fougue parfois, par lâcheté surtout. Bien sûr, ce ne sont pas les failles qui sont appréciables ; ce sont ces grands moments de rencontre avec le Christ où le vantard et le lâche retrouve le regard aimant de son maître pour reprendre le bon chemin, encore plus fort. Vous savez tous le rôle merveilleux que joue de pardon dans l’éducation. Qu’il n’y ait ici aucune impasse à l’amour ! C’est sur ce souhait que je veux terminer en souhaitant aussi à chacun de vous, en ce jour et quel que soit sa situation humaine ou chrétienne présente, qu’il n’y ait jamais d’impasse à l’amour vrai pour lui.