jp Cattenoz

La nouvelle traduction de la Bible

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Aujourd’hui parait la nouvelle traduction de la Bible. Monseigneur Cattenoz encourage chaque famille à se nourrir de la Parole de Dieu. L’évêque d’Avignon déclare :

« Je me réjouis que cette traduction paraisse, car maintenant, nous entendrons la même Parole à la messe comme à la maison, à l’occasion de toutes nos rencontres en groupes, au catéchisme, dans les mouvements, dans notre méditation personnelle, dans les groupes bibliques. Il faut se réjouir de tout le travail accompli dans le monde francophone pour réaliser cette traduction qui nous accompagnera chaque jour. Comme un encouragement pour chacun de nous à plonger dans la Parole de Dieu. […] Cette année, la Bible liturgique est publiée et disponible pour tous. L’an prochain les lectionnaires seront publiés pour nous permettre de disposer d’une traduction mieux adaptée et au texte biblique original et à une lecture publique dans nos liturgies.

– Que représente la Bible pour vous, dans votre vie d’Evêque ?

La Bible m’accompagne à travers toute ma vie d’évêque. Chaque fois que j’écoute et j’accueille la Parole de Dieu, je vis le mystère de Noël, la Parole de Dieu prend vie, prend corps en moi et vient me conformer au Christ, pour que je vive du Christ à travers toute ma vie quotidienne. Chacun de nous peut vivre cette réalité formidable du Christ qui se donne à nous à travers sa Parole pour que sa Parole nous habite et nous transfigure en lui. Osons cette expérience fabuleuse !

– La parution de la nouvelle traduction est le fruit d’années de travail…

Depuis de nombreuses années, des équipes de biblistes se sont mises au travail pour reprendre l’ensemble des traductions qui avaient été faites souvent rapidement au lendemain du Concile Vatican II. Toutes les traductions ont été revues avec le désir de correspondre au mieux au texte original et pour adapter nos traductions à notre langue d’aujourd’hui accessible à tous. Des équipes ont travaillé des années, les différentes conférences épiscopales francophones ont été consultées. Toutes ont dû donner leur accord à cette traduction. Pour cela, les évêques ont demandé l’aide de toutes les bonnes volontés, de toutes les personnes compétentes pour tout ce qui touche à la Parole de Dieu et à sa traduction dans notre langue. […]

– Comment lire la Bible en famille. Comment le faire ? Comment vivre ce temps d’écoute de la parole ?

Il suffit d’ouvrir l’Evangile, de lire un passage, de le relire pour l’écouter vraiment. Ensuite, il ne faut pas avoir peur de travailler l’Evangile avec toutes les richesses de notre intelligence. En même temps, je dis toujours : pour lire la Bible comme il faut, il suffit d’avoir le niveau du CM2, d’être capable de faire une analyse grammaticale : qu’est-ce que fait Jésus ? Que dit-il ? Où est-il ? Quelles sont les circonstances de lieu et de temps ? Comment réagissent les disciples ? La foule ? Et nous, et moi, comment réagissons-nous ? Qu’est-ce que l’Esprit Saint me dit à travers ce passage d’Evangile ? Ensuite, de nouveau, dans le silence il est important de laisser descendre la Parole en nous et lui permettre de prendre vie et d’y accomplir son œuvre. Ensuite, je laisse une image dans mon Evangile pour pouvoir reprendre ma lecture le lendemain avec le passage suivant et ainsi je découvre de jour en jour, de semaine en semaine tout ce que le Christ veut vivre avec nous, avec moi.

– Où mettre la Bible dans la maison ?

Que la Bible soit à portée de main dans nos familles, comme le pain est à portée de main à la table familiale. Qu’elle devienne ainsi, ou redevienne une compagne qui demeure près de moi, pour éclairer ma vie quotidienne, ma vie de famille, et la transfigurer de manière à lui permettre de devenir vraiment une vie illuminée par la Présence du Christ, par son amour et sa Miséricorde.  Tout chrétien devrait lire au moins cinq ou dix minutes l’Evangile chaque jour.  Alors n’ayez pas peur pendant ces semaines qui nous conduiront à Noël de proposer la Bible à tous, de retrouver cette joie de lire la Parole de Jésus comme une parole qui m’est adressée, à moi, personnellement. A ma famille, à mes proches, à ceux qui cherchent son Visage. Avec la parution de cette nouvelle traduction de la Bible, j’encourage les groupes de lecture biblique à poursuivre leur route, mais aussi, pourquoi ne pas relancer des groupes bibliques dans nos paroisses, dans nos quartiers, entre collègues de travail. Oui, la Parole de Dieu est vitale pour nous tous ! Parmi les cadeaux de Noël cette année, n’hésitez pas à offrir une Bible, c’est un cadeau merveilleux. »
 

17 comments

  1. Daniel

    La nouvelle traduction de la Bible et le Notre Père re-modifié ne viendront pas avant novembre 2016 et d’ici là il faut « accompagner cette introduction » afin d’éviter un « clivage »
    Nota : La nouvelle traduction anglaise avait levé quelques critiques justifiées aux USA en mars 2011. Est-il prévu qu’il en soit de même ici ou certains catholique ne peuvent pas se faire à l’idée que Dieu ne nous soumet pas au diable ?

    http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/assemblee-pleniere-de-novembre-2013/une-nouvelle-traduction-de-la-bible-pour-la-liturgie-17531.html

    • toto

      C’est justement les protestants qui ont imposé le « ne nous soumets pas à la tentation » du Notre Père. Pour Luther, Dieu est responsable du bien et du mal. Il accusait Dieu tout puissant d’être responsable de son entrée au monastère alors qu’il n’avait pas la vocation.
      Et ce sont des protestants (je dis « des » car il y a de tout dans la nébuleuse protestante) qui ont attaqué l’inerrance de la Bible, à partir du XVIIIe siècle

  2. jallas

    Il m’est incompréhensible que la mise en application de la nouvelle traduction du « Notre Père » lors des liturgies soit retardée d’un ou deux ans par ce qu’ « il faut que les fidèles aient le temps de se l’approprier » (Le porte-parole de l’épiscopat français dans  » La Croix »).
    On croit rêver devant l’incohérence et le manque d’amour d’une telle argumentation alors que tant de fidèles depuis un demi siècle souffrent d’entendre réciter ce blasphème, à savoir que c’est Dieu qui les contraint à la tentation.
    Hélas les tenants de la dénaturation de Vatican II ne désarment pas au sein de la hiérarchie et font passer leur
    idéologie avant la discipline à Pierre (sa décision est du 12 juillet) et de l’Amour à leurs frères souffrants en pérennisant encore quelques années leur souffrance.

    « Que nul s’il est tenté ne dise : « C’est par Dieu que je suis tenté » .En effet Dieu est inaccessible aux tentations du mal et il ne tente pas non plus. Mais chacun est tenté par son propre désir… »(Epitre de Jacques I, 13-14)

    • Rouif

      Dans notre paroisse l' »appropriation »n’a pas traîné:depuis une semaine,la nouvelle traduction du fameux verset 6 a remplacé l’ancienne,dans le texte projeté sur écran au cours des eucharisties dominicales!Pas de réactions offusquées pour le moment.Deo gratias…..
      Mais quelle patience a-t-il fallu déployer pour attendre que soit rétablie la véritable traduction,suite à une grossière erreur(entérinée par les Pères conciliaires…)

      • toto

        Réponse à Rouif
        Les pères conciliaires n’y sont pour rien dans cette histoire du NP Voici un texte éclairant de comment cela s’est passé:
        (Foi et langage n° 5/6) :
        1) Ce n’est pas sur mandat des Évêques de France que certains catholiques ont pris l’initiative de former, avec des protestants, une commission pour rédiger une nouvelle traduction du Notre Père.
        2) Parmi les catholiques de cette commission ne figurait aucun exégète.
        3) Cette commission n’a consulté ni le professeur d’exégèse du Nouveau testament de l’Institut catholique de Paris, ni celui de l’Institut catholique d’Angers, ni celui de l’Université de Fribourg, ni celui de l’Institut catholique de Lille, ni celui de l’Université de Louvain, ni celui de l’Université de Strasbourg, ni celui de l’Institut catholique de Toulouse. Le professeur de l’Institut catholique de Lyon a, certes, été consulté, mais il n’a pas donné de réponse en ce qui concerne la sixième demande du Notre Père.
        4) C’est pour des motifs non scientifiques et non exégétiques que la traduction actuelle de la sixième demande a été adoptée.
        5) Après l’adoption de cette traduction, on a consulté un exégète catholique, mais qui n’était nullement mandaté par ses collègues ; d’abord réticent, il a fini par ratifier la traduction qu’on lui soumettait.
        6) Plusieurs évêques ont voulu s’opposer à cette traduction : on leur a dit qu’elle représentait « le sentiment des exégètes ».
        7) Après la promulgation de cette traduction, une lettre de protestation a été envoyée le 19 janvier 1966 à tous les Évêques de France ; deux seulement ont répondu.
        8) Un groupe de 29 exégètes français a présenté une supplique collective aux Évêques de France, où ils leur demandaient « d’adopter le principe d’une révision et de constituer à cet effet une commission d’exégètes spécialement qualifiés dans l’étude du Nouveau Testament » ; cette supplique est restée sans effet.
        9) Jamais il n’a été possible d’obtenir que la traduction du Notre Père, et spécialement celle de la sixième demande, soit soumise à l’examen d’une vraie commission formée par des exégètes compétents et dûment mandatés.
        10) Quant à la valeur scientifique de la traduction actuelle, je ne puis pas résumer en quelques lignes ce que j’ai exposé soit dans mon gros volume soit dans mon petit volume sur le Notre Père.
        11) Certains disent : Si mauvaise que soit cette traduction, on peut tout de même lui donner un sens acceptable, par exem­ple en comprenant « épreuve » à la place de « tentation »… Réponse : Non. On n’a pas le droit de projeter ses idées dans un texte ; on doit chercher à le comprendre selon le sens objectif des termes qu’il contient et selon son genre littéraire particulier.
        Et Alain Guillermou conclut cet article (en 1967) par ces mots : « L’idée d’avoir à attendre la disparition de M. l’Abbé Carmignac pour savoir la vérité nous plonge dans le désarroi. Quelle horrible alternative ! ».
        L’Abbé Carmignac est mort en 1986. Malheureusement, pour une raison inconnue ses archives ont été transportées, non à la Bibliothèque nationale où elles auraient peut-être été davantage en sûreté, mais à l’Institut catholique de Paris.

  3. Michel Cliche

    La prière est l’invitation de parler avec notre âme à Dieu. C’est aussi comme une invitation à s’assoir à la table pour ouvrir un entretien. Le vrai dialogue se poursuit dans la lecture d’un passage de la Bible journalièrement pour demeurer à l’écoute de Dieu. C’est beau de parler, mais il faut aussi écouter! Nous pouvons finalement terminer par une mémorisation de la vie d’un saint et ou de la sainte du jour. Naturellement, la messe demeure le repas principal si l’on veut demeurer dans la continuation!

  4. Rouif

    Venant de terminer la lecture continue de la Bible(en 365 jours-pile),je n’ai qu’un désir:la reprendre avec la nouvelle traduction-dont j’attends la livraison dans les jours qui viennent…
    Peut-être pour commencer l’Avent…………
    C’est aussi l’occasion,précieuse et inestimable,de relever journellement un ou plusieurs versets qui ont fait « tilt »et qui continuent de m’habiter jusqu’à la prochaine lecture.

  5. Melmiesse

    J’ai la traduction de l’Ecole biblique de Jérusalem (1955) avec de nombreuses explications ainsi pour le Notre Père « ne nous soumet pas à la tentation » il y a un renvoi aux paroles de Jésus « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l’esprit est ardent mais la chair est faible » j’espère que la nouvelle traduction sera aussi explicative

  6. Kanjo

    En ce qui me concerne, j’ai déjà adopté la nouvelle formule de cette sixième demande à la maison. ça tombe à pic, mon fils est justement en première année de caté et il est censé apprendre le Notre Père cette année. Il apprendra donc directement la bonne formule, je ne vais le perturber avec l’erronée, que je n’aurai pas besoin de lui expliquer, ne l’ayant moi même jamais comprise !

    Je garde un doute sur la nouvelle cinquième demande que je n’ai pas encore adoptée, ne la comprenant pas. Ce n’est pas à mon banquier que j’adresse mes prières…

  7. champar

    La traduction « soumettre » était très équivoque car ce mot a 2 sens en français « assujettir » qui est hérétique et « proposer » qui est possible mais demande explication.
    A noter que « ne nos inducas in tentationem » qui est la formule latine donne en traduction littérale : « ne nous conduit pas dans la tentation » (quelle est la formule grecque ou hébraïque ?) c’est aussi équivoque que « ne nous soumet pas », simplement comme il n’y a plus grand monde pour parler le latin couramment, cela ne choque pas …
    Sauf erreur de ma part la nouvelle version du « Notre Père » indique la « remise des dettes » au lieu des offenses, cette formulation est plus proche du texte latin mais la notion de dette en français a actuellement un sens financier largement dominant (sinon il sera précisé dette morale par exemple) et si c’est le terme « dette » qui remplace offense, cela n’est vraiment pas une bonne idée.

    • toto

      à Champar
      soumettre avec complément d’objet direct à le sens de proposer à l’examen: soumettre une idée, un projet, ou encore assujettir: soumettre des rebelles
      Mais avec complément d’objet indirect, désolé, il a toujours le sens d’assujettir, imposer une loi: soumettre au joug.
      La nouvelle traduction, ne nous laisse pas entrer en tentation semble demander un privilège: de ne pas être tenté. C’est mieux, ce n’est pas le méchant Dieu qui nous soumet à un mal.
      L’ancienne traduction était non équivoque: « ne nous laissez pas succomber à la tentation », car il y aura toujours des tentations. Mais certains s’étrangleraient d’y revenir et ainsi donner raison à tous ceux qui avaient refusé la version hérétique (protestante)

  8. DENIS T

    hello et merci pout=r tous les commentaires?
    Si Dieu nous soumettait à la tentation, il serait l’auteur du mal, il serait un dieu de bien et de mal.
    L’origine de ce conflit d’interprétation , Jesus à Getsemany et d’autres passages provient de ce que toutes les églises de toute confession chrétienne n’ont jamais vraiment compris q=Qui est Dieu, vraiment à part « Dieu est amour » qui ouvre la porte aussi à l’amour que Satan nous prodigue?
    Jésus dit que nous sommes l’engeance du diable. Cela veut dire clairement ce que cela dit, « Vous avez pour père le diable »;
    Jésus nous dit « lorsque je reviendrai je ne vous parlerai plus en parabole de mon père mais en toute clarté.
    Sans connaitre DIEU (ce que tute la bible essaie de nous faire entrevoir)on se pose la question de la chute. Dieu a t il mis un arbre si merveilleux avec un fruit si désirable pour tenter les hommes à chuter ? C’est de la que vient, a mon avis, l’interprétation de ce que Dieu nous tente à chuter. » ne nous somets pas à la tentation, au lieu de « ne nous laisse pas … »
    En ayant compris le but de Dieu pour sa création, qui il est, on comprend aussi et on explique comment l’homme, éloigné de Dieu et de la vérité, en est venu a nier l’existance même de Dieu avec Darwin et d’autres avec la théorie bien tentante de l’évolution, oubliant quelle force agit à la base de cette évolution qui poursuit son but ultime de réaliser l’homme a l’image de Dieu sur terre et au ciel?Connaitre clairement QUI est Dieu, sa nature et son but éclaire tous les « mystères »; Encore faut il que le désir de connaitre Dieu brule dans le coeur des hommes.
    Je pose la question à tous avez vous ce désir ardent dans votre coeur ?
    Si oui, et seulement si OUI, ce désir sera exaucé
    Bonne soirée

  9. Maurice

    N’est-ce pas pinailler inutilement ?
    La bible a été traduite POINT !
    Que nous amène cette traduction si ce n’est faire plaisir à des croyants qui doutaient et ont besoin de pouvoir s’accrocher à de nouveaux mots ?
    En partant du fait que cette traduction est meilleur, donc les précédente moins bonne (pas mauvaise, moins bonne), nos aïeux auraient-ils été induit en erreur ? Dieu ne testerait pas notre foi comme des apôtres l’on été ? Soyez sérieux, nous avons été soumis à la tentation et le seront encore, ceux qui prétende le contraire sont des menteurs ou des inconscients !
    Pensez-vous que cela va changer quoi que se soit lors de l’office dominicale ou lorsque vous prierez dans la journée ? NON ! Se sera pareil qu’aux autres dimanche et nous continueront de prier comme nous l’entendons car ce ne sont pas les paroles prononcées qui compte mais leur sincérités !
    Réciter des litanies est bien beau, mais dans votre cœur, dans votre cœur qu’y a-t-il ? Êtes-vous sincère ou pensez-vous à autre chose en regardant autour de vous ? Qui n’a pas remarqué des fidèles entendant des bruits regarder autour d’eux d’où cela vient tout en continuant leur récitation ?

    OUI ! C’est de la masturbation de neurones ! (il y en a qui aime, pas moi)

  10. gérard

    Toto vous avez entièrement raison et les fameuses indulgences était l’arbre qui cachai la foret ,j’ai connu des anciens qui se plaignait de ce (ne nous soumet pas) ils ne sont plus de ce monde et fin 2016 ,pour coi attendre .Ah oui le fameux œcuménisme ?

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