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Funérailles : les orientations de Mgr Moutel

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Le 20 février, Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc, a publié de nouvelles orientations diocésaines sur les funérailles. Elles sont en ligne depuis le 10 mars sur le site internet du diocèse. Il rappelle la place -la première- que tient le prêtre, souvent mis à l’écart de ces célébrations, et l’importance de la messe, qui ne doit pas être systématiquement rendue impossible.

« 1) La proposition de la foi

L’Eglise répond à une demande humaine profonde. Elle ne saurait être un simple prestataire de service. Nous avons à entendre les demandes des familles mais pas au point de tout accepter. En effet, en célébrant les funérailles, l’Eglise annonce le mystère pascal du Christ et témoigne de la foi en la résurrection. Les funérailles et toute la pastorale qui les entoure sont un lieu privilégié de la proposition de la foi. Je vous invite donc à veiller à ce que les funérailles que nous célébrons soient chrétiennes, que le Christ mort et ressuscité y soit célébré, que la Parole de Dieu y soit proclamée, que l’espérance chrétienne soit annoncée et que tous les rites prévus par le Rituel soient mis en œuvre. A ne pas le faire, nous trahirions notre mission et nous provoquerions de la déception, tant chez les familles qui demandent les rites de l’Eglise que parmi les participants.

2) La place du ministère ordonné

Il arrive encore que la place des ministres ordonnés (prêtres et diacres) soit mise en question, dans la célébration des funérailles, sous prétexte d’égalité. C’est oublier que les ministres ordonnés signifient et transmettent le don du Christ mort et ressuscité. Par ailleurs, c’est l’Eglise qui célèbre les funérailles, l’Eglise dans toutes ses composantes. Il nous faut donc envisager la place des fidèles laïcs et des ministres ordonnés sans exclure les uns ou les autres. Dans toute célébration liturgique, la place du ministre ordonné est toujours première ; cela ne veut pas dire qu’elle soit exclusive. On ne peut donc exclure ni la présence des prêtres ou des diacres qui, alors, président, ni la présence des équipes qui ont préparé la célébration. C’est ensemble, chacun à sa place et dans son rôle, qu’ils donnent à voir l’Eglise, Corps du Christ, riche de chacun de ses membres. Je ne peux accepter que l’on refuse à des prêtres ou à des diacres présents à des funérailles de présider la liturgie. Cela fait partie de leur ministère. Les Orientations que vous avez reçues sont très claires et répartissent les rôles des uns et des autres. Cela étant rappelé, il s’agit de préciser pratiquement les choses : lorsque la demande arrive, informer le curé et voir si un ministre ordonné peut ou non présider les funérailles ; lui suggérer de le faire dans certains cas ou d’inviter un autre prêtre ou un diacre à présider ; que les prêtres et diacres, extérieurs, en réfèrent toujours à la paroisse (curé, équipes de préparation) et prennent contact de manière à bien harmoniser les rôles. C’est dans le respect mutuel que le plus beau témoignage d’Eglise est donné. Enfin, il serait totalement paradoxal de réclamer des prêtres et des diacres, de prier pour les vocations tout en montrant, par des pratiques, mal ajustées, que l’on peut fort bien se passer d’eux.

3) La célébration de l’Eucharistie

La pastorale des funérailles est liée à l’Eucharistie, célébration du Christ dans son mystère pascal, cœur de notre foi. Aujourd’hui, beaucoup d’assemblées réunies à l’occasion des funérailles sont peu familières du sacrement de l’Eucharistie. Il est donc important d’envisager si les conditions sont remplies pour qu’elle soit célébrée. Cela demande un discernement pastoral au cas par cas, en sachant que le souhait d’une messe ne recouvre pas forcément une demande d’Eucharistie. Quelques critères peuvent aider à discerner : le lien du défunt à la pratique eucharistique, le désir de communion de la famille, la disponibilité du prêtre. Il ne serait donc pas acceptable que la célébration de l’Eucharistie soit toujours rendue impossible. Lorsque l’assemblée est disposée à bien célébrer l’Eucharistie et que le prêtre est disponible, on peut envisager la célébration de l’Eucharistie.

Conclusion

La richesse de la pastorale des funérailles, les fruits remarquables qu’elle donne nous invitent à des pratiques communes à toutes les paroisses du diocèse. Je vous demande d’être fidèles, au nom même de la mission que vous avez reçue, aux Orientations que l’Eglise diocésaine vous donne. Il en va de notre cohérence, mais surtout de l’annonce de la foi, de l’espérance chrétienne et de la charité envers nos frères et sœurs éprouvés par le deuil. »

20 comments

  1. joëlle

    à qui la faute , les funérailles doivent être célébrer seulement par un prêtre et ça doit-être une messe .
    une personne qui va voir les pompes funèbre , pour un contra pour prépare à l’avance ses funérailles elle demande des funérailles catholique religieuse avec une messe la personne précise bien avec seulement un prêtre et absolument un messe . on lui dit je le marque bien vos volonté , mais je vous préviens que quand on téléphone au paroisse que la ou le défunt voulais absolument un prêtre on ce fait jeter et insulter .
    c’est absolument inadmissible que des laïques vont à ce point leur propre loi dans l’église , à l’accueille des églises on nous répond cela cite les pompes funèbre à cette personne . j’ai été bénévole dans une église j’ai vu l’accueille il ne demande mêmes pas au prêtres pour la grande part des choses qu’on leur demande et ils disse il ( le curé ou vicaire ) n’est pas là alors qu’ils si étais . des mensonges .
    voilà c’est la grande faute au évêques ( qui comme la plupart des hommes ce font avoir par les femmes naïfs qu’ils sont ) oui par ce que il y à 90 pour cent de femmes laïques , bénévole .
    l’église ce fait de plus en plus trop avoir par les laïques elle leur donne trop et cela de plus en plus de pouvoir , mêmes le papa François ce fait avoir .
    vous verrez que plus tard ils ( les laïques voudront prendre la place des prêtres totalement mêmes pour célébrer la messe ) . j’espère que cela n’arrivera bien sur jamais , mais hélas on fonce droit dedans .
    ha !!! pouvoir pouvoir !!! quand tu tiens les laïques et etc. …… ça c’est le Satan qui fait tout cela et les évêques et les prêtres font tout pour ignorer cela . ha !!! oui ils dissent les catholiques n’aiment pas qu’on en parle , alors en grand crétin tant pis on en parle pas pour leur obéir ( au chrétiens ) c’est n’importe quoi comme ce monde de plus en plus pourrie .

  2. Galvan Benoist

    Bien chère Joëlle,
    Comme je comprends votre colère. Permettez-moi, cependant, de vous dire à vous et autres liseurs deux ou trois petites choses.
    1 Les curés, et autres prêtres, ne sont pas les employés et les sous-traitants des Pompes Funèbre. Allez plutôt voir votre curé tant qu’il en est encore temps afin de lui faire part de vos volonté pour vos funérailles.
    2 Parlez en tout de même avec votre famille, car quand vous ne serez plus là, il vaudrait mieux qu’elle sache ce que vous désiriez.
    3 Le meilleur moyen d’être enterré comme un catholique, c’est déjà de vivre comme un catholique, dans une paroisse catholique…
    4 N’oubliez pas, malgré tout cela que certains prêtres avec la meilleure volonté du monde se trouvent parfois obligés d’avoir recours à des laïcs pour la célébration des funérailles.

    En tout cas, il faut noter l’effort de Mgr Moutel. Quand on sait ce qu’on doit au diocèse de Saint-Brieuc en matière de liturgie.

    Chère Joëlle, gardez l’espérance et la foi, et si vous êtes trop loin d’une bonne paroisse, prévoyez de faire dire une ou des messes pour votre repos éternel dans une Abbaye, par exemple.

    Saint Temps de la Passion
    Vale in Christo
    L’abbé Galvan,

    • joëlle

      le problème viens que les prêtres n’exerce pas leur ministère comme il se doit .
      les prêtres ne sont pas des hommes de bureau , ni des patrons d’entreprise .
      mais avant tout des hommes tout donner à leur brebis ( celle du Seigneur ) .
      Ps : les funérailles ce n’est pas pour moi .
      les prêtres hélas nous donne plus du tout l’envie de continuer à pratiquer !!!
      ils nous donne envie de fuir et nous dégoutes !!!

  3. David

    Joëlle, vous ne semblez pas bien connaître la situation des paroisses catholiques en France. Dans la mienne, le curé est tout seul comme prêtre, là où il y a 30 ans il y en avait 10. Et la population a largement augmentée. Si les prêtres passent leur temps à faire toutes les sépultures, alors il devront renoncer à faire d’autres choses (catéchisme, rencontres,…). Il est bon que les prêtres s’occupent des morts, mais je préfère qu’ils s’occupent des vivants, qui sont l’avenir de l’Église ! Et petite question subsidiaire à tout ceux qui exigent un prêtre à leur sépulture : combien de prêtre leur famille a-t-elle donnée…? Ce ne sont pas les évêques qui font naître les prêtres, mais de saintes familles chrétiennes… Une dernière chose : quand vous faites un contrat obsèques, cela n’engage en rien l’Église, puisque ce n’est pas avec l’Église que vous le signez ! Le problème vient des Pompes funèbres qui vous font signer un contrat avec des clauses dont ils savent pertinemment qu’ils ne pourront pas les respecter… On est à la limite de l’escroquerie… Mais ce qui intéresse d’abord les Pompes funèbres, ce ne sont pas vos volontés, c’est votre argent !

    • joëlle

      on en à marre de voir des fidèles aussi aveugle et naïf !!!

      le prêtre ne vivais pas avant en ayant autour de lui ( pour une grande partie ) des poules ( des femmes ) qui croit en étant toujours dans les pattes du curé elles auront le ciel plus vite et rien d’autre mais elles on tord . le curé deviens alors le coq de la bassecour je l’est vu hélas c’est à vomir !!!
      le curé avant étais seul et c’étais mieux ainsi et surtout pour sa vie intérieur et spirituelle et très intimes avec le Seigneur ce n’est plus le cas aujourd’hui pour une trop grosse partie !!!

  4. caillaud Marie-Claude

    Bonjour,
    Je constate depuis des années que le prêtre n’est pas présent le Lundi dans ma commune,.
    Nous ne choisissons pas le jour de notre mort et de l’enterrement et s’il doit avoir lieu le lundi , on nous réponds pas de prêtre ce jour là ce sera un laïc . (il y a 4 prêtres dans ma commune)
    Etant dans le milieu Ancien Combattant nous essayons de voir avec les prêtres âgés qui sont en maison de retraite et qui veulent bien enterrer un fidèle ayant demandé une messe avec communion.

  5. Parménide

    A la cathédrale d’Albi, le mardi ce sont des laïcs qui dirigent les sépultures. Je n’ai rien contre les laïcs, mais le ministre ordonné à tendance à se « décharger » sur les fidèles dans des domaines qui lui sont propres. Célébrer des funérailles à toujours été partie intégrante du ministère du prêtre (ou du diacre). Par ailleurs, c’est souvent l’occasion pour des familles très éloignées de l’Eglise d’approcher un prêtre. On nous objecte que les prêtres ne peuvent être partout, qu’ils ont une santé fragile (je l’ai entendu de la bouche de l’évêque), que ce n’est pas un sacrement (le rôle du prêtre est-il réduit à administrer des sacrements?), que les laïcs doivent coopérer activement à la mission… Il me semble que beaucoup de prêtres sont sollicités à passer des heures en réunion, à intellectualiser leur pastorale, etc. Demandez à des chrétiens d’Orient, qui plus est dans un contexte de persécution, si les prêtres délèguent les funérailles à des laïcs? Le prêtre doit avoir des priorités: accompagner les familles en deuil n’est pas secondaire. « Je te montrerai le chemin du ciel » disait le saint curé d’Ars. Si l’évêque souhaite être appelant auprès des jeunes, qu’il réévalue le rôle du prêtre, et non au rabais.

  6. Goupille

    S’il est un terme qui me fait sauter au plafond, c’est : « préside »…

    Non, un prêtre ne « préside » pas une Messe, il la célèbre. Employer un autre mot trahit une conception autre, et dévoyée, de la Messe et de l’Eucharistie.

    Et un prêtre n’a pas à « présider » les célébrations plus ou moins baroques que les familles organisent autour de leurs défunts. Si elles veulent du folklorique, et, le plus souvent, de l’autocélébration, qu’elles louent la Salle des Fêtes. Il y a un abus choquant à venir célébrer des rassemblements plus ou moins païens, en tous cas franchement laïcs dans l’église du village.

    Les Messes avec Eucharistie, dans l’église.
    Le reste, sur la place publique…

    PS : la flemme d’aller regarder dans le dictionnaire… Il y a deux mots qui coincent toujours dans mes synapses : laïcs et laïques ; martyr et martyre…
    Que les puristes pardonnent…

  7. Au-delà des questions de droit à avoir, ou d’obligation de prêtre de célébrer, etc… il ne faut peut-être pas oublier que c’est surtout un formidable moment d’évangélisation, certes dans des conditions de détresse, mais peut-être que ces obsèques peuvent interpeller et … faire naître des vocations.

  8. professeur Tournesol

    D’un côté il est vrai que dans certains cas un prêtre à la charge d’un grand territoire et qu’il ne peut pas être partout. d’un autre côté certains font plus d’efforts que d’autres.
    L’Eglise n’est pas un prestataire de service comme les entreprises de pompes funèbres.
    « Les funérailles doivent être célébrées par un prêtre », c’est bien gentil, mais s’il n’y en a pas ? Le nombre de prêtres n’arrête pas de baisser, tandis que la majorité des morts passe à l’église. Il faut quand même être un minimum réaliste et compréhensif à l’égard de nos prêtres.

    • joëlle

      un prêtre certes étranger en France dans un diocèse pratiquant sont ministère et ayant plusieurs clocher .
      ma dit que les prêtres ayant plusieurs clocher disais c’est bien les fidèles nous cherche et croit savoir dans quelle église nous sommes alors que nous fessons tout seul notre ministère c’est ça l’avantage d’avoir plusieurs clocher. je l’est eu de source sur et je peu vous dire hélas c’est vrai , et c’est à vomir !!!

  9. Ce qui est surtout insupportable dans les nouveaux enterrements, c’est le panégyrique du mort et le choix des musiques profanes du chanteur préféré du défunt……..
    Quand à la messe, je me suis battue pour qu’il y en ait une pour ma mère qui devait être la doyenne de sa paroisse. Le prêtre a fini par y consentir si je trouvais un prêtre qui voulait bien célébrer, ce que j’ai fait.
    Le plus important est que cela reste une célébration digne et recueillie, qu’on évite le profane et les discours nuls qui n’en finissent pas…..

  10. Gilberte

    Ces nouvelles orientations mériteraient d’être diffusées partout

    Il parait que le gouvernement demanderait à chaque commune de mettre à la disposition gratuite des familles en deuil, une salle ou célébrer des funérailles athées pas de prières mais des laïus

  11. joëlle

    Ha !!! Ha !!!
    le manque de prêtres la bonne et belle excuse !!!!
    à qui la grande faute , celle de tant de prêtres hélas !!!
    dans la communauté saint pie x ce sont les prêtre qui vont tout et non des laïques ils sont moins naïf et crétin que nos prêtres !!!
    et la grade et belle cerise sur le gâteau ils obtiennes pleines de vocations sacerdotales !!!!

  12. Jamet

    Il me semble au contraire que ce sont les prêtres qui les premiers se sont débarrassés de leurs devoirs en se cachant derrière la parole du Christ « Laissez les morts enterrez les morts » (qui nous donnaient ici une belle définition des fidèles !) et on a vu des fidèles aller chercher des traditionalistes pour la célébration, et devoir mettre à la porte le prêtre « titulaire » qui trouvait tout à coup « le temps » de « venir » dans « son » église pour en chasser l’intègre prêtre traditionnel : une honte.
    Regardons le tableau que nous présente « notre » Église infidèle à la parole du Christ (nos minables et pleutres évêques craignant le martyr – témoignage, « notre » pape et son synode sur la famille), et regardons les intègres catholiques : quelle différence !!

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