IMG_2049

Le Père Oliva trouble les 800 ans de l’ordre dominicain

Download PDF

L’Ordre fondé par Saint Dominique a ouvert samedi les festivités autour de son jubilé, afin de célébrer comme il se doit le 800e anniversaire de l’Ordre. Un anniversaire troublé par le père Oliva, soi-disant spécialiste de saint Thomas d’Aquin, président de la prestigieuse commission léonine chargée de l’édition scientifique des œuvres du Docteur Commun, chercheur au CNRS, membre du comité de rédaction de plusieurs revues et directeur de la « Bibliothèque thomiste » chez Vrin. Il vient de publier un ouvrage légitimant notamment les relations homosexuelles : Amours. L’Eglise, les divorcés remariés, les couples homosexuels, Paris, Le Cerf, 2015. Quand on pense que l’ordre dominicain a été lié à la Sainte Inquisition, on se dit que beaucoup de chemin a été parcouru… Quel supérieur de l’ordre dominicain condamnera cet ouvrage ? Qui démontera ces affirmations hétérodoxes voire hérétiques ? Qui défendra la vérité au sein de l’ordre des prêcheurs ? A croire que, là aussi, le lobby gay a pris beaucoup de place…

Né à San Remo en 1964, Adriano Oliva commence par étudier la philosophie puis bifurque vers la théologie et découvre l’œuvre de saint Thomas d’Aquin. Passionné par l’évolution historique des doctrines, il entre en 1993 à la Commission Léonine – fondée en 1879 par le pape Léon XIII – et se consacre à l’édition critique des œuvres de saint Thomas. Ensuite, il quitte Rome pour Fribourg (Suisse), où il entreprend sa thèse. Puis, la Commission Léonine s’installant à Paris en 2003, le chercheur, qui en est devenu le président, la suit. En 2006 il entre au CNRS, affecté à la section latine de l’IRHT.

C’est un philosophe laïc, Thibaud Collin, qui s’est retroussé les manches pour dénoncer l’argumentation oiseuse du pseudo disciple de St Dominique :

 « Dans cet ouvrage, son objectif est de manifester en quoi la doctrine de saint Thomas permet de fonder l’accueil des couples de même sexe « au cœur de l’Eglise et non à ses marges » (p. 134) ; l’Eglise pourra ainsi prendre enfin toute sa part à la lutte contre l’homophobie (p.118). On voit que le père Oliva poursuit le même objectif que le désormais célèbre Mgr Charamsa mais avec des moyens d’une toute autre nature… et certainement plus efficaces. Ce dont sa lecture amoureuse de Saint Thomas doit nous « purifier » est donc rien moins que la doctrine traditionnelle, apparemment homophobe. Ainsi disposée par un cœur plein d’amour, on doit au Père Oliva de découvrir dans le texte de Saint Thomas ce que nul n’y avait jamais réussi à décrypter. Si tel est le cas, on comprend l’intérêt majeur d’un tel ouvrage pour renouveler non seulement la pastorale des personnes homosexuelles mais aussi les études thomistes. Nous nous attacherons à l’argumentation que le Père Oliva déploie pour fournir au Magistère de quoi légitimer vial’autorité de saint Thomas d’Aquin « l’intégration totale des couples homosexuels dans la pleine communion avec l’Eglise ». (p. 121) Notre propos n’est pas de nous interroger sur les conditions de l’accueil et de la miséricorde dus à toute personne, ce qui est la tâche des pasteurs.

La démonstration de l’ouvrage repose sur la lecture d’un article de laSomme de théologie dans lequel saint Thomas se demande s’il peut exister un plaisir non naturel.  Il y a, dit-il, des « plaisirs qui, à parler absolument, ne sont pas naturels, alors qu’ils sont connaturels à certains égards. Il arrive en effet qu’en tel individu un principe naturel de l’espèce se trouve corrompu; et alors, ce qui est contre la nature de l’espèce devient accidentellement naturel pour cet individu, comme il est naturel, par exemple à cette eau échauffée de communiquer sa chaleur. Ainsi donc il peut arriver que ce qui est contre la nature de l’homme, au point de vue de la raison, ou au point de vue de la conservation du corps, devienne connaturel pour tel homme particulier, en raison de quelque corruption de la nature qui est la sienne. Cette corruption peut venir du côté du corps, soit par maladie – la fièvre fait trouver doux ce qui est amer, et inversement soit à cause d’une mauvaise complexion du corps: c’est ainsi que certains trouvent du plaisir à manger de la terre, du charbon, etc.; elle peut venir aussi du côté de l’âme, comme pour ceux qui, par coutume (propter consuetudinem), trouvent du plaisir à manger leurs semblables, à avoir des rapports avec les bêtes ou des rapports homosexuels, et autres choses semblables, qui ne sont pas selon la nature humaine. »

Le Père Oliva tire de ce texte la thèse selon laquelle « Saint Thomas place le principe du plaisir de l’union sexuelle entre personnes de même sexe masculin comme venant de l’âme et non comme venant du corps, où il avait placé en revanche les plaisirs vénériens. » (p.84) De là, il en conclut tout d’abord que « Saint Thomas considère l’homosexualité comme une inclination enracinée dans sa partie la plus intime, l’âme, à partir de laquelle s’expriment les affections et l’amour » et qu’il faut donc bien distinguer l’homosexualité du vice de sodomie pratiquée en vue du seul plaisir. Dès lors, « pour cette personne singulière, l’homosexualité ne peut pas être considérée comme contre nature, bien qu’elle ne corresponde pas à la nature générale de l’espèce » (nature générale que le Père Oliva considère comme une abstraction, alors qu’elle est chez Thomas ce qui fait l’être fondamental de chaque individu existant ; l’essence et l’existence constituent bien chaque personne). En bref, ce texte est lu comme une affirmation que la tendance homosexuelle étant constitutive de certaines personnes, il faut la considérer comme une inclination naturelle à leur âme. La vertu morale va donc consister chez ces personnes à vivre cette inclination selon les exigences de leur humanité, c’est-à-dire dans un amour unique, gratuit, fidèle et « chaste ». L’Eglise doit donc les accompagner afin qu’elles vivent pleinement leur inclination à aimer une personne du même sexe et par là se réalisent. « L’amour » devient ici le critère rendant moralement légitime des rapports sexuels entre personnes homosexuelles, exactement au même titre que pour les personnes hétérosexuelles. On a donc compris que le Père Oliva condamne le libertinage qu’il soit gay ou straight mais on ne voit pas pour quelle raison. En effet, pourquoi l’inclination naturelle à la monogamie ne connaîtrait-elle pas, elle aussi, des exceptions chez certains individus qui dès lors pourraient arguer qu’ils ont une inclination (connaturelle à leur individualité) à désirer vivre une relation amoureuse avec plusieurs partenaires ? Manifestement l’auteur considère qu’un amour conforme à la nature de la personne humaine exige le don de soi à un seul partenaire. Il est donc envisageable que dans un avenir plus ou moins proche un autre clerc stigmatisera la polyphobie d’une telle conception.

Pour le Père Oliva, saint Thomas permet de comprendre que  l’homosexualité n’est pas illicite car 1) son principe est connaturel à l’individu et 2) sa finalité est l’amour vertueux d’une personne. Une telle argumentation repose sur des contre-sens qu’il convient de manifester. Il semble y avoir ici une lecture sélective du texte de saint Thomas. On rompt la cohérence interne de la doctrine thomasienne pour mieux ensuite piocher ce dont on a besoin afin de reconstruire sa propre théorie, plus proche de celle de Michel Foucault que celle du saint dominicain. Il ne nous appartient pas de discerner les raisons qui permettent de produire tant de paralogismes en si peu de pages mais l’énormité de ses conclusions et la manière dont il tord le texte pour prétendre lui faire dire le contraire de ce qu’il affirme jettent le discrédit sur sa rigueur scientifique. Revenons sur les deux points principaux.

1) Le Père Oliva laisse de côté le fait que saint Thomas affirme dans le texte cité plus haut que la connaturalité nécessaire pour qu’il y ait plaisir vient de la corruption (l’altération) du principe naturel de l’espèce, en l’occurrence ici l’orientation de l’être humain vers une personne de sexe opposé, orientation rendant possible la transmission de la vie dans le seul cadre adéquat à sa dignité, le mariage. Or quelle est l’origine de cette inclination corrompue ? Est-ce bien l’âme comme le Père Oliva l’affirme, ce qui lui permet de souligner sa spiritualité et son enracinement au plus profond de la personnalité rendant une telle inclination « naturelle » à cet individu ? Lorsqu’on lit attentivement le texte on constate que sa cause est la coutume (consuetudo), qui est une disposition acquise créant ce que saint Thomas appelle une « seconde nature ». L’Aquinate dit ici que la consuetudo est « du côté de l’âme » et non du côté du corps parce que, contrairement aux processus biologiques, seules les puissances de l’âme peuvent être disposées par la répétition des mêmes actes créant une accoutumance. Il est donc clair que dans ce texte Thomas d’Aquin considère que le plaisir sexuel (contre-nature) goûté comme connaturel par la personne homosexuelle s’enracine dans une consuetudo opposée à la raison, ce qui se nomme une disposition vicieuse. Saint Thomas ne s’intéresse donc pas dans ce texte à l’étiologie de l’homosexualité (en développant par exemple une thèse innéiste) mais à la cause du plaisir non naturel ressenti comme naturel par certaines personnes. On peut certes discuter sa thèse mais on ne peut sans anachronisme projeter sur ce texte, comme le fait le Père Oliva, une problématique typiquement moderne. Thomas ne se pose que la question du plaisir engendré par un acte opposé à la nature humaine et donc au bien objectif de l’homme (ici la sodomie) et ne cherche pas à identifier l’origine d’un type psychologique que la psychiatrie du XIXème finira par nommer « homosexuel ».

2) Le deuxième point central de son argumentation pour légitimer les unions homosexuelles est bien sûr que l’inclination vers une personne de même sexe doit se réaliser dans un amour fidèle et qu’il est du devoir des pasteurs de bénir et de soutenir les unions homosexuelles. « Un couple homosexuel a un droit fondamental à se former, car l’homosexualité est composante constitutive de la nature individualisée des deux individus qui s’unissent dans une amitié naturelle et, éventuellement, surnaturelle ». (p. 96) Dès lors la bénédiction « renforcerait l’union d’un baptisé avec son partenaire et offrirait un soutien au chemin de fidélité du couple homosexuel ». (p.97) Il y a confusion ici entre l’amitié véritable et l’attraction affective et sexuelle. En raison de l’unité substantielle de l’âme et du corps, « l’homosexualité, en tant qu’enracinée dans l’âme, s’exprimera et devra aussi être vécue corporellement. » (p.94) Comment le Père Oliva articule tout cela avec l’enseignement moral de saint Thomas sur la loi morale naturelle et les vertus?

« La personne homosexuelle devra vérifier la sincérité de son inclination homosexuelle et prendre comme règle de vie les principes qui sont communs à toute vie chrétienne ». Nous constatons que la sincérité a remplacé la vérité. Or la vérité morale désigne pour la raison d’un sujet l’adéquation du bien à réaliser par ses actes libres à la nature humaine telle que Dieu l’a créée. Le Père Oliva raisonne en plein subjectivisme puisque la loi naturelle finit selon lui par se proportionner à l’individu dont le principe naturel est dénommé altéré par Saint Thomas. De là, les incroyables contorsions pour neutraliser les textes sans équivoque de Saint Thomas sur la sodomie. « Dans le contexte de morale sexuelle qui est celui du chapitre 122, §9 au livre III de la Somme contre les gentils, Thomas affirme qu’utiliser ses mains pour marcher, alors qu’elles sont physiologiquement conformées pour un autre usage, c’est ne commettre qu’un péché léger voire aucun péché. Nous pouvons appliquer un tel exemple à l’organe sexuel, grâce à la nouveauté de Humanae vitae 10 : bien que l’organe sexuel soit physiologiquement ordonné à l’autre sexe, qu’est-ce qui interdirait de l’utiliser dans un rapport avec le même sexe dans le contexte d’un vrai amour homosexuel, unique, fidèle et gratuit ? Rien, faut-il répondre sans hésiter. » (p. 106) En clair Thomas réserve le terme de sodomie pour qualifier un acte dont le caractère peccamineux n’est pas qu’il serait en lui-même contraire à la nature (et donc au bien objectif) de la personne mais qu’il est vécu sans amour. Dès lors, une sodomie pratiquée dans un amour unique, fidèle et gratuit devient légitime et peut être bénie par Dieu et son Eglise.

Le Père Oliva pioche donc dans l’encyclique du bienheureux Paul VI l’idée que tout acte conjugal n’a pas à être fécond afin de neutraliser la différence que saint Thomas fait entre la sodomie (qu’il considère « comme incompatible au bien de la nature qui est la conservation de l’espèce ») et le fait de marcher sur les mains (puisque « ce genre d’usages désordonnés ne font guère obstacle au bien de l’homme » dit saint Thomas). Mais alors pourquoi ne pas situer ce passage d’Humanae vitae dans son contexte immédiat afin de saisir le sens des présupposés anthropologiques et moraux de la « paternité responsable »? On reste pour le moins très interrogatif devant une telle lecture, à croire que les textes sont ici considérés comme de simples matériaux pour construire une nouvelle théorie s’autorisant de ceux-ci. Cela est-il digne d’un théologien philologue ? En effet, le paragraphe qui précède celui sur lequel il s’appuie contient en germe toutes les raisons permettant de comprendre en quoi les actes sexuels entre personnes de même sexe est toujours gravement contraire à la dignité des personnes et qu’en aucun cas « l’amour » ne peut les légitimer. « Par rapport aux processus biologiques, la paternité responsable signifie connaissance et respect de leurs fonctions: l’intelligence découvre, dans le pouvoir de donner la vie, des lois biologiques qui font partie de la personne humaine. Par rapport aux tendances de l’instinct et des passions, la paternité responsable signifie la nécessaire maîtrise que la raison et la volonté doivent exercer sur elles. » Et quelques lignes plus bas, toujours dans le §10 : « La paternité responsable comporte encore et surtout un plus profond rapport avec l’ordre moral objectif, établi par Dieu, et dont la conscience droite est la fidèle interprète. Un exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérarchie des valeurs. Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s’ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l’intention créatrice de Dieu, exprimée dans la nature même du mariage et de ses actes, et manifestée par l’enseignement constant de l’Eglise. »

Ce qui empêche notre auteur de saisir cette organicité de la doctrine morale thomasienne reprise par l’Eglise universelle est une conception de l’amour réduit à un sentiment et de la vérité réduite à la sincérité d’un individu devenu mesure de la nature humaine. Dès lors, le lien nécessaire entre amour et vérité sur le bien objectif et intégral de la personne est ignoré. La signification conjugale du corps sexué, signe et instrument du don de soi, repose effectivement sur l’unité substantielle de la personne telle que Thomas la conçoit. Mais cette signification est objective car elle s’inscrit dans la nature humaine et ses inclinations vers le bien; bien que la personne a à réaliser par des actes vertueux (la communion des personnes et la transmission de la vie). L’amour d’amitié pour saint Thomas est fondé sur la vertu et la vertu n’est jamais pour lui le développement d’un principe naturel altéré. »

30 comments

  1. jejomau

    Aujourd’hui, ce sont les laïcs qui sauvent l’Eglise. Ce père Oliva est à enfermer et surtout à excommunier. IL a fait des dizaines d’années d’études sur Thomas d’Aquin…… et il n’a pas une once de bon sens. Bon sens , ce sur quoi REPOSE tout le Thomisme. Mais au fond , c’est normal : les modernos – par nature – ne peuvent pas avoir du bon sens : ils sont possédés !!!

  2. L’encyclique Huamanæ vitæ, bien que moralement irréprochable sur les principes est moins convaincante sur les avis pratiques.

    Humanæ vitæ rappelle le devoir grave des époux de transmettre la vie (au tout début), mais en même temps laisse entendre qu’avoir des enfants pourrait être coupable. En quelque sorte, il canonise la très sainte méthode Billings dont le but est tout de même que les époux n’aient pas d’enfants…

    Voici ce que l’on peut lire dans cette encyclique ambigüe:

    « Il s’agit tout d’abord du rapide développement démographique. Beaucoup manifestent la crainte que la population mondiale n’augmente plus vite que les ressources à sa disposition ; il s’ensuit une inquiétude croissante pour bien des familles et pour des peuples en voie de développement, et grande est la tentation pour les autorités d’opposer à ce péril des mesures radicales. En outre, les conditions de travail et de logement, comme aussi les exigences accrues, dans le domaine économique et dans celui de l’éducation, rendent souvent difficile aujourd’hui la tâche d’élever convenablement un grand nombre d’enfants. »

    http://w2.vatican.va/content/paul-vi/fr/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_25071968_humanae-vitae.html

    On sent bien que le pape a un petit faible pour ceux qui « manifestent la crainte que la population mondiale » etc. Pourtant cette idée d’un gâteau à partager dont la part se fait plus petite si la nation est trop nombreuse se trouve en germe… dans Jean-Jacques Rousseau (Du Contrat social : « On peut mesurer un corps politique de deux manières, savoir : par l’étendue du territoire, et par le nombre du peuple ; et il y a entre l’une et l’autre de ces mesures un rapport convenable pour donner à l’État sa véritable grandeur. Ce sont les hommes qui font l’État, et c’est le terrain qui nourrit les hommes : ce rapport est donc que la terre suffise à l’entretien de ses habitants, et qu’il y ait autant d’habitants que la terre en peut nourrir. C’est dans cette proportion. que se trouve le maximum d’un nombre donné de peuple ; car s’il y a du terrain de trop, la garde en est onéreuse, la culture insuffisante, le produit superflu ; c’est la cause prochaine des guerres défensives : s’il n’y en a pas assez, l’État se trouve pour le supplément à la discrétion de ses voisins ; c’est la cause prochaine des guerres offensives. » C’est ce genre de raisonnement « logique » qui ne laisse place à aucune échappatoire qui a rendu possible le malthusianisme.)

    Ce raisonnement ne tient pas compte, entre autres, de ce que nous ne sommes que « de passage » et que toutes les générations s’éteignent en environ 70 ou 80 ans et que le vivre ensemble dépend de l’éducation notamment morale…

    Le développement et la faim cessent lorsque l’humanité est nombreuse, bien organisée et éduquée moralement. En 2015, le problème de la faim est en voie de résorption alors qu’il était bien plus grave en 1968 avec une population bien moins nombreuse (selon les statistiques).

    Bref, Paul VI violait comme le clergé actuel la liberté de conscience et la liberté de jugement des fidèles. Il le faisait mine de rien comme si la question ne se posait même pas. Comme saint Jean-Paul II l’a fait en disant que le darwinisme était « plus qu’une hypothèse ». Le clergé était et reste à la remorque de la propagande. On en constate les effets catastrophiques sur les taux de natalité des États autrefois catholiques.

    En effet, ce paragraphe d’Humanæ vitæ

    « Par rapport aux conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, la paternité responsable s’exerce soit par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, soit par la décision, prise pour de graves motifs et dans le respect de la loi morale, d’éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance. »

    Est compris comme une condamnation des familles nombreuse. Les pères de familles nombreuses sont condamnés comme des passionnés se livrant à leurs bas instincts sur leurs femmes alors que la norme vertueuse deviendra de ne pas avoir d’enfant. Les « graves motifs » existant toujours… « On a toujours une excuse valable » disait un de mes professeurs… Car on comprendra à la lecture d’Humanæ vitæ que selon Paul VI, le mari avant de coucher avec sa femme doit prendre en compte « les conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, » d’un avenir que personne ne connaît (l’enfant vit dans l’avenir) ! De plus certaines naissances seront jugées par les entourages comme des fruits de l’irresponsabilité des parents ! Abominable ! À la fin l’homosexualité apparaît comme plus responsable que l’acte conjugal et l’avortement comme la correction d’un acte irresponsable. Certes, ce n’est pas ce qu’écrit Paul VI, mais son concept de « paternité responsable » contient les germes de ce qui est vécu aujourd’hui. Même s’il affirme les principes moraux, il les contredit en fait, par des formules alambiquées dont celui de « parternité responsable » est tiré de la propagande malthusienne.

    Car qui lira ce qui est pourtant dans l’encyclique que « Par rapport aux conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, la paternité responsable [peut s’exercer] (…) par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, » ? si en même temps on affirme, sans le dire explicitement, que les ressources pour nourrir l’humanité vont manquer ? L’homosexualité devient alors vertu et la famille nombreuse, vice.

    Alors que l’aventure humaine qui n’est pas finie et comporte en germe encore des développements, vaut la peine d’être vécue.

    Le Compendium l’enseigne:

    « 195 Le principe de la solidarité implique que les hommes de notre temps cultivent davantage la conscience de la dette qu’ils ont à l’égard de la société dans laquelle ils sont insérés: ils sont débiteurs des conditions qui rendent viable l’existence humaine, ainsi que du patrimoine, indivisible et indispensable, constitué par la culture, par la connaissance scientifique et technologique, par les biens matériels et immatériels, par tout ce que l’aventure humaine a produit. Une telle dette doit être honorée dans les diverses manifestations de l’action sociale, de sorte que le chemin des hommes ne s’interrompe pas, mais demeure ouvert aux générations présentes et futures, appelées ensemble, les unes et les autres, à partager solidairement le même don. »

    Cela condamne le malthusianisme pratique du bienheureux Paul VI.

  3. L’encyclique Huamanæ vitæ, bien que moralement irréprochable sur les principes est moins convaincante sur les avis pratiques.

    Humanæ vitæ rappelle le devoir grave des époux de transmettre la vie (au tout début), mais en même temps laisse entendre qu’avoir des enfants pourrait être coupable. En quelque sorte, il canonise la très sainte méthode Billings dont le but est tout de même que les époux n’aient pas d’enfants…

    Voici ce que l’on peut lire dans cette encyclique ambigüe:

    « Il s’agit tout d’abord du rapide développement démographique. Beaucoup manifestent la crainte que la population mondiale n’augmente plus vite que les ressources à sa disposition ; il s’ensuit une inquiétude croissante pour bien des familles et pour des peuples en voie de développement, et grande est la tentation pour les autorités d’opposer à ce péril des mesures radicales. En outre, les conditions de travail et de logement, comme aussi les exigences accrues, dans le domaine économique et dans celui de l’éducation, rendent souvent difficile aujourd’hui la tâche d’élever convenablement un grand nombre d’enfants. »

    http://w2.vatican.va/content/paul-vi/fr/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_25071968_humanae-vitae.html

    On sent bien que le pape a un petit faible pour ceux qui « manifestent la crainte que la population mondiale » etc. Pourtant cette idée d’un gâteau à partager dont la part se fait plus petite si la nation est trop nombreuse se trouve en germe… dans Jean-Jacques Rousseau (Du Contrat social : « On peut mesurer un corps politique de deux manières, savoir : par l’étendue du territoire, et par le nombre du peuple ; et il y a entre l’une et l’autre de ces mesures un rapport convenable pour donner à l’État sa véritable grandeur. Ce sont les hommes qui font l’État, et c’est le terrain qui nourrit les hommes : ce rapport est donc que la terre suffise à l’entretien de ses habitants, et qu’il y ait autant d’habitants que la terre en peut nourrir. C’est dans cette proportion. que se trouve le maximum d’un nombre donné de peuple ; car s’il y a du terrain de trop, la garde en est onéreuse, la culture insuffisante, le produit superflu ; c’est la cause prochaine des guerres défensives : s’il n’y en a pas assez, l’État se trouve pour le supplément à la discrétion de ses voisins ; c’est la cause prochaine des guerres offensives. » C’est ce genre de raisonnement « logique » qui ne laisse place à aucune échappatoire qui a rendu possible le malthusianisme.)

    Ce raisonnement ne tient pas compte, entre autres, de ce que nous ne sommes que « de passage » et que toutes les générations s’éteignent en environ 70 ou 80 ans et que le vivre ensemble dépend de l’éducation notamment morale…

    Le sous-développement et la faim cessent lorsque l’humanité est nombreuse, bien organisée et éduquée moralement. En 2015, le problème de la faim est en voie de résorption alors qu’il était bien plus grave en 1968 avec une population bien moins nombreuse (selon les statistiques).

    Bref, Paul VI violait, comme le clergé actuel, la liberté de conscience et la liberté de jugement des fidèles. Il le faisait, mine de rien, comme si la question ne se posait même pas. Comme saint Jean-Paul II l’a fait en disant que le darwinisme était « plus qu’une hypothèse ». Le clergé était et reste à la remorque de la propagande. On en constate les effets catastrophiques sur les taux de natalité des États autrefois catholiques.

    En effet, ce paragraphe d’Humanæ vitæ

    « Par rapport aux conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, la paternité responsable s’exerce soit par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, soit par la décision, prise pour de graves motifs et dans le respect de la loi morale, d’éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance. »

    Est compris comme une condamnation des familles nombreuse. Les pères de familles nombreuses sont condamnés comme des passionnés se livrant à leurs bas instincts sur leurs femmes alors que la norme vertueuse deviendra de ne pas avoir d’enfant. Les « graves motifs » existant toujours… « On a toujours une excuse valable » disait un de mes professeurs… Car on comprendra à la lecture d’Humanæ vitæ que selon Paul VI, le mari avant de coucher avec sa femme doit prendre en compte « les conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, » d’un avenir que personne ne connaît (l’enfant vit dans l’avenir) ! De plus certaines naissances seront jugées par les entourages comme des fruits de l’irresponsabilité des parents ! Abominable ! À la fin l’homosexualité apparaît comme plus responsable que l’acte conjugal et l’avortement comme la correction d’un acte irresponsable. Certes, ce n’est pas ce qu’écrit Paul VI, mais son concept de « paternité responsable » contient les germes de ce qui est vécu aujourd’hui. Même s’il affirme les principes moraux, il les contredit en fait, par des formules alambiquées dont celui de « paternité responsable » tiré de la propagande malthusienne.

    Car qui lira, ce qui est pourtant enseigné dans l’encyclique que « Par rapport aux conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, la paternité responsable [peut s’exercer] (…) par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, » ? si en même temps on affirme, sans le dire explicitement, que les ressources pour nourrir l’humanité vont manquer ? L’homosexualité devient alors vertu et la famille nombreuse, vice.

    Alors que l’aventure humaine, qui n’est pas finie vaut la peine d’être vécue.

    Le Compendium l’enseigne:

    « 195 Le principe de la solidarité implique que les hommes de notre temps cultivent davantage la conscience de la dette qu’ils ont à l’égard de la société dans laquelle ils sont insérés: ils sont débiteurs des conditions qui rendent viable l’existence humaine, ainsi que du patrimoine, indivisible et indispensable, constitué par la culture, par la connaissance scientifique et technologique, par les biens matériels et immatériels, par tout ce que l’aventure humaine a produit. Une telle dette doit être honorée dans les diverses manifestations de l’action sociale, de sorte que le chemin des hommes ne s’interrompe pas, mais demeure ouvert aux générations présentes et futures, appelées ensemble, les unes et les autres, à partager solidairement le même don. »

    Cela condamne le malthusianisme pratique du bienheureux Paul VI.

  4. Cassianus

    Il est tout de même difficile de soutenir que l’inclination homosexuelle soit le résultat d’une mauvaise habitude. Si tel était le cas, il s’agirait d’une habitude autre que l’homosexualité elle-même, étant donné que l’inclination homosexuelle précède ordinairement le premier acte délibéré d’homosexualité.

    Saint Paul semblait voir l’origine de l’inclination homosexuelle dans la pratique de l’idolâtrie. En punition pour avoir adoré la créature au lieu du Créateur, les (ou des) idolâtres auraient été « livrés » à la passion honteuse de brûler de désir pour des personnes de même sexe, etc. Mais il est trop évident que l’inclination homosexuelle peut se manifester chez des enfants éduqués dans des familles juives et chrétiennes (donc pas du tout « idolâtres », au sens biblique du mot). Alors, à moins d’appeler idolâtrie un vice générique, qui engloberait tous les vices possibles (comme on dit « le péché », sans préciser lequel), je ne vois pas où pourrait se situer la responsabilité morale de l’habitude vicieuse homosexuelle. Les châtiment divins doivent être des punitions pour des actes libres, sans quoi Dieu s’offenserait de choses dont Il serait lui-même l’auteur… Or si l’homosexualité venait d’un vice antérieur, il aurait fallu tout de même que ce premier vice fût le résultat d’une répétition d’actes mauvais. Il aurait donc fallu qu’il y eût un premier acte mauvais déclencheur du processus qui devait conduire à la dépravation homosexuelle subséquente. Chez les uns, ce premier péché aurait produit l’homosexualité, chez les autres, d’autres inclinations vicieuses. En fin de compte, il faudrait s’en remettre au péché d’Adam, dont tous (hormis la Sainte Vierge Marie) nous subirions les séquelles de mauvaises dispositions innées, en dépit de la purification du Baptême. Les homosexuels auraient à vaincre l’homosexualité comme les avares auraient à vaincre l’avarice (laquelle, selon Saint Paul encore, est un obstacle majeur, au même titre que l’homosexualité, pour entrer dans le royaume de Dieu). Mais ce serait avec la différence pas du tout négligeable que le péché d’avarice a des limites insaisissables : où finit la légitime défense de ses propres intérêts et où commence la faute contre le devoir de solidarité ? – tandis que l’homosexualité est facilement reconnaissable et identifiable, non seulement dans ses actes « intrinsèquement pervers », mais encore dans sa simple tendance, par des fantasmes qui lui sont propres et aussi par certains traits qu’elle imprime dans les manières et même dans le physique des personnes qui ont en elles ce défaut.

    Je me suis donné le mal d’écrire les lignes qui précèdent non pas pour prendre la défense des théories homosexualistes, mais pour montrer, s’il était nécessaire, que le problème de l’homosexualité ne peut pas être balayé d’un revers de main en citant les Ecritures ou une quelconque évidence naturelle. Il est toujours possible d’accuser les homosexuels de négliger les moyens qui leur sont offerts pour ne plus reporter sur des personnes inadéquates l’instinct conjugal qui les pousse à rechercher des relations sexuelles. Mais ce jugement négatif sur les homosexuels qui ne croient pas pouvoir changer et n’y verraient, d’ailleurs, aucun autre intérêt que celui de complaire à des « homophobes », ce jugement négatif, est-il vraiment une exigence de la fidélité au Christ ?

    • C.J

      Merci, Cassianus, pour votre intervention si pertinente et si sage.
      Les personnes qui imaginent trouver une solution en reprochant aux homosexuels de négliger les moyens qui leur sont offerts, sont autant « à côté de la plaque » que le malheureux Père Oliva.
      Ce malheureux Père semble avoir posé un problème: celui de la possibilité pour des personnes homosexuelles de mener une vie chrétienne lorsqu’elles pensent former un couple avec une personne du même sexe, et le malheureux Père y a répondu, non pas en trouvant une solution, mais en affirmant qu’il n’y a pas de problème!
      De fait, si j’ai bien compris ce que j’ai lu, le Père Oliva nous explique que, finalement, ce qui se passe « dans » les personnes homosexuelles est absolument semblable à ce qui se passe « dans » celles qui ne le sont pas, donc pas la peine de chercher une solution spécifique à un problème qui n’existe pas, il n’y a qu’à amener les personnes homosexuelles à recevoir le sacrement de mariage et les autres sacrements, comme les reçoivent les personnes mariées qui ne sont pas homosexuelles.
      C’est très fortiche de faire croire qu’on trouve des solutions alors qu’en fait, on escamote les problèmes. Mais l’escamotage est, en soi, très nunuche. Appliquons ce système nunuche à un problème posé par le Seigneur lui-même dans l’ Evangile: comment les riches feront-ils pour entrer dans le Royaume des Cieux, sachant que cela leur sera plus difficile qu’à un chameau de passer par le trou d’une aiguille? Mais c’est très simple! Puisqu’il est incontestable que les riches sont des êtres humains comme les pauvres, il se passe « dans » eux les mêmes choses que « dans » les pauvres, par exemple ils ont des pensées et des actions tout à fait comparables, notamment quand ils utilisent la même monnaie, les même moyens de paiement, à l’occasion de transactions tout à fait semblables, comme l’achat d’une baguette de pain… donc les riches et les pauvres c’est kif-kif et, par conséquent, les riches sont assurés d’entrer dans le Royaume des Cieux aussi facilement qu’une lettre passe par la poste! Si seulement Jésus avait consulté le Père Oliva avant de raconter n’importe quoi dans les Evangiles!
      Il y a du Raymond Devos dans le Père Oliva qui brode sur des mots et sur des concepts, il y aussi du Raymond Devos dans les personnes qui reprochent aux homosexuels de négliger les moyens qui leur sont offerts, dans la mesure où on se demande bien qui, de nos jours, dit aux homosexuels quels sont les moyens qui leurs sont offerts, et dans quel but ils leur sont offerts. Comment ne négligeraient-ils pas de prendre des moyens dont on a négligé de les informer par tous les moyens existants.
      Raymond Devos brodait sur les mots et les concepts avec subtilité, tandis que le Père Oliva et les « reprocheurs de négligences » sont parfaitement lourdingues. Qui parle de la conversion? Qui parle de la prière et des sacrements comme des moyens de se convertir? Qui parle de se convertir pour vivre dans l’Alliance de Dieu? Pas le Père Oliva qui propose aux homosexuels, comme à ceux qui ne le sont pas, de vivre en circuit fermé dans la recherche d’un épanouissement identifié à un confort psychologique, matériel et social. Pas les « reprocheurs » de négligences qui font comme si vivre chrétiennement revenait à adopter des codes et des valeurs pour accéder au bal des gens bien.
      « Et Dieu, dans tout ça? » aurait dit Jacques Chancel qui invita tant de fois Raymond Devos dans ses émissions. « Domine, probasti me et cognovisti me », Tu me scrutes Seigneur et Tu sais, Tu sais que le même geste, fait dans le même lieu et dans des conditions comparables par des êtres humains créés à Ton image par amour, par exemple le geste des riches pharisiens et de la pauvre veuve déposant leurs offrandes au Temple de Jérusalem, Tu sais que ce même geste n’a pas la même valeur pour Toi, parce que, par-delà certaines ressemblances, ces gestes diffèrent essentiellement en fonction de critères très importants pour Toi: la conversion et le Salut. Permets, Seigneur, qu’au lieu de broder lourdinguement sur des gestes et sur les conditions psychologiques, matérielles ou sociales dans lesquels ces gestes sont faits, le Père Oliva et les « reprocheurs de négligences » fassent partir toutes leurs réflexions des critères très importants pour Toi: la conversion et le Salut, et permets que ce Père et que ces « reprocheurs » ne veuillent désormais comprendre les gestes des uns et des autres qu’à partir des critères qui sont les tiens. Permets aussi, Seigneur, que le Père Oliva ne confonde pas l’amour que Tu as pour les personnes avec l’amour de leurs manières de vivre sans Toi, permets que les « reprocheurs » ne confondent plus leur amour de l’ordre avec l’ordre de l’amour que Tu a mis dans la Création, et en fonction duquel Tu nous appelles à la conversion, donc à trouver des solutions aux problèmes posés par nos contradictions au regard d’une véritable vie chrétienne, pour le Salut donc le bonheur que Tu promets, pas l’appel à l’escamotage de problèmes relooké en bonheur par le Père Oliva, pas l’appel à l’escamotage de la prédication du Salut, confondue par les « reprocheurs » avec l’habitude de saluer la détermination de celles et ceux qui adoptent des codes et des valeurs sans forcément se convertir.

  5. rocheteau

    mais enfin ! quand donc l’Eglise dans sa bonté osera-t-elle dire les choses clairement ? si dans sa Miséricorde à l’instar de Jésus lui-même, elle ne condamne pas définitivement les personnes auxquelles elle est prête à donner le Pardon de Dieu à condition qu’ils reconnaissent leur péché, il faut qu’elle éclaire les fidèles avec fermeté sur la valeur morale des actes posés…. La Vérité n’est-elle pas la première charité, la première Miséricorde ? » La Vérité vous rendra libres » nous dit Jésus lui-même et « que votre oui soit oui, que votre non soit non, tout le reste est superflu ».
    Mais tous nous nageons dans un flou qui n’a rien d’artistique ! toutes les valeurs morales sont mixées en un mélange inconfortable, quand elles ne sont pas carrément bafouées, comme par ce Père Olivia, nos évêques eux-mêmes ne savent plus -ou n’osent plus- enseigner la Vérité.
    il est temps d’invoquer avec insistance le Saint Esprit pour qu’il nous éclaire tous et nous donne à nous les fidèles et surtout au clergé dont c’est la mission principale, la force et le courage d’annoncer l’Evangile

  6. Pinier Françoise

    J’avais entendu dire par un ami chrétien – tout à fait fiable pour moi – (vers 2007) qu’il connaissait un religieux dominicain qui sortait régulièrement de son couvent quelques heures (et vraisemblablement avec l’aval ou le consentement tacite de son supérieur) pour vivre des aventures homosexuelles. J’avais vraiment du mal à croire que le manque de discernement des vocations à la vie consacrée pouvait en arriver là… même si je croyais cet ami. C’était tellement contraire au vœu de chasteté religieux et à l’enseignement absolument constant de l’Eglise sur le caractère peccamineux des actes homosexuels !…

    Quand je lis le raisonnement du P. Oliva légitimant les pratiques homosexuelles, je pense aux paroles sévères de Jésus au sujet des pharisiens qui trouvent des arguties juridiques pour permettre à quelqu’un de ne pas pratiquer les dix commandements.

    Mais bon, manifestement certaines études peuvent faire perdre tout bon sens, tout « sensum fidei », toute « obéissance de la foi »… On oublie que la charité dont parle Jésus-Christ et les Apôtres à sa suite, est aussi une vertu qui corrige, reprend, bref éduque les personnes, au lieu de tout avaliser et de flatter les personnes dans le sens du poil (chacun ayant d’ailleurs des tendances nécessitant une conversion radicale, et pas seulement les homosexuels).

    Bonne nouvelle en tout ceci : chaque hérésie, si elle fait sortir les loups du bois – ça fait d’ailleurs deux-mille ans que ça dure – permet aussi aux docteurs de l’Eglise de se manifester et d’éclairer les âmes sur la sainteté de l’Evangile. La doctrine catholique en ressort plus belle encore, dans une lumière plus précise.

    Essayons juste, mes frères et mes sœurs en Christ, d’éviter les paroles méchantes, l’aigreur, le mépris, le découragement. Tout ceci est finalement parfaitement normal. Satan a « réclamé Pierre pour le cribler comme le froment ». Il est parti « guerroyer contre les « enfants de la Femme ».

  7. Le Guen

    pfiou… pour lire ces commentaires je dirais totalement hallucinants, je dois prendre du doliprane, car ça me donne mal à la tête et je pense que ce père a fumé beaucoup de moquette. Quant à St Thomas d’Aquin, le pauvre, il doit se retourner dans sa tombe et être dans une sainte colère terrible et terrifiante pour ce père qui ose mettre de telles paroles dans sa bouche. Encore un acoquiné à la F.M. Oui comme dit Martina les loups sortent du bois et en masse, ils n’ont plus peur d’exprimer leurs délires (au sens psychiatrique et naturel -je suis infirmière et j’ai travaillé en psy- délire veut dire : perte de contact avec la réalité, va avec la conviction délirante, càd la personne est persuadé que son délire est vrai). Ce que dit Jéjomau me rappelle pourquoi Marthe Robin a basé l’évangélisation avec ses foyers de charité sur les laïcs. Elle a dit, comme Jéjomau, que la nouvelle évangélisation viendrait des laïcs. Je pense que le Seigneur lui a montré à l’avance l’état des notables de son Eglise, ça veut tout dire. Oh non que je me considère comme bien, j’essaie de faire comme Ste Thérèse, de faire bien chaque petite chose. Quant à Marie-Julie Jahenny, grande mystique bretonne, le Seigneur lui avait dit que sur les 98 ou 99 évêques en comptant les DOM-TOM, seul 5 à peu près resteraient fidèles, les autres abandonneraient le troupeau aux loups. Moi ce que je vois c’est que certains clercs (quel que soit leur grade) sont devenu eux-mêmes des loups. Il n’a pas un supérieur ou quelqu’un ce père qui puisse le rappeler à l’ordre. A La Salette la Belle Dame avait dit dans son secret que les mauvais livres abonderont sur terre et que certaines maisons consacrées seraient transformées en cloaque d’impureté. Pour moi les mauvais livres, je pensais à toutes les horreurs pondues par des laïcs, la pornographie, etc mais là ça vient aussi des clercs. Je comprends que les évêques aient mis leur véto toujours pas levé si je ne m’abuse sur le secret de La Salette. Les apparitions sont reconnues, le secret est publié depuis longtemps après moult tractations j’imagine, mais c’est vrai que la Sainte Vierge secoue bcp le clergé dans le message de La Salette, particulièrement le clergé, responsable des âmes qu’ils ont à conduire, ce qui veut pas dire que nous sommes exemptés, bien au contraire elle nous reprends. Là franchement cet écrit ça craint. On dire le délire de qqn ayant fumé du chichon…

    • Maurice

      Les loups sortent du bois ?
      Ils devaient y être depuis longtemps pour bien s’implanter dans le clergé et les ordres religieux ; maintenant que c’est fait et qu’ils ont de la notoriété, ils expriment leurs déviances pour y entraîner ceux qui croient en leurs paroles.
      Le pape aura-t-il le courage de bien balayer devant la porte de Saint Pierre (Rome) ? Il en donne l’impression, mais dans les faits ce n’est que circonvolutions !
      Le Pape est-il conscient de ce qu’il se passe dans l’église ?
      Le fait-il exprès pour rebondir plus facilement en reprenant en main le clergé ?
      En tout cas, ça traîne et pas du bon côté.

      Le « père » Oliva a une chaire au CNRS ?
      Là aussi ne serait-ce pas voulu de la lui accorder pour nous (catholiques) dénigrer plus facilement lorsque ce « père » se découvrira en enlevant son masque ?

  8. toto

    Le Père Oliva ne sait peut être pas où il va, mais il y va, à la grande satisfaction de Lucifer.
    Ô Liva, ô mores (depravatae)
    Beau cadeau (empoisonné) pour les 800 ans de l’ordre, ordre qui déraille plein tubes depuis au moins 1920 et qui a contaminé l’Amérique latine et l’Afrique depuis l’après guerre 39-45.

  9. gege

    « au Saint Père d’agir et de redire le message du Christ dans l’Évangile. » Vous avez raison Martina mais je crois que l’on pourra attendre encore longtemps.
    Les Byzantins discutaient du sexe des anges notre dominicain discute du sexe des homos … dans cette affaire ce qui est grave n’est pas la divagation d’un soit disant théologien mais l’absence totale de sanction qui démontre que l’autorité dans l’Eglise a totalement disparue, elle est par terre! Scandale pour les petits et honte à tous ces clercs soit disant responsable qui ne disent rien!

  10. C.J

    Bonjour et merci pour toutes ces explications et clarifications en « langage thomiste » que, pauvre ignare, je ne maîtrise pas.
    Les théories étonnantes du Père Oliva, enrubannées d’une science bidouillée reposant sur la confusion de certains mots et/ou concepts, apparaissent comme un comble à l’I.R.H.T. où, entre autres choses, on cultive la philologie. C’est donc raté.
    Pour exprimer cela d’une manière plus accessible que le haut langage de saint Thomas mais, j’espère, au service d’efforts renouvelés pour que le grand saint soit mieux compris, je dirai que les théories du Père Oliva me font penser aux théories mises en scène dans un roman de Charles Exbrayat intitulé « La honte de la famille », transposé au cinéma en 1969 par l’auteur et par Richard Balducci, avec Michel Galabru, Rosy Varte et Danièle Evenou…
    Dans cette histoire, le fils d’une famille de la mafia marseillaise, devenu inspecteur de police et rejeté par les siens pour cette raison, c’est lui « la honte de la famille », veut épouser la fille d’une autre famille de la mafia qui, elle, est persuadée de la légitimité chrétienne des activités de cambriolage et autres trafics mafieux… au moment où les jeunes gens parlent mariage et nécessité de se confesser, la jeune fille se lance dans une démonstration qui ressemble fort à celle du Père Oliva, pour justifier, donc, la légitimité chrétienne des activités mafieuses; l’exaltation des sentiments et de la sincérité y tiennent la vedette.
    L’idée est rigolote mais on est dans un roman puis au cinéma. C’est moins rigolo quand on fait la même chose au C.N.R.S. et dans une chaire de théologie. Par ailleurs le roman et le film ne sont un peu ratés pour ne pas avoir approfondi les paradoxes dont il auraient pu tirer parti. Je pense la même chose des théories du Père Oliva et je ne lui conseille pas d’en tirer un film avec Michel Galabru, Rosy Varte et Danièle Evenou, à moins qu’il ne souhaite définitivement sombrer dans le ridicule. Sauf si cet exercice insolite amenait finalement le Père Oliva à identifier les points très faibles de ses démonstrations et à chercher une voie vraiment chrétienne pour l’important problème qui l’a amené à écrire.
    Il me reste à poser deux questions:
    – Comment peut-on imaginer promouvoir le respect des personnes homosexuelles et leur accueil dans l’Eglise, en imaginant des solutions qui ridiculisent le problème posé par une démarche si incongrue, même pour quelqu’un qui n’est pas initié à la pensée thomiste?
    – Est-ce vraiment respecter les personnes homosexuelles et l’Eglise que de les réunir dans des propositions si décalées qu’elles en deviennent ridicules?

  11. PM de Montamat

    Merci à TC de nous faire connaitre sa critique du livre de ce Père dominicain. St Thomas retourné contre lui-même, certains ecclésiastiques sont prêts à tout, et ce n’est pas fini. Il est normal que le flou ‘pastoral’ entraine une frustration chez certains qui veulent tout casser de l’intérieur de l’Eglise. On alterne donc les coups par des attaques régulières contre le corpus doctrinal de l’Eglise.
    Mais je regrette que TC n’ait pas approfondi les textes référencés par le P. Oliva et ne les ait pas utilisés largement pour répondre. C’est tout l’article 31 de la Somme Théologique (ST) de la Ia-IIae qui est à exploiter dans le traité des passions, avec les questions 31 à 34 sur le plaisir. Et au-delà, c’est tout l’article 122 du Livre III de la Somme contre les Gentils (SCG), et même de l’article 121 au 129 qui éclairent la question. Plus la question 78 du Livre IV sur le mariage, qui explique bien la diversité des fins recherchées dans la génération humaine.
    Le P. Oliva est en effet un très bon connaisseur de st Thomas car les textes cités se complètent très bien : et pour l’exploitation abusive du P. Oliva ; et pour rétablir la pensée de st Thomas. Or, je considère que TC a trébuché sur les peaux de bananes qui lui étaient glissées. Il eut été bien plus opérant de rester sur le terrain de prédilection du P. Oliva, le texte de st Thomas lui-même. C’est là-dessus que je veux attirer brièvement l’attention.
    Tous sont d’accord sur le fait de départ, qu’il y a des individus pour lesquels est connaturel ce qui est contre-nature pour l’espèce. C’est un fait ; on parle de tendance homosexuelle. Ensuite, le P. Oliva souhaite légitimer – moralement, juridiquement, canoniquement, surnaturellement – les actes, comportements et (si je comprends bien) l’état de vie ‘conjugal’ découlant de cette tendance. Et TC de nous dire que c’est contre la lettre de st Thomas ; et contraire à l’enseignement de l’Eglise. Dont acte, c’est évident que TC a raison sur ces deux points.
    Mais il répond très mal – à mon avis – aux arguments du P. Oliva. Deux éléments tirés de st Thomas permettent de contredire radicalement le P. Oliva.
    D’abord à l’article 122 de la SCG il est dit que ‘la rectitude naturelle des actes humains ne se juge pas d’après des conditions extrinsèques propres à un individu, mais d’après ce qui appartient à toute l’espèce.’ Au P. Oliva de contredire s’il le juge bon et d’établir qu’il existe une morale propre à chaque individu, ou une morale de ‘classe’, de ‘groupe’, de ‘clan’, etc… Son problème est celui des nominalistes (de tous poils…) et rien ne sert de ferrailler tous azimuts : ce point détermine tout sur le principe.
    Par ailleurs, le principal et définitif argument de fonds qu’utilise st Thomas est celui de la finalité. Il suffit de citer le passage entier dont s’inspire le P. Oliva sur le fait de marcher sur les mains, à la question 122 de la SCG : ‘De plus, du fait que se servir de quelque organe du corps pour un but autre que celui auquel la nature le destine, par exemple marcher sur les mains ou faire avec les pieds ce qui normalement se fait avec les mains, est un péché véniel ou même n’est pas un péché, on ne peut pour autant estimer légère cette faute qu’est l’éjaculation de la semence en dehors de la fin légitime de la génération et de l’éducation. Si ces mésusages ne s’opposent pas beaucoup au bien de l’homme, cette perte désordonnée de la semence répugne au bien de la nature qu’est la conservation de l’espèce. Aussi après le péché d’homicide qui détruit la nature humaine en acte de vie, ce genre de péché semble-t-il tenir le second rang: il empêche la nature humaine d’apparaître à la vie.’ On ne peut être plus clair et cela répond à tous les désordres en matière sexuelle.
    Tant que vous n’avez pas d’accord sur ces deux points, il est inutile d’aller plus loin…
    Un dernier point pour indiquer que, sur ces sujets, je serai plutôt sur la ligne de P Ariño qui – quasi-seul à pour ma connaissance du sujet – défend la position équilibrée et claire qui se trouve être celle exactement de st T dans les textes référencés ici.

  12. Denis F

    J’acquiesce à l’article, et avant de pouvoir lire les commentaires, je comprends, au vu de l’image de ce prétendu « père », ses propres inclinations connaturelles à sa propre individualité »! Et au lieu de vouloir les justifier sur un plan religieux et théologique, il ferait mieux de faire son coming out et de se recycler…

  13. hermeneias

    Cela fait bien longtemps que le ver est entré dans le fruit dans l’Ordre du grand St Dominique , de St Albert et de St Thomas , de Ste Catherine de Sienne et dans le fruit de la Compagnie de Jésus , de multiples grands ,saints et admirables ordres religieux comme dans l’Eglise plus largement .
    N’oublions pas que le drapeau rouge avait flotté sur le couvent du Saulchoir , lieu de formation des dominicains .
    Beaucoup de ceux qui ont étudié Thomas d’A. n’ont pas fait l’effort d’étudier Aristote , « le philosophe » et la philosophie pour elle même pour mieux comprendre le « Docteur angélique »…. J’ai connu un dominicain fameux , décédé récemment , qui avait fait cet effort qui était un priant et qui s’est opposé à la dérive de l’Ordre dominicain ….Mais il a été sali post mortem ….C’est pratique !

    Il y a des poches de résistance , certaines individualités résistent , mais il y a bien peu de soutien de Rome actuellement et déjà Benoit XVI , trop intellectuel , n’avait pas su gouverner avec fermeté la Barque de l’Eglise .

    Et les « laics » ne sont pas beaucoup mieux lotis mais les miasmes de l’erreur , de la perversion , de la compromission et du reniement sont plus dilués et moins visibles quoique très répandus

  14. PM de Montamat

    Je suis assez atéré de certains commentaires sur la tête du P. Oliva, sur sa bague, ou autre qu’il soit démoniaque…
    Il serait temps peut-être de quitter ce niveau et de s’intéresser au problèmes de fonds qui sont extrêmement graves dans l’Eglise. Pour preuve un commentaire sur Humanae vitae qui est assez critique, mais pas forcément bien ciblé.
    C’est pointer à raison sur l’actuelle faiblesse doctrinale du Magistère, soit romain, soit des évêques. C’est tout de même un sujet très préoccupant… et celà dure depuis plus de 50 ans…
    Quand s’interessera-t-on à la Vérité ?

  15. B.H.

    Un religieux ou un prêtre ne porte pas de bague, et encore moins de bagouse.
    Les religieuses reçoivent une alliance toute simple lors de leurs vœux perpétuels.
    L’évêque (ou l’abbé d’un monastère) reçoit un anneau lors de sa consécration épiscopale (avec la récitation d’une prière liturgique) en même temps que la mitre et la crosse.

  16. Féru

    L’attitude de l’église sur l’homosexualité était jusqu’ici saine : c’est un comportement qui ne correspond pas au plan de Dieu pour l’humanité. La Bible présente souvent l’homosexualité comme une offense à Dieu. Mais l’église savait aussi que la sexualité humaine est complexe et qu’on ne change pas ses penchants comme on change de chemise. Donc l’église accueillait et accompagnait les personnes qui souhaitaient entamer un chemin de conversion, certes semé d’embuches et de chutes, mais n’Est-ce pas le lot de nous tous ?
    Donc d’un coté le principe non négociable et de l’autre la miséricorde, et par conséquent le besoin de réflexions pour trouver par où passe cette chaine mystérieuse dont on ne connaît que les 2 bouts !
    Et cette chaine ne passe pas par le mariage gay, non, mille fois non !

  17. toto

    @RFC
    Oui, c’est très bien que 5 professeurs dominicains dont 3 à l’Angelicum redressent les âneries du P. Oliva. Mais où est donc la réprobation ou la sanction des supérieurs du P. Oliva? Et le général des Dominicains n’a toujours pas réagi, et s‘il a réagi c’est resté bien confidentiel. Ce qui confirme que les âneries et hérésies proférées publiquement ne sont pas sanctionnées par l’autorité compétente.

  18. j’ai lu les bons commentaires donnés sur le site dominicain des élucubrations et déformations de ce Père Oliva sur la pensée de St Thomas d’Aquin. Mais ces commentaires devraient être clamés haut et fort dans toute l’Eglise par les autorités religieuses ! pourquoi en effet l’Eglise ne réagit-elle pas plus énergiquement et plus clairement à toutes ces théories carrément blasphématoires de n’importe quel prétendu philosophe ou théologien contemporain ? le flou entretenu favorise toutes les déviances c’est vraiment l’oeuvre du démon : « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! » l’Eglise est Mère et son rôle est d’être éducatrice … le comportement de l’Eglise envers ceux qui dispensent l’erreur m’est incompréhensible ! en ce temps du Jubilé de la Miséricorde, n’est-il pas vrai que la première des Miséricorde est l’annonce de la Vérité toute entière ?

  19. la formation des consciences, dire clairement où est le Bien, où est le Mal, à la lumière les commandements de Dieu, et de l’Evangile me parait être le premier rôle de l’Eglise, la première éducation, et non laisser à chacun la liberté de juger ce qui lui parait bien et mal…. cela me semble s’apparenter au premier péché quand Adam et Eve ont osé toucher au fruit de la connaissance du bien et du mal et se faire ainsi les égaux de Dieu

  20. Mage Erre

    On peut accueillir 1 couple de même sexe, mais nullement faire un mariage , car Dieu ne le reconnaitra pas!
    C’est une perte de temps pour rien.
    Il faut arrêter harceler Yahvé en lui apportant des exigences vous allez naturellement recevoir des rochers en réponse.
    une image simple , 1 homme et 1 femme c’est une visse et un boulon. à quoi cela sert de coller deux visses entre elles? Bien à rien. Vous voyez l’apprenti qui plonge 2 visses dans la colle puis les colle l’une contre l’autre… Et quand le maitre artisan lui demandera les visses il va y avoir un problème. Voilà pourquoi Yahvé dit  » non  » à cela. il faut être logique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *