Cop21

La messe de la COP21

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Avant la réunion des chefs d’Etat réunis à Parispour évoquer le climat, le réchauffement terroriste climatique, une messe a été célébrée par les évêques d’Ile-de-France, dans la perspective de cette COP21, à Notre-Dame de Paris, dimanche 22 novembre 2015. Le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, a souligné deux tentations : une écologie sans l’homme et une écologie partielle. En référence à Laudato Si’, encyclique du Pape François, il a réaffirmé que l’écologie est « un projet de vie global » et encouragé chacun à discerner comment « il use et abuse du monde » :

« Frères et Sœurs,

La discussion qui s’établit entre Pilate et Jésus au sujet de la royauté nous éclaire sur les difficultés, les hésitations ou les réticences que nous pouvons éprouver à célébrer Jésus comme Roi de l’univers. Si nous entendons le titre « royal » dans son acception de pouvoir politique, de domination du monde, nous passons à côté de la véritable signification, car Jésus nous dit : « ma royauté n’est pas de ce monde » (Jn 18,36). Ce serait donc nous laisser emporter par une tentation qui a parcouru la vie de l’Église depuis les disciples d’Emmaüs qui attendaient le rétablissement du royaume d’Israël, jusqu’aux formes modernes de volonté de maîtriser les sociétés par la force publique de la foi. Le Christ n’est pas un roi à la manière des rois de ce monde. Son Église n’est pas une armée pour rétablir sa royauté sur la terre. Ses disciples – que nous essayons d’être en le suivant – n’ont pas pour ambition de prendre le pouvoir. La manifestation la plus évidente de la royauté du Christ, c’est Jésus sur la croix, dépouillé de toute-puissance quand il a renoncé à tout pouvoir et s’est remis entièrement à la miséricorde de son Père.

Cependant, l’Église nous invite à célébrer Jésus Roi de l’univers. Essayons de comprendre à quoi nous sommes appelés en célébrant cette fête du Christ Roi au terme de l’année liturgique. Nous sommes invités à reprendre conscience de la place centrale et plénière du Christ par rapport à la totalité de l’univers. Il est l’alpha et l’oméga. Celui qui était au commencement et celui qui sera à la fin. Du commencement de la création à la fin de l’histoire humaine, c’est lui le pôle de convergence de la réalité. C’est lui qui récapitule toutes choses en lui-même pour les offrir au Père. Cette place centrale du Christ, nous invite à regarder le monde dans lequel nous vivons d’une façon originale. Le Christ n’est pas la caution morale de quelque projet que ce soit. Il est le cœur de toute l’histoire des hommes et il rassemble l’humanité entière.

La tenue de la COP21 peut nous paraître bien loin de cette vision christocentrique sur le monde. Pourtant, cette vision du Christ qui recueille l’univers en lui-même doit affiner notre regard sur cet événement, ou du moins nous alerter pour ne pas nous laisser emporter par deux tentations fort répandues sans pour autant être justes. La première tentation, c’est de rêver un univers idyllique parce qu’on en aurait extrait l’humanité. C’est le paradis terrestre sans les hommes. C’est l’écologie contre l’humanité, autrement dit une vision de l’être humain comme un intrus et un destructeur. C’est penser que le monde irait mieux si les hommes n’y vivaient pas. Certes, je caricature… Mais réfléchissez combien on nous montre souvent et on nous explique les méfaits de l’activité humaine sur le monde ! Peut-être que c’est utile de nous montrer ces agressions à l’égard du monde pour éveiller notre responsabilité et nous aider à prendre conscience que nous avons une responsabilité réelle sur le fonctionnement du monde, mais on ne pourra sauver le monde sans l’humanité !

La deuxième tentation qui nous guette tout autant, c’est celle d’une écologie partielle. On s’est déjà beaucoup mobilisé au cours des années passées, on va encore se mobiliser beaucoup pour tenter d’obtenir une amélioration de la manière d’utiliser les ressources de notre terre, mais, sans jamais dire et pourtant avec l’idée sous-jacente que surtout, s’il faut aboutir à des résultats positifs, c’est pour sauvegarder notre mode de vie, c’est pour garantir que notre prospérité pourra continuer.

A l’égard de ces deux tentations, le Pape François, dans son encyclique Laudato Si’, nous invite à porter un regard critique. Il n’y a pas d’écologie partielle. L’écologie est un projet de vie global qui doit toucher tous les secteurs de l’existence humaine en vue d’atteindre une meilleure vie pour le plus grand nombre. L’écologie n’est pas un luxe décoratif réservé aux sociétés développées, c’est une question de vie et de mort. C’est une question de vie et de mort pour laquelle nous sommes appelés à réviser nos manières de vivre. On ne peut pas vouloir une écologie globale, universelle et juste en continuant d’exploiter les ressources naturelles du monde pour le profit d’une proportion très faible de l’humanité.

Notre foi au Christ nous mobilise dans notre responsabilité à l’égard de la « maison commune » nous dit le Pape François, parce qu’elle nous oblige à prendre en compte non seulement nos affaires, nos intérêts, nos espérances, nos idéologies, mais aussi à prendre en compte la totalité de l’univers dont le Christ est le centre et qu’il conduit vers la plénitude en Dieu.

Frères et sœurs, nous prierons avec ferveur pour que cet événement qui aura certainement une grande portée médiatique, touche les cœurs. Qu’il aide chacun et chacune des habitants de ce monde à revoir comment il use ou abuse du monde, comment il entre dans une véritable conception du partage des richesses ou comment il se barricade pour protéger ses privilèges, comment il entre dans la véritable action de grâce pour tout ce que Dieu a donné pour la vie de l’homme.

Amen. »

14 comments

  1. Faut-il croire l’homme tout puissant ?

    « L’écologie est un projet de vie global qui doit toucher tous les secteurs de l’existence humaine en vue d’atteindre une meilleure vie pour le plus grand nombre. L’écologie n’est pas un luxe décoratif réservé aux sociétés développées, c’est une question de vie et de mort. »

    N’y a-t-il pas de l’hybris à considérer que l’homme pourrait à lui seul par son attitude décider de la fin du monde ? Ne nie-t-on pas par ce biais la toute puissance de Dieu ?

    Ne prend-on pas pour argent comptant les thèmes de propagande élaborés par des officines mal intentionnées à l’égard de la chrétienté ?

    N’est-ce pas proposer au public le fameux dilemme proposé au capitaine Haddock par l’affreux Alan ? « Vieux singe ta barbe tu la mets au-dessus ou dessous de ton drap pour dormir ? » En d’autres mots infliger des tortures morales au moyen de problèmes sans fondement ? Combattre les moulins à vent pour retarder l’humanité dans sa marche vers le progrès et la lutte contre la pauvreté ?

    Le clergé a-t-il pour rôle de soutenir un parti et de confisquer son prestige au service de certains en fragmentant ainsi l’humanité ?

    D’autre part, certes, le règne de Jésus n’est pas de ce monde. Mais toute société laïque est libre de professer la foi chrétienne et de s’organiser en conséquence selon un ordre public chrétien ?

    Le clergé n’est-il pas en train de nier la liberté pour les laïcs de professer jusque dans leurs institutions leur foi en Jésus-Christ, Roi de l’univers ?

    Cette liberté est fondée sur la liberté religieuse, la liberté de professer la foi catholique:

    « Il [Jésus-Christ] est l’unique auteur, pour l’Etat comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur: » La cité ne tient pas son bonheur d’une autre source que les particuliers, vu qu’une cité n’est pas autre chose qu’un ensemble de particuliers unis en société (32). » Les chefs d’Etat ne sauraient donc refuser de rendre – en leur nom personnel, et avec tout leur peuple – des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ; tout en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité nationale. »

    http://w2.vatican.va/content/pius-xi/fr/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_11121925_quas-primas.html (Quas primas 13, in fine)

    Cette obligation spirituelle et morale peut être sanctionnée juridiquement librement par le peuple. Il n’est pas licite au clergé d’interdire aux catholiques de le revendiquer.

    Liberté pour le peuple ! Liberté religieuse pour le peuple ! Liberté de revendiquer un ordre public chrétien ! Liberté de s’organiser selon la doctrine sociale de l’Église, liberté religieuse de proclamer le Christ-Roi et de Lui obéir.

    Jesu, Rex admirabilis
    Et triumphator nobilis
    Dulcedo ineffabilis
    Totus desiderabilis

    Mane nobiscum Domine
    Et nos illustra lumine
    Pulsamentis caligine
    Mundum reple dulcedine.

    http://sonsetfroment.pagesperso-orange.fr/pages/pagpub/repert/palestrina_jesu.htm

    « Jésus roi admirable
    Et noble triomphateur
    Douceur ineffable
    Entièrement désirable. »

    « Restez avec nous Seigneur
    Éclairez-nous de votre lumière
    L’obscurité de notre esprit une fois chassée,
    Remplissez le monde de douceur. »

    (Traduction proposée par moi)

    Tout le malheur de la France vient d’avoir répudié le Christ-Roi sous l’influence de tyrans dissimulés en libérateurs (libératueurs comme dit l’autre). Jésus Roi des rois et Seigneurs des seigneurs, c’est notre liberté de le professer !

    • toto

      Bravo! Bien dit!
      Tous ces tolérants « droitdelhommesque » supportent tout, sauf la véritable religion révélée, sauf la Vérité, sauf notre Roi véritable et unique, Jésus-Christ.

    • Pauvre pécheur que je suis

      Dixit : Tout le malheur de la France vient d’avoir répudié le Christ-Roi sous l’influence de tyrans dissimulés en libérateurs (libérateurs comme dit l’autre). Jésus Roi des rois et Seigneurs des seigneurs, c’est notre liberté de le professer !

      Le malheur est généralisé, non pas uniquement émanant de la France, mais dans tout le monde occidental en regard des vestales dans les autres églises chrétiennes, l’avortement, le mariage de tout acabit et à des groupes comme le LGBT dans la triste philosophie des lumières…

      Je pense honnêtement que nos évêques professent une part de responsabilité à la création donnée à l’homme par Dieu comme le cite la Genèse.

      L’homme par lui-même n’a aucun pouvoir sans la Volonté de Dieu. C’est la raison des prières pour notre pauvre monde qui promulgue l’orgueil de l’homme au-dessus de tout en éliminant notre Dieu créateur de l’Univers.

      Je vous dis merci pour votre belle phrase : Jésus Roi des rois et Seigneurs des seigneurs, c’est notre liberté de le professer !

      • Merci à Toto et à Pauvre pécheur que je suis pour leurs aimables appréciations.

        Je précise que l’expression « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » que j’aurais dû mettre entre guillemets n’est pas de moi mais de saint Jean :

        Apoc 19,16. Et sur Son vêtement et sur Sa cuisse Il porte ce nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

    • arnaud41

      « Considérer que l’homme pourrait à lui seul par son attitude décider de la fin du monde ? Ne nie-t-on pas par ce biais la toute puissance de Dieu ? »
      Tout dépend de ce que vous appelez « monde » ? S’il s’agit de l’univers, l’homme n’en viendra certes pas à bout. Mais s’il s’agit de notre petite Terre, il est bien évident que l’homme peut en provoquer la destruction totale, progressive ou instantanée. Et Dieu n’y pourra rien ! Ce n’était pas son projet… Mais le Tout-Puissant n’y fera rien parce qu’il n’y peut rien. L’avancée de la sécheresse et des déserts se moque de nos prières en procession. Le Tout-Puissant n’y fera rien.
      Lisez Mc. 13,34. Jésus nous dit qu’il est « parti en voyage » ! Avant de partir, il nous a confiée la maison (la Terre où son Royaume doit grandir), nous a donnée son autorité, son pouvoir. Il envoie chacun de nous au travail…Ne comptez pas sur lui pour faire le travail à notre place : Il ne se fera que par nos mains et son Esprit.
      La Royauté de Notre-Seigneur, c’est un monde conforme au désir de Dieu : un monde où l’homme vit heureux. Quand on aime une personne, on veut son bonheur. Dieu nous aime tous, tous les hommes d’un même et unique amour et il nous veut tous heureux : c’est ça le règne de Dieu, c’est la que se manifeste la Royauté de Jésus.
      Si, par « professer jusque dans leurs institutions leur foi en Jésus-Christ, Roi de l’univers ? » vous entendez faire des discours, c’est bidon ! Nul ! Le Royaume, il n’est pas à professer en paroles mais à construire. Les baratins, c’est facile. Construire le Royaume se fait la plupart du temps dans le silence et l’effort persévérant, usant.
      « Le règne de Jésus n’est pas de ce monde » Vous faites semblant ou quoi ? Cette phrase nous dit simplement que Jésus n’est pas un roi comme les rois de ce monde. A vous entendre, il nous faut laisser tomber ! Ce n’est pas ici-bas que sa royauté doit se manifester mais dans un autre monde…Alors croisons-nous les bras et contentons-nous de « professer » ! Et bien non ! Le Royaume de Dieu, c’est ici qu’il est à construire. Royaume de justice et de paix. Pas par de vaines prières et invocations stériles.
      Professez, professez votre foi… Du vent !
      « Il [Jésus-Christ] est l’unique auteur, pour l’Etat comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur: » C’est vrai, mais il est bien incapable de nous le donner, ce vrai bonheur, si, animés par son Esprit-Saint, nous ne le construisons pas nous-mêmes. Lui nous montre ce qui est juste et bon, à nous d’agir.
      Dieu dit à Moïse : « j’ai vu la souffrance de mon Peuple, j’ai entendu son cri, je suis descendu, je vais le délivrer, je vais le conduire… allez, va Moïse, au travail, délivre mon peule, conduis-le et moi je serai avec toi. » Car c’est comme ça que ça marche avec Dieu : « vas-y et moi je suis avec toi, jusqu’à la fin des temps ! » Je suis désolé, mais lui, Jésus, ne se salit plus les mains, il a assez donné ! Pour mains, il a les nôtres. Il est l’auteur, l’architecte, mais moi l’ouvrier.
      Il n’y a pas « un ordre public chrétien». Il y a un monde conforme au désir de Dieu qui désire le bonheur de tous les hommes quelque soient leur couleur, leur langue, leur religion, leur culture : la Pape François nous l’a redit à Bangui, nous sommes tous ses enfants, des frères.
      L’écologie n’est pas un parti, c’est prendre soin de cette maison que Dieu nous a confiée. Et cette maison nous ne l’avons pas trop bien entretenue jusqu’à présent et des hommes souffrent.

      • Vous prêchez un Dieu tout-puissant, impuissant…

        Vous faites de vos opinions des vérités universellement obligatoires.

        L’ordre public chrétien, il est possible. Il y a un ordre public universel qui est obligatoire. Ne confondez pas pour, en plus, condamner mon discours.

        Il existe diverses opinions au sujet du prétendu « réchauffement ». D’ailleurs je ne crois pas au réchauffement climatique. C’est mon droit.

        Un certain désordre règne dans votre discours, preuve que vos maîtres vous trompent et vous ont trompé.

          • arnaud41

            « Vous faites de vos opinions des vérités universellement obligatoires. »
            ???
            Où voyez-vous ça ?
            Si mes opinions ne sont pas des vérités, montrez-le, au lieu de vous en prendre à ma pauvre personne.
            Je ne sais pas de quels maîtres vous voulez parler. Pour ma part je ne saurais les citer : ce que je sais et crois vient de l’observation de la vie et de la lecture des Évangiles. Aucun maître ne m’a trompé, simplement mon intelligence défaillante, sans doute. Mais apprenez-moi !

          • Exemple d’opinion tranchante:

            « L’avancée de la sécheresse et des déserts se moque de nos prières en procession. »

            Vous assénez comme un dogme qu’il existe une « avancée des la sécheresse et des déserts ». Vous semblez interdire tout la négation de votre allégation. Une « avancée de la sécheresse » c’est contestable…

            Vous affirmez également que les processions et les prières publiques ou privées n’ont aucune influence sur le climat. Qu’en savez-vous, Arnaud ? En tous cas, c’est votre opinion, alors ne condamnez pas ceux qui ne la partagent pas.

            C’est ma liberté religieuse de professer et de croire que les prières changent le climat. C’est ma liberté de croire que le Dieu tout-puissant puisse faire tomber la pluie ou puisse ordonner qu’elle cesse. Vous n’y croyez pas ? Je ne vous oblige pas à partager mon opinion. Liberté !

            La liberté de pensée et d’opinion, la liberté religieuse sont fondamentales dans les relations sociales.

            Lisez-donc la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 ! Elle n’est pas absolument incontestable en toutes ses dispositions, mais elle contient beaucoup de vérités nécessaires à la vie en société:

            http://www.un.org/fr/documents/udhr/

          • arnaud41

            Si vous habitiez l’Afrique vous ne mettriez pas en question la progression des déserts et de la sécheresse. Mais même de France, en s’informant un peu, c’est une évidence que bien peu refusent… Mais c’est votre droit effectivement de ne pas le croire. Tous ces imbéciles qui se rassemblent au Bourget en ce moment perdent leur temps.

          • toto

            @Arnaud 41
            « Tous ces imbéciles qui se rassemblent au Bourget en ce moment perdent leur temps. »
            Non, ils nous font perdre notre temps, notre argent et notre liberté

          • Merci à toto de son soutien. Je crains en effet que ces billevesées n’aient pour résultats que de limiter encore notre liberté et de provoquer une régression économique. Notre monde semble en effet sous l’emprise de Satan, menteur et père du mensonge. Merci encore.

  2. Chris

    Pauvre France disait Marie lors de ses apparitions…Priez pour elle car elle sera jugée.

    Nous voici dans les temps annoncés où l’homme s’auto-proclame Dieu, où le mensonge se fait passer pour la vérité et la vérité se fait railler comme le mensonge.

  3. Le partage des richesses? C’est le tonneau des Danaïdes. L’Europe a déjà donné énormément aux pays pauvres. Ce sont les élites de ces pays qui se les approprient!
    C’est le travail qui est la seule écologie de ce monde, pour le rendre meilleur; pour chasser les famines, etc…
    Comment ont fait nos ancêtres? Ils ont labouré la terre, creusé des puits, construit des routes… sous tous les climats.

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