c

Le pape dévot de Ste Thérèse de Lisieux

Download PDF

De retour des JMJ à Rio, Mgr Lacrampe, archevêque émérite de Besançon et administrateur de ce même diocèse, écrit :

« Évidemment, la foule des jeunes estimée à 3,2 millions, venant de 175 pays, a retenu notre attention, avec l’expérience de la rencontre entre jeunes animés de la joie de croire.

Copacabana a été investi progressivement avec les emblèmes des divers pays : drapeaux, tee-shirts, chants, danses, souvenirs partagés. Impressionnant rassemblement que Rio n’avait jamais connu, alors que cette ville se prépare à recevoir la coupe du monde et les jeux olympiques. Les difficultés de déplacements auront certainement interrogé les responsables de la cité mais on peut saluer l’effort d’organisation et d’adaptation des lieux de célébrations.

Le pape François aura marqué nos cœurs de bien des manières, évidemment avec ses paroles lors des homélies de chaque célébration. En fin pédagogue, il aura rejoint le cœur de chaque participant de cette immense assemblée, appelant à vivre l’Évangile, à aller sans peur vers les autres, manifestant le sens du service, rappelant notre attention aux plus pauvres. Dans la pastorale des jeunes, les mouvements, nous avons à reprendre personnellement ces méditations, tout comme les catéchèses reçues.

La présence du pape, au cours de ses déplacements, restera en mémoire à tout jamais, suscitant beaucoup d’émotion, de grande joie et d’enthousiasme :

–         sa descente d’avion et son départ avec son cartable à la main où se trouvent rasoir, bréviaire, agenda, un livre de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus dont il est un dévot ;

–         son sourire permanent dans la papamobile qu’il a souhaitée ouverte afin qu’il soit le plus proche des jeunes, bénissant, embrassant les enfants, recevant en nombre messages, drapeaux, tee-shirts, s’arrêtant ici et là pour rejoindre tel ou tel handicapé ;

–         rompu à la dialectique des « Exercices spirituels », il a trouvé les mots pour tous, pour les gouvernants, les responsables de la société civile, pour notre ministère d’évêques, de prêtres, pour les jeunes, pour les 40 000 volontaires qui nous ont guidés avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité, sans compter leur fatigue. Le Pape François ne manquera pas, à son départ, d’exprimer ses fatigues, mais que d’énergies déployées !

–         il aura martelé plusieurs fois son appel à être dans le monde, dans les rues, dans les familles, dans les lieux d’études et de travail, des « disciples missionnaires », rappelant que les jeunes sont le meilleur « instrument » pour évangéliser les jeunes.

« L’Église compte sur vous, le pape compte sur vous » leur a-t-il dit, soulevant l’enthousiasme et leur approbation, suscitant un étonnant dialogue. Appel à transmettre la foi aux quatre coins du monde surtout dans les « périphéries existentielles » et dans les lieux d’indifférence religieuse (indications souvent rappelées). « Allez, sans peur, pour servir ». Telle a été l’invitation finale, reprenant le thème de ces journées : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples ! » (Mt 28, 19).

La célébration dominicale fut une célébration d’envoi en mission, afin d’apporter à tous la Bonne Nouvelle du Salut du Christ.

L’invitation a été faite pour les prochaines journées mondiales à Cracovie, en Pologne, en 2016, rappelant que c’est Jean-Paul II qui a initié ces journées qui marquent l’histoire de notre Église universelle depuis 1987. Depuis les JMJ de Buenos-Aires auxquelles j’ai participé en 1987 et aujourd’hui à Rio, quelle évolution ?

Avec les jeunes du diocèse, nous avons visité à Rio, la favella Pavão-Pavãozinho: dans ce quartier en attente de biens sociaux et spirituels, une présence évangélique est assurée depuis vingt-six ans par les Travailleuses Missionnaires, communauté reconnue, ouverte à tous, disponible, qui avec confiance aura aussi accueilli le message de ces journées mondiales : invitation à la prière, au silence pour aller vers l’autre, les bras ouverts comme le Christ de Corcovado et être missionnaire dans en ces lieux marqués par la violence, le trafic de drogues mais où se vivent aussi des initiatives porteuses de paix et de réconciliation.

Au cours des JMJ, François, par ses attitudes, ses gestes simples, sa proximité et ses paroles, nous aura motivés à agir en authentiques chrétiens dans le monde, mettant le Christ dans notre vie : « bota fe, bota esperança, bota amor !». »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *