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Euthanasie : le grand silence épiscopal

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Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois remarque que nos évêques sont bien silencieux, alors que Vincent Lambert vient d’être condamné par le Conseil d’Etat à mourir de soif et de faim et que, simultanément, le docteur Bonnemaison a été acquitté pour avoir empoisonné des patients. Etrange silence qui rapelle celui lors de la loi Veil en 1974. Nos évêques ont simplement fait publier la note d’un prêtre de Paris. Aucun n’a semble-t-il voulu intervenir dans les médias ou en chaire pour dénoncer, comme en son temps Mgr von Galen, le lion de Münster, qui avait dénoncé fortement l’euthanasie au point de faire reculer le régime hitlérien.

« Aucun évêque de l’Église de France n’a voulu commenter, mardi après-midi, la décision du Conseil d’État à propos de l’affaire Vincent Lambert. À l’exception du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon qui, sollicité par Le Figaro, a observé: «Devant toute grande souffrance humaine, c’est le silence qui s’impose. Mais devant l’avis du Conseil d’État, nous ne pouvons pas ne pas nous interroger: notre pays gardera-t-il le respect de toute vie humaine comme une norme fondamentale de notre vivre ensemble?»

En tant que telle, la conférence des évêques semble donc avoir choisi la discrétion même si, en avril dernier, Mgr Georges Pontier, président des évêques, avait rappelé d’une phrase dans son long discours d’ouverture de l’assemblée de printemps à Lourdes, le principe fondamental défendu par l’Église: «L’humanisation de la société ne viendra pas de pratiques eugéniques en début de vie, ni d’assistance au suicide en fin de vie (…) Éliminer l’autre ne sera jamais une solution humaine.»

Si la conférence des évêques dispose d’un service complet «Famille et société» dédié à ce genre de problématique, elle a choisi, lundi, de publier une note interne sur son site Internet (cef.fr) rédigée par un prêtre du diocèse de Paris, spécialiste de bioéthique. Le père Brice de Malherbe, chercheur au Collège des Bernardins, y reprend avec précision les différents volets de cette affaire dont «les questions d’éthique médicale» et dénonçant une première «confusion» entre «les unités de soins palliatifs» et les «unités d’accueil à long terme de patients en état végétatif chronique» où aurait dû être pris en charge Vincent Lambert. Structures qui manquent cruellement de capacité d’accueil. Car, conteste ce prêtre qui a consacré une thèse de doctorat à cette question et qui a passé beaucoup de temps dans les services médicaux concernés, il est «abusif» de considérer «l’alimentation» et «l’hydratation» de Vincent Lambert comme un «traitement» alors que c’est un «besoin de base de tout être humain». Il faut donc «distinguer entre traitement et soin». Reprenant ensuite un avis de l’Académie nationale de médecine, il rappelle que «le droit d’accès à l’alimentation ne saurait être conditionné par la capacité relationnelle» du malade.

Joint, sitôt la décision connue du Conseil d’État, le père de Malherbe a espéré qu’elle «ne créerait pas de précédent» puisque cette instance a assuré qu’elle légiférait «exclusivement» sur un cas unique. Mais il a affirmé «ne pas comprendre la décision finale» car «aucun des motifs invoqués» ne lui paraît recevable pour justifier l’arrêt de l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert. Ce sont des actes de «soin» et non de traitement médical. »

Sur le blog Benoît-et-moi, l’affaire Lambert est même comparée à celle d’Eluana Englaro, morte le 9 février 2009 au terme d’une procédure létale d’interruption de l’hydration et de l’alimentation: même âge, mêmes circonstances (un accident de voiture) même déchirement au sein de la famille (le père voulant mettre fin aux « souffrances » de sa fille, la mère se battant pour la maintenir en vie), même prétexte (la jeune femme ayant prétendument exprimé avant son accident le désir de ne pas être victime d’acharnement) même exploitation médiatique indécente, même issue attendue. Les similitudes s’arrêtent là :

« L’épiscopat italien, soutenu par le magistère de Benoît XVI et emmené par le cardinal Bagnasco, avait fait entendre sa voix haut et fort. Malheureusement sans succès. L’épiscopat se sentait soutenu par le Pape, que les médias accusaient d’ingérence inadmissible dans les affaires de la société civile. Aujourd’hui, le Pape François a délégué aux églises locales le débat avec les autorités politiques : où est l’épiscopat français ? »

22 comments

  1. Michel

    La décision du conseil d’Etat est doublement gravissime. D’une part, eu égard à l’enjeu de l’euthanasie. D’autre part, eu égard à l’enjeu de la reconnaissance de la raison dans notre société. Car non seulement la décision du conseil d’Etat est désastreuse par ses conséquences sur le fond du sujet de l’euthanasie, mais encore elle témoigne de ce que la désinvolture qui se répand dans notre pays par rapport au respect de la raison et de la vérité est montée jusqu’au niveau de l’instance administrative la plus élevée du pays. Cette décision confond traitement thérapeutique et assistance pour l’alimentation et l’hydratation apportée à celui qui n’a plus l’autonomie à cet égard. Qui plus est elle prétend s’appuyer sur une demande de l’intéressé, ce qui semble-t-il n’est nullement avéré. L’entrée de ce pays dans l’arbitraire de la déraison et du mensonge s’affirme de jour en jour.

    Et que dire de l’acquittement de Bonnemaison, acquittement vers lequel le Ministère public n’a pas craint d’orienter les jurés, en se contentant lui-même de demander la prison avec sursis complet?

    Ce pays est entré dans une ère de violence. Le curé d’ars le disait: supprimez une paroisse, trois mois plus tard vous aurez des bêtes sauvages. De fait, c’est ce qui se passe en France où l’Eglise n’apporte plus la lumière. Puisse le caractère désormais patent de la déraison et de la violence qui se déploient dans notre pays finisse par ouvrir les yeux de nos autorités ecclésiales sur l’immense gravité de leur démission, perdues qu’elles sont, pour la-plupart, dans leurs discours et leurs exhortations dérisoires.

    • apobrod

      L’Ere de la violence ne date pas du changement de Président de la République. Etre salariée sous l’ère Sarko a engendré beaucoup de dépression, de suicides. « La démission des autorités ecclésiales » tempère le politico-religieux-intégriste qui inonde internet!!!
      Vincent Lambert, c’est du tout bon pour alliance vita et compagnie!!!
      Aucun respect pour sa femme, pour ses frères et sœurs, ni pour Vincent en fait!
      Gagner, c’est tout ce qui compte pour cette partie de l’Eglise rétrograde.
      C’est dur de rester catholique, c’est à dire dans l’Amour de tous, quelque soit leur choix!!
      Les semeurs de haine sont partout, même dans l’Eglise!
      J’ai honte de ce que lis dans cette cathosphère qui divise plus qu’elle ne rassemble!!!

      • gaudet

        Apobrod

        Et bien non ! nous ne pouvons pas vous suivre dans votre démarche morale et vos affirmations péremptoires , au point même d’être carrément vulgaires !

        Les personnes que nous classer , sans aucune esprit d’analyse ni de charité dans la catégorie infâme de la « cathophére rétrograde  » sont en fait de vrais catholiques , dont le seul soucis et d’être fidèles à la loi millénaire de l’Eglise et du décalogue, interdisant fondamentalement le meurtre volontaire de l’être humain!

        Dans un cas médical hélas désespéré , nous pouvons admettre la procédure de sédation profonde , dans le but d’éliminer toute forme de souffrance , sans atteindre à la vie directe de la personne, qui peut ainsi s’en aller accompagnée du maximum de confort .

        Mais en ce qui concerne le pauvre Lambert , tel ne sera pas le cas ! puisqu’il est prévu qu’il meurt atrocement de faim et surtout de soif, dans des souffrances atroces et injustes , que lui seul aurait pu exprimer si encore il le pouvait ! nous sommes donc en présence d’une procédure d’une cruauté infinie et profondément inhumaine , que les catholiques traditionalistes , rétrogrades , ou pas , ne peuvent en aucune manière accepter !

        Je ne vous souhaite surtout pas de subir le sort du malheureux lambert ,ainsi livré à la volonté perverse de fous criminels !

  2. L’episcopat français est il dans ses loges maçonniques en train de réfléchir à la question ?
    Plus disert pour « faire repentance » à la place de leurs prédécesseurs que pour dire haut et fort l’Evangile.
    Un peu de courage, messieurs les évêques, la mort miséricordieuse à la mode nazie est elle une euthanasie, autrement dit un crime pour l’Eglise Catholique, oui ou non ?
    Nous serons jugés de la façon dont nous aurons jugé les autres…….
    Cela est valable pour moi aussi, alors :
    je vous en conjure, guidez le troupeau qui vous a été confié par le Seigneur, vos brebis en ont désespérément besoin et la société française aussi, et donnez moi tort.

    • patrhaut

      Je n’ai pas besoin d’être « guidé » – à fortiori par les syndicalistes de la religion que sont les évêques de l’église en France -pour savoir ce qu’il faut en penser ! Je n’en ai pas besoin pour savoir que ce que Hitler n’a pu faire, la République le fera, sous prétexte de compassion et de dignité, au nom desquelles on éliminera d’abord les soi-disant « légumes », puis les personnes « en fin de vie », puis les « vieux » et les « malades » qui coûtent cher et ne servent plus à rien, enfin tous ceux qui ne seront plus utiles, sous entendu qui ne consommeront plus autre chose que des soins.
      Dans un Occident en général, et en France en particulier, où l’on accepte l’élimination systématique et planifiée, sous prétexte d’un droit de la femme à une vie sexuelle « épanouie », d’un droit à l’avortement, de deux centaines de milliers de « bébés », il ne s’agit là que d’une conséquence directe et prévisible. Tout se tient et c’est parce que tout se tient que tout s’effondre en même temps. A commencer par l’église de France. Un seul espoir : que la République aussi s’effondre.
      N’avez-vous d’ailleurs pas remarqué que dans la vie actuelle normale de travail, excepté comme d’habitude chez les privilégiés de fonctionnaires qui ne font rien, mais ça ne change rien aux âges, vous n’êtes quelque chose qu’entre 25 et 55 ans, au mieux. Avant, vous coûtez, après vous coûtez, entre deux vous consommez, vous avez donc une vie « digne » d’être vécue.

  3. Giroud

    Ah! comme on voudrait être évêque, par moments, pour montrer le chemin du courage ! Non seulement je me serais exprimée haut et fort comme le »lion de Münster » mais j’aurais organisé publiquement des temps de prière dédiés à Vincent Lambert et fait sonner le glas à tous les clochers de mon diocèse après l’abus de pouvoir du Conseil d’État.
    Les évêques, c’est quoi ?

  4. gaudet

    Michel et Martina@

    Nous devons vous remercier pour vos réactions vigoureuses et empreintes de bon sens .

    En effet le point central de la faute morale du conseil d’état est de valider non pas l’arrêt d’un traitement médical, mais tout simplement l’alimentation d’une personne n’étant plus en mesure de procéder à l’opération d’absorption par ses propres moyens ! nous sommes donc confrontés ici à un véritable acte de pure violence , recommandé par une instance de l’état, au moment même ou l’abolition de la peine de mort est inscrite dans notre constitution, ce qui constitue un paradoxe institutionnel, absolument intolérable ! et rend compte de manière convaincante de la haute dépravation morale de nos élites administratives et gouvernementales!

    Ainsi donc Vincent Lambert est innocent de tout crime et c’est pourtant une autorité administrative , qui en dehors de tout procès d’assise, et donc de tout cadre légal, s’est arrogée le droit de prononcer arbitrairement la mort de cet innocent, et précisément un genre de mort particulièrement cruel et barbare, infiniment plus douloureuse que la fameuse chute du couperet de la guillotine, qui avait le mérite d’arrêter la vie , sans presque aucune souffrance .

    Si je cédais à la tentation de formuler des déclarations absurdes! j’irais presque à souhaiter que l’on déstocke la machine des arrêts judiciaires des caves de la prison de la santé, dans le but de couper le cou de ce malheureux aussi rapidement que possible , dans le but de lui éviter le genre de mort inhumaine et atroce, que précisément lui ont préparé les hauts fonctionnaires froids, et grassement rémunérés de ce maudit conseil d’état !

    Mais également pouvons nous affliger du silence assourdissant de nos autorités catholiques en face d’un tel drame, auxquelles le pape François a délégué, bien imprudemment d’ailleurs , le soin d’agir sur les questions sociétales et politiques .

    Tout indique que notre pape pèche gravement par ignorance au sujet de l’état d’esprit de nos évêques français, dont très peu méritent notre confiance et ne sont pas au niveau de leurs responsabilités de pasteurs dans le domaine de la morale .

    En conséquence, notre pape devrait largement sortir de son silence, quitter la position de ponce Pilate, pour ouvertement lui même s’exprimer sur les questions sociétales et politiques, comme il a d’ailleurs commence à courageusement le faire, en prononcer de salutaires condamnations canoniques, envers les membres de la mafia calabraise, de sinistre réputation.

    L’Eglise dispose d’un pape potentiellement courageux , comme le démontre son comportement au sujet de la mafia italienne , mais qui pèche par naïveté , en pensant que ses subordonnés sont capables de faire preuve d’une vigueur morale identique, alors que beaucoup d’évêques sont hélas carrément décevants , de par leur attitude mondaine, carriériste, moderniste et désinvolte !

  5. Courivaud

    Je pense qu’il faut procéder par ordre pour parler de ce sujet à controverses (je ne parlerai pas ici de l’attitude désastreuse des médias).

    Il fallait tout d’abord que le législateur « parle » pour savoir s’il y a toujours lieu de défendre l’absolu du « droit à la vie ». Il a très mal parlé. On a déjà eu le précédent de la loi Veil pour l’avortement et en réalité, la loi Léonetti relative à la « fin de vie » suit les mêmes travers, particulièrement funestes : pour commencer, on affirme un principe en vue sans doute de faire plaisir à certains (aux catholiques par exemple, mais pas seulement eux : il s’agit de respecter la loi naturelle) et puis on explique avec la plus grande ambiguïté possible des aménagements au principe en veillant surtout à ne pas désigner les responsables de la mort : pour le « droit de tuer » sans passer par un agent de Sa Majesté, tout se passe « en commission » et on tâche de faire de l’acte médical qui, en droit échappe à toute classification, un acte administratif banal sur lequel s’appliquera un « contrôle minimum » ou un « contrôle normal » suivant des circonstances exercé par le juge administratif sur le médecin transformé en agent public.
    Cette manière de voir est tout à fait désastreuse et l’on se réfèrera à l’article fort intéressant rédigé par un conseiller d’Etat commentant l’arrêt du 21 juin (article signé sous couvert d’anonymat : « Zadig » sans Voltaire, je précise, dans « Causeur », publié le 24 juin) :

    http://www.causeur.fr/vincent-lambert-euthanasie-conseil-etat-28209.html

    Heureusement (1), la Cour européenne des droits de l’homme « veille » car c’est dans ce traité qu’à juste titre l’on parle de « droit à la vie » et il se trouve que le Conseil d’Etat, dans son arrêt rendu le 23 juin ne s’est livré à aucune analyse de cette stipulation alors qu’en toute logique il aurait dû le faire avant de rendre un dispositif motivé de son arrêt. Et pourtant « le dialogue des juges » existe et il me semble qu’en d’autres matières, il a fonctionné avec des allers retours entre le Palais-Royal et le palais des juridictions à Strasbourg.

    Donc, la loi « parle donc mal »…. mais en plus « le dialogue des juges » (Conseil d’Etat et Cour européenne) ne fonctionne pas. C’est le même scénario qu’en 1974-1975 pour la loi Veil, le Conseil constitutionnel (qui n’est au fond qu’un Conseil d’Etat amélioré) ayant eu la même attitude

    Ce constat consternant étant fait, on peut parler ENSUITE de l’attitude des évêques (en INDIVIDUEL pour commencer : on ne va toujours attendre le communiqué d’une « conférence épiscopale » dont on sait que le statut canonique est toujours incertain : 50 ans après Vatican II, cela fait beaucoup d’insécurité juridique dans la loi de l’Eglise !).
    Et sur ce silence, on a déjà parlé et je ne commenterai pas votre dépêche.

    Il me paraissait important de faire cette mise au point pour ne pas « cibler » systématiquement les évêques (sans les excuser bien sûr, sauf les quelques courageux). Les autorités temporelles méritent que l’on ait un regard critique sur leur attitude.

    * * *

    (1) Une précision : je ne suis pas un fanatique de la Cour européenne dont la jurisprudence n’est pas nécessairement stable et privilégie l’individualisme en des termes particulièrement discutables (v. le mariage, la filiation et dans une certaine mesure, la liberté religieuse).

  6. Hervé Soulié

    Comme toujours depuis des siècles, l’épiscopat français est aux abonnés absents lorsque se présente un obstacle social ou politique grave.
    Silencieux pendant les persécutions religieuses de la Révolution, muet lorsque Napoléon emprisonnait le pape, muet lorsque les pouvoirs publics pourchassaient les congrégations religieuses, silencieux sous Vichy, absent lors de la discussion de la loi sur l’avortement en 74, muet lorsque le Gouvernement Raffarin prétendait supprimer le lundi de Pentecôte férié, silencieux aujourd’hui lors des jugements Lambert et Bonnemaison….
    On est habitué.
    Est-ce pour cela, ou bien un simple hasard, que par un seul évêque français n’a été canonisé depuis saint François de Sales il y a quatre siècles ?
    Et encore, je suis gentil de le classer parmi les évêques de France, c’était de l’évêque de Genève…

  7. Shimon

    Effectivement le silence des évêques est blessant non seulement pour tout catholique, mais pour tout croyant et tout homme de cœur. Plus lâche que cela, plus consensuel, plus politiquement correct que cela, tu meurs. Pensent-ils que c’est la bonne façon de ramener des ouailles ??
    Le juifs libéraux de France ont été plus clairs, plus catégoriques, dans leur tribune publiée sur le site de libération.

    Je n’oserai plus mettre les pieds dans une institution de soin sans au préalable leur faire signer un document que en aucun cas il ne m’exécuteront « par compassion » diront-ils. Je ne pourrai plus m’adresser à un médecin libéral que après le même engagement écrit et avoir constitué auprès d’un avocat une provision pour qu’après mon exécution il attaque l’exécutant. Je ne prendrai plus d’assurance vie en faveur d’une personne qui peut influencer une décision me concernant, mais j’en ferai bénéficier un ordre religieux ou tout autre organisme respectueux de la vie.

  8. gege

    Nos évêques interviennent régulièrement sur les problèmes de société, trop souvent hélas dans le sens du vent ou du politiquement correct. Ici silence radio … Il est pourtant question de vie et de mort! Arrêtez de roupiller, c’est le cinquième commandement qui part à la décharge.
    Les pa

  9. jean

    Peut-être une autre interprétation :
    L’Eglise ne dit peut-être « rien » – en admettant, selon vos critères – parce qu’elle pressent – à défaut de savoir, mais qu’en savons-nous ? – que nous sommes à la croisée d’un certain chemin évoqué dans les Ecritures pour ceux qui les prennent encore au sérieux. Quant on voit ce qui va arriver à ceux (1) qui oseront dire directement, haut et fort… Ce n’est peut-être pas utile d’éveiller le monstre avant l’heure – avant l’heure, c’est pas l’heure (« malheur à celui qui désire le jour de l’Eternel !»). Il est fort possible que cela n’ait rien à voir avec de la pusillanimité, mais tout simplement, que l’Eglise arrive vers la fin de sa mission bi-millénaire pour laquelle elle a été mandatée par le Maître de la Tora, le Juif Jésus Verbe Incarné sous Ponce Pilate, à savoir : annoncer la bonne nouvelle du salut et baptiser au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit, et rien d’autre – rien d’autre -, ce qui est déjà énorme, c’est le cœur de sa mission. La mission des deux témoins, c’est autre chose qui va prendre le relais (étrange la démission de Benoit XVI et l’évocation de cette éventualité, si la situation se présentait, par le pape François lui-même. C’est la marque des grands hommes de savoir anticiper les périodes de transition). Attention à ne pas tout mélanger, n’y a t’il pas « un temps pour chaque chose »..
    S’il ne faut pas confondre révélation et numéro de music hall, faudrait pas non plus pour autant prendre cette dernière trop à la légère.
    A méditer avant de s’emballe et de taper à bras raccourcis sur les épiscopats.

    (1)
    « Mais enfin il faut être plus que téméraire pour improuver la tradition de la venue d’Enoch et Elie à la fin des siècles, puisque elle a été reconnue de tous ou presque tous les Pères, et que même Saint Augustin a dit en particulier de celle d’Elie qu’elle étoit très célèbre dans les discours et dans les cœurs des fidèles » ) bas de page 397, colonne de droite
    Source :
    Oeuvres complètes de Bossuet, évêque de Meaux, Volume 1
    Par Jacques Bénigne Bossuet (évêque)
    http://books.google.fr/books?id=tSwvAAAAQAAJ&pg=PA397&lpg=PA397&dq=bossuet+retour+d'enoch+et+elie&source=bl&ots=TsVG4yoNlF&sig=tmgHCq7eCHCnMo_LEnF73ZhzK2c&hl=fr&sa=X&ei=HX8PU9SwEMSc0AWzhoDYBw&ved=0CDMQ6AEwAQ#v=onepage&q=bossuet%20retour%20d'enoch%20et%20elie&f=false

  10. Gilberte

    La notion d’être humain n’est pas la même suivant que l’on est matérialiste ou athée; Le matérialiste voit l’être humain comme un corps affaibli qui n’agit plus, bon à jeter. Comment pourrait-il voir derrière l’aspect du corps, l’être humain véritable, qui ne demande qu’à vivre
    Nous sommes prévenus, lorsque nos forces déclineront on nous assassinera. Messieurs les évêques seront soumis au même régime s’ils ne le combattent pas

  11. Où est l’épiscopat français ? A part quelques-uns qui osent se manifeste, pour la plupart, nos évêques se terrent dans le silence. Faudra-t-il attendre que l’âge de ces Mgrs progressistes d’après concile, leur fasse laisser la place aux jeunes ordonnés issus d’une nouvelle génération qui semble mieux formés et bien décidée à mettre le Christ et l’enseignement de l’Eglise avant toute autre préoccupation.

  12. Hercule

    Bonjour à tous,

    Dire que l’épiscopat n’a pas réagit est certainement vrai et nous pourrions même parler de « chiens muets » comme dans l’Ancien Testament et leur rappeler le Chapitre 23 du livre de Jérémie…
    Mais, il existe toujours une exception à la règle !…
    Comme l’affaire de M. Bonnemaison, cet ancien « médecin urgentiste », s’est déroulée sur le diocèse de Bayonne, je vous invite à interroger Google en accolant les deux mots suivants : « Mgr Aillet Euthanasie »… et vous serez étonnés du nombre de résultats !…

    Nous obtenons environ 13 200 résultats (0,43 secondes)…

    En accolant les deux mots suivants : « Mgr Aillet Euthanasie Bonnemaison »

    Nous n’obtenons qu’environ 322 résultats (0,35 secondes), ce qui est déjà très bien…

    Je vous invite à faire le même test pour chacun des Evêque de France et de beaucoup prier pour eux !…

    Que les personnes de plus de 70 ans soient d’une extrême prudence lors de leur hospitalisations prochaines afin qu’ils ne deviennent pas les martyrs de la bienveillante compassion de certains membres du corps médical…

    Lorsque vous entendez un magistrat ou un politique vous parler de compassion dans le cadres des dossiers sur l’euthanasie, vous pouvez être certains que vous avez affaire à un franc-maçon, ces grands humanistes sans humanité…

    UdP pour la conversion des Evêques et des Francs-Maçons.

  13. gerard

    Ils ont voulu remplacer DIEU et chercher a tout prix prolonger la vie avec leurs machines ,et bien maintenant c’est un devoir qu’ils ont de continuer a nourrir toutes personnes sous perfusion ,ils doivent attendre que le seigneur vienne le chercher a l’heur voulu par lui .Lui couper les vivres et ne plus lui donner a boire EST UN CRIME .vous avez fait des progrès et vous en vous vous en glorifier votre responsabilité est de continuer

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