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La com’, cette nouvelle maladie diocésaine

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La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et l’association CLER Amour et Famille ont contraint à la fermeture le « Love shop » situé rue Saint-Martin à Paris, à 90 m de l’école élémentaire et du collège Saint- Merri, qui enfreignait la loi sur la protection de l’enfance de 2007. Celle-ci interdit « l’installation à moins de 200 mètres d’un établissement d’enseignement, d’un établissement dont l’activité est la vente ou la mise à disposition du public d’objets à caractère pornographique».

Mais dans l’archidiocèse de Sens-Auxerre, le porno ne semble pas déranger l’évêché où règne Mgr Yves Patenôtre (72 ans) depuis 2005.  L’édition de l’Yonne Républicaine du 24 février 2012 (cf photo ci-contre) se plaint d’une « croisade » contre le porno. Et quelle croisade : quelques autocollants intitulés « Porno, ras-le-bol » ont été apposés sur des affiches de lingerie féminine dans un abri-bus…

C’est cela que le diocèse de Sens-Auxerre s’est cru obligé de « condamner ». « On ne peut pas cautionner ça » martèle la responsable de la communication. La com’... C’est la nouvelle pastorale dans les évêchés. Mépris de la vérité, tolérance au scandale et adoration de la com’. Il ne faut plus dire le bien ou le mal, le faux et le vrai, le juste et l’injuste. Il faut faire de la com’.

La responsable de la communication déplore ainsi «des mouvements qui se sont radicalisés». Un mouvement qui se radicalise, c’est un mouvement qui n’est pas entré dans l’ère de la com’.