André Vingt-Trois

Le cardinal Vingt-Trois veut-il négocier l’avortement ?

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C’est ce que semble écrire une célèbre journaliste du quotidien La Croix, le canard officieux de la Conférence épiscopale. Revenant sur les principes non négociables, suite aux messages de Mgr Rey, Mgr Aillet et Mgr Cattenoz, Isabelle de Gaulmyn écrit :

« les évêques [comprendre : la CEF, NDMB] se gardent bien de reprendre l’expression « points non négociables » préférant parler « éléments de discernement ». Alors qu’on lui posait la question, le cardinal Vingt Trois avait fait remarquer que la politique était justement « l’art de la négociation ». Il rappelait aussi ce principe de morale pratique qui appelle à voter non pas pour le « moindre mal », ce qui serait une vision négative, mais pour « le meilleur possible». »

L’art de la négociation… sur le meurtre de l’enfant à naître, sur la privation de la mère ou du père de l’enfant, sur la liberté des parents dans l’éducation de leurs enfants. On ose croire qu’Isabelle de Gaulmyn a mal compris ce que lui a dit l’archevêque de Paris et qu’elle a déformé son propos. En effet, comment croire que le cardinal parle de « négociation » alors même que Benoît XVI parle de « principes non négociables » ?

Est-ce le cardinal qui s’oppose au Pape ou La Croix qui, en s’opposant au Pape, déforme les propos du Cardinal ?

9 comments

  1. A Z

    Bonjour et bonnes fêtes de Pâques.

    La question à se poser est aussi bien celle-ci : existe-t-il encore, au sein de l’Eglise qui est en France, un espace d’expression autorisé, et faisant autorité, qui ferait bon accueil, et qui serait un bon relais, pour la dénonciation, d’une manière explicite et spécifique, de tous les actes intrinsèquement mauvais, ou de toutes les structures de péché ?

    Je n’en suis pas toujours certain.

    Je me permets de vous renvoyer à ce passage de Veritatis Splendor.

     » Le « mal intrinsèque » : il n’est pas licite de faire le mal en vue du bien (cf. Rm 3, 8)

    79. Il faut donc repousser la thèse des théories téléologiques et proportionnalistes selon laquelle il serait impossible de qualifier comme moralement mauvais selon son genre — son « objet » — le choix délibéré de certains comportements ou de certains actes déterminés, en les séparant de l’intention dans laquelle le choix a été fait ou de la totalité des conséquences prévisibles de cet acte pour toutes les personnes concernées.

    L’élément primordial et décisif pour le jugement moral est l’objet de l’acte de l’homme, lequel décide si son acte peut être orienté au bien et à la fin ultime, qui est Dieu. Cette orientation est trouvée par la raison dans l’être même de l’homme, entendu dans sa vérité intégrale, donc dans ses inclinations naturelles, dans ses dynamismes et dans ses finalités qui ont toujours aussi une dimension spirituelle : c’est exactement le contenu de la loi naturelle, et donc l’ensemble organique des « biens pour la personne » qui se mettent au service du « bien de la personne », du bien qui est la personne elle-même et sa perfection. Ce sont les biens garantis par les commandements, lesquels, selon saint Thomas, contiennent toute la loi naturelle .

    80. Or, la raison atteste qu’il peut exister des objets de l’acte humain qui se présentent comme « ne pouvant être ordonnés » à Dieu, parce qu’ils sont en contradiction radicale avec le bien de la personne, créée à l’image de Dieu. Ce sont les actes qui, dans la tradition morale de l’Eglise, ont été appelés « intrinsèquement mauvais » (intrinsece malum) : ils le sont toujours et en eux-mêmes, c’est-à-dire en raison de leur objet même, indépendamment des intentions ultérieures de celui qui agit et des circonstances. De ce fait, sans aucunement nier l’influence que les circonstances, et surtout les intentions, exercent sur la moralité, l’Eglise enseigne « qu’il y a des actes qui, par eux-mêmes et en eux-mêmes, indépendamment des circonstances, sont toujours gravement illicites, en raison de leur objet » . Dans le cadre du respect dû à la personne humaine, le Concile Vatican II lui-même donne un ample développement au sujet de ces actes : « Tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide délibéré ; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les contraintes psychologiques ; tout ce qui est offense à la dignité de l’homme, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes ; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable : toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu’elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s’y livrent plus encore que ceux qui les subissent et insultent gravement l’honneur du Créateur » .

    Sur les actes intrinsèquement mauvais, et en référence aux pratiques contraceptives par lesquelles l’acte conjugal est rendu intentionnellement infécond, Paul VI enseigne : « En vérité, s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (cf. Rm 3, 8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de la volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux » .

    81. En montrant l’existence d’actes intrinsèquement mauvais, l’Eglise reprend la doctrine de l’Ecriture Sainte. L’Apôtre Paul l’affirme catégoriquement : « Ne vous y trompez pas! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni gens de mœurs infâmes, ni voleurs, ni cupides, pas plus qu’ivrognes, insulteurs ou rapaces, n’hériteront du Royaume de Dieu » (1 Co 6, 9-10).

    Si les actes sont intrinsèquement mauvais, une intention bonne ou des circonstances particulières peuvent en atténuer la malice, mais ne peuvent pas la supprimer. Ce sont des actes « irrémédiablement » mauvais ; par eux-mêmes et en eux-mêmes, ils ne peuvent être ordonnés à Dieu et au bien de la personne : « Quant aux actes qui sont par eux-mêmes des péchés (cum iam opera ipsa peccata sunt) — écrit saint Augustin —, comme le vol, la fornication, les blasphèmes, ou d’autres actes semblables, qui oserait affirmer que, accomplis pour de bonnes raisons (causis bonis), ils ne seraient pas des péchés ou, conclusion encore plus absurde, qu’ils seraient des péchés justifiés ? » .

    De ce fait, les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte « subjectivement » honnête ou défendable comme choix.

    82. En outre, l’intention est bonne quand elle s’oriente vers le vrai bien de la personne en vue de sa fin ultime. Mais les actes dont l’objet « ne peut être ordonné » à Dieu et est « indigne de la personne humaine » s’opposent toujours et dans tous les cas à ce bien. Dans ce sens, le respect des normes qui interdisent ces actes et qui obligent semper et pro semper, c’est-à-dire sans aucune exception, non seulement ne limite pas la bonne intention, mais constitue vraiment son expression fondamentale.

    La doctrine de l’objet, source de la moralité, constitue une explicitation authentique de la morale biblique de l’Alliance et des commandements, de la charité et des vertus. La qualité morale de l’agir humain dépend de cette fidélité aux commandements, expression d’obéissance et d’amour. C’est pour cette raison, nous le répétons, qu’il faut repousser comme erronée l’opinion qui considère qu’il est impossible de qualifier moralement comme mauvais selon son genre le choix délibéré de certains comportements ou actes déterminés, en faisant abstraction de l’intention pour laquelle le choix est fait ou de la totalité des conséquences prévisibles de cet acte pour toutes les personnes concernées. Sans cette détermination rationnelle de la moralité de l’agir humain, il serait impossible d’affirmer un « ordre moral objectif » et d’établir une quelconque norme déterminée du point de vue du contenu, qui obligerait sans exception ; et ce au préjudice de la fraternité humaine et de la vérité sur le bien, ainsi qu’au détriment de la communion ecclésiale.

    83. Comme on le voit, dans la question de la moralité des actes humains, et en particulier dans celle de l’existence des actes intrinsèquement mauvais, se focalise en un certain sens la question même de l’hom- me, de sa vérité et des conséquences morales qui en découlent. En reconnaissant et en enseignant l’existence du mal intrinsèque dans des actes humains déterminés, l’Eglise reste fidèle à la vérité intégrale sur l’homme, et donc elle respecte l’homme et le promeut dans sa dignité et dans sa vocation. En conséquence, elle doit repousser les théories exposées ci-dessus qui s’inscrivent en opposition avec cette vérité.

    Cependant, Frères dans l’épiscopat, nous ne devons pas nous contenter d’admonester les fidèles sur les erreurs et sur les dangers de certaines théories éthiques. Il nous faut, avant tout, faire apparaître la splendeur fascinante de cette vérité qui est Jésus Christ lui-même. En Lui, qui est la Vérité (cf. Jn 14, 6), l’homme peut comprendre pleinement et vivre parfaitement, par ses actes bons, sa vocation à la liberté dans l’obéissance à la Loi divine, qui se résume dans le commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Cela se réalise par le don de l’Esprit Saint, Esprit de vérité, de liberté et d’amour : en Lui, il nous est donné d’intérioriser la Loi, de la percevoir et de la vivre comme le dynamisme de la vraie liberté personnelle : cette Loi est « la Loi parfaite de la liberté » (Jc 1, 25).  »

    La politique de l’oxymore nous amène, par exemple, à envisager, à voix haute,

    – de négocier avec… »les taliban modérés »,

    ou

    – de négocier avec les financiers qui sont à la fois les créanciers des Etats et les usuriers des peuples.

    C’est la moindre des choses que la pastorale de l’oxymore nous conduise, par exemple, à envisager, à voix haute,

    – de dialoguer avec les co-religionnaires « agnostiques » et « humanistes » des promomoteurs de l’avortement et de l’euthanasie

    ou

    – de dialoguer avec les co-religionnaires islam-istes des persécuteurs de nos frères chrétiens vivant et souffrant en Afrique ou en Asie,

    non pour les exhorter à la conversion, mais pour les exhorter, dans les faits, à la convergence, en vue de la fraternité.

    Nous serons tous sévèrement jugés, mais certains d’entre nous le seront particulièrement.

    A bientôt.

    A Z

  2. Encore une preuve supplémentaire du nouveau gallicanisme des évêques français, et plus particulièrement de Monseigneur XXIII, qui préfère verser dans le compromis et la soumission plutôt que d’accomplir avec courage la mission divine que l’Eglise lui a confiée. Si la CEF suivait scrupuleusement les directives du pape, peut-être que l’Eglise de France ne serait pas dans l’état qu’on lui connait…

  3. clovis

    La confusion mentale s’est répandue en ces domaines. Pourtant notre saint Père le Pape nous a donné un outil extrêmement clair et utile avec ces trois points non négociables; appelons-les PNN. Quelle est la nature de ces points: ce sont des principes naturels, nous ajoutons, nous chrétiens, infusés par Dieu dans l’homme. On ne peut transiger sur de tels principes, cela est très clair. Le discours des évêques au monde politique doit donc être celui des évêques américains: si vous voulez nous obliger à enfreindre ces principes nous refusons et entrons en dissidence.

    Mais la réalité des choses dans notre France déchristianisée est autre. On n’oblige pas les catholiques à enfreindre ces PNN qui sont pourtant bafoués par les pratiques courantes. Que doivent faire les chrétiens face à cet état de choses alors qu’ils ont à élire un président pour 5 ans? S’abstenir confortablement car aucun candidat ne respecte les PNN à 100%. Ou bien trouver le candidat qui en fait le plus vers le respect des PNN et le soutenir afin de tenter d’empêcher les candidats 100% anti PNN d’arriver au pouvoir, sans pour autant rien abdiquer du caractère absolu des PNN.

    C’est une sorte de situation cornélienne. Mais je crois que la CEF ou La Croix devrait réfléchir et publier sur ce thème de la distinction entre le caractère absolu des PNN et la nécessité pratique d’un vote.

  4. Le journal « La Croix » ,puisqu’elle a supprimé la croix qui faisait corps avec le titre, devrait s’appeler :
    « La Croix gommée » ! (dixit Alain Sanders). Quand à la journaliste il n’est pas impossible qu’elle ait détournée les propos de Mgr Vingt-Trois. On peut s’attendre à tout avec ce « titre ».

  5. jejomau

    Déjà je demande à voir ce qu’Isabelle de Gaulmin a bien traduit et rapporté des propos de Mgr Vingt-Trois . Ces médias sont passés maîtres dans l’art de dire quelque chose quand l’auteur des propos dit exactement le contraire…. Commençons déjà par celà !

  6. ALMERAS Marie-Fançoise

    Ecoutez le Face aux Chrétiens sur RND du jeudi 5 avril et vous jugerez vous-même comme je l’ai fait des propos exacts du cardinal que s’est empressé de retranscrire La Croix du Vendredi 6 avril – je le reçois à la rédaction de FC tous le jours – pour vous en persuader aussi !…

  7. A Z

    Bonjour à tous,

    Voici :

    http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Le-cardinal-Andre-Vingt-Trois-invite-de-l-emission-Face-aux-chretiens-_NP_-2012-04-05-786664

     » Dans cette campagne électorale, certains catholiques sont déçus et pourraient être tentés par l’abstention…

    Cardinal André Vingt-Trois : Ce serait dommage ! Qu’ils éprouvent comme beaucoup de Français une certaine perplexité devant le choix qui leur est proposé, cela se comprend. Mais que de cette perplexité ils concluent que la seule solution honnête c’est de ne pas voter, cela veut dire que, dans une société où nous sommes souvent perplexes et embarrassés, la seule manière de vivre c’est de se mettre à l’écart. Je pense que cela ne correspond pas à la mission des chrétiens. Il dépend de nous de savoir si l’on veut s’engager réellement pour l’avenir de notre pays.

    Dès lors il faut choisir pour le moindre mal ?

    Dans la politique on est toujours dans le choix de ce qui est le moins mauvais possible, ou de ce qui peut préserver le plus de chance pour l’avenir.

    Certains évêques mettent en avant des « points non négociables », qui devraient empêcher les catholiques de voter tel programme…

    Pour « négocier », il faut être plusieurs. Je ne vois pas bien qui sont les partenaires dans ce cas. L’électeur ne négocie pas, il vote pour ou il vote contre. Comme Conférence épiscopale représentant l’Église en France, nous avons posé treize thèmes de discernement, des aspects de la vie des hommes qui sont pour nous plus importants, et par rapport auxquels nous conseillons les électeurs de se déterminer.

    Le drame de Toulouse a marqué les esprits. Comment les responsables religieux peuvent-ils éviter le risque d’embrasement entre religions ?

    La première attitude, c’est d’aider à construire des relations pacifiques. Il faut que nous soyons conscients que le modèle de société auquel nous sommes accoutumés ne correspond plus à la réalité. Celui d’une nation française relativement bien identifiée, consensuelle avec des exceptions à la marge.

    Or le consensus n’est plus le même, les différences sont importantes, les éléments de culture et religion étrangères ne sont plus marginaux. Nous devons apprendre à tisser des liens.

    L’islam semble en proie à des courants extrémistes…

    Le phénomène d’un extrémisme religieux n’est pas une spécificité de l’islam. Certes, on voit plus d’actes de violence sociale qui se réclament de l’islam. Ce ne sont pas pour autant des « produits génétiques » de l’islam. Ce sont des actes qui ont des causes multiples et dont les acteurs se couvrent de l’autorité du Coran.

    Mais les responsables du culte musulman en France n’approuvent pas ce choix. L’autre question c’est que nous pouvons, comme nous l’avons fait au sein de la Conférence des responsables des cultes en France, aboutir à des points d’accord sur un certain nombre de questions. Mais cette harmonie n’est pas toujours représentative de ce qui se passe sur le terrain.

    Parfois la rencontre des musulmans, des juifs et des chrétiens est piratée par des conflits venus d’ailleurs, dont des jeunes qui ont besoin de s’affirmer prennent les emblèmes pour s’opposer les uns aux autres.  »

    Bonne journée à tous.

    A Z

  8. Merci AZ de cette citation.

    Je ne peux adhérer à ce que dit le cardinal. « Otée la justice, que sont les Etats, sinon une grande bande de brigands ? » (Saint Augustin, cité par le Pape dans son discours au Bundestag en 2011.

    Aujourd’hui aussi aucun candidat ne conteste le PACS, aucun candidat ne conteste le « droit » à l’avortement, aucun candidat ne conteste l’Education nationale, aucun candidat ne conteste le mariage civil etc. Donc, je voterai « blanc », je ne veux pas qu’un quelconque candidat puisse dire « Voyez, il a voté pour moi, donc il est d’accord pour le « droit à l’avortement », pour le PACS, pour le mariage civil, il est d’accord pour dire qu’il est coupable de la shoah et de l’esclavage transatlantique, en sa personne à lui, ou en ses ancêtres etc. »

    Je ne participerai pas à l’élection du chef d’une bande de brigands et ne vais pas perdre mon temps à chercher quel est le programme le moins injuste (un vrai casse-tête d’ailleurs). Imitant (toute proportion gardée) saint Jean-Baptiste, je dis, à ma place et avec mes moyens « Non licet », « Vous n’avez pas le droit. » C’est ma conscience et j’estimerais au plus haut point que le cardinal nous précise que sa position n’oblige pas en conscience. Selon moi, elle est, d’ailleurs, contraire aux droits de l’homme. On ne peut voter pour un individu proclamant un « droit » (! ! !) à tuer sa progéniture (avec les conséquences que ceux qui s’opposent à ce « droit » sont malhonnêtes), ou diffamant les Français leur imputant des faits gravissimes. Ce ne sont pas des bagatelles que tout cela.

  9. Bien sûr que les électeurs négocient avec leur mandataire. Il y a bien un contrat entre le candidat choisi et l’électeur qui en fait son mandataire ou lui donne sa confiance en fonction de ce que le candidat est et dit. C’est un contrat d’adhésion bien sûr, mais il nécessite la volonté de l’électeur qui rencontre celle du candidat. Notre protestation provoquera peut-être l’apparition d’un candidat promettant le respect des points non négociables et les réformes qui seront mises en œuvre pour mettre ce programme en application.

    Si ce n’est pas un contrat, qu’est-ce que c’est ? Monsieur le cardinal est-il devenu maurrassien donc partisan de la « physique sociale » et de l’institution s’imposant à la machine à voter qu’est l’électeur ? Je ne vois pas que le choix d’un programme ne soit pas contractuel. Le candidat propose, l’électeur choisit, les deux volontés se rencontrent, c’est un contrat.

    je suis homme et mon vote blanc a une signification (l’abstentionniste court le risque d’être confondu avec les indifférents au bien commun). Cette signification est la suivante : je ne trouve en aucun candidat un être humains susceptible de me représenter, d’être chef de l’Etat.

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