Mgr Alain Castet publie une lettre pastorale « De toutes les nations, faites des disciples » (Mt 28-19)

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En voici un extrait :

La nouvelle évangélisation ne se fera pas par des stratégies bien pensées mais par des hommes et des femmes transfigurés par la rencontre de Jésus le Christ. Notre Eglise a donc besoin de refaire cette rencontre dans nos assemblées eucharistiques où le Christ se donne et nous renouvelle. Nous avons besoin de redécouvrir la liturgie comme « sommet et source de l’action de l’Eglise ». Nous avons aussi besoin de redécouvrir comment Dieu se dit dans l’histoire et comment il se dit à travers les signes de la liturgie et dans les actes sacramentels. Il est donc nécessaire que nos liturgies soient faites non pour plaire, mais pour donner Dieu et le désir de le chercher pour le trouver. Le temps de nos célébrations liturgiques ne doit pas non plus être déconnecté de nos œuvres dans la société. Dans la conférence qu’il a bien voulue nous donner à l’Institut Catholique d’Etudes Supérieures de la Roche-Sur-Yon, Mgr Rino Fisichella, président du dicastère pour la Nouvelle évangélisation, est revenu sur cette compréhension décisive de la liturgie :

« La liturgie est l’action principale de l’Eglise à travers laquelle elle exprime ce qu’elle est dans le monde : médiatrice de la Révélation accomplie en Jésus-Christ. Depuis les origines, la vie de l’Eglise a été marquée par l’action liturgique. Quand la communauté annonçait  l’Evangile du salut, elle le rendait vivant et présent dans la prière liturgique, signe visible et efficace du salut. Il ne s’agissait alors plus d’une annonce faite par des hommes de bonne volonté, mais l’action que réalisait l’Esprit Saint à travers la présence du Christ au sein de la communauté des croyants. Ce ne serait pas comprendre l’Eglise que de séparer ces deux moments. L’action liturgique est pour elle comme une sève qui lui permet l’annonce, qui elle-même la ramène à la liturgie comme son complément efficace. La lex credendi et la lex orandi forment un tout où il est difficile de déterminer le début de l’un et le terme de l’autre. La nouvelle évangélisation devra être en mesure de faire de la liturgie son espace vital, afin que l’annonce évangélique acquière tout son sens .»

Je souhaite que les paroisses, nos institutions, les mouvements et associations de fidèles fassent de la célébration eucharistique le lieu véritable de leur ressourcement spirituel et de leurs orientations sociales et caritatives en demeurant « fidèle[s]) à ce que l’Eglise a transmis de sa liturgie, de ses rites. (…) En tout cela, (le célébrant) doit en quelque sorte disparaître, s’effacer pour être transparent à l’action de Dieu, à l’action du Christ qui seul peut sanctifier. »