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Le dialogue interreligieux est un dialogue entre croyants et non entre religions

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Le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, explique à La Croix le sens à donner à la déclaration du Concile Nostra astate sur les relations de l’Église avec « les religions non chrétiennes ». Voici ses réponses :

« Cet anniversaire est l’occasion de nous souvenir de la grande nouveauté de Nostra aetate : pour la première fois, le Magistère reconnaît les parcelles de vérité existant dans les autres religions. Par cette déclaration, l’Église affirme que tous les hommes, toutes les femmes ont un rapport avec la transcendance. Et que, avec d’autres religions, nous adorons le même Dieu, même si nous avons différentes manières de le rejoindre. Or si, ensemble, nous croyons que nous sommes des créatures, comme dans une famille, nous ne pouvons pas nous contenter de nous tolérer : nous devons passer de la tolérance à l’amour. C’est en cela que les religions sont porteuses de fraternité.

Comment, pour un catholique, articuler sa foi dans le Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie » et la reconnaissance de ces parcelles de vérité ?

Nous, catholiques, avons la vérité, mais nous avons besoin chaque jour de nous y conformer. Le dialogue interreligieux est un compagnonnage : nous sommes tous des pèlerins en marche vers la vérité. Il faut toujours se souvenir que le dialogue interreligieux est un dialogue entre croyants et non entre religions. Nous avons à nous laisser séduire par cette vérité, chaque jour la tâche recommence…

[…] Le climat actuel au Moyen-Orient constitue une épreuve pour le dialogue interreligieux. J’observe que des catholiques continuent à craindre l’islam alors qu’ils n’ont jamais rencontré un musulman, jamais ouvert un Coran. Ils reprochent aussi au dialogue que nous menons de ne jamais être inspiré des lois ni de la rue… En un certain sens c’est vrai, mais notre dialogue avec les élites des différentes traditions religieuses a porté quelques fruits. Ainsi, lorsque je suis allé en Iran l’an dernier, j’ai entendu dire par les interlocuteurs qu’il n’y avait « pas d’opposition entre foi et raison ». Nos amis iraniens ont voulu traduire en langue farsi le Catéchisme de l’Église catholique pour mieux nous connaître. En Irak, en Égypte, au Liban mais aussi dans certains pays du Golfe, des initiatives sont prises. Au milieu de l’obscurité, il y a aussi la lumière ! […] Nous sommes entrés dans un nouveau monde, personne ne sait réellement où l’on va. Dans cette période difficile, les chrétiens doivent avoir le courage de la différence : en ayant une idée claire de leur foi, ils pourront engager le dialogue avec d’autres croyants. Je crois beaucoup aussi au rôle de l’école, de l’université : les établissements catholiques, présents partout dans le monde, ont une tâche capitale en la matière. Le travail en théologie des religions doit également se poursuivre. Pour des raisons évidentes, nous sommes un peu otages des tensions qui traversent l’islam, mais il nous faut aussi nous informer sur les religions africaines ou asiatiques, sur le bouddhisme, le confucianisme… Surtout, les hommes et les femmes doivent aujourd’hui comprendre que l’avenir n’est pas de s’entre-tuer mais de voir ce que l’on peut faire ensemble. »

39 comments

  1. Onclin

    « Nous, catholiques, avons la vérité, » et « nous sommes « tous » des pèlerins en marche vers la vérité » donc nous catholique « avons la vérité » et aussi « en marche vers la vérité » donc nous n’avons pas « la vérité » puisque « en marche vers ». Où est la vérité alors ?
    Il dit : « Il faut toujours se souvenir que le dialogue interreligieux est un dialogue entre croyants et non entre religions. » Donc le dialogue interreligieux n’est pas un dialogue entre religions donc le « dialogue interreligieux » porte mal son nom ! Alors qu’est donc le « croyant » pour lui, sur quoi s’établit le dialogue, sa base? Si vous éliminez les religions la croyance se fonde alors uniquement sur l’homme, nous y voilà comme l’a dit le Pape Paul VI le concile Vatican II est le concile de l’homme.
    Donc la vérité est ou naît dans l’homme part défaut, donc l’homme est « dieu » « Nous avons à nous laisser séduire par cette vérité, chaque jour la tâche recommence… ».
    Résumé : la pierre angulaire n’est donc plus le Christ mais l’homme en « vérité » et le dialogue la sève qui nourrit, ainsi ce n’est plus l’Evangile mais le vécu qui sert à la conversion (de quoi ?). Je pense au livre de Julian Huxley « Religion sans révélation » qui dit « le dieu des religions est sans doute mort, mais pas la religion. Car l’homme a besoin de religion comme il a besoin d’amour. Donc, ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est une religion sans révélation, un religion humaniste évolutionniste.»
    Donc l’unique combat ici bas c’est de formater la cervelle des gens en disant « Le Christ est mort » vive « l’homme éternel ».

  2. Le cardinal Tauran parle d’or. L’hostilité systématique à l’encontre des musulmans, la critique trop virulente de l’islam conduisent à une impasse. Discutons raison, droits de l’homme, liberté religieuse, ordre public. C’est le langage commun à l’humanité entière, le langage de la raison universelle de l’homme. Dans cette matière nous autres laïcs avons un rôle irremplaçable.

    • Féru

      Jusqu’ici, l’hostilité systématique, voire l’appel au meurtre, est plutôt le fait des musulmans ? Ce n’est pas aux chrétiens de s’ouvrir à la tolérance, la balle est dans le camps de l’islam.

  3. DUFIT THIERRY

    Est-il possible de faire preuve de tant d’aveuglement ? Que d’erreurs et d’hérésies en quelques lignes !!!
    Le cardinal Tauran nous dit qu’il ne faut pas craindre l’islam !!! Les chrétiens qui subissent la persécution dans les pays islamiques apprécieront… Les chrétiens d’Irak et de Syrie qui se font massacrer apprécieront également.
    Le cardinal dit que les catholiques n’ont jamais ouvert un Coran mais lui non plus. Il ne sait pas que le Coran appelle au meurtre des chrétiens. Les musulmans de l’état islamique qui tuent les chrétiens ne font qu’appliquer le Coran.
    Enfin il faut relever les erreurs doctrinales du cardinal Tauran : « avec d’autres religions nous adorons le même dieu même si nous avons différentes manières de le rejoindre ». Autrement dit Jésus Christ est facultatif. On y croit ou pas peu importe. Inutile de se convertir. Jésus Christ a dit « Nul ne va au Père que par moi ». Le cardinal Tauran ne connait pas le Coran mais il ne connait pas davantage l’Evangile. Le cardinal ne voit dans la religion qu’une « fraternité ». Le cardinal tient un discours maçonnique.
    Autre phrase qui mérite d’être relevée « nous sommes en marche vers la vérité » ce qui signifie que l’Eglise ne détient pas la Vérité, elle n’est qu’une religion parmi d’autres. Pourtant le cardinal devrait savoir que la Révélation est close à la mort du dernier Apôtre.
    Notre Dame, Saint Michel Archange délivrez l’Eglise de ces cardinaux hérétiques.

      • Ultima

        onclin , exacte , donc le Cardinal en question est hérétique public !
        Lorsque un clerc est hérétique public et notoire , est-ce que il fait encore partie du Corps de l’Eglise !?

  4. hermeneias

    C’est s’la entre « croyants » :!

    Mais « croyants » en quoi ? On ne dira pas

    Donc des croyants dissociés de leur religion , des croyants en tout et en n’importe quoi ….
    Je croyais qu’il s’agissait d’un dialogue inter-RELIGIEUX … On n’y comprend plus rien !

    Mais c’est peut être le but

  5. Jean-Louis THES

    « Le dialogue inter-religieux est un dialogue entre croyants et non entre religions »

    Le cardinal a sans doute bien raison sur ce point.
    Encore faudrait-il définir le but et le cadre d’un tel dialogue, faute de quoi il n’aurait ni queue ni tête..
    Le but est-il limité à une simple convivialité ? une sorte de « bonjour, bonsoir » …
    Ou bien doit-il aborder en profondeur les questions de foi ? Et dans ce cas comment pourrait-il avoir un autre but que la conversion de l’interlocuteur au Christ (qui est un vaste programme puisqu’une telle conversion est explicitement punie de mort par la loi coranique !) ?
    Apparemment, le dialogue inter-religieux tel qu’il est mené écarte a priori cet objectif de conversion de l’autre. Il faudrait alors que le cardinal nous explique en quoi il est conforme avec les instructions formelles de Notre Seigneur : « Allez dans le monde entier. De tous les peuples faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à respecter mes commandements » (Mat 28; 19-20)
    Faute de qoi, le croyant que je suis ne comprend pas le sens de ce fameux dialogue.

  6. hermeneias

    De plus Mgr Tauran prend les chrétiens pour des idiots qui ne connaissent rien de l’islam et sont plein de préjugés !

    C’est à peu près le même discours que tiennent les média et politiques avec leur « islamophobie » novlanguesque

  7. Hervé Soulié

    Le cardinal Tauran parle bien, c’est vrai, mais c’est un peu saint Jean-Bouche-d’Or.
    « Notre dialogue avec les élites des différentes traditions religieuses », prôné par Nostra Aetate, « a porté quelques fruits ».
    Effectivement :
    Maaloula, Mossoul, Erbil…

  8. Myriam

    Si un catholique n’a pas encore rencontré un musulman
    Il sait peut être lire le Coran.

    – JESUS n’est pas le Fils de Dieu…
    (Tout est dit.)

    Le vrai dialogue (qui n’existe pas pour l’instant )commencera quand les descendants du Prophète
    Permettront la liberté de conscience religieuse.
    Sauf erreur ils sont 5……

  9. A Z

    Bonjour,

    Je cite et m’exprime au fur et à mesure.

    A. « Pour la première fois, le Magistère reconnaît les parcelles de vérité existant dans les autres religions. »

    La question est aussi de savoir pourquoi, depuis cette « première fois », les responsables du Magistère et de la pastorale font en sorte que les catholiques effacent, ignorent, occultent, le plus possible, les parcelles d’ERREUR existant dans les autres religions, et aient le moins possible connaissance ou conscience de l’ampleur, de l’importance, de l’influence, de la portée, de ces parcelles d’ERREUR. En quoi cette approche ASYMETRIQUE des religions et traditions croyantes non chrétiennes, approche qui fait reconnaître et respecter leurs mérites, et qui fait méconnaître ou négliger leurs limites, est-elle vraiment équilibrée, ou est-elle vraiment appuyée sur la Foi et sur la raison ?

    B. « Par cette déclaration, l’Église affirme que tous les hommes, toutes les femmes ont un rapport avec la transcendance. Et que, avec d’autres religions, nous adorons le même Dieu, même si nous avons différentes manières de le rejoindre. »

    C’est une chose de dire que tous les êtres humains ont, en puissance, ou ont vocation à avoir, un rapport avec la transcendance, mais c’en est une tout autre de dire qu’ils ont tous un rapport effectif, ou un rapport en acte, avec la transcendance. Et ce rapport est inspiré par qui, cette transcendance est incarnée par qui ?

    De même, c’est une chose de dire qu’avec d’autres religions, nous adorons « D-i-e-u », mais c’en est une tout autre de dire qu’avec d’autres religions, nous adorons « le même Dieu ». S’agit-il de Dieu, Père, Fils, Esprit ?

    De même encore, c’est une chose de dire que nous avons différentes manières d’adorer « Dieu » ou de rejoindre « Dieu », mais c’en est une tout autre de taire le fait qu’il y a une différence de nature entre la manière chrétienne et telle ou telle manière non chrétienne, ou de taire le fait qu’entre les différentes religions et traditions croyantes, il n’y a pas uniquement des différences de forme, mais également des divergences de fond, sur l’adoration de « Dieu » ou l’orientation vers « Dieu ».

    Ainsi, les adeptes de telle ou telle tradition sapientielle ou spirituelle asiatique ou orientale, fréquemment invités, eux-aussi, à la table du dialogue interreligieux, ont une conception de « D-i-e-u » et de la transcendance qui est située, à plusieurs titre, aux antipodes de la conception chrétienne.

    C. « Or si, ensemble, nous croyons que nous sommes des créatures, comme dans une famille, nous ne pouvons pas nous contenter de nous tolérer : nous devons passer de la tolérance à l’amour. C’est en cela que les religions sont porteuses de fraternité. »

    Il y a là, me semble-t-il, une allusion à la seule notion, et à la seule réalité, qui peut donner du sens au dialogue interreligieux, en tant que composante du dialogue interculturel, propice à la paix entre les hommes, et cette notion, cette réalité, c’est la loi naturelle. Mais il faut ajouter aussitôt

    – que tout homme, catholique ou non, chrétien ou non, croyant ou non, a vocation à prendre conscience du caractère régulateur de la loi naturelle, à mettre en oeuvre le caractère régulateur de la loi naturelle,

    – que ce n’est pas parce que nous sommes tous des créatures que nous adorons tous le même Dieu,

    – qu’il arrive que des croyants monothéistes méprisent ou négligent, agressent ou transgressent, des pans entiers de la loi naturelle.

    D. « Nous, catholiques, avons la vérité, mais nous avons besoin chaque jour de nous y conformer. Le dialogue interreligieux est un compagnonnage : nous sommes tous des pèlerins en marche vers la vérité. Il faut toujours se souvenir que le dialogue interreligieux est un dialogue entre croyants et non entre religions. Nous avons à nous laisser séduire par cette vérité, chaque jour la tâche recommence… »

    Nous catholiques, sommes dépositaires, et non propriétaires, de la plénitude de la vérité révélée par Jésus-Christ, et c’est d’ailleurs une responsabilité considérable.

    Sans doute le dialogue interreligieux (qui est avant tout une affaire de spécialistes, ne serait-ce que parce qu’il nécessite des très bonnes connaissances, une très bonne compréhension, de sa propre religion, et de celle de celui avec qui l’on dialogue) est-il un compagnonnage,

    – mais en quoi ce compagnonnage est-il un pèlerinage en marche vers la vérité, si certains des marcheurs « adhèrent » à une religion ou à une tradition qui comporte des éléments qui ont plutôt tendance, en eux-mêmes, à éloigner ou à opposer de celui qui est « la Voie, la Vérité, la Vie » ?

    – et en quoi le dialogue interreligieux est-il un dialogue entre croyants, si ce dialogue est bien plus dialoguant que confessant, ou si l’espace d’expression affecté au dialogue l’emporte sur le temps de cerveau catholique disponible consacré à l’annonce ?

    Bonne journée.

    A Z

    • agapé

      Non AZ
      Nous Catholique n’avons pas la Vérité, car seul le Christ seul est la Vérité et Il n’appartient à personne.
      Nous pouvons seulement entrer en communion avec Lui par la Foi en sa parole comme Il nous l’a commandé.
      Mais la Foi n’est pas possession, car il faut un coeur de pauvre pour croire.

      • Achille

        – « Nous Catholique n’avons pas la Vérité »
        On a quoi alors ?

        – « le Christ seul est la Vérité »
        Et c’est bien lui qu’on adore, non ?

        – « Il n’appartient à personne »
        Il s’offre à nous, et nous révèle la Vérité de Dieu. La Vérité nous est donc offerte et nous devons nous efforcer de la sonder jusqu’à l’intime afin d’en vivre et de la diffuser aux nations.

        – « Nous pouvons seulement entrer en communion avec Lui par la Foi en sa parole comme Il nous l’a commandé. »
        Le but étant bien de connaître la Vérité et d’en vivre.

        – « Mais la Foi n’est pas possession, car il faut un coeur de pauvre pour croire. »
        La Foi est offerte à tous, chacun étant libre de l’embrasser ou non. Et cette dernière phrase n’a pas grand rapport avec le fait que la c’est bien la Vérité qui est révélée aux catholiques.

        • agapé

          Recevoir une révélation et la posséder ce n’est pas la même chose.
          La Vérité c’est le Christ, comment un chrétien peut il dire qu’Il possède le Christ?
          Quel orgueil et quelle prétention!
          L’adorer c’est aussi reconnaître que l’on est tout petit devant Lui, donc que c’est Lui au contraire qui doit nous posséder….
          « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi » écrit St Paul

  10. Françoise

    C’est très bien je trouve, sauf le dernier paragraphe, car oui il faut craindre l’islam, mais pas tous les musulmans..
    Mon père a eu au cours des dernières années de sa vie, deux femmes de ménage algériennes musulmanes (mère et fille) extrêmement dévouées, honnêtes et consciencieuses, bien plus que la catholique portugaise qu’il avait auparavant, très négligente, qui disait : « Il ne voit pas clair, ce n’est pas la peine de s’en faire » et dont il avait dû se séparer.
    Je ne sais pas si ces femmes avaient lu le Coran, mais leurs grandes qualités m’ont réconfortée et grâce à elles mon père, qui disait qu’il préférerait mourir plutôt qu’entrer dans une maison de retraite – « un mouroir » disait-il – a pu rester chez lui jusqu’à son décès ans la sérénité à l’âge de 90 ans et demi.

    • Féru

      ça prouve quoi ? Avez vous entendu parler de la charia, de l’EI ? Bien sur il existe des musulmans modérés et agissant très bien, mais c’est de leur fait, pas à cause de leur religion !

  11. Courivaud

    « le compagnonnage » comme doctrine du concile Vatican II…

    On est mal, vraiment mal.

    Pour s’en sortir, deux solutions possibles :

    – un coup d’Etat au Vatican fomenté par un digne successeur de saint Hilaire de Poitiers ou de saint Jean Bouche-d’Or ; je vous laisse deviner la suite

    – un concile Vatican IV qui annule et remplace Vatican II et le Vatican III que nous venons de vivre la semaine dernière.

    Un point c’est tout.

  12. hermeneias

    Oui Courivaud

    Je crois qu’il y faudrait un tremblement de terre et de ciel , un tremblement céleste , un coup de tonnerre divin pour que se taisent tout ses parleurs oiseux , fats et faux , politiques ou religieux servant 2 maitres , qui passent leur temps à pérorer , à « dialoguer » pour dialoguer .

    Pour que les pasteurs de l’Eglise reviennent à leur VRAI mission , leur raison d’être , il faudrait qu’ils se rappellent qu’ils sont témoins et disciples d’un Autre et cessent de se regarder , de se gargariser , de se donner de l’importance .
    Il faudrait sérieusement corriger , amender et préciser vatican 2 . Certains dans l’Eglise résistent mais les vieux dinosaures qui ont vidé les séminaires , eux , s’accrochent aux postes de décision qu’ils tiennent ….
    Que les gens lucides et attachés à l’Eglise du Christ cessent d’être naifs et s’organisent eux AUSSI et aillent à l’essentiel

    La « miséricorde » dont parle à tort et à travers le pape actuel , est celle du Christ qui « Sauve » et pas les bons sentiments bonnasses et médiatisés de ‘François » , Pierre , Paul ou Jacques

    • Courivaud

      Merci, cher Hermeneias pour votre commentaire.

      De toute façon, « une révolution de palais » au Vatican ne suffira pas, même avec saint-Michel à sa tête (ou saint Georges). Il faut aussi que nous, fidèles ayions une plus grande conscience d’être « L’Eglise », au même titre que « les gens d’Eglise ». Au même titre, mais pas à la même place.
      Je ne sais pas s’il sert à quelque chose de « réactiver » Vatican II. Ce concile n’a eu qu’une portée pastorale…. et à vrai dire, ce n’est pas un concile. On aimerait surtout que le Magistère redevienne ce qu’il était avant, sans que l’on se croit obligé d’être « rétro » si l’on est intelligent et il faudrait que l’on réinvente le principe d’autorité.

      Ce que dit hélas, le pape « heureusement régnant », c’est de la démagogie pour l’essentiel ; parfois, il joue pleinement son rôle, mais c’est ce n’est qu’une éclipse (je préfère, moi, le film, car là, on a de vrais acteurs).

      Une « révolution de palais » doit commencer en tout cas par la révocation de ces deux instructions signées par François 1er sur les annulations de mariage. Roberto de Mattei (et sans doute d’autres experts) nous dit que c’est possible et qu’il y a eu des précédents dans l’histoire. Alors, « vive la Révolution ! ».

  13. Ne confondons pas islam et musulmans.
    Le musulman est celui qui est soumis à l’islam, de gré ou de force.
    Tous les musulmans sont les premières victimes de l’islam. Verrons-nous, d’abord, qu’ils sont en danger de perte de la vie éternelle ? Oui, ceci est contraire au discours de Vatican II !
    Quand Mgr Tauran (et à travers lui, toute l’Église) invitera-t-il à la prière (pourquoi pas le vendredi…) pour le salut des musulmans, leur conversion au christ, ou au moins, à la vie dans l’amour vrai commandé par le Christ, malgré l’islam (oui il y a des musulmans qui le vivent, et combien ils en ont de mérite !)?
    Dieu n’abandonne personne. Ce sont les chrétiens qui abandonnent les musulmans à leur triste sort (et, par voie de conséquence, aussi ceux qui en subissent les crimes).
    Aurons-nous assez de compassion (de miséricorde) pour eux, pour l’humanité en péril d’islamisation, à l’instigation de la franc-maçonnerie, et pour Dieu lui-même qui est contredit ouvertement par l’islam sur toute la terre ?
    Quand nous déciderons nous à demander au Rédempteur de gagner les musulmans à lui ? Nous en avons le devoir. Sinon, être chrétien ne signifie plus rien, et nous en rendrons compte, mauvais intendants que nous aurons été.
    Ce que fait l’Église depuis Vatican II, officiellement, c’est un crime de non assistance à âmes en danger de mort éternelle ! C’est un des signes de la grande apostasie en marche. Et avec François, je crois que nous accélérons le pas !
    Pour continuer, je rappelle le lien :
    https://asasuite.wordpress.com/2015/03/31/si-on-se-decidait-a-ouvrir-les-yeux/#_Toc415518828

    • Observateur

      NON M. Bourgeois, le cardinal Tauran ne représente pas l’Eglise. C’est lui faire beaucoup trop d’honneur. Dites que des gens dans l’Eglise sont apostats, hérétiques… ce que vous voulez : oui, il y en a, il y en aura, c’est hélas annoncé dans l’Evangile : le bon grain et l’ivraie. Et pourtant il n’y a qu’une seule Eglise du Christ, c’est l’Eglise Sainte, Catholique et Apostolique.

      Mgr Tauran, Mgr Kasper, Mgr Gaillot… ont le droit d’écrire des bêtises. Mgr Sarah, Mgr Aillet, Mgr Rey ont aussi le droit d’écrire des choses, beaucoup plus intéressantes.

      Rejeter l’Eglise, c’est l’erreur de Luther, de Pierre Valdo, de Calvin… C’est la grande tentation de rejeter le Christ défiguré par les souffrances. Les dégoutés s’en vont, il ne reste que les dégoutants : c’est facile de s’indigner, c’est moins facile de reconstruire dans l’Eglise, avec l’Eglise, et pas à côté, pas en opposition.

      • J’imagine que c’est à moi que s’adresse votre élégant jugement.
        Pourriez-vous travailler en positif : exprimer l’inverse des âneries énoncées.
        Nous pourrons alors donner la définition du mot ânerie, et voir où elle se situe.
        La première à repérer est déjà le mot annerie qui donne la profondeur de la pensée qu’elle sous tend !

        • Laoudal

          C’est bien Bourgeois! Vous avez repèré le mot anerie écrit volontairement  »annerie » pour souligner le coté obsessionnel et compulsif de vos commentaires. Je vous lis avec assiduité, mais comme  »soeur Anne » je ne vois rien venir, si ce n’est les mêmes obsessions, mille fois formulées : Schisme, Satan, francs-maçons, Vatican II, Islamisme etc.. revenant en boucle, quelque soit le sujet abordé.
          Priez pour vous, mon frère, afin que le ciel vous débarasse de vosTOC . Si le miracle ne se produit pas, je vous conseille les neuroleptiques. Bonne année et , surtout, meilleure santé!!

          • Cher malotru, partout où vous passez, vous invectivez les gens sans aucunement traiter le sujet de l’article en cours de commentaire. N’auriez-vous pas un problème psychiatrique, vous qui le détectez systématiquement chez les autres ?
            Contestez, si vous voulez, ce que l’on exprime, avec les arguments adéquats, vous en avez parfaitement le droit ; mais ne vous en prenez pas aux gens qui pourraient très bien vous retourner les compliments que vous leur faites impulsivement et systématiquement.
            Dites ce que vous avez à dire sur les questions soulevées. Nous verrons alors si une réponse est utile.
            Le Laoudal serait-il une espèce de moustique ou de guêpe ?
            Si c’est le cas, reprenez vite votre envol vers des cieux qui vous rendront moins agressif que celui-ci.
            Point final !

        • Laoudal

          Cher malàlatête.

          Dans son très beau livre:  » croyance  » Jean-claude Carrière explique pourquoi il est vain, voir impossible d’avoir un dialogue  »raisonnable » avec un  » croyant  » au sens intégriste du mot, c’est à dire celui qui a des  » certitudes sans preuve  », ce qui est votre cas si j’en juge par vos discours et vos références, reposant sur des a-priori des plus contestables pour un esprit raisonnable, que vous érigez en dogmes inviolables.(Voir le lien auquel vous ètes attaché:(  »Et si on se décidait à ouvrir les yeux  » )
          C’est d’ailleurs celà qui vous conduit à n’accepter le dialogue qu’avec ceux qui partagent et épousent votre croyance et non pas avec ceux qui en ont une autre ( tout aussi injustifiée que la votre) ou qui contestent la votre. C’est la raison pour laquelle vous vous exprimez, sans retenue aucune, sur des sites sectaires où vous retrouvez vos  » frères siamois », sans grand risque d’être contrarié.
          D’ou votre fermeture dogmatique et votre enfermement dans une sorte de secte qui vit en circuit fermé, où on parle du sexe des anges, de l’origine satanique de la franc-maçonnerie, de la grande marche de l’Eglise vers l’apostasie ( Selon St Bernard probablement!) et autres fantasmes.
          Qu’ai-je donc à ma disposition pour vous contrer ? Des arguments raisonnables pour m’opposer à vos certitudes? Cela est vain; car seules d’autres certitudes que les votres, imposées après lavage de cerveau ou par la force, auraient une chance de s’imposer à vous (Procédés employés successivement par chacune des trois religion monothéistes pour se faire une place au soleil sur le marché de Dieu)

          Que me reste -t-il pour vous dénoncer, l’orsque, par dogmatisme, vous vous attaquez au pape François et à ses fidèles qui, avec d’énormes difficultés, tentent de réconcilier, enfin!, l’Eglise avec les évangiles, en faisant d’elle une institution, humble, au service des,humbles, des pauvres, des déshérités, des exclus d’où qu’ils soient , ouverte sur le monde et sur son temps, dont la parole est enfin audible par le plus grand nombre, aux dépens, il est vrai, de ceux qui veulent défendre l’ image épouvantable que donnait d’elle même une Eglise sclérosée, arc-boutée sur ses dogmes et ses privilèges, accrochées à ses pompes et ses dorures, complètement déconnectée de l’esprit des évangiles et du monde?
          Que me reste t-il à faire si ce n’est à tourner en dérision des propos dangereux, car motivés essentiellement par la peur et l’exclusion de l’autre?

          • Cher Laoudal,
            C’est très bien, vous prenez enfin un visage humain. C’est un immense progrès. Néanmoins,
            Vous nous expliquez bien que vous n’avez aucun argument solide pour contester mes propos, ni par la raison ni par le cœur.
            Mais voilà, ils vous dérangent, vous bousculent dans vos convictions, votre formatage, dirais-je. Et votre impuissance à les invalider se traduit en exaspération que vous exprimez par votre question : « Qu’ai-je donc à ma disposition pour vous contrer ? » complétée par cette autre : « Que me reste-t-il pour vous dénoncer ? ».
            Et alors pour me « raplatir », vous me plaquez les stéréotypes habituels, qui malheureusement ne s’appliquent pas à moi ni à ce que je dis.
            Votre dernière phrase est symptomatique : « Que me reste t-il à faire si ce n’est à tourner en dérision des propos dangereux, car motivés essentiellement par la peur et l’exclusion de l’autre? »
            Il n’y a chez moi ni peur ni exclusion de l’autre. Et je pense que c’est cela qui vous chagrine le plus, en définitive. Je ne suis motivé que par l’amour (d’aucuns diraient l’obsession) de la vérité et de mes semblables, ce que vous ne pouvez imaginer ni admettre, sauf à vous remettre en cause profondément.
            Là où vous en êtes, apparemment, vous ne pouvez pas ouvrir les yeux comme Jésus lui-même nous l’intime de le faire, ce que j’ai l’outrecuidance de rappeler dans le document proposé sur le blog mentionné plus haut.
            Il faudra cependant que vous y arriviez, un jour ou l’autre ; à moins de le refuser délibérément. C’est votre liberté absolue.
            Mais avoir raison contre les faits, à mon avis, cela ne pourra pas durer bien longtemps. A un ce ces jours donc, j’en suis persuadé.
            La patience est le fort de Dieu. Tant mieux pour vous ! Mais n’en abusez pas. La Miséricorde divine a ses limites, quoi qu’en disent certains.
            Je ne m’attends pas à ce que vous me compreniez maintenant. Ne prolongez donc pas inutilement cet échange. Il n’a, en l’état, aucune chance d’aboutir à rien de positif.
            Restons-en, pour l’instant, à un constat de divergence absolue, si vous le voulez bien ; et de grâce, ne montez plus sur vos grands chevaux, cela ne peut que desservir votre cause.
            Que tout cela ne vous empêche pas de prier pour les ennemis du Christ, avec lesquels le dialogue est imprudence pure car germe de trahison.

        • Laoudal

          Bourgeois
          Votre amour de la vérité? Mais quelle vérité? : la votre.
          Votre amour de vos semblables? Qui sont vos semblables? : Ceux qui pensent comme vous.
          Tous les autres sont des suppots se satan qui échapperons à la miséricorde divine!
          Tout le problème est là :
          De quoi est faite votre croyance?
          De certitudes reposant sur un monothéisme bancal, à la fois dualiste et manichéen, cherchant ses sources à la fois chez le Dieu de l’ancien testament, tout puissant créateur du ciel et de la terre, jaloux et vengeur, mais faisant régner l’ordre et rejetant le mal sur l’homme au prétexte de lui laisser son libre arbitre, qui ne s’interesse qu’à une partie infime de l’humanité, un peuple avec qui il passe une alliance ou un marché ( un morceau de prépuce contre la terre promise!) et chez le Dieu du nouveau testament, tout faiblesse, tout amour, tout miséricorde, qui n’est pas maître de sa création, puisqu’il est en concurrence avec Satan qui n’a de cesse de vouloir détourner les hommes de lui.
          Une façon bien commode d’évacuer le problème du mal mais aussi d’expliquer le désordre du monde.Synthèse improbable de sources manipulées.

          Cette machination première est le fait des pères de L’Eglise qui, pour établir leur puissance avec l’aide d’un certain Constantin, ont tenté de concilier l’inconciliiable par des artifices (Style « trinité ») sortis de leur imagination fertile afin de ranger sous l’étiquette : « Dogmes » toutes les incohérences de leur pensée, excluant ainsi de L’Eglise tous les  »hérétiques » qui se refusaient à ces artifices.
          Au lieu de se contenter d’essayer de vivre comme le Jésus et de faire connaître les évangiles en toute modestie, ils se sont érigés en théologiens prétentieux et autoritaires, transformant un message d’amour gratuit en une construction métaphysique aboutissant au rejet, à l’exclusion, et, somme toute, à la négation des évangiles et à la plongée dans un dogmatisme de confort.
          Je crains, cher monsieur, que vous en soyez resté là.
          Quand je répond à vos commentaires, je sais très bien que je ne vous dérangerai pas dans vos certitudes. J’espère simplement alerter les pauvres croyants qui ont la faiblesse, toute humaine, de conserver un doute salutaire, qu’il ne trouverons pas forcement dans vos écrits matière à vivre heureux avec ce doute.

          D’autre part, vos certitudes devraient, en toute logique, vous conduire à suivre le pape, quelqu’il soit, car, suivant le dogme, le pape est le représentant de Jésus et Chef de son Eglise et ne peut, en aucun cas, mener cette Eglise sur le chemin de l’apostasie. Sauf à supposer, comme vous le faites,que François est satan déguisé en pape!

          • Il n’y a rien à retenir d’un tel charabia.
            Vous voudriez avoir l’air ; mais vous n’avez pas l’air du tout. Tout cela est complètement incohérent.
            J’espère pour vous que vous le faites exprès ; sinon, c’est inquiétant.
            Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, j’arrête là.

  14. Alex

    Le dialogue interreligieux c’est le viol du Ier Commandement « Tu n’adoreras qu’un seul Dieu »: c’est pécher mortellement contre Dieu, contre son prochain et soi-m^me.

    La fraternité issue de ce courant religieux apostat est nulle et non avenue.

    Il faut aimer l’Unique Vrai Dieu de tout son coeur, âme et esprit, et le prouver en s’opposant et condamnant ce dialogue interreligieux blasphématoire et gravement offensant envers Dieu, envers le Seigneur Jésus-Christ.

    • Laoudal

      Vous, au moins, on peut dire que vous ètes un homme d’avant-garde! Quel commentaire intelligent, ouvert, fraternel, éclairé, pragmatique, dénoué de tout endoctrinement et parfaitement en phase avec notre époque!!!

      Si je ne pensais pas que vous ètes un homme dangereux par son obscurantisme et son absolue bétise, vos propos pourraient me faire sourire.

  15. vendome

    Rappelons-nous la guerre d’Algérie ; déjà les pacifistes chrétiens de gauche voyaient dans l’adversaire arabo-musulman des « durs » et des « moins durs » : on les raillait en parlant de leurs caramels durs et caramels mous.
    Il est vrai qu’alors il y avait aussi des musulmans dits modérés qui respectaient la France dans laquelle ils voyaient encore de la force. Ce furent eux qui fournirent l’essentiel des morts du fait des activistes enragés. Les survivants devinrent ainsi enragés à leur tour.
    C’est ce qui va se passer en France très bientôt.

  16. La « Religion » musulmane a été créée le 622 DC par le « prophète » Muhammad et le present, ils sont alliés des communistes, qu’en pensez vou?
    Le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui professent avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour. »
    Le dieu des musulmans, n’est-il vraiment la déesse de la lune, Al Ilah ou Al Illah?
    Et Allah l’Exalté, a dit :
    O les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.
    Et Allah, l’Exalté, a dit : O vous qui croyez! Ne prenez pas pour alliés, vos pères et vos frères s’ils préfèrent la mécréance à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés… ceux-là sont les injustes.
    Allah (Exalté soit-Il) a dit à propos des Juifs : Tu vois beaucoup d’entre eux s’allier aux mécréants. Comme est mauvais, certes, ce que leurs âmes ont préparé, pour eux-mêmes, de sorte qu’ils ont encouru le courroux d’Allah, et c’est dans le supplice qu’ils éterniseront. S’ils croyaient en Allah, au Prophète et à ce qui lui a été descendu, ils ne prendraient pas ces mécréants pour alliés. Mais beaucoup d’entre eux sont pervers. Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants.
    Allah, le Très-Haut, a dit : Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu.
    Quelles différences fondamentaires du Vrai Seigneur Dieu de Isaraël avec ce faux dieu des divisions et de la haine des Musulmans aux juifs, du mêmme niveau des réligions païennes de Baal, Moloc etc.!…

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