Visuel-de-la-charte-de-la-laicite

L’école « catholique » se plie à la doxa des « valeurs de la République »

Download PDF

Dans un communiqué publié il y a quelques jours, l’Enseignement catholique s’associe à la Charte sur la laïcité rendue obligatoire dans les établissements publics :

L’adoption le 7 juillet dernier par le comité national de l’Enseignement catholique du texte intitulé “Projet éducatif et éthique républicaine” constitue l’une des contributions importantes de l’Enseignement catholique à la mobilisation en faveur des Valeurs de la République. En effet, la charte de la laïcité 2013 que la circulaire de rentrée 2015 du ministère demande de présenter à la signature des parents, ne s’applique pas aux établissements catholiques. Pour autant, l’Enseignement catholique a demandé à ses établissements, en lien avec les autorités de tutelle, d’intégrer un texte dans le projet éducatif que les parents signent au moment des entretiens d’inscription. Ce texte souligne comment la laïcité peut trouver place dans les orientations éducatives de l’école catholique.

Sur Boulevard Voltaire « On croit rêver ». Sur Perepiscopus, cela fait longtemps que le cauchemar est réel… Et François Teutsch ajoute :

« Au lieu de mener le combat pour la liberté fondamentale d’éducation, qui relève de la responsabilité des parents, l’école privée n’a de cesse, depuis des décennies, de se couler dans le moule et de donner au régime des gages de républicanisme qui ne lui ont jamais valu que du mépris, des règles plus contraignantes chaque année, et l’obligation de suivre à la lettre les programmes de l’Éducation nationale, si funestes soient-ils.

C’est donc l’école catholique qui se plie désormais à la doxa des « valeurs de la République ». En matière scolaire, ces fameuses valeurs sont aux antipodes de la liberté chrétienne, liberté de conscience, liberté de croire, liberté d’enseigner, liberté de penser et d’agir en accord avec sa foi. En s’aplatissant devant les oukases de madame Vallaud-Belkacem, l’enseignement privé accomplit le dernier acte de trahison à la mission qui lui est confiée. Il n’est même pas certain qu’il en ait conscience : c’est l’effet de la sidération.

À quand la suppression totale de l’adjectif « catholique » de son enseigne ? Pour révolutionnaire qu’elle soit en apparence, la mesure aurait au moins le mérite de la clarté. Et rappellerait à tous que, finalement, l’école privée n’est plus qu’une école publique payante. »

15 comments

  1. l’école privée sous contrat dite catholique est souvent, déjà, une école publique payante.
    Maintenant, ouvertement elle est mémoricide en prenant le parti des « bleus » de 1793, de « l’Homme autononome » , »sans Dieu ni maître » , de « l’Homme autonome » qui s’est séparé de DIEU sur le plan des Institutions en créant la république se substituant à DIEU et le Roi (lieu-tenant de Dieu).

    Au jour du jugement, ils devront assumer que tous nos martyrs de la Révolution de 1789 et tous les martyrs catholiques des régimes portés par les idéologies, à travers le monde, filles de la guerre civile de 1789 : laïcisme, socialisme, communisme, etc…les déterminent à être définitivement séparés de Dieu…

    Ils ont, cependant, une circonstance atténuante : la veulerie de la plupart des évêques de France, de la CEF, dont ils sont aussi, en principe, les porte-voix dans l’éducation… de nos enfants !

    Je sais aussi que le fond du problème est à Rome qui est dévastée ! Nous sommes loin de la sortie de la crise de l’Eglise et dans le déroulement des faits, plutôt du côté de la parousie.

    Qu’à Dieu ne plaise !

    allegrovivace

  2. garmon

    Allegro Vivace,

    n’oubliez pas le fascisme et la nazisme, condamnés par notre Saint Mère l’Église catholique, eux aussi issus des Lumières….

    Dieu vous garde.

  3. jpr

    L’école catholique ne l’est plus depuis hélas trop longtemps, celle que l’on appelait l’école libre s’est laissé lier les mains par un état franc maçon qui veut la voir disparaitre. Cela était inéluctable : les évêques l’ont laissée sans réagir entre les mains de syndicats gauchistes, souvent plus virulents et militants contre l’Eglise que ceux de l’école publique.

  4. Bernard L.

    Ces écoles sont sous la responsabilité des Évêques. Les ravages du mauvais esprit du concile vatican II se poursuivent. Si nous voulons être sûrs d’une très bonne instruction et éducation de nos enfants, il n’y a qu’une seule solution, même sans être pour autant attaché à cette Fraternité, ce sont les écoles de la FSSPX. Malheureusement tout le monde ne peut pas se le permettre à cause de l’éloignement ou du coût des études qui s’arrangeraient si ces écoles se multipliaient.

  5. Goarant andré luc

    en 1793 les vendéens chantaient
    les bleus sont là
    le canon gronde
    dîtes les gars avez vous peur ?
    nous n’avons qu’une peur au monde
    c’est d’offenser notre seigneur
    vos os seront jetés à l’onde
    vos noms voués au déshonneur
    nous n’avons qu’un honneur au monde
    c’est l’honneur de notre seigneur
    aujourd’hui je me proméne dans les chemins de cette Vendée
    Je me signe devant ses calvaires dont les croix évoquent quelquefois un martyr
    je me demande si nous serions encore capable comme ces paysans , d’une aussi sainte colére ? ET JE SAIS QUE NON !
    vive le roy quand même AL G
    NOUS RECULONS SUR TOUS LES FRONTS

  6. VERGNAUD Jean-Marie

    Malheureusement, j’ai bien peur que « Boulevard Voltaire » ait raison. Je pense que l’enseignement catholique est en train d’avaler des couleuvres. Qui peut croire que la ministre et son patron sont prêts à leur faire des concessions ?

  7. Enseignant dans l’enseignement catholique sous contrat il y a quelques années, je me suis fait réprimander par le chef d’établissement pour cause de prière au début de la classe……
    J’y ai vu un goûter d’anniversaire un Vendredi Saint et je n’ai pas souvenir de collègues catholiques…..

  8. Nawratil Florence

    Les parents croyants mettent leurs enfants dans l’enseignement catholique, et cela au prix de gros sacrifices financiers, pour les protéger de toutes les dérives actuelles de l’école publique…et souvent ils retrouvent les mêmes dérives : nouvelles pédagogies qui ne donnent pas les bases de l’enseignement traditionnel; culte de l’enfant-roi; fasination pour son petit ego, ses sensations; aucune rigueur;l’école transformée en centre de loisir, l’enfant « autonome », etc.
    Ma fille scolarisée dans l’enseignement catholique a été contrainte au CM2 d’aller avec sa classe débattre sur un sujet égalitariste de « genre » sous la houlette d’une fonctionnaire formée aux thématiques du « gender »dans une bibliothèque qui affiche clairement ses positions gay-friendly (même en rayon jeunesse….)et son partenariat avec une association de lesbiennes .
    Et ceci avec la complicité de la déléguée parents d’élèves, acquise à ces idées, qui ne m’a pas informée, pis, qui a essayé de me faire la leçon.
    Elle n’est pas élue par les parents mais mise en place par une association qui exige un certain « profil » :
    les parents récalcitrants à la bien-pensance égalitariste n’ont donc aucun moyen de se faire entendre.
    Et moi qui croyais, naivement sans doute, que dans l’enseignement catholique, on était à l’abri de ce genre de chose…

  9. Nawratil Florence

    Certainement.
    Dans mon quartier j’ai eu l’occasion de parler avec des mamans de culture française, d’origine française… qui se sont converties à l’Islam et ceci pas seulement pour une raison privée (un mari un Musulman) mais parce qu’elles trouvaient le Catholicisme beaucoup trop affaibli, surtout dans les écoles catholiques sous contrat.
    Lorsqu’on a introduit le « genre » à l’école j’ai eu l’inspecteur académique au téléphone qui m’a dit qu’il supervisait aussi les écoles sous contrat et que cela s’appliquait donc à elles. Bonnet blanc et blanc bonnet, nous avons le « choix » entre Charybde et Scylla….
    Et les parents n’ont à ma connaissance aucun moyen d’objecter !

  10. LE LAY Ronan

    Petit témoignage d’un ancien suppléant poussé à la démission. J’ai effectivement croisé peu de collègues croyants lors de mes années de suppléances. La direction d’un de ces établissements dit « catholique » me demanda de retirer le portrait de la Sainte Vierge que je venais de mettre au dessus de la porte de la classe , et pourtant discret – mais ô combien important – . Une autre fois , l’on me fit comprendre que suivre un dessin animé en breton était plus important que de suivre une heure de préparation à la communion . Et que dire de ce moment, qui je vécus assez mal : lors d’une célébration , que ne vis-je une directrice se dandiner sans vergogne, dos à l’autel,, sous le regard certes amusé des enfants.
    Trop gênant, car trop catholique , la D. D. E. C; ne me proposa plus aucun poste, et je fus contraint de démissionner.
    Ceux qui le souhaitent peuvent entrer en contact avec moi pour en savoir plus sur ces années qui pour moi ne furent pas parmi les plus joyeuses.

  11. Pingback: Et maintenant … que faire ?… « cril17.info

  12. ROMANOS

    Et, si, anticipant tout simplement l’avenir, la Direction de l’Enseignement (dit) Catholique ne s’exerçait-t-elle pas, volontairement et plus ou moins consciemment, à la « dhimmitude ?
    Qui sait ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *