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Mgr Dubost et le père Roucou à l’UOIF

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Est-ce pour aller annoncer la Résurrection de Notre-Seigneur que l’évêque d’Evry, ,en charge des relations interreligieuses au sein de l’épiscopat, et le « responsable du service des relations avec l’islam » (pas avec les musulmans…) se rendront au congrès de l’UOIF lundi de Pâques ?

Pas certain : ils assisteront à une table ronde, intitulée « le dialogue intellectuel et culturel : un préalable pour un changement durable« , face à deux imams de l’UOIF, Azzedine Gaci et Tareq Oubrou. Mgr Dubost explique sa présence :

« depuis les événements de Toulouse et Montauban, je sens une grande nervosité et une peur chez les musulmans. Dans ces moments, il est important de montrer que des liens existent et redire les conditions de ces liens. Pour les créer, il faut le respect des lois de la République et la liberté de professer en public et en privé l’enseignement de son culte ».

On espère que Mgr Dubost leur demandera des comptes quant à la persécution des chrétiens dans les pays où les Frères Musulmans, qui contrôlent l’UOIF, sont aux commandes, notamment en Egypte.

Mgr Mgr Dubost ajoute :

« Nous, religieux, avons la responsabilité du lien social. Nous avons quelque chose à dire ensemble : que l’homme ne se réduit pas à la consommation et que nous partageons des valeurs de justice, de paix et de transcendance ».

45 comments

  1. Grigny, le 6 avril 2012 – 14 Joumada 1er 1433.
    Aux chrétiens.

    De par le nom de Dieu, le Très-Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux
    Chers amis,
    Nous vous saluons par la salutation de l’Islam, ____ م__ ا, que la paix soit sur vous.
    Vous voici en train de vivre les temps forts de la Semaine Sainte. Le Dimanche de Pâques est tout proche.
    Bien qu’ils soient différents dans leur forme, nous savons que ces temps de jeûne, Carême et Ramadan, sont riches d’expériences et d’enseignements spirituels.
    Faire « le vide » du corps et du coeur afin de laisser place à la Parole et à la présence de Dieu, le Très-Haut, permet au croyant de faire abstraction du superficiel et d’aller ainsi à l’essentiel.
    Le Pape Benoit XVI vous invitait, pour ce Carême 2012, à réfléchir « sur ce qui est au coeur de la vie chrétienne : la charité ». Cette invitation ne nous laisse pas indifférent et trouve même écho au coeur de notre Tradition.
    Nous pourrions peut-être, chrétiens et musulmans, nous saisir de ce noble principe afin de le traduire concrètement, à travers nos rencontres interreligieuses, en action. Les occasions de
    construire une société plus fraternelle ne manquent pas. Il ne tient qu’à nous d’agir.
    Sachez que nous serons toujours prêt à témoigner, à vos côté, de la fraternité humaine qui unit
    chaque être humain ici-bas.
    Permettez-nous, suite aux évènements de ces dernières semaines, de vous citer cette parole de Dieu dans le Coran : « Quiconque tue un être humain non convaincu de meurtre ou de sédition sur la terre est considéré comme le meurtrier de l’humanité tout entière. Quiconque sauve la vie d’un seul être humain est considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité tout entière ».
    Le Prophète Muhammad, que la bénédiction de Dieu et la paix soient sur lui, a également dit : « Le musulman est celui dont les hommes sont à l’abri du mal de sa langue et du mal de sa main ».
    C’est avec joie que nous vous adressons, en cette veille de Pâques, nos désormais traditionnels voeux.
    Puissiez-vous vivre cette fête dans la paix, l’amour et la foi.
    Nous demandons à Dieu, « Al-Karîm», le Noble-Généreux, de nous aider à être les témoins authentiques d’une fraternité humaine digne et juste dans ce monde.
    Abdelhak EDDOUK Président de l’UMG
    Mathieu PAWLAK Responsable du pôle interreligieux de l’UMG

  2. La liberté religieuse n’a d’autres limites que les autres droits de l’homme (article 30 de la Déclaration universelle des droits de l’homme). Dans ce cadre toutes les religions doivent se réformer sur les droits de l’homme (y compris le cas échéant la religion catholique).

    En revanche comme l’enseigne notre Pape le dialogue n’est pas possible sur la foi, il n’est possible que sur les droits de l’homme.

    « Comment pourrait-il favoriser un dialogue fructueux entre des cultures aux valeurs différentes…sans valeurs universelles admises par tous ses états membres? »

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2012/04/d%C3%A9sinformation-sur-les-principes-non-n%C3%A9gociables.html

  3. Pharamond

    Depuis quand autorise-t-on la propagande islamique sous couvert de syncrétisme dans les commentaires de riposte-catholique? De plus la veille de la célébration de la résurection de Notre-Seigneur? On croit rêver. Absolument tout ce qui est écrit dans ce message va à l’encontre du catholicisme. Les prélats qui se sont corrompus dans ce délire putréfactoire on décidément consommé leur apostasie. Oser placer Celui par qui tout a été racheté en versant son sang sur la Croix à côté du sectateur du meurtre et de la flamme!

    « Sans moi vous ne pouvez RIEN faire » (Jean XV, 5.)

  4. Zobel Amar

    Pendant que certains sucent la babouche du mahométan , nos frères en Christ , les Coptes d’Egypte sont brulés vifs dans leurs églises avant que celles ci soient transformées en mosquée…..
    Honte à vous hommes d’Eglise qui détournez le regard.

  5. @Pharamond.
    1°) quel syncrétisme ? Un musulman parle et dit ce qu’il espère. Il dit : « travaillons ensemble à bâtir un monde de paix » et ne dit pas « mélangeons nos croyances ».
    2°) « A la veille de la résurection de Notre Seigneur »… pourquoi pas ? La Résurrection de Notre Seigneur est l’évènement qui inaugure un monde nouveau. Ce Musulman est tout prêt à travailler à ce monde de justice et de paix, pourquoi le repousser ? Ne croyez-vous pas que l’on puisse être disciple de Jésus sans être chrétien ? (De la même manière, on peut être chrétien et pas disciple du Seigneur !)
    Je vis au milieu des Musulmans et je viens de fêter la Résurrection du Seigneur en baptisant 3 adultes au cours de la veillée pascale…et c’est moi qui ai proposé cette lettre. Parce qu’elle m’encourage à travailler à la tache que le Seigneur et son Eglise m’ont confiée.
    3°) Je ne vois pas en quoi cette lettre va à l’encontre de la foi du catholique que je suis et du catholique que vous semblez être ?
    4°) « Les prélats qui se sont corrompus dans ce délire putréfactoire… » De qui s’agit-il ? Quels prélats et quel délire ?
    5°) Oui « il a tout racheté ». (Tout ? Ou tous ?) Oui, je crois que le Seigneur Jésus a versé son sang pour Muhamad, le prophète des Musulmans, comme il l’a versé pour cet Abdelhak Eddouk, par amour pour eux. Et si le Seigneur a tant d’amour pour eux, comment pouvez-vous les haïr ?
    aw7h

  6. La déclaration du P. Roucou me semble indument fragmenter la société. Les liens avec les musulmans ne sont pas spéciaux. Ce sont les liens que nous avons avec l’ensemble de l’humanité qui sont aussi des liens avec les musulmans. Ces liens sont fondés sur la raison universelle de l’homme, par conséquent sur la dignité transcendante de l’homme que confirme la foi chrétienne. Il ne faut pas fragmenter la société en laissant croire à des liens publics spéciaux.

    Les lois de la république, dans la mesure où elles sont le laïcisme, ne respectent pas la liberté religieuse. Un peuple peut et même, à autre point de vue, doit professer le règne du Christ, règne qui est en parfait accord avec la raison universelle de l’homme. La liberté de professer « l’enseignement de son culte » n’est pas absolue, elle est toujours limitée, ou mieux, insérée dans les droits universels de l’homme (article 30 de la Déclaration universelle des droits de l’homme). En revanche faire de la séparation de la croyance chrétienne avec la chose publique une règle de morale absolue est contraire aux droits de l’homme, à la liberté de l’homme. En ce sens la référence aux « lois de la république » est particulièrement malheureuse. Les musulmans ne comprenant pas le laïcisme et cet ostracisme à l’égard de la religion dès que l’on aborde l’espace public. L’incompréhension des musulmans est, sur ce point, parfaitement juste… (Discours de Ratisbonne)

    C’est pourquoi je me permets respectueusement de faire observer que la religion des évêques français (de la plupart des évêques français) me semble entachée de laïcisme, et plus largement d’irrespect pour la liberté de l’homme (affaire des manifestations contre Castelucci et consorts par exemple) doit être purifiée sur ces points. Il faut une méditation approfondie sur les droits de l’homme et sur Dignitatis humanæ afin de rendre la religion catholique française plus conforme aux droits universels de l’homme et par conséquent aux droits fondamentaux des catholiques français (catégorie dont les droits humains sont régulièrement violés par l’épiscopat) qui sont les premiers concernés.

    Toujours à propos des droits de l’homme et de la purification des religions. La peine de mort ne peut être infligée qu’à l’issu d’un procès équitable garantissant l’identification de la personne poursuivie, la réalité des faits, l’imputabilité des faits (imputabilité objective et imputabilité objective), un défenseur, un droit de recours, ainsi qu’en général toutes les garanties judiciaires qui sont des corollaires des droits de l’homme. Ce procès doit être public et organisé par la puissance publique laquelle tire sont autorité de Dieu. Nous sommes tous frères, tous égaux, par conséquent l’autorité tire son pouvoir de Dieu. Donc infliger la peine de mort en dehors de ce cadre strict viole la volonté de Dieu.

    Cette petite critique de la déclaration du P. Roucou ne croit pas être « de mon cru », mais je pense la tirer des enseignements des papes et de l’enseignement du Concile Vatican II, notamment de la déclaration Dignitatis humanæ, de Quas Primas et de Diuturnum illud.

    Elle est aussi en partie tirée de mon expérience familiale. Une de mes filles quand elle avait environ 15 ans a été refusée par l’enseignement « catholique » diocésain. Elle l’a été arbitrairement et hypocritement parce qu’elle était issue d’une famille « lefebvriste » (ou du moins les dames qui l’ont refusée sans aucune discussion, ni explication le croyaient elles). Pensez ! l’enseignement « catholique » allait être pollué par la présence de la nièce de l’abbé Laguérie qu’aujourd’hui Mgr Pontier refuse de recevoir même un quart d’heure (ce qui bafoue la fraternité) ! Les purs de la tolérance, de la liberté religieuse et de l’islamophilie ne doivent pas être contaminés par les « intégristes »… qui ne jouissent pas de l’intégralité des droits humains, surtout s’ils sont catholiques ou veulent l’être. « Le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. » selon le terrible mot de Pascal.

  7. @ Arnaud41,

    Ah ! vous êtes un prêtre catholique ? Et vous citez élogieusement un extrait du Coran totalement contraire aux droits de l’homme, incitant à l’assassinat ! De plus vous accusez Pharamond de « haïr » les musulmans au risque d’induire chez lui de terribles scrupules de conscience, alors qu’il rappelle sa foi et la liberté qu’il a de ne pas se voir « enseigner » à commettre des péchés.

    Convertissez-vous monsieur l’abbé, avant qu’il ne soit trop tard ! La confusion installée dans votre esprit ne vous donne aucun titre à accuser un innocent comme vous le faites.

    Comment voulez-vous que les catholiques ne vous fuient pas ? La justice, soient les droits fondamentaux et universels de l’homme, sont le minimum de la charité. (Caritas in veritate)

  8. oxidental

    @ Arnaud41

    Convertissez-vous rapidement au culte du dieu-lune (ce qu’est en réalité ce qu’on appelle islam). Allez vous prosterner devant la pierre noire de La Mecque. Si vous restez dans cet entre-deux, vous n’aurez droit ni au paradis ni aux 72 vierges que le dieu-lune réserve aux seuls vrais croyants.
    Mgr Dubost, il est vrai bien seul dans son quartier islamisé, devrait faire de même.

  9. Yves

    Cette discussion où des laïcs (fussent-ils neveux de tel abbé) donnent des leçons de théologie à des prêtre et des évêques, professant le choc des religions contre un dialogue réfléchi et mesuré avec des croyants d’autres religions est à la fois hallucinante et extrêmement inquiétante.

    Comment réclamer la fidélité au magistère quand on bafoue soi-même à longueur de lignes, les positions de son légitime pasteur?

    Comment se réclamer de la fidélité au pape pour refuser un dialogue pacifié, alors même que le Saint-Père, lors de ses voyages, rencontre régulièrement les autorités musulmanes, que le conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux publie régulièrement des messages à destination des musulmans à l’occasion de leurs fêtes religieuses…

    Dans la joie du Christ ressuscité, aimons nos prochains, y compris musulmans, et prions pour la paix!

  10. Le clergé catholique est passé en quelques dizaines d’années du goupillon à la faucille et au marteau pour finalement passer au croissant islamique.
    Cet évêque d’Evry et le père Roucou sont des traîtres à leur pays, des traîtres à leurs ouailles et des traîtres à leur Dieu. Ce sont les dignes successeurs de l’évêque Cauchon qui livra Jeanne d’Arc au bûcher.
    Honte à ces prélats qui, au pretexte qu’ils cotoient des braves gens musulmans, se croient dispensés de prendre connaissance des textes fondateurs de l’islam qui, sans le moindre doute, déclarent la guerre à tout ce qui n’est pas l’islam lui-même.
    Dans le monde entier les Chrétiens sont persécutés. Que nous répondent ces belles âmes à ce sujet? ç an eles intéresse pas ils préfèrent regarder ailleurs.

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  12. @ Yves,

    Je m’y attendais à celle-là.

    Je ne donne aucune leçon de théologie, je ne fais qu’expliciter la loi qui est inscrite dans le cœur de tout homme, donc dans le mien. Vous condamnez la Déclaration universelle des droits de l’homme au nom de votre théologie ? Vous condamnez aussi la liberté de conscience avec votre théologie ? Eh bien alors votre théologie doit être interdite au nom des droits universels des droits de l’homme. Il n’y a pas de liberté contre la liberté.

    Vous n’avez aucun droit de me condamner au nom de votre autorité. Inutile de vous dresser sur vos ergots sacerdotaux, vous ne m’êtes pas supérieur. Nous sommes tous égaux.

  13. @ Yves,

    De plus vous portez contre moi des accusations injustes et très graves, dangereuses. Je ne suis pas opposé au dialogue. Mgr Dubost n’est pas mon pasteur. Je suis pour la paix et pour le respect de la liberté de conscience et de religion des musulmans, comme de tout homme. etc. Je n’ai mentionné mon alliance que pour faire comprendre l’anecdote pas pour usurper une autorité.

    Mon domaine, c’est la raison.

    Vous êtes très agressif, sous des dehors de bon apôtre, comme beaucoup de catholiques militants, hélas !

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  16. @ Arnaud 41,

    Contrairement à ce que vous dites, je laisse Pharamond faire ce qu’il veut. Mais lorsqu’on agresse quelqu’un injustement, je ne peux laisser faire. Ce n’est donc pas Pharamond spécialement que je défends, mais la liberté de l’humanité.

    Ne tentez pas de me réduire en esclavage, moi aussi, je fais ce que je veux.

  17. Alize

    J’apprends avec incompréhension et avec beaucoup de tristesse la visite des représentants catholiques au congrès des islamistes de l’UOIF.

    Pendant que vos sœurs et frères sont méprisés, agressés, tués par les mohamétans dans les pays musulmans, vous vous les embrassaient. Que penseront de vous ces Chrétiens touchés dans leur chair chaque jour ? Que diront les familles de ces vingtaines de Chrétiens de Nigeria tués en pleine célébration des festivités de Pâques ?

    Cet aveuglement me met en colère, m’attriste… Moi, je pense à tous ces Chrétiens, ces Animistes et autres non-musulmans pourchassés ; mais vous non, visiblement vous n’y pensaient pas…

    Je suis une apostate de l’islam, née et ai grandi dans une famille musulmane, dans un pays musulman. Je sais ce que les apostats risquent dans les pays musulmans. Je sais ce que les non-musulmans subissent dans les pays musulmans.

    Je vis maintenant en France. Et maintenant les mêmes risques nous poursuivent dans les pays chrétiens via l’islamisation.

    Quelle abjection.

  18. Pharamond

    arnaud41

    « Ne croyez-vous pas que l’on puisse être disciple de Jésus sans être chrétien ? »

    Bien sûr que non. Durant sa vie publique, Jésus-Christ considérait que ses disciples étaient ceux qu’il avait baptisé et il ne les baptisait que parce qu’ils avaient Foi en Lui. Il s’est d’ailleurs lui-même fait baptiser par saint Jean-Baptiste pour montrer la nécessité absolue de ce sacrement. Je ne vois par conséquent aucune raison pour que quelqu’un qui n’a pas Foi en Jésus-Christ Fils de Dieu, vrai Dieu et vrai homme, entre autre en niant sa divinité et en le rabaissant au rang de prophète strictement humain, puisse être considéré comme chrétien. D’ailleurs l’Église catholique en a défini clairement les conditions depuis 2000 ans (baptême, credo…). Cela dit une âme de bonne volonté non chrétienne peut très bien se rapprocher du respect du décalogue et de l’amour de Dieu ; mais si elle accomplie complètement ce que Dieu veut alors, par la conversion puis le baptême, elle deviendra chrétienne puisque Dieu ne peut pas vouloir autre chose que ce qu’il a définitivement établi.

    « Muhamad, le prophète des Musulmans »

    Certes, pour les musulmans Mahomet est un prophète, mais c’est d’une gravité sans nom qu’un ministre de l’Église Catholique le dise car c’est reconnaître qu’il est inspiré de Dieu pour établir une nouvelle doctrine et que par conséquent l’Islam est de révélation divine. De ce fait je vois mal comment l’on peut convertir des musulmans au christianisme si l’on continue à leur faire croire que l’Islam a raison. Quand on aime les musulmans on ne souhaite que leur libération du joug de l’erreur islamique et on ne leur fait pas croire qu’ils ont raison de se laisser tromper.

    « Jésus a versé son sang pour Muhamad »

    Sans doute Dieu aime l’homme en tant que sa créature et donc Mahomet au même titre qu’Adolf Hitler ou Marc Dutroux mais il n’aime pas (c’est une euphémisme) leurs péchés et leurs crimes qui sont, sans repentir, le prix de leur condamnation. Or l’Islam n’est qu’une série de crimes, la vie de Mahomet n’est qu’un bain de sang aujourd’hui encore bouillant du sang fraîchement répandu de ses victimes. Comment peut-on glorifier une doctrine mortifère qui tue ses frères si l’on est encore chrétien?

    Ce que les janissaires « islamo-chrétiens » semblent ne pas concevoir c’est qu’il faut aimer toutes les âmes mais haïr le péché et l’erreur parce que ces derniers sont la cause de la perte de ces premières.

    Pour l’amour de Dieu, le devoir du prêtre, que dis-je, la mission de son sacerdoce royal est de faire vivre les âmes par les sacrements selon les commandements de Dieu et de son Église et non pas selon des doctrines fantaisistes et des impostures qui leurs sont étrangères et hostiles.

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  20. Voici la matière du dialogue selon le cardinal Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux :

    « D’autre part, participant au dialogue public dans les sociétés dont ils sont membres, les croyants se sentent appelés à coopérer à la promotion du bien commun qui repose sur un socle de valeurs communes à tous, croyants ou non: sacralité de la vie, dignité de la personne humaine, respect de la liberté de conscience et de religion, attachement à la liberté responsable, accueil des opinions dans leur diversité, juste usage de la raison, appréciation de la vie démocratique, attention aux ressources naturelles, pour n’en citer que quelques-unes. »

    En juillet dernier, lors de la conférence de Madrid, les participants, appartenant à diverses religions, ont affirmé, dans la déclaration finale, que le « dialogue est une réalité essentielle de la vie. C’est un moyen important pour faire que les peuples parviennent à se rencontrer, pour renforcer leur coopération… pour rechercher la vérité, contribuant ainsi au bonheur de l’humanité ». C’est ce dialogue que nous pratiquons ici, ces jours-ci!

    En terminant, Monsieur le président, je voudrais parler maintenant au nom de l’Eglise catholique, pour assurer la Communauté internationale de la volonté de ses pasteurs comme de ses fidèles de continuer à offrir à tous leurs frères et sœurs en humanité un esprit, celui de la fraternité, une force, celle de la prière, une espérance, celle qu’offre le Christ qui « a détruit le mur de la haine qui séparait les frères ennemis » (Ep 2, 14). Telles sont les valeurs qui inspirent notre action sur le terrain, là où l’homme souffre et espère.

    Puissions nous, tous ensemble, sans renoncer à nos spécificités culturelles et religieuses, tracer la voie à un monde plus sûr et plus solidaire! Allons au-delà de la simple tolérance et des compromis incertains! Faisons de la fraternité plus qu’un idéal, une réalité ! »

    Voici un autre communiqué de cardinal Tauran à l’occasion de la fin du Ramadan :

    1. La conclusion du mois du Ramadan fournit au Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux l’agréable occasion de vous adresser ses voeux les plus cordiaux afin que les efforts généreusement consentis durant ce mois portent tous les fruits spirituels escomptés.

    2. Cette année, nous avons pensé opportun de privilégier le thème de la dimension spirituelle de la personne humaine. Il s’agit là d’une réalité que nos deux religions considèrent de première importance, face aux défis posés par le matérialisme et la sécularisation. Le rapport de tout homme avec la transcendance n’est pas un moment de l’histoire, il appartient à la nature humaine. Nous ne croyons pas au hasard, nous sommes convaincus – nous en faisons l’expérience – que Dieu fait notre route !

    3. Chrétiens et musulmans, au-delà de leurs différences, reconnaissent la dignité de la personne humaine dotée de droits et de devoirs. Ils pensent que l’intelligence et la liberté sont autant de dons qui doivent inciter les croyants à reconnaître ces valeurs qui sont partagées parce qu’elles sont fondées sur la même nature humaine.

    4. Voilà pourquoi la transmission de ces valeurs humaines et morales aux jeunes générations constitue une préoccupation commune. Il nous appartient de leur faire découvrir qu’il y a le bien et le mal, que la conscience est un sanctuaire à respecter, que cultiver la dimension spirituelle rend plus responsable, plus solidaire, plus disponible pour le bien commun.

    5. Chrétiens et musulmans sont trop souvent témoins de la violation du sacré, de la méfiance dont sont l’objet ceux qui se disent croyants. Nous ne pouvons que dénoncer toutes les formes de fanatisme et d’intimidation, les préjugés et les polémiques comme les discriminations dont sont parfois l’objet les croyants dans la vie sociale et politique comme dans les mass media.

    6. Nous vous sommes spirituellement proches, chers Amis, demandant à Dieu de vous donner des énergies spirituelles renouvelées et nous vous présentons nos meilleurs voeux de paix et de bonheur.

    Jean-Louis Cardinal Tauran

    Le cardinal nous apprend que le dialogue n’est pas le prosélytisme. Le cardinal parle de la dignité de la personne humaine, de la place de la raison dans la vie sociale, de fraternité. Les droits de l’homme sont au cœur du dialogue et d’ailleurs en définitive la seule matière du dialogue.

    De plus, il s’agit d’un Conseil du Saint Siège, nous autres pauvres laïcs, voire prêtres n’avons pas l’autorité nécessaire pour dialoguer. En outre nous avons le droit, nous autres chrétiens français, que notre clergé ne nous assène pas du Coran, même pas citation indirecte. L’attitude du clergé est aussi une prédication envers les catholiques et beaucoup de chrétiens pourraient la comprendre (et de fait beaucoup la comprennent) comme un encouragement à l’apostasie, un relativisme religieux.

    C’est ce qui fait tant souffrir Alize, et c’est une douleur que je partage.

    Nou serions en droit qu’il nous rappelle en revanche les droits universels de l’homme et que le règne du Christ n’est pas facultatif. Or, sur ces points, on n’entend jamais les évêques (du moins à ma connaissance).

  21. @Denis Merlin

    J’ai d’autant moins de raison de me dresser sur mes « ergots sacerdotaux », que comme vous, je suis un simple laïc… Mais, contrairement à vous, je respecte mes pasteurs dont la tache est si compliquée. Et j’évite, autant que faire se peut, de m’ériger en redresseur de tort des prêtres et évêques…

    Quant à l’agressivité, je crois en effet qu’à ce sujet j’ai beaucoup à apprendre de vous (et de quelques autres)… Mais je ne suis pas sûr de le souhaiter.

  22. @ Yves,

    Voici un texte de Paul VI

    (1) »Dans le désir de se convertir pleinement à son Seigneur et de mieux accomplir son ministère, l’Eglise entend manifester respect et souci des droits de l’homme à l’intérieur d’elle-même. Et l’Eglise a aussi acquis une conscience renouvelée de la place de la justice dans son ministère. Les progrès déjà réalisés en ce sens nous encouragent à poursuivre notre effort pour nous conformer sans cesse davantage à la volonté du Seigneur.
    L’Eglise sait d’expérience que le ministère de la promotion des droits de l’homme dans le monde l’oblige à un constant examen et à une incessante purification de sa propre vie, de sa législation, de ses institutions, de ses plans d’action. Le Synode de 1971 disait : « Quiconque ose parler aux hommes de justice doit d’abord être juste à leurs yeux ». Conscients de nos propres limitations, de nos déficiences et de nos échecs, nous pouvons mieux comprendre les manques des autres, institutions aussi bien que personnes. Dans l’Eglise comme dans les autres institutions ou groupements, il faut travailler à purifier les modes d’agir, les procédures ; il faut purifier aussi les relations que l’on peut avoir avec des structures et systèmes sociaux fauteurs de violations des droits de l’homme qui doivent être dénoncées. »
    http://www.clerus.org/clerus/dati/2002-06/06-6/Ens_P6_74_02.htm

    Libre à vous de vous soumettre corps et âme comme un esclave et d’abdiquer votre liberté de conscience, mais je ne pense pas que ce soit charitable ni pour vous, ni pour les autres, ni même conforme à la foi catholique. Moi, je pense que les droits de l’homme et ma raison me donnent le droit et le devoir de dire ce que je pense par fraternité et ouvertement.

  23. Je voudrais souligner un dernier point : il est très important de respecter la liberté de conscience de chaque musulman et de chaque musulmane.

    Ou, comme le dit Paul VI, et ce qui revient au même :

    « il faut purifier aussi les relations que l’on peut avoir avec des structures et systèmes sociaux fauteurs de violations des droits de l’homme qui doivent être dénoncées. »

    Elles doivent, elles doivent être dénoncées.

    J’ai été refusé quand j’avais dix ans par les jésuites. Ma maman avaient des manières ou un style qui n’avaient sans doute pas plu aux bons pères ou peut-être est-ce moi qui lui avait déplu au cours de l’entretien que nous avions eu. Sans doute nous avait-il trouvés pas très catholiques. J’ai donc été élevé à l’école laïque pour toutes mes études secondaires et supérieures. Toutes ces aventures m’ont donné une certaine liberté de jugement à l’égard du clergé, tout en gardant pour lui reconnaissance et respect.

    Quarante-cinq ans plus tard ma fille est refusée de la même manière. Décidément, Denis Merlin, il est pas très catholique, pas assez bourgeois. Ce doit être héréditaire.

  24. @ Pharamond :
    Dans votre 1er § :
    Si j’en crois Saint Jean, Jésus ne baptisait pas lui-même, mais ses disciples le faisaient et le baptême qu’ils conféraient était sans doute de « la même eau » que celui de Jean-Baptiste, car l’Esprit n’avait pas encore été donné. Lire à ce sujet la rencontre de Paul et des disciples de Jean qui ignorent jusqu’à l’existence du Saint-Esprit !
    Jésus n’a jamais baptisé ses disciples, en tout cas cela n’apparaît pas dans les écritures.
    Je n’ai pas dit qu’un Musulman puisse être chrétien…J’ai écrit « disciple » de Jésus. Un musulman peut être disciple du Christ Jésus; j’en connais.
    Aujourd’hui, Jésus guérissant le serviteur d’un militaire turc et musulman s’exclamerait sans doute « chez personne je n’ai rencontré une telle foi ! » Chez personne ! Donc même chez ses apôtres ! Il y a donc chez ceux qui ont des dieux Lares dans leur maison, ou chez ceux qui vénèrent le dieu Moloch des personnes dont Jésus admire la foi… c’est bien mystérieux, n’est-ce pas ?
    Être disciple ne demande pas le Baptême et le baptême ne fait pas toujours des disciples de Jésus.
    Votre 2° § : vous avez bien écrit ce que moi-même j’avais écrit : « Muhamad le prophète des Musulmans ». Je n’ai nulle part laissé entendre que je tenais cet homme pour un prophète et vous-vous insurgez contre le fait « d’une gravité sans nom qu’un ministre de l’Église Catholique le dise »…mais je ne l’ai ni dit ni laissé entendre ! Votre indignation est donc sans objet.
    Votre 3° § : où ais-je glorifié telle ou telle doctrine ? Je me suis réjouis qu’un Musulman nous propose de vivre en paix et de lutter ensemble à faire reculer la violence : c’est pas une doctrine !

    Enfin, pour les dernières phrases de votre message, je voudrais vous dire que j’ai croisé bien des croyants de toutes religions et que vivant au milieu des Musulmans, j’ai pu discerner ce qui est le cœur du message de Jésus et qui fait la différence avec toutes les doctrines et autres voies. J’ai repéré 2 originalités essentielles :
    – Ce qui nous est rapporté de l’enseignement de Jésus en Mt 5,38-48. Répondre au mal par le bien. C’est ce que Jésus a fait pour nous…
    – Ce à quoi nous invite l’Apôtre Paul dans Phi 2,3 : considérer les autres comme supérieurs à nous. Cela découle de tout l’enseignement de Jésus sur le service et l’humilité.

    Si, comme disciples de Jésus et baptisés, nous faisions nôtres ces deux enseignements et les viviA3PYons comme Il nous le demande, quel sera alors notre regard et notre comportement face aux violences que vivent nos frères en Egypte, en Irak, en Inde et un peu partout. Sommes-nous chrétiens ?
    Et quelle est l’influence des interventions occidentales en Irak, en Afghanistan, au Pakistan sur le comportement des Musulmans ? N’avons-nous pas notre part de responsabilité dans toutes ces violences qui se retournent finalement contre nous ?

  25. « Et quelle est l’influence des interventions occidentales en Irak, en Afghanistan, au Pakistan sur le comportement des Musulmans ? N’avons-nous pas notre part de responsabilité dans toutes ces violences qui se retournent finalement contre nous ? »

    Bien que votre discours ne s’adresse pas à moi, je me permets d’intervenir, vous laissant naturellement libres de discuter entre vous selon vos inspirations et vos cultures.

    Personnellement je suis hostile à ces interventions qui d’ailleurs ne sont pas dirigées spécialement contre les musulmans, mais le plus souvent se font en faveur d’un parti musulman contre un autre parti non moins musulman. Je suis également totalement hostile aux déclarations anti-musulmanes à la suite de l’affaire Merah. Je ne crois pas beaucoup à la version officielle de cette affaire. Je suis donc opposé à la stigmatisation et à la polémique avec les musulmans.

    Bien sûr que cette vérité spirituelle « Ne croyez pas avoir fait un pas dans l’humilité, si vous ne vous croyez au-dessous de tous. » est valable. Elle est un puissant roboratif social et nous maintient toujours dans de justes limites dans les rapports avec nos frères.

    Mais tout n’est pas spirituel. Il y a aussi le juridique et le moral et bien d’autres choses encore. Que diriez-vous d’un juge ou d’un policier qui dirait « O ! vous savez moi je suis bien inférieur aux gens que je poursuis. Donc je ne poursuis plus personne, je ne rends plus de jugement, je ne condamne plus personne. » Et ainsi pour toutes les fonctions sociales, le législateur, le professeur…

    Jésus nous demande d’être des hommes parfaits, donc parfaitement libres et en tous les domaines humains. (Mt 5,48, Mt 7,12) Nous ne pouvons commettre des dénis de justice, des dénis de fraternité, sous prétexte de spiritualité. C’est l’homme intégral que nous devons développer en nous, selon l’enseignement de Paul VI.

  26. @ denis merlin.
    Oui, ce que vous dites est sans doute juste. De vos différentes interventions, je ne saisis pas tout. Vous me semblez un homme savant et qui a beaucoup appris. Depuis des décennies, je ne vis qu’avec des gens très simples, mon langage s’en ressent et ma comprenette aussi. Tout ce que j’ai appris et tout ce que j’apprends encore aujourd’hui, je l’ai appris de la vie et pas dans les livres. Je ne lis rien (ça se voit, allez-vous me dire !) sinon les Evangiles et ce qui se dit sur des blogs, par-ci, par-là (il y a de la vie aussi la dedans !)
    J’ai compris que vous disiez que le dialogue interreligieux ne nous appartenait pas, mais qu’il appartiendrait « au Magistère ». Je n’ai jamais vu ni rencontré le « Magistère ». Il me semble qu’il ne soit pas ici. Alors, je dialogue avec tous ceux au milieu desquels je vis.
    Le signataire du document que j’ai envoyé, un certain Abdelhak Eddouk (un homme que je ne connais pas), écrit qu’il souhaite vivre dans la paix et nous propose d’y travailler avec lui. Je ne peux soupçonner cet homme de duplicité. Je le crois sincère. Au quel cas, il est « Bienheureux », aux dires de Jésus, et « il sera appelé Fils de Dieu ! »
    Je viens de lire les dernières nouvelles données par Mère Agnès-Mariam de la Croix sur la situation des chrétiens en Syrie… c’est terrible ! J’aimerai qu’il y ait beaucoup d’Abdelhak Eddouk !

  27. Savant ? Certes, non, mais je ne suis plus très jeune et j’ai été avocat pendant environ 30 ans. Ancien sedevacantiste, ancien lefebvriste et ancien adepte de monsieur Bernard Dumont, je m’intéresse depuis longtemps à la doctrine sociale. La retraite et Internet m’ont permis d’accéder aux textes du Vatican et cela m’a passionné, car je me suis tardivement aperçu avoir été floué et m’être trompé sur beaucoup de points.

    Pardonnez-moi de n’être pas toujours très clair. J’écris au fil de la plume et parfois en me relisant un peu tardivement, je vois que mon texte a des faiblesses. Nous ne faisons pas des communications académiques, nous discutons entre amis. Ce n’est donc peut-être pas la profondeur de ma pensée qui vous déroute, mais plutôt mon manque de d’ordre et de clarté.

    D’après ce que j’avais lu ou cru lire, le dialogue proprement dit devait être réservé à des spécialistes. Mais peut-être en êtes vous mandaté par votre évêque ou avez tout autre raison valable qu’il ne m’appartient pas de juger et qui vous fait accomplir votre œuvre.

    Je crois que le monsieur que vous citez est sincère. Je suis tout à fait d’accord pour être en paix avec lui et avec ceux qui lui font confiance. Mais je pense que le dialogue doit d’abord marquer ses limites, les limites sont la foi de chacun, il ne faut qu’aucun des dialogueurs ne cherche à convertir l’autre. Il ne faut pas de prosélytisme ni d’un côté, ni de l’autre. La Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, me semble une bonne base pour aller de l’avant dans une œuvre commune. (Selon moi cette déclaration est essentiellement bonne, elle présente un aspect contestable sur le mariage dont la définition appartient à l’Eglise et à elle seule. Le mariage est un mystère sacré.). Si la conversation dévie sur les fois de chacun, cela risque rapidement de s’envenimer, car en ces matières, la raison n’est plus un critère de discussion.

    Naturellement les gens sont libres de se convertir, mais c’est une autre question. Vous savez que Notre-Seigneur a critiqué le prosélytisme en reprochant aux pharisiens (Mt 23,15) de parcourir les mers pour faire un prosélyte, avec un résultat pire que si le nouveau converti avait été laissé tranquille.

    Selon moi, dans cette œuvre commune, chacun devra examiner sa conscience (même la partie catholique) sur son respect des droits de l’homme. Je salue votre courage et je vous souhaite beaucoup de succès. C’est émouvant ce que vous faites.

    Ne me consultez cependant pas comme un oracle, je ne suis qu’un laïc et je me reproche parfois d’être agressif, polémique. La caque sent toujours le hareng : je suis issu d’un milieu relativement déchristianisé, plutôt athée.

    Vive le Christ-Roi, monsieur l’abbé !

  28. Il me semble qu’il y ait «erreur sur la personne» !
    De votre côté, vous me dites, « je ne suis qu’un laïc »… Pour moi, vous n’êtes pas « que »… ! Vous êtes un baptisé et votre dignité, notre dignité à tous, nous vient de notre baptême qui nous unit au Christ Jésus : nous l’avons revêtu et il est notre dignité. Elle est identique pour chacun des membres de son Corps et quelques sacrements que nous puissions recevoir par la suite, cela ne change rien à notre commune et égale dignité. Après, dans le Corps, les fonctions sont différentes, mais pas la dignité. Vous n’êtes pas « que»… Votre dignité n’est pas inférieure à celle de votre curé.
    Si vous faites l’inventaire de ce que Jésus vous a donné en partage, vous constaterez que vous avez tout : son Père, son Esprit, sa Mère, sa Vie, son Corps et son Sang, sa gloire, le pouvoir de faire ce que lui-même a fait ici-bas, ses frères… que vous manque-t-il pour n’être « que » ?
    De mon côté, vous m’appelez monsieur l’abbé. Je sais bien que ceux qui tiennent d’une prétendue tradition se font ainsi appeler. Mais dans l’Église qui est la mienne, il n’en est pas ainsi et je n’ai d’autre titre qu’Arnaud. Je n’ai entendu aucun de mes homologues se faire appeler autrement que par leur prénom. Je ne suis pas prêtre.

    Si vous venez d’un milieu déchristianisé, ce n’est pas mon cas : au début de sa « révolte », avant qu’Ecône ne soit, quand Mgr Lefebvre sillonnait la France pour mobiliser des troupes, il venait chez mes parents pour y rencontrer ses partisans. Je n’en ai jamais fait partie.
    On vous a refusé chez les Bons Pères ? Moi, il m’ont tout simplement viré à la fin de la 1ère et j’ai poursuivi dans « la laïque » : je ne voulais plus aller à la messe tous les matins. Aujourd’hui, j’y vais, quand je peux, tous les soirs !

    Le dialogue comme moyen de communication et non tentative de conversion de l’autre. Il y a longtemps que ceux qui me connaissent ont renoncé à me faire changer de religion. Comme, pour les Musulmans, la seule voie du Bien est l’Islam, ils ne comprennent pas que quelqu’un d’une autre religion fasse le bien, vive bien et parfois au-delà de ce qu’un Musulman peut faire. C’est un brin choquant pour eux et pour que cela cesse de leur intriguer, ou même scandaliser, ils vous proposent de vous convertir.
    Il est très rare que je parle de « religion » avec un Musulman. Qu’ais-je à lui manifester d’autre que l’amour de Dieu pour lui. Quelqu’un m’a dit « nous devons accompagner Dieu dans sa marche vers le monde ». Pour la Rencontre. Et je me souviens que la Rencontre, elle se fait dans une simple tente, « en dehors du camp ». Et nous, nous voulons faire de notre Eglise un camp retranché. Nous ne rencontrerons plus personne, ni Dieu, ni le monde de nos frères.
    Mon évêque ne m’a donné aucun mandat particulier sinon vivre au milieu des habitants de ce pays, tous musulmans, et parler en frère à tous ceux que je côtoie…Le seul mandat : les aimer et servir les plus pauvres d’entre eux.
    Créer des ponts entre deux mondes…On n’a pas fini !

  29. Je dis que je ne suis qu’un laïc, parce que je fais partie de l’Eglise enseignée. En matière de foi, je reçois celle-ci par la hiérarchie. En revanche, j’ai la possibilité de donner mon avis sur le droit naturel. C’est ce que font les tribunaux laïcs, ils ne peuvent enseigner une foi, mais ils peuvent décider au nom de la raison. Il me semble qu’un laïc ne peut enseigner que s’il a reçu mandat.

    J’ai cru que vous étiez prêtre car vous avez écrit : « Je vis au milieu des Musulmans et je viens de fêter la Résurrection du Seigneur en baptisant 3 adultes au cours de la veillée pascale… » Ordinairement ce sont les prêtres qui baptisent et qui organisent les veillées.

    Mgr Lefebvre ne cherchait pas à recruter des partisans. Mais je pense qu’il sentait intuitivement, sans pouvoir l’exprimer, que l’épiscopat violait la liberté religieuse des catholiques. Il attirait donc des gens en leur permettant de vivre leur foi selon leur culture, comme c’était leur droit. Et comme c’est encore leur droit. Ensuite cela a dévié en raison de la confusion régnant parmi les chrétiens et maintenant les lefebvristes veulent enseigner la théologie au Pape… C’est ridicule. Malheureusement pour eux c’est bien pire que ridicule, cela va avoir sur eux à des conséquences « incalculables » selon l’expression du Pape.

    Les lefebvristes ont des points communs avec les musulmans (dont cette méfiance à l’égard de la liberté).

    « Monsieur l’abbé » est une expression XIXe siècle qui signifie « Monsieur le Père ». C’est respectueux. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait plus l’utiliser. C’est la culture française et personne ne peut nous l’interdire. C’est notre droit, c’est notre liberté. C’est notre culture.

    La liberté, la libération sont des notions au centre de la vie personnelle et sociale dans le christianisme et concerne l’humanité entière. L’épiscopat (un certain épiscopat) a malheureusement tendance à l’oublier en tentant d’imposer une idéologie. J’ai été particulièrement indigné des attaques subies par les manifestants cet automne. Ils défendaient la liberté religieuse et en ce sens ils défendaient l’humanité entière quels qu’aient pu être leurs mobiles par ailleurs.

  30. Pierre Régnier

    Il me semble que la plupart des commentateurs font ensemble ici la même erreur que l’évêque Dubost et l’abbé Roucou : ce n’est pas la non-violence religieuse et la paix du monde qui les intéresse le plus mais l’avenir du DOGMATISME.

    Les uns et les autres souhaitent avant tout le sauver, même si c’est de manière opposée.

    L’islam est bien incompatible avec la doctrine religieuse de Jésus, mais à condition que ce soit VRAIMENT à la doctrine de Jésus qu’on le compare.

    Or l’Eglise actuelle continue de défendre ET A MÊME RENFORCE la théologie criminogène que Jésus, jusqu’à ce jour en vain, a tenté de détruire.

    La réaffirmation et la justification, par les Pères de l’Eglise catholique, d’une prétendue « bonne » violence prétendument « voulue par Dieu » est ce qui a permis au prophète Mohamed et aux rédacteurs du Coran de créer leur nouvelle religion, la plus violente de toutes.

    C’est à la destruction de cette base théologique criminogène et au retour au véritable merveilleux message de Jésus que les catholiques – mais aussi les autres chrétiens – devraient enfin ce consacrer en ce début de 21e siècle.

  31. jejomau

    stop Arnaud41 ! Nous nous connaissons… Vous n’aimez qu’un Dieu : Allah . Moi, c’est Jésus-Christ. Et je juge l’arbre à ses fruits. Le vôtre instaure la crucifixion, les amputations, la charia,; le voile ou le niquab; refuse le paradis aux femmes; instaure l’excision comme « de la chirurgie esthétique » (je cite un grand imam Egyptien)etc…

    Alors : stop ! Vivez en leur sein. Mais il est inutile d’essayer de nous convaincre sur leur grande charité et leur voie de Salut !

  32. @ denis merlin.
    Bonjour ! Nous allons être complètement hors sujet et notre « conversation de salon », n’aura plus trop sa place ici…
    De nos échanges, je retiens combien notre passé, notre formation nous marque. Le juriste n’a pas disparu avec l’âge de la retraite ! Après une carrière dans l’armée, il m’a fallu passer 3 ans dans le silence d’une abbaye, la prière, le travail manuel, la formation et la méditation pour sortir d’une certaine vision de l’obéissance et de la hiérarchie. J’y suis presque arrivé…tant l’écart est grand entre ce que le Règne de Dieu suppose et ce que je vivais sous l’uniforme : tout est ici inversé.
    La hiérarchie de l’Eglise : une pyramide pointe en bas. Vous, qui ne vous dites « que… », vous êtes au sommet.
    Pour l’expression « Monsieur l’Abbé » que les diacres des communautés dites « traditionnelles » revendiquent, il faut voir que, si c’est un usage, il est complètement inadapté quand on s’adresse à un diacre. Surtout si cela signifie « Monsieur le Père »…moi, je suis grand-père. Et n’ai aucune autorité et n’en revendique aucune. Aux Vêpres du Mardi de Pâques, hier soir, les fidèles étaient invités à prier pour ceux qui les conduisent : « évêques, prêtres et diacres ». J’ai sauté « diacres », car un diacre n’a aucun pouvoir de conduire. Il y a une déférence déplacée, non évangélique dans l’usage de « Monsieur l’Abbé » pour un diacre. Au café, quand vous connaissez un peu le « garçon », vous l’appelez par son prénom : « Jules ! », « Antoine ! »
    Dans l’Eglise, j’ai la même dignité que mes frères et la même fonction que le garçon de café : être attentif, à ma place, et servir. « Arnaud ! »
    Ni Roi, ni Prophète, ni Prêtre : Jésus n’a revendiqué qu’un titre ; lui le « Seigneur et le Maître », celui de Serviteur.
    Enfin, je note votre dernière phrase, « ils défendaient l’humanité entière quels qu’aient pu être leurs mobiles par ailleurs.»
    « Quels qu’aient pu être leurs mobiles par ailleurs ». Évangile est incompatible avec les idéologies tant de droite que de gauche. Elles sont un poison et rendent inopérant le message évangélique. « Leurs mobiles » ne peuvent pas être « par ailleurs ». Ils sous-tendent l’action et la colorent.
    Nous voici bien loin du congrès de l’UOIF…
    Merci de ce temps passé avec vous !

  33. J’ai appris en droit que les mobiles ne qualifient pas un acte. Ce qui le qualifie, c’est l’intention.

    Sinon, nous jugerions les personnes en ayant pour critère leurs religions. Ah ! vous avez tué parce que vous étiez de telle religion ou de telle opinion, vous avez donc cru bien faire. Donc pas de sanction, au contraire votre mobile était désintéressé, vous serez décoré. Ah ! vous avez repoussé un injuste agresseur, mais on sait par ailleurs que vous ne l’aimiez pas, donc vous êtes coupable de coups et blessures. Je sais que cela existe, en quelques cas, dans le droit actuel, mais c’est une aberration intellectuelle.

    Que penserait-on d’un juge qui dirait :

    Vous avez rendu un grand service à votre voisin, mais c’était par vanité, donc votre voisin ne vous doit pas les frais que vous avez exposés pour son compte et dont il a bien profité. Vous auriez dû agir par charité, mon pauvre ami !

    Cela ne marche pas comme cela. Les manifestants manifestaient pour la liberté, même si certains de leurs slogans étaient ridicules ou erronés, cela n’a pas d’importance, ils manifestaient pour la liberté religieuse. Sinon il faudrait faire passer des examens de droit, de morale et de théologie à chaque manifestant pour pouvoir juger de ses actes. Nous jugeons donc des actes, indépendamment des mobiles.

  34. Pierre Régnier

    @ Denis Merlin

    Le problème n’est pas de « croire ou non bien faire »,

    mais d’arriver à un état spirituel des religions tel qu’elles n’enseigneront plus à « bien faire » tout en justifiant les pires massacres qu’elles prétendent « voulus par Dieu » « pour le bien de l’humanité ».

    Je persiste à croire qu’IL EST POSSIBLE d’atteindre cet état.

    A condition de se le fixer très explicitement comme OBJECTIF.

  35. @ Arnaud41,

    Ce principe de droit, je l’ai tiré d’un cours de droit pénal du Pr. Stefani. Je me souviens que je « débarquais » et cette distinction entre « mobile » et « intention » m’avait beaucoup intrigué avant que je ne saisisse ce que cela signifiait. Je l’ai donc « suée » cette distinction !

    Etienne Gilson dit aussi que les sciences se distinguent par leur objet.

    Par exemple, il faut donc distinguer soigneusement la psychologie et la spiritualité qui appréhendent (dans la mesure où c’est possible) les mobiles, du droit, domaine social, qui n’appréhende que les intentions. C’est pourquoi le mot « euthanasie » est un euphémisme pour assassinat et provocation à l’assassinat (par la future victime, voire par le « législateur »). Aujourd’hui le droit tente d’appréhender les mobiles et de qualifier les actes selon les mobiles. Ce qui fait du législateur et des juges des « justiciers » soumis à leurs arbitraires. Nous en avons un exemple dans les lois sur l’avortement et sur l’euthanasie.

    C’est un progrès vers la barbarie. Nous vivons sans doute la période de « désorientation diabolique » dont parle je ne sais plus quel mystique. C’est la destruction de la culture et de la civilisation. Il faut toutefois tempérer cette opinion en constatant que « tout a toujours très mal marché » (selon le mot de Jacques Bainville) et que Louis XVI, déjà portait ou laissait porter une main sacrilège sur la liberté du mariage en interdisant les mariages inter-raciaux en 1777. Tout n’est donc pas clair et simple, évidemment dans la vie et dans l’histoire, les progrès et les régressions sont contemporains, selon les domaines. « Il y plus de choses dans le ciel et sur la terre que n’en peuvent contenir toute la philosophie » selon le mot Shakespeare que je me permets d’adapter à mon propos.

    Et voici le texte original et ma traduction (personnelle) :

    « There are more things in heaven and earth, Horatio,
    Than are dreamt of in your philosophy. »

    « Il y a plus de choses au ciel et sur la terre, Horatio, que n’en peut rêver votre philosophie. »

  36. Cher monsieur Pierre Régnier,

    Votre catéchisme relativiste franc-maçon, je connais. Je vous répond « Il y a plus de choses au ciel et sur la terre que n’en peut contenir votre philosophie. » et aussi : « Méfiez-vous des idées claires et distinctes. »

    Etablir une corrélation nécessaire entre religions et massacres est une faute de logique qui révèle une certaine confusion intellectuelle.

    Historiquement, on a vu avec l’athéisme ou le déisme que l’ère des massacres était terminé. Ce qui se passe sous nos yeux avec l’avortement de masse et financé par le Trésor public en témoigne et ce qui s’est passé récemment en Libye en témoigne aussi (bombardement de populations civiles par des laïcistes). Et alors la petite marmotte… Mais bien sûr…

    A +, cher Monsieur.

  37. jejomau

    Il n’y a qu’UNE Vérité et c’est celle-ci : Croire en Jésus-Christ. Car Jésus-Christ est Vrai Dieu et vrai homme. Et il affirme : « Je suis La Vérité, Je suis La Voie, Je suis la Vie » . Point barre. Qui ne croit pas en Lui ne peut être sauvé car il faut être baptisé « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».
    Or Jésus-Christ a donné le pouvoir de pardonner à Son Eglise. Et comme le disent bien les pharisiens dans les Evangiles : « Qui peut pardonner s’il n’est Dieu?  » Ainsi, si l’Eglise, seule, a ce pouvoir… alors c’est que l’Esprit de Vérité vit en son sein !

    Eh oui.. !

  38. Il nous faut nous convertir, approfondir notre FOI et ensuite la prêcher à temps et à contre-temps comme disait sainte Catherine de Sienne.
    Notre foi n’est pas un malaxage de différentes religions. La religion catholique nous suffit amplement.
    Le dialogue voulu ou organisé par certains évêques a-t-il également lieu entre « les conciliaires » et les catholiques fidèles? Pour ma part, je suis persuadé du contraire en ayant été, à plusieurs reprises, le témoin du contraire.
    Loué soit Jésus-Christ.

  39. Ce dialogue voulu par l’Eglise était l’instruction civique enseigné à l’école laique au temps ou elle se souciait de morale cela reste encore du devoir de l’état de créer du vivre ensemble; quant au dialogue inter religieux l’islam reçoit la parole de Dieu par l’intermédiaire de mahomet, le Chrétien écoute la parole de Dieu sans intermédiaire donc dialogue de sourd ou piège à gogos

  40. champoiseau

    Quand va-t-on arrêter de s’extasier sur le « JEUNE » du ramadan?. ça me fait penser au film des « visiteurs »; « jour-nuit,nuit-jour!
    Alors cela s’appelle jeûner de se GAVER LA NUIT et de ne pas manger le jour? on fait simplement l’inverse de ce que l’on fait habituellement.
    Je ne mange pas la nuit, donc je jeûne? Quelle hypocrisie!!!!!!
    Nous, catholiques, faisons le carême donc nous privons la journée et nous ne nous « gavons » pas la nuit!
    Assez de ce matraquage par les « merdia ».

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