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La France catholique face à l’islam

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Texte intéressant de Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers et Président de l’Observatoire Foi et Culture (OFC) à propos du livre de Pierre Manent, Situation de la France (Desclée de Brouwer, 2015).

« Il serait regrettable que le livre de Pierre Manent soit réduit à un appel à abandonner la laïcité et à baisser la garde devant l’islam. Même si la réflexion de Pierre Manent aborde la présence de l’islam en France et en Europe, ce point n’est que la mineure de son propos. Pour lui, l’islam n’est que le révélateur des maux et des carences du politique en France et en Europe. Il le souligne dans le débat qu’il tint avec Alain Finkielkraut et que publia Le Figaro le 13 octobre 2015 :

« Le problème le plus alarmant qui assiège la France et l’Europe, c’est une désorientation générale, une impuissance croissante à penser et à vouloir un projet commun. L’irruption de l’islam révèle ce problème, l’aggrave sans doute, mais cette désorientation existe indépendamment de l’islam. »

Plus que la question de la mixité ou non dans les piscines, c’est bien le diagnostic qu’il pose sur le politique en France, sur l’état moral du pays, qui doit retenir l’attention, et c’est cela que pointe le titre donné à l’essai : Situation de la France. Plus que de vilipender des éléments qu’ils peuvent lui estimer exogènes, l’islam en l’occurrence, c’est avant tout sur eux-mêmes et leur système politique que la France et les Français doivent s’interroger.

Retenons les éléments principaux du diagnostic :

C’est d’abord la mémoire douloureuse de la défaite qui poursuit la France dans son doute d’elle-même ; elle demeure déterminée par la défaite de juin 1940 : « Nous ne nous en sommes jamais remis » (Situation de la France, p. 8). Je pourrais aussi ajouter que la période coloniale et de l’Empire français d’Outre-mer a laissé à la fois nostalgie et culpabilité.

Ensuite, c’est le nouveau rapport au collectif et à la règle né de mai 1968.

« S’il est nécessaire de reconnaître la profondeur des transformations induites par “Mai 68”, il importe aussi d’en préciser le caractère. Leur vérité effective réside dans la délégitimation des règles collectives, qu’elles soient politiques ou simplement sociales » (o.c., p. 10).

La conséquence est que désormais la loi a pour finalité de donner forme juridique aux aspirations des individus-citoyens. Sur ce point, Pierre Manent demeure fidèle à ses travaux et à la pensée qu’il exprime dans ses précédents ouvrages. Citons en particulier La Cité de l’homme (Flammarion, 1994, rééd. 2010, p. 292) :

« L’homme moderne, en tant que moderne, fuit la loi et la poursuit. Il fuit la loi qui lui est donnée, et il cherche la loi qu’il se donne. Il fuit la loi qui lui est donnée par la nature, par Dieu, ou qu’il s’est donnée à lui-même hier, et qui aujourd’hui lui pèse comme la loi d’un autre. Il cherche la loi qu’il se donne à lui-même, et sans laquelle il serait le jouet précisément de la nature, de Dieu ou de son propre passé. La loi qu’il cherche ne cesse de devenir, elle devient continûment la loi qu’il fuit. En fuite et en recherche, ne cessant de poser devant lui la différence des deux lois, l’homme moderne procède ainsi à la création continuée de ce qu’il appelle l’Histoire ».

Ensuite, c’est la manière dont est éprouvée la religion. Alors qu’elle ne devait être qu’une affaire seulement privée, l’islam rappelle qu’elle est un fait social et collectif et qui entend demeurer tel. Ceci vaut d’ailleurs pour toutes les religions, dont le christianisme :

« La première cause du désarroi qui nous paralyse aujourd’hui réside, je crois, dans la perplexité toute particulière que nous éprouvons devant le phénomène religieux […]. Nous ne savons plus guère comment parler de la religion comme fait social ou politique, comme réalité collective, comme association humaine » (Situation de la France, p. 17).

Certes, si l’État français semble impuissant à agir, l’Europe aurait pu faire quelque chose. Point n’est besoin de longs développements pour constater qu’il n’en est rien :

« L’islam ne s’insérera pas en Europe en s’avançant simplement sur la plaine des droits de l’homme, vide de choses communes, et passivement ouverte à tout contenu nouveau. Il ne viendra pas davantage enrichir ou troubler la culture européenne, instance politiquement indéterminée qui ne saurait fournir les ressorts de l’action » (o.c., p. 110).

Pour Pierre Manent, nous sommes dès lors devant une alternative, ou plutôt devant un double impératif qu’il se garde d’opposer ; il appelle semblablement l’un et l’autre. D’une part, et pour les raisons que je viens de rappeler et qui portent pour nom impuissance, il convient de faire droit à l’islam comme fait social et à ses pratiques communautaires ; de l’autre, devant l’incapacité à l’Europe à exister comme identité culturelle forte, seuls les nations peuvent être en capacité de trouver des forces nouvelles leur conférant des capacités à exprimer un projet commun auquel adhèrent toutes les populations d’un pays. Ceci passera nécessairement par l’éducation et par le rôle unique et prioritaire reconnu à la langue française. Or, nouveau problème :

« L’État à l’oeuvre depuis quarante ans tend à priver l’éducation de ses contenus, ou à vider ces contenus de leur caractère, si j’ose dire, impérativement désirable, pour installer le peuple enfant dans la méfiance ou l’indifférence à l’égard de tout ce qui se  présenterait comme un discendum – une chose à apprendre […]. Comment commencer par le commencement, et rassembler les enfants dans la pratique compétente de la langue française, quand on a tant fait pour dépouiller celle-ci de ses “privilèges” ? Si tout tend à signifier que le français n’a pas plus de titre à être enseigné et pratiqué que l’anglais, le breton ou l’arabe, quelle finalité associative conserve encore l’éducation ? » (o.c., p. 40-41).

Dans l’attente de temps meilleurs, si tant est qu’ils soient désirés et mis en oeuvre, il convient de composer avec le fait social massif qu’est la présence des musulmans, citoyens français, et de l’islam, religion du pays :

« La politique possible est un compromis entre les citoyens français musulmans et le reste du corps civique. Je ne me propose pas d’esquisser ici le programme d’une telle politique, mais je soutiens que ce compromis reposera nécessairement sur deux principes qui ne peuvent valoir que s’ils sont honorés ensemble : d’une part, les musulmans sont acceptés “comme ils sont”, on renonce à l’idée vaine et passablement condescendante de “moderniser” autoritairement leurs moeurs, pour ne rien dire de cette “réforme de l’islam” à laquelle aspirent avec une passion un peu difficile à comprendre tant d’athées de notre pays ; d’autre part, on préserve, on défend, on “sanctuarise” certains caractères fondamentaux de notre régime et certains traits de la physionomie de la France » (o.c., p. 71).

Pour autant, l’État devra poser des règles et des limites.

« Les restrictions que notre régime politique est tenu, je crois, d’imposer aux moeurs musulmanes traditionnelles se ramènent à l’interdiction de la polygamie et du voile intégral » (o.c., p. 76).

Sans doute est-on ici dans ce qui est un minima ; rien n’est dit par Pierre Manent au sujet des règles musulmanes du mariage ou du respect de la liberté religieuse. C’est d’ailleurs ici qu’Alain Finkielkraut se montre le plus incisif :

« Qu’est-ce à dire ? Que les musulmans, soucieux d’éviter la mixité, pourront choisir à l’hôpital leur médecin selon son sexe ? Que nous devrions nous résigner à accueillir chez nous des salons de la femme musulmane où des imams certifiés menacent celles qui ne portent pas le voile islamique des feux de l’enfer dans l’au-delà et d’agressions sexuelles méritées ici-bas ? Tout dans notre communauté d’expérience s’y oppose » (Le Figaro, 13 octobre 2015).

Loin d’agiter les « valeurs de la laïcité », ce hochet imaginaire et qui ne sera d’aucune efficience, c’est bien au pays dans son ensemble, à son projet politique, que s’adresse le livre de Pierre Manent.

« Les musulmans français ne trouveront leur place dans la société française que s’ils la trouvent dans la nation. Ils ne la trouveront dans la nation que si celle-ci les accueille selon sa vérité et selon leur vérité – non pas donc simplement comme des individus-citoyens titulaires de droits accueillent d’autres titulaires des mêmes droits, mais comme une association de marque chrétienne fait sa place à une forme de vie avec laquelle elle ne s’est encore jamais mêlée sur un pied d’égalité » (o.c., p. 164).

On relèvera ici la formule « de marque chrétienne », qui revient plusieurs fois et jusque dans la dernière phrase du livre (o.c., p. 173) pour désigner l’empreinte que Pierre Manent reconnaît ineffaçable en France et en Europe, comme moule toujours fécond du « bien commun » à partager.

Il souligne également la place que sont appelés à tenir les juifs :

« La part qu’ils prennent désormais à la vie du monde réclame d’eux un rôle médiateur qui répond, on le croit à la vocation la plus profonde du judaïsme » (o.c. p. 53).

Mais les catholiques sont également interpelés : eux

« aussi ont à accomplir l’opération délicate qui, après et avec la séparation, permet l’union sans confusion entre le politique et le religieux. Eux aussi ont à se donner comme citoyens à un corps civique plus grand que l’association des catholiques français, non pour s’y perdre, mais pour y trouver leur place et y prendre leur part en tant que catholiques. Il s’agit pour eux aussi d’accomplir ce mouvement de l’âme qui est à la fois rétrécissement et agrandissement, humiliation et élévation » (o.c., p. 152-153).

En effet, si l’État n’assume pas sa mission, si les nations se dissolvent, le risque est que les groupes s’organisent pas eux-mêmes, tant pour l’éducation que pour tout autre élément de la vie sociale. Ceci n’est pas qu’une hypothèse, dans bien des domaines déjà – je pense à l’école en particulier. »

16 comments

  1. Au fond, il s’agit de légitimer des comportements illégitimes qui bafouent l’ordre public. Il est incroyable qu’un évêque puisse faire de la publicité pour ce genre de texte relativiste et, tout bien réfléchi, sans intérêt.

    Ne faisons pas semblant d’ignorer le Compendium de doctrine sociale. Réfléchissons à la signification du mot « laïc », mot d’origine juive et chrétienne (Samuel et David).

    Le Compendium apporte des réponses éclairantes et fermes sur l’organisation sociale.

    http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html

    En outre, le respect de l’identité française de l’ordre public français n’est pas facultatif pour les Français dont Mgr Wintzer fait partie.

  2. A Z

    Bonjour,

    A. Intéressons-nous, interrogeons-nous, également, en présence de la question suivante : quelle est la vraie nature de l’islam ? S’agit-il plutôt d’une religion séculière, comportant en son sein plutôt une tendance à la volonté de puissance temporelle, ou s’agit-il plutôt d’une tradition sapientielle, comportant en son sein plutôt une tendance à la volonté de sagesse spirituelle ? Si ces tendances coexistent, cohabitent, dans l’islam, quelles sont, le plus souvent, dans l’espace et dans l’histoire, la tendance « dominante », et la tendance « récessive » ? Et que pensent les musulmans eux-mêmes sur la présence de ces tendances, ou sur les relations entre ces tendances, à l’intérieur de la doctrine et de l’histoire de leur propre religion ?

    B. Par ailleurs, se pose aussi la question de savoir ce que pensent les ex-musulmans de l’islam, que ces ex-musulmans se soient convertis au christianisme ou non ; il arrive en effet que ce soit eux qui parlent le mieux de l’islam, dans la mesure où ils le connaissent et le comprennent de l’intérieur, tout en appréciant ses mérites et ses limites d’une manière critique, rendue possible par la prise de distance, par l’acquisition d’un point de vue situé à l’extérieur. Interrogeons-nous sur les constatations et les explications, sur les prises de conscience et les remises en cause de ceux qui, en prenant « parfois » des risques considérables, ont fini par se déprendre de cette religion, ce qui est bien plus dangereux que de se déprendre du christianisme.

    C. Aujourd’hui, il existe un principe général de désorientation des consciences ; certains, partisans d’une anthropologie et d’une civilisation d’origine occidentale et d’inspiration plutôt permissive, se trompent et nous trompent sur le vrai sens de l’autonomie de l’homme, mais ils ne sont pas les seuls à se tromper et à nous tromper, car d’autres, promoteurs d’une anthropologie et d’une civilisation d’origine orientale et d’inspiration plutôt répressive, se trompent et nous trompent sur le vrai sens de l’autorité de Dieu.

    D. Il ne tient qu’à nous, d’abord, de préciser ou de rappeler que la vocation de l’être humain ne consiste ni à s’adonner à l’égolâtrie, ni à se soumettre à la théocratie ; il ne tient qu’à nous, ensuite, de préciser et de rappeler qu’il existe, en Jésus-Christ, un cheminement, une dynamique, propices à la meilleure articulation entre l’autonomie de l’homme et l’autorité de Dieu, entre charité et vérité, entre dignité et liberté, entre liberté responsable et vérité objective, avant tout dans l’ordre du croire personnel, et non avant tout dans celui de l’agir collectif ; il ne tient qu’à nous, enfin, de préciser ou de rappeler que c’est en Jésus-Christ qu’existe la meilleure articulation entre intégration et libération, entre intégration au collectif et libération personnelle.

    E. Quelques mots s’imposent sur la notion d’intégration : pouvons-nous reprocher à qui que ce soit d’avoir du mal à s’intégrer, de ne pas être capable, de ne pas être désireux, de s’intégrer, à une civilisation qui, au moins depuis 1975, est en train de s’autodétruire, à grands renforts de confusions, libératoires, et non libératrices, entre humanisme et hédonisme, entre liberté et libertarisme, entre égalité et égalitarisme, entre fraternité et fraternitarisme ? Quel idéal, éclairant, mais aussi exigeant, avant tout édificateur, et non faussement émancipateur, prescrivons-nous ou proposons-nous, d’une manière générale, aux jeunes générations, dans le monde occidental, depuis 1975, voire depuis 1945 ? N’avons-nous pas à mettre en œuvre un examen de conscience collectif sur ce que nous ne recevons plus, sur ce que nous ne transmettons plus, dans le domaine de la culture, au sens large, aux générations successives ?

    F. Quelques mots s’imposent aussi sur la notion de libération : il se trouve que, depuis l’intérieur de l’Eglise catholique, nous subissons, là aussi, au moins depuis 1945, l’ambiguïté et l’aveuglement volontaires de bien des clercs, d’abord, entre 1945 et 1989, sur l’atlantisme et le communisme, ensuite, depuis 1979, sur l’atlantisme et l’islamisme, et il se trouve aussi que les mêmes clercs ont le plus souvent plutôt tendance à nous parler davantage de la liberté à laquelle aspire l’homme que de la vérité inspirée par le seul vrai Dieu.

    G. Eh bien, je pose la question : en quoi cette ambigüité et cet aveuglement volontaires de bien des clercs, sur bien des « signes des temps », sont-ils libérateurs, libérateurs, en particulier, pour l’intelligence des catholiques ? En quoi cette ambigüité et cet aveuglement volontaires, mais je pourrais aussi bien parler d’angélisme, d’irénisme, d’utopisme, sont-ils vraiment inspirés par l’Ecriture, la Tradition, le Magistère, mais aussi par la connaissance et la compréhension des aspirations, évolutions, motivations, situations, culturelles, sociales, historiques ? En quoi sommes-nous libres de parler publiquement, au sein même de l’Eglise catholique, de cette ambigüité et de cet aveuglement volontaires, et de leurs conséquences délétères ?

    H. Cette ambigüité et cet aveuglement volontaires, hier « con-ci-li-ai-res », aujourd’hui « é-van-gé-li-ques », font bien plus partie du problème que de la solution, mais les théologiens et les évêques concernés auront-ils le courage et la franchise de se libérer et de nous libérer de ce qui est faussement libérateur, alors que la distribution gratuite et le port obligatoire de lunettes roses constituent un asservissement pour, ou plutôt contre, l’intelligence des catholiques, et empêchent de nommer enfin, un peu, vraiment, les choses ?

    Bonne journée.

    A Z

  3. La prétendue « défaite » de 1940 est en réalité le résultat de la trahison du gouvernement britannique qui n’a engagé que 10 % des forces alliés en présence et plus tard a refusé l’usage de son aviation.

    « La BEF [British expiditionary force] était commandée par le général Lord Gort. Cette force ne constituait qu’un dixième des forces alliées en face des forces allemandes sur le front allant du Rhin à l’Atlantique, »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Corps_exp%C3%A9ditionnaire_britannique

    Je ne mésestime en rien le sacrifice des pauvres soldats britanniques, mais leur gouvernement a trahi la France en 1940.

    Ce seul fait explique la « défaite » de la France qui est d’ailleurs aussi celle de l’empire britannique.

    Cette littérature anti-France ressort constamment ces hoax odieux. Le style sentencieux ne peut dissimuler la vacuité de la substance.

  4. coco

    Je ne comprends même pas comment on peut publier un torchon pareil!
    Encore et toujours la vielle complainte des méchants catholiques français de souche, racistes et persécuteurs de pauvres musulmans maltraités…..

    L’église catholique en la personne de ces évêques et le premier fossoyeur de la France.
    Messieurs les curés, si vous aimez autant l’islam, il y a 57 pays qui ont fait de la charia leur système politique, alors allez donc y vivre, et nous, nous prendrons à votre place de vrais curés issus de la communauté St Martin afin d’avoir des messes et une liturgie digne de ce nom.

    J’en ai ras-le-bol de votre incompétence et de votre manque de charité chrétienne à l’endroit du troupeau dont vous avez la charge.

    A bon entendeur…..

  5. L’ordre public catholique français est possible. Il est obligatoire pour tout catholique français de le prôner. Tout homme doit le respecter en France. L’ordre public universel doit être respecté par tous les hommes.

    La « sociologie » « science » fort contestable, voire absurde (un sociologue décrit « objectivement » une société dont il partage les valeurs subjectives et au moyen de ces valeurs), n’a aucune valeur normative. Le droit universel a une valeur normative. Il est fondé sur les valeurs de vérité et de justice. Le droit français institue un ordre public français qui n’est facultatif pour aucun Français. Cet ordre public français, c’est liberté, égalité, fraternité (il est donc affirmation de la foi chrétienne, car la fraternité est de foi et non conclusion de la raison). L’ordre public français est catholique, c’est notre liberté.

    Revendiquons à la face des évêques l’ordre public catholique français. C’est notre liberté. C’est notre droit. Les évêques n’ont aucune qualité pour nous l’interdire.

    Vive la France libre en face du haut clergé partial ! Liberté, égalité, fraternité !

  6. Mario

    La défaite de la France en 1940 – n`a rien a voir avec les britanniques. C`est la désorganisation générale du haut commandement Français, la faiblesse et lâcheté des hommes politiques Français de l`époque. Une décomposition nationale que l`on revoit encore actuellement.

    Tant que la France continuera de trahir son pacte avec le Christ – Pacte de Clovis et de St-Rémi – France fille ainée de l`Église chargée de la protection, de l`enseignement militant et de l`expansion de la foi catholique – et non pas de sa destruction par la trahison de 1789 – la France risque fort de continuer a payer une facture lourde.

    • Votre commentaire est un résumé de la thèse traditionaliste. Pourtant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 fut en partie rédigée par un thomiste et la devise « liberté, égalité, fraternité » confesse implicitement le Christ (« fraternité » est un donnée de la foi chrétienne et non de la raison). Donc ce n’est pas dans la condamnation sans réserve de la Révolution de 1789 qu’il faut chercher la solution, mais dans la liberté de confesser le Christ, y compris au niveau politique. Cette liberté est impliquée par la devise républicaine. Je précise que je n’ai pas de sympathie pour les révolutionnaires et leurs folies dévastatrices. Mais je reconnais que certaines réformes étaient valables, voire nécessaires (Taine prétend qu’elle auraient été mises en œuvre par la monarchie si on lui en avait laissé le temps).

      Ce que j’écris est largement tributaire des enseignements du Compendium de doctrine sociale, de saint Jean-Paul II, de Benoît XVI et du cardinal Bertone ainsi que de mes lectures historiques.

      Quant à la défaite de 1940, j’ai démontré, citation de wikipedia à l’appui, par des faits qu’elle est due à ce que j’analyse comme une déloyauté du gouvernement britannique de l’époque. Le corps expéditionnaire britannique ne formait que 10 % du dispositif militaire allié alors que la guerre fut déclarée ensemble avec les Britanniques qui formaient une nation de force démographique et militaire analogue à celui de la France. D’autre part, Churchill refusa le concours de l’aviation britannique. Je répète que disant cela je ne mésestime en rien les sacrifices immenses des soldats britanniques présents sur le sol français à l’époque. Je les en remercie au contraire et je salue leurs mémoires.

      Se battre à un contre deux, le résultat est prévisible. Il n’y avait donc aucune désorganisation ou autre faute française. Il y avait des forces alliées très inférieures en nombre par rapport à ce que la France pouvait raisonnablement espérer au moment de la déclaration de guerre en 1939. La France n’a pas failli en 1940.

      Vive le Christ qui est roi de France et du monde !

  7. Excusez-moi ; le dois prendre le risque d’être désobligeant envers vous.
    Prendre la république et sa devise franc-maçonne à la rescousse contre l’attitude de l’Église face à l’islam est le signe d’une totale incohérence.
    Je vous invite à nouveau à lire ce texte :
    https://asasuite.wordpress.com/2015/03/31/si-on-se-decidait-a-ouvrir-les-yeux/#_Toc415518828
    Et, si vous le voulez, nous confronterons nos visions divergentes.
    Il est grand temps que les ténèbres cèdent le pas à la lumière. Non pas celle des philosophes dits « des Lumières » ; mais celle de Jésus, qui ne passera jamais.

    • Le devise n’est pas franc-maçonne. La devise est malicieusement arborée par la maçonnerie pour empêcher les défenseurs de l’ordre public français de l’invoquer. Suprême ruse diabolique, exactement comme lorsque la maçonnerie invoque la « laïcité » pour pouvoir combattre la liberté d’être catholique. L' »enchantement » maçonnique consiste probablement à utiliser des termes valables pour les faire servir à la tyrannie. Dans la bouche d’un chef maçon, tel le « soleil noir » maçonnique, il faut traduire: esclavage, passe-droit et haine. La maçonnerie occupe ainsi le terrain de la vérité pour la faire servir au mensonge et à la haine. Subtil ! Comme le diable, leur maître, est subtil.

      Lisez-donc les discours de Benoît XVI lors de son voyage en France, lisez aussi le Compendium, lisez le cardinal Bertone sur la laïcité. Vous comprendrez.

      • Vous ne semblez pas sot; vous comprendrez donc ce que je vais vous dire :
        1) Dire que cette devise est franc-maçonne n’implique pas qu’elle ait son origine dans la franc-maçonnerie.
        Peu importe l’origine précise de cette devise. Ce qui compte c’est de voir qu’elle est commune à la république et à la FM. Elle est donc républicaine et franc-maçonne. Elle est donc franc-maçonne. Je n’ai rien dit d’autre. Je suis d’accord avec vous « Subtil ! Comme le diable, leur maître, est subtil ». Il l’est tellement qu’il a réussi à vous emberlificoter sur ce point
        2) La laïcité découle de la loi de 1905. Dite de « séparation de l’Église et de l’Etat ».
        Cette loi s’est appuyée sur la malencontreuse initiative de Léon XIII inspirée par son secrétaire d’état Rampolla, (FM du 33 ième degré). Léon XIII, grand pourfendeur de la franc-maçonnerie a livré le peuple français à la franc-maçonnerie en lui intimant l’ordre de se rallier à la république (encyclique Inter Sollicitudines du 16/2/1892).
        Depuis lors, les conceptions vaticanes sont polluées par l’esprit maçon. Pie X, élu en 1903, a essayé de réagir en condamnant le modernisme. Celui-ci a plié ; mais s’est redressé avec les successeurs de Pie X, contre leur gré jusqu’à Pie XII et avec leur approbation depuis Jean XXIII et le Concile Vatican II. Un peu à la fois s’est imposée la nécessité de l’alignement de l’Église sur les lois républicaines, au nom du « bien vivre ensemble » La CEF en est la plus parfaite illustration. Benoit XVI n’a pas échappé à la règle.
        Pourriez-vous préciser ce que je n’aurais pas compris ?
        Quand vous dites « Revendiquons à la face des évêques l’ordre public catholique français. C’est notre liberté. C’est notre droit. Les évêques n’ont aucune qualité pour nous l’interdire ».
        Je ne sais où vous avez pêché cet « ordre public catholique français » ; mais il ne correspond à rien qu’une illusion à laquelle vous avez décidé d’adhérer. Permettez que nous en voyions la stupidité et que nous nous en gardions comme de la peste : Pour justifier ces paroles, a priori sévères, je vous livre ce que m’inspire cette devise :

        La Trinité et la Franc-Maçonnerie
        Dieu est d’abord Père
        Le Fils est le retour de Dieu (Père) sur lui-même.
        Il est l’expression du Père, le Verbe de Dieu. Il est la conséquence, le résultat de la réalité, de l’essence de Dieu. Il est celui qui établit Dieu comme Père. Il est aussi celui pour qui tout est fait, il est la motivation de Dieu, son moteur.
        L’Esprit Saint est le lien entre le Père et le Fils, l’Esprit du Fils, la Vérité en elle-même, le témoin entre le Père et le Fils et l’élan de l’un vers l’autre.
        – Le Père créateur donne la Liberté (Créer, c’est distinguer en lui des formes dont certaines sont libres)
        – Le Fils assure la Justice (Il justifie la création)
        – L’Esprit garantit la Vérité (Il rend témoignage et fait partager, il insuffle)
        Le Tout s’unifie dans l’Amour.
        Dieu Trinité est Amour parce qu’il tient ensemble les trois Vertus qui seulement alors s’équilibrent et se complètent : Liberté, Egalité, Fraternité.
        Que donne chacune des vertus de Dieu si elle est dissociée des autres
        – La Liberté considérée séparément, engendre le libéralisme et la permissivité.
        – L’Egalité considérée séparément, engendre l’égalitarisme et la lutte des classes.
        – La Fraternité considérée séparément, engendre le favoritisme, le communautarisme et l’exclusion.
        La vertu sans l’amour est l’inverse de l’amour
        Les trois vertus sans Dieu (l’amour unificateur) engendrent la négation de l’amour et de Dieu : L’athéisme, l’hommisme, le communisme. C’est le totalitarisme de la volonté de bonheur sans sa source, c’est l’enfer.
        La Franc-Maçonnerie est l’incarnation (Le corps mystique) de Satan, l’Anti-Christ, l’expression du Singe de Dieu.
        Liberté, égalité et fraternité y sont des revendications de l’homme vis-à-vis de Dieu. Elles sont la base de l’émancipation franc-maçonnique et républicaine. Même la fraternité sans Dieu est revendiquée. C’est la paradigme franc-maçon : Nul n’est besoin de Dieu pour aimer, (au contraire).

        Resterez-vous sourd, en plus d’être aveugle ?
        Croyez-moi, le ralliement a été la pire des choses pour la France et l’Eglise. Souhaitez-vous le mener au bout ?

        • Notre discussion risque de sortir des objectifs de ce blog. Toutefois, je me permets de vous préciser en conclusion que les critiques traditionalistes contre le ralliement ne sont pas valables. Le ralliement est une obligation morale. Lutter contre la législation relativiste en est une autre. Je suis donc à équidistance des deux bords. Vive le Christ qui est roi de France !

  8. J’ajoute pour en terminer (car ces considérations sont hors sujet par rapport aux élucubrations de monsieur Manent et finalement le servent), que les francs-maçons délirent comme ils veulent. Cela ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est le sens commun qu’ont les mots.

    • J’aimerais bien pouvoir me désintéresser de la question; mais ce sont eux qui mènent le monde (donc nous) vers la soumission à Satan. C’est le même but que l’islam.
      Il faut débarrasser le monde de ces deux fléaux. Nous ne pourrons y parvenir que si nous en voyons l’importance et la nécessité impérieuse de supplier notre Roi de prendre les choses en main.
      Je répète : Il est grand temps d’ouvrir grands les yeux pour arrêter de se laisser berner et essayer d’inverser le sens de l’histoire. La fin programmée par les élites franc-maçonnes est à éviter à tout prix et nous n’avons qu’un défenseur, Dieu.
      Pour ce qui est du sens commun des mots, il nous transforme en moutons bêlant à l’unisson. On appelle cela la pensée unique qui ne représente plus rien qu’un abandon de souveraineté et de liberté tels que Dieu les a conçus pour nous.

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