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Les fidèles grondent dans le diocèse de Rodez

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Après avoir décidé de quitter l’ancien évêché (devenu hôtel de luxe) pour élire domicile à l’ancien carmel alors que des religieuses étaient prêtes à venir, après avoir fait tronçonner la grande croix un vendredi de Carême (Mgr l’a faite réduire et l’a installée dans un jardinet juste à côté de l’évêché où elle est bien cachée), après avoir englouti 2,5 millions d’euros (officiellement) pour ses travaux (de luxe ? on parle d’une cuisine hors de prix), Mgr Fonlupt demande encore et toujours de l’argent. Et les fidèles rechignent à verser leur obole.

Il faut souligner que pour pallier au manque de prêtres, Mgr Fonlupt ne se contente plus d’aller en Inde, il recrute maintenant en Côte d’Ivoire, d’où il a ramené 4 prêtres cette année, qui  comprennent très bien le français mais qui se demandent ce qu’ils sont venus faire dans cette galère : pas de confessions, pas d’adoration… Eux aussi commencent à ruer dans les brancards : l’idéologie soixante-huitarde attardée, ce n’est pas pour eux!

Mais l’évêque ne s’arrête pas là : puisqu’il n’y avait pas assez de prêtres (plus d’une centaine de prêtres ont entre 75 et 95 ans, et une vingtaine seulement a moins de 65 ans), il a décidé que les enterrements seraient faits par des laïcs (surtout des femmes), sauf pour les curés (qui ne font pas les enterrements ) et les huiles (même si elles bouffent du curé à longueur de journée et ne mettent jamais les pieds à l’église). Ces dames patronesses lisent l’Evangile, prêchent,  bénissent et parfois encensent le corps du défunt…

Dans des paroisses du nord Aveyron des fidèles parlent de ne plus payer le denier du culte puisqu’il n’y a plus de service : plus de messe, plus d’enterrement… Plus d’évêque, souvent à Paris où il soigne sa réunionnite aigüe dans le palais de la CEF… Ce qui n’empêche pas Mgr de se rappeler à leur bon souvenir pour payer le nouvel évêché qui ressemble plutôt à un syndicat d’initiatives puisqu’on a oublié d’y mettre des signes religieux…

Concernant la forme extraordinaire, l’abbé Cavaillon a donné sa démission fin juin pour raison de santé. Réaction épiscopale : « On verra au mois de septembre » (le Bon Dieu est parti en vacances). Cependant des fidèles sceptiques (hommes de peu de foi !!), sachant très bien ce qui allait se passer, ont décidé de proposer à la FSSPX de venir assurer une messe dans une chapelle privée. O sacrilège… Du coup Mgr s’est ragaillardi pour aller quérir un prêtre de 77 ans afin de venir célébrer après plus d’une heure de route deux fois par mois et Mgr Fonlupt a demandé à Mgr Séguy, évêque émérite d’Autun, de venir assurer le reste. Histoire amusante quand on sait que Mgr Fonlupt ne voulait pas que Mgr Séguy vienne aider l’abbé Cavaillon alors que cela l’aurait soulagé.

maximilienbernard@perepiscopus.org