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Guillaume Goubert, nouveau directeur de « La Croix »

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Dominique Quinio, née en 1953, a passé, après 10 années, les rênes du journal quotidien La Croix à Guillaume Goubert, 57 ans. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, journaliste à La Croix depuis 1987, après avoir travaillé à La Correspondance de la presse, à La Vie française, à La Tribune, à Communication et Business, Guillaume Goubert prit la tête du service économie (1989-1995), puis du service monde (1995-1997). Il fut à à Rome de 1997 à 2001, l’envoyé spécial permanent de La Croix. Dans la ville Eternelle, deux hommes l’ont personnellement marqué : le cardinal français Roger Etchegaray, qui l’associa paternellement aux réflexions sur le Jubilé de l’an 2000, et le F. Timothy Radcliffe, alors maître de l’ordre dominicain, qui dialogua avec lui dans un livre (« Je vous appelle amis », Le Cerf-La Croix, 2000).

Selon les statuts du journal, qui appartient à un unique actionnaire – la Congrégation des Assomptionnistes –, c’est la rédaction qui vote pour sa direction. Le directoire du groupe a ainsi proposé une solution collégiale pour remplacer Dominique Quinio. Trois personnes pour diriger le titre : Guillaume Goubert, rédacteur en chef depuis 2001, Arnaud Broustet, comme directeur délégué, et Florence Couret, directrice adjointe de la rédaction. Arnaud Broustet, 54 ans, a commencé sa carrière à Bayard, le groupe de presse propriétaire de La Croix, en 1994. Directeur du Pèlerin magazine, puis de l’« unité Pèlerin » de Bayard (2003-2009), il était déjà administrateur général et directeur adjoint du journal. Florence Couret, 55 ans, a rejoint La Croix en 1990 au sein du service société. Depuis 2009, elle était rédactrice en chef.

La rédaction en chef, composée de François Ernenwein, ­Dominique Greiner, Jean-Christophe Ploquin et Pierre Allais, s’élargit avec l’arrivée d’une nouvelle rédactrice en chef adjointe, Isabelle de Gaulmyn, ancienne envoyée spéciale permanente à Rome, avant de devenir chef du service religion puis responsable du site internet.

Cette nouvelle direction, décidée par le directoire de Bayard en accord avec la congrégation de l’Assomption, actionnaire de Bayard, prendra officiellement ses fonctions le 1er février 2015, date à laquelle Dominique Quinio quittera La Croix.

6 comments

  1. brandenburg

    Ce journal n’avait plus de gouvernail!Madame Quinio en a été peut-être consciente mas dans ces nominations,il y-y-i lune tête pensante bien nécessaire en ces temps si troublé pour l’Eglise et pour le monde dont la France?L’avenir le dira!

    • Françoise

      Pas étonnant car Mélanchon avait sans doute des parents chrétiens puisque son prénom est composé de ceux de deux évangélistes « célèbres ».

  2. karr

    A propos de la direction du journal La Croix,bonjour les références du nouveau directeur:Roger Etchegaray au passez sulfureux,ancien président de la conférence des évêques de France,socialo affiché.Et l’ancien Maître Général des dominicains à l’ orthodoxie à géométrie variable !
    Il ne semble plus y avoir d’Assomptionistes à Bayard-Presse,l’ancienne Bonne-Presse,heureusement la couverture ne présente plus ,comme à l’origine de ce qui était un journal catholique ,le Seigneur en Croix,ces religieux d’un autre âge ont fait des petits laïcs dans leur style pour la relève.En cette année que le Pape a décidé de dédier à la vie religieuse il serait bon de jouer la franchise,ou transparence.
    Le dernier concile a appelé les Instituts Religieux au retour à leur charisme fondateur,résultat des courses on ne voit qu’une poignée de prêtres et de frères dans des établissements (catholiques),la moyenne d’âge pour les religieuses est au-dessus des 80 ans,autant pour les derniers Religieux partis vivre en HLM comme les soeurs anonymes habillées en grand-mères .
    On a cru à une relève avec les agités du bocal des « communautés nouvelles »,les joyeux « chachas »,la fête a été de courte durée pour un grand nombre de ces communautés,les scandales de toutes sortes:argent et moeurs principalement,mélange des genres entre laïcs,clercs,consacrés etc…
    Même des communautés d’intellos portant habits et recrutant largement à travers le monde se sont ramassées,les scandales les rattrapant.
    Alors que nous propose t-on,en dehors d’une jolie petite none à l’habit classique et à la voix de star,pourvu qu’elle ne termine pas comme soeur Sourire ou le Père Duval,les feux de la rampe ça ne se termine pas toujours très bien!
    Bien entendu il y a des communautés monastiques qui tiennent le coup,tout un tas de fondations recrutant des petits bourges ,Dieu seul sait de quoi l’avenir est fait,nous avons pour notre part un passé récent sur lequel nous devons réfléchir.

  3. G.G.

    @karr
    « Les petits bourges » sont les rescapés d’une sélection, naturelle ou non.
    Assèchement du recrutement des milieux ruraux (exode rurale) ou populaires de villes (disparition voulue des patronages)
    Les cathos « non bourges » existent bien, ils sont issus de l’immigration et grâce à eux nos paroisses survivent.
    Main dans la main avec « les bourges ».

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