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Le séminaire de Caen est fermé

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Symptomatique d’une Eglise de France en crise, incapable de se renouveler, avec des jeunes qui préfèrent entrer à la communauté Saint Martin, dans la poignée de séminaires diocésains encore dynamiques, ou chez les traditionalistes, le séminaire Saint Jean Eudes à Caen vient de fermer ses portes. Les potentielles vocations iront se former à Rennes. Les évêques de Basse-Normandie (Mgr Boulanger, Mgr Habert et Mgr Le Boulc’h) écrivent :

« La formation des candidats au sacerdoce est un enjeu extrêmement important. Depuis 1970, les trois diocèses de Basse-Normandie disposent à Caen d’un séminaire interdiocésain. Notre souci constant a été de proposer une formation de qualité conforme aux exigences de l’Église, ce qui a été possible jusqu’à présent grâce au dévouement des formateurs et professeurs.

Le réalisme nous oblige aujourd’hui à constater que nous n’avons plus les moyens d’un tel projet pour les années à venir. Un séminaire nécessite des prêtres exclusivement dédiés à cette tâche et des professeurs ayant suffisamment de temps pour leur mission d’enseignement. En mesurant ces limites et en tenant compte de l’évolution du nombre de candidats, il nous est apparu, après consultation du conseil du séminaire, qu’il serait plus profitable à nos séminaristes de rejoindre un autre lieu de formation.

Après ces 45 années de travail commun qui ont permis de former plusieurs générations de prêtres, nous avons donc pris la décision de fermer le séminaire de Caen. C’est un choix difficile dont nous mesurons l’impact auprès des séminaristes, de leurs formateurs, du Centre d’Études Théologiques et de tous les diocésains attachés à ce que cette institution représente et qui l’ont soutenue de bien des manières. Nous le croyons cependant conforme au bien de l’Église et à ce que le Seigneur nous demande.

A partir de la rentrée prochaine, sauf exception, les séminaristes de nos trois diocèses seront formés au Séminaire Saint-Yves de Rennes. Fondé, comme celui de Caen, par Saint Jean-Eudes et aujourd’hui dirigé par des Eudistes et des prêtres diocésains, c’est le séminaire le plus proche géographiquement. Nos deux maisons travaillent ensemble depuis longtemps, l’année de fondation spirituelle (propédeutique) est commune. Nous resterons en lien étroit avec l’archevêque de Rennes et le supérieur de ce Séminaire.

Le Centre d’Études Théologiques, moyennant des aménagements à définir progressivement en lien avec les services de formation permanente, demeure un lieu de collaboration important pour nos trois diocèses et va continuer sa mission au service de la formation théologique.

Nous demandons à tous que cette décision n’engendre pas de désintérêt pour les vocations et les séminaristes, bien au contraire, mais qu’elle soit à leur service et suscite chez tous la prière et l’engagement au service des vocations de prêtres diocésains. »

Actuellement, le séminaire Saint Jean Eudes de Caen compte 17 séminaristes dont 14 sont originaires de la région Basse-Normandie. Le Conseil Presbytéral de chaque diocèse a-t-il été consulté,comme celà est prévu dans le Droit canonique ? Un évêque de Séez s’était déjà refusé avec force de fermer le séminaire interdiocésain de Caen, dans les années 1980, et alors qu’un net fléchissement des vocations inquiétait déjà : Mgr Henri Derouet de estimait :

« Fermer le séminaire c’est créer des déserts spirituels en Normandie » …

C’est d’autant plus malheureux que ce Séminaire s’était amélioré depuis quelques années, sous la houlette des derniers supérieurs.

En Haute-Normandie,le séminaire interdiocésain est fermé depuis plusieurs années déjà. Les séminaristes haut-normands sont formés à Paris au séminaires des Carmes ou à Issy-les-Moulineaux.

34 comments

  1. brandenburg

    Le premier geste du nouvel Evêque de Fréjus Toulon,il y a une trentaine d’années, a été de réouvrir un séminaire:son caractère traditionnel a fait qu’aujourd’hui ,il ordonne autant de prêtres que celui de Paris!Mgr Aillet à Bayonne;assez traditionnel lui aussi ,vient de réouvrir un séminaire qui semble bien marcher!Ce n’est pas en baissant les bras et en se voulant « moderne » que l’on arrive à quoi que ce soit!

  2. Louis JACQUES-FRANCOIS dit LOCARD

    Bonjour,
    Je ne comprends toujours pas comment les responsables n’en tirent pas une conclusion!
    Certes, l’Église catholique est en crise, mais en Normandie plus qu’ailleurs.
    Ils faut savoir que bon nombre de pratiquant sont écartés de la mission au prétexte qu’ils ne son pas « conforme »
    à l’enseignement de l’Église.
    L’ESPRIT-SAINT serait-Il divisé?
    Vous remarquerez que c’est le diocèse, dont un des derniers Évêques a été condamné pour « non dénonciation pour fait de pédophilie de l’un de ses prêtres! ».
    De plus, tous ceux qui ont pris la défense des victimes ont été stigmatisés et mis au ban de l’Église Catholique, dont je suis. Dans ces conditions, comment voulez-vous que Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST ne reprenne pas les affaires de ce diocèse en mains? Je vois dans la suppression de ce séminaire un avertissement, serons-nous en tenir compte pour la suite de mission?
    Il nous faut demander pardon à DIEU si nous voulons vraiment retrouver le chemin de la Mission.
    Que DIEU vous bénisse et vous garde, Lui qui est Père, Fils et Esprit-Saint!
    Merci!
    JFL

  3. chui Zemmour

    et la communauté St Martin et le Christ Roi, et la fraternité St Pierre, sans oublier la Fraternité St Pie X et la communauté montée par le père Zorkine, toutes font quasiment le plein, mais la plupart des évêques n’ont rien compris, ils ont encore l’esprit 68

    • kanjo

      il n’y a pas que les évêques ! les vieilles dames qui dirigent les paroisses n’ont rien compris non plus ! Il s’en est même trouvé une pour me reprocher de faire le catéchisme à la maison, et avec la miche de pain, en plus ! Mon fils savait déjà ses prières à quatre ans, c’est un crime, n’est-ce pas ?

    • DoBcht

      Je valide votre commentaire. Ma femme me faisait la même réflexion.

      Et si vous assistiez à certaines messes de la basilique d’Alençon… vous comprendriez beaucoup de choses.

      Mais rendons grâce à l’Abbé Bozo supérieur du séminaire de Caen qui a beaucoup donné et qui donne également beaucoup pour son diocèse de Séez.

  4. Outrillo

    Les diocèses français paient le prix de l’effondrement du monde rural amorcé après 1914 et accéléré après 1945. Je sais bien qu’un tradi dira qu’il suffit de mettre de la tradition pour remplir les séminaires. Hélas, s’agissant des diocèses, la cause est ailleurs. Regardez un vieil annuaire diocésain d’un diocèse français ordinaire et lisez les noms. Vous n’y trouverez que très peu de noms de de « grandes familles », très peu d’aristos pour être clair. Pourquoi ? Car le recrutement des séminaires diocésains français reposait quasi exclusivement sur le tissu rural et paysan. Quand un brave curé soupçonnait une vocation possible chez un jeune garçon, il proposait à ses parents de le scolariser au petit-séminaire et le garçon y faisait son chemin. Les garçons des grandes familles choisissaient au contraire des ordres prestigieux : les dominicains, les jésuites, etc. (d’où le nombre important d’aristos que comptent encore ces ordres). Aujourd’hui, les campagnes sont désertées, les paysans ont été éradiqués et la source des vocations diocésaines est par conséquent tarie. Il reste les « grandes familles » qui, si vous regardez les listes, alimentent effectivement massivement la communauté St-Martin ou les fraternités tradies. De grâce, ne vous réjouissez pas de ces séminaires diocésains qui ferment ou de ces diocèses sans séminariste. Ils sont hélas les symptômes d’un monde englouti et emporté par l’accélération de l’histoire et les profondes mutations de notre société.

    • Notre ami « Outrillo » a tout a fait raison car la grosse infanterie du clergé était d’origine paysanne. Dans les campagnes en effet, la promotion des meilleurs conduisait à s’orienter vers le professeur des écoles, laïques ou catholiques. C’est ainsi que les fils de ces professeurs d’école laïque sont des universitaires, puis troisième génération des « hauts » fonctionnaires, voire ministres de nos jours. En dernières générations, ces professeurs d’école n’avaient plus de neveux à promouvoir, car plus de neveux dans la paysannerie … donc plus de futurs séminaristes? Cette infanterie se meurt. Quant à la seconde catégorie dite des « grandes familles » leur recrutement serait à peu près stable. Mais ces candidats moins influencés par les excès du « modernisme » choisissent à juste raison un milieu plus trahi. Ce qui explique sans aucune ambiguité les ouvertures de certains séminaires, là où les évêques sont plus sérieux. Le vide spirituel a fait le reste ou est la première cause de ce qui reste.

  5. Bruno ANEL

    Mgr Rey ordonne de nombreux prêtres, c’est vrai. Mais la majorité d’entre eux ne restent pas à Toulon. Mon fils est prêtre et incardiné à Toulon, mais il exerce son ministère à New-York.

    • noelle

      faudrait il encore que nos évèques veulent bien d’eux….il en est de même pour les pretres formés dans d’autre communutés (qui ne sont pas tous de « grandes familles »….) et que ces pretres aient assez de courage pour se dire qu’ils vont se trouver parfois, souvent face à nos « équipes paroissiales » qui veulent continuer à se prendre pour Dieu et tous les laics qui entourent les évèques soutenus par certains pretres rescapés de 68….je peux comprendre qu’ils préfèrent aller ailleurs…

  6. des jeunes français désireux de devenir prêtres doivent aller en Belgique dans des locaux non chauffés (par manque de financements) sous la houlette du Père Zanotti sorkine …..pourquoi ne sont-ils pas accueillir en France ????

    • toto

      @Calleja
      Les séminaristes qui vont en Belgique veulent être formés par le Père Zanotti. Qui n’a été accueilli que par Mgr Léonard, hélas avec des moyens minables. Le Père Zanotti a été viré de Marseille, parce que sa façon de faire ne plaît pas à tout le monde. Des vocations, il y en a, le problème se trouve chez les évêques, qui ne veulent pas de TOUTES les vocations, mais celles qui collent avec leur idéologie. Un séminariste qui retrouve le sens du sacré= viré. Qui veut dire un chapelet tous les jours= viré. Les jeunes qui ont compris vont dans les séminaires de la Tradition, avec ou sans l’accord de leur évêque diocésain. Jamais il ne viendrai à l’idée à un évêque de cèder ses bâtiments inoccupés à une communauté traditionnelle pout y loger ses séminaristes!!!! Ils préfèrent vendre à des promoteurs.

    • Bonjour!

      On a du chauffage depuis hier, rassurez vous… 😉 Une abbaye magnifique, un cadre idéal en toute simplicité. Cependant, je veux bien vous accorder que dans la chapelle il y fait un peu froid, mais notre coeur y est brûlant d’Amour!

      Venez découvrir par vous même, ici les portes sont grandes ouvertes! Humm… C’est peu être pour cela que nos « locaux » sont froid 😉

      Si dans votre prière il vous manque des intentions, n’hésitez pas à penser à nous ! Nous ne manquerons pas de prier pour vous !

      En Marie!

  7. C

    Certes le monde rural a disparu mais ce sont surtout les familles nombreuses françaises catholiques qui ont manqué (forte dénatalité avec encore plus d’accélération depuis quatre décennies avec la pilule et l’avortement et les lois anti-familles) . La dislocation de la France catholique a commencé en 1789 (2 millions de mort en majorité des jeunes mâles en âge de procréer sur 27 millions d’habitants du fait de la guerre civile provoquée par la Révolution puis les guerres contre l’Europe sous la Révolution, le Consulat et l’Empire).
    Les ordres même prestigieux mais qui ont acquis l’esprit du monde sont tout aussi sinistrés aujourd’hui en France mais aussi dans tous les pays d’Europe et en Amérique latine.
    Les jeunes appelés choisissent aussi désormais leur séminaire quitte à aller à l’étranger (cf ICRSP et FSP) parce qu’ils ne trouvent pas ce qu’ils recherchent près de chez eux (l’enseignement ne leur convient pas).

  8. christian schwender

    Je suis désolé mais les mutations démographiques n’expliquent pas tout. Né en 1945, ancien élève et enseignant de l’enseignement catholique, j’ai vécu ces changements aux premières loges et il faut être bien naïf pour ne pas s’apercevoir que ces évolutions négatives sont les conséquences directes de Vatican II. Le souffle nouveau qui devait revivifier l’Eglise s’est transformé en une tempête dévastatrice au grand désarroi de certains de mes collègues prêtres qui, par souci d’obéissance, subissaient en silence ces révolutions qui vidaient nos églises et nos séminaires. Ces changements brutaux ont désorientés beaucoup de fidèles et de prêtres qui étaient partisans d’une évolution en douceur, comme cela s’est fait dans les siècles passés plutôt que d’un chambardement auquel beaucoup ne comprenaient rien. Le point de rupture a été la suppression, et avec quelle violence, de la messe que nous avions toujours connue alors qu’il aurait été si facile de laisser coexister côte à côte l’ancien et le nouveau rituel. Mais non ! Du passé il fallait faire table rase car si les deux messes avait subsisté l’une à coté de l’autre, il aurait été trop évident de voir laquelle rassemblait le plus de fidèles.
    L’institution où j’exerçais a donné environ 170 prêtres à l’Eglise parmi ses élèves depuis 1863 et cela par la simple exemplarité des prêtres qui les encadraient. Je crains fort que cette source se soit tarie vu qu’il n’y a plus de prêtres dans cette maison. Le dernier (latest not last) a été ordonné il y a deux ans dans un ordre régulier et la jeunesse de ses nombreux confrères contrastait avec la sénescence du clergé diocésain. N’y-a-t-il pas là matière à questions ?
    Pour conclure d’une façon optimiste, je reprendrai la phrase que notre père supérieur utilisait souvent pour clore une discussion, « le Bon Dieu sait ce qu’il fait ».

    • Outrillo

      Bonjour, M. SCHWENDER. Si vous avez la possibilité de vérifier les chiffres des diocèses et des prêtres depuis par exemple 1850, vous verrez que l’effondrement des vocations est bien antérieur au concile Vatican II. Par exemple, le séminaire diocésain de Toulon a fermé dès 1956 faute de combattants ! (Quand Mgr Madec l’a rouvert en 1983 c’était avec des candidats venant de toute la France et c’est toujours le cas aujourd’hui.)

    • toto

      @Christian Schwender
      Merci pour votre témoignage pertinent et compétent. Vous donnez l’explication. Espérons que quelques évêques liront ce blog et se retrouveront sur le chemin de Damas à reconnaître puis à piétiner leurs erreurs (gratissimum mentis error). Nous prions pour eux.

  9. Myriam

    Alors le mensonge continue!!!
    L’année dernière une pub
    Scandaleuse pour le denier de l’Eglise….
    Rouen et Bayeux semblent avoir quelques
    Pb …..

    Nous attendons toujours de connaître le coût et les bénéfices obtenus!!!

    Aujourd’hui fermeture du séminaire
    Mais nous dit-on continuera à rester ouvert ??? À suivre avec intérêt……

    Seigneur donnez nous de bons évêques
    Qui défendent la vraie foi!!!!

    Pour d’autres les maisons de retraite
    Et vite!!!!

  10. Vincent Delérins

    Je ne comprends pas cette fermeture ! En novembre 2014 la CEF a longuement présenté le rassemblement à Lourdes de 840 séminaristes français ! Mais où sont-ils passés ?

  11. Legendre

    Décisions difficiles résultats incertains et permanence des lunettes de soleil pour les responsables…..
    Heureusement le St Esprit sait lui où il va…
    A force de descendre on se rapproche de Mgr Aillet …..

    • christian schwender

      C’est exactement ce que je voulais dire. Certains des autres commentaires me font penser à des réponses dilatoires de technocrates qui veulent noyer le poisson. Surtout ne jamais admettre qu’on a eu tort.

    • kanjo

      d’un autre coté, rien n’empêche les parents de continuer à prier en famille.
      Avec ou sans évêque, les livres pieux se trouvent toujours, et on peut éduquer ses enfants correctement, même dans notre monde poubelle.

  12. karr

    La Cté Saint-Martin est très sollicitée par des évêques qui ne partagent pas son style,uniquement installée dans le diocèse de Fréjus-Toulon à l’invitation de Mgr Madec,en dehors de l’Italie ou ces français ont débuté sous l’aile du Cardinal Siri à Gênes,à présent ceux qui n’en voulaient pas vont chercher des prêtres dans ce vivier.
    Même si,pour l’instant,les vocations y sont nombreuses cette Cté-St-Martin demeure limitée face aux besoins énormes de l’Eglise de France,son fonctionnement qui consiste à réunir des prêtres dans un même présbytère avec des temps de prière et un apostolat sur tout un secteur n’est pas forcément ce que souhaitent des jeunes et moins jeunes appelés,la vie communautaire n’est pas le choix de tous,la communauté St-Martin n’est pas une communauté de religieux,mais ces membres sont déplacés d’un endroit à un autre,ils ne sont pas incardinés dans un diocèse précis à vie.
    Par contre le modèle peut servir pour les diocèses,aux évêques à s’organiser et ne pas se braquer si des jeunes aspirent à une forme de vie sacerdotale plus classique que celle de leurs aînés,à une formation intellectuelle plus rigoureuse et apprendre ce qu’est la vie de prière (âme de tout apostolat)!
    Malgré ce que l’on a cru l’Eglise Catholique ne peut se passer des prêtres,les laïcs aussi ont droit à une formation spirituelle,c’est urgent et absolument nécessaire,tout comme l’accueil dans les maisons de formation de jeunes ou moins jeunes issus de milieux différents,ce qui n’est pas le cas à la Cté-Saint-Martin .
    Après la révolution de 89,au XIX° siècle,nombre de prêtres sont devenus missionnaires au sein de leur diocèse,les évêques d’alors étaient moins rétissants et plus innovateurs,un bon nombre de ces Sociétés de prêtres n’existaient que pour réévangéliser notre pays,une fois la mission accomplie elles disparaissaient naturellement,d’autres ont souhaité continuer leur mission,surtout dans l’enseignement,le Droit-Canon était limité et bien trop souvent ces Sociétés de prêtres sont devenues des congrégations avec voeux religieux,à présent il est possible de trouver une autre forme de statut reconnue par l’Eglise.

    • noelle

      les petres de la communauté st martin ne se trouvent pas qu’à Toulon j’ai eu l’occasion d’en rencontrer dans d’autres diocèses… et cette communauté n’est pas la seule à souhaiter que plusieurs pretres vivent en communauté; ce choix n’est pas innocent…pour un tas de raisons, à trois on est toujours plus fort que tout seul , entre autres plus facile de resister à la « clericalisation » des laîcs , moins isolés plus facile de resister aux « tentations » de notre monde etc etc et que veut dire votre phrase « jeunes et moins jeunes issus de milieux différents, ce qui n’est pas le cas de la communauté st martin »? voudriez vous dire que la communauté st martin fait le tri des appelés en fonction de leur milieu d’origine ?

  13. Lukanios

    Pauvre Eglise de France, C’est triste et malheureux d’en arriver à ce point de fermer les séminaires les uns après les autres. Les évêques et les prêtres devront se poser la question sur la crise des vocations dans notre chère France. Il nous faut des prêtres selon le cœur de Jésus et non des prêtres selon le cœur des évêques ou des formateurs de séminaires. Quand je vois que dans certains séminaires de France, il faut être copain avec les formateurs pour se faire ordonner, ça révèle vraiment que notre Eglise même si elle est sainte, demeure une réalité humaine avec ses hauts et ses bas. Le Seigneur n’appelle pas des Saints mais des hommes pécheurs qu’il façonne pour devenir des pêcheurs d’hommes. A l’instar de nos Saints apôtres qui avaient leurs faiblesses humaines mais le Seigneur à travers eux a fait semer l’Évangile sur toute la terre. Nous avons besoins de bons Évêques capables de décider et d’agir seul pour le bien être de notre Eglise et pour ce qui concerne les vocations. Quand je vois beaucoup de séminariste virés parce qu’ils étaient soit traditionalistes ou pas dans le système des formateurs (Se montrer affectif et encenser les pères), je me dis quel gâchis? Mais ayons de l’Espérance car le Seigneur agit toujours et il appelle sans cesse des jeunes à le servir:  »La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux », Il y a de la place pour tous les appelés dans la vigne du Seigneur! Il faut que les Évêques transcendent leurs visions humaines pour laisser le Seigneur guidé sa propre barque! Les évêques doivent arrêter leur confiance aveugle à des formateurs de séminaires mal formés, figés, déséquilibrés au niveau affectif et humains donc dans l’illusion et l’utopie qu’il faut virer les séminaristes qui n’entrent dans leur Schémas et leur système humains!

  14. Dominique

    Les prêtres de Saint-Martin ? Mais regardez J-Marc Eychenne, évêque de Pamiers. Il est accepté car absorbé, digéré. Que dirait l’abbé Guérin en le voyant soumis aux délires des « dames » ?
    Et J-Marie Le Vert, ex-évêque de Quimper, recraché par son presbyterium car pas vraiment digéré par les amis de François Premier.
    Reste Marc Aillet, évêque de Bayonne, qui résiste encore mais à condition d’hypocrisie permanente : il déteste la papauté de François mais doit en dire du bien.
    Pas la peine de long discours : juste regardez les photos… si on a le temps, on peut lire ce qu’il y a autour.
    En fait, soyons concis : le Concile a été voulu (contre les Romains) par les « Hommes du Rhin » qui avaient le soutien des vainqueurs, les « alliés » américains, et pour chef Frings de Köln aidé par Karl Rahner (ejusdem societatis bergoglio) agenouillé (physiquement) devant sa copine Luise Rinser. Avec ce Vatican II et le très intelligent et saint Ratzinger : redressement ; avec le « jésuite » Bergoglio et ses bourdes volontaires à répétition : c’est la fin !
    PS : Loyola aurait viré Bergoglio vite fait bien fait, depuis longtemps.

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