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L’enseignement catholique se soumet à la réforme scolaire

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Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand, demande aux catholiques d’« accueillir favorablement » la réforme du collège du gouvernement, publiée par décret. Contre quel plat de lentilles moisies le gouvernement a-t-il arraché cette soumission ? Dans un texte publié le lundi 18 mai, le secrétaire général de l’enseignement catholique écrit :

« […] Il ne s’agit, à ce jour, que d’un ensemble de projets du Conseil supérieur des programmes, qui sera prochainement soumis à une large consultation. Ces propositions de nouveaux programmes s’inscrivent dans la logique évoquée à propos du nouveau socle commun et de la réforme du collège. Puisque chacun des domaines du socle « requiert la contribution transversale et conjointe de toutes les disciplines et démarches éducatives », les programmes commencent par déterminer, pour chaque discipline, sa « contribution essentielle et spécifique à l’acquisition de chaque domaine ». C’est là une nouveauté importante pour les enseignants souvent déconcertés, depuis le socle commun de 2006, par des exigences peu articulées posées d’une part dans le socle, et d’autre part dans les programmes. Il existe, dans le projet, une précieuse recherche de cohérence, de nature à réellement aider les équipes enseignantes.

Chacun des programmes fixe, ensuite, « les niveaux de maîtrise attendus à la fin du cycle, les compétences et connaissances à acquérir et mobiliser ». Cette seconde partie précise les notions à faire découvrir. La nouveauté – que je salue – tient à ce que, par rapport à une tradition fortement normative d’un même programme imposé à tous, des choix sont désormais laissés aux équipes enseignantes pour se centrer d’abord sur les besoins des élèves. Les programmes deviennent un cadre national au sein duquel les enseignants organisent leurs enseignements en prenant en compte les besoins des élèves. C’est aussi ce qui amène, dans certaines disciplines, à proposer des thèmes obligatoires, et d’autres thèmes parmi lesquels les enseignements auront à choisir.

Outre le fait que certaines formulations relèvent, à l’évidence, d’un jargon à clarifier, les principales polémiques touchent au programme d’histoire. Les choix opérés entre thèmes obligatoires et thèmes facultatifs me semblent assurément contestables. Trop de propositions thématiques séparent de façon regrettable les éléments liés à la vie politique, à l’économie et à l’histoire intellectuelle et religieuse, alors qu’une bonne compréhension requiert une articulation des divers domaines au sein d’une trame chronologique claire. Je m’interroge également sur des choix d’écriture qui, à tort ou à raison, pourraient laisser penser qu’est, peu ou prou, occultée la part du christianisme dans la construction de la culture et de la société nationale et occidentale. Je souhaite vivement que la consultation permette de réorienter ces approches.

Au total, j’invite donc l’Enseignement catholique à accueillir favorablement le nouveau socle commun et la réforme des collèges, qui me paraissent à même de favoriser l’autonomie des établissements, de faire évoluer la mission de transmission de l’École pour le service d’une pédagogie personnalisée et d’une formation intégrale de la personne, et de rénover le métier de professeur en développant l’articulation entre enseignement et éducation. Les horizons dessinés rejoignent bien des pratiques déjà mises en œuvre dans nombre de nos établissements, et correspondent à des paradigmes de souplesse, d’adaptation, de créativité et de responsabilité que l’Enseignement catholique promeut et appelle de ses vœux.

Par ailleurs, j’appelle chacun à un concours actif et loyal à la consultation sur les programmes, dont des points notables sont à mes yeux à profondément améliorer. Je souhaite que le regard porté sur ces réformes et les nécessaires débats qui s’ouvrent se fondent sur une lecture sérieuse, approfondie et globale des textes en cours d’élaboration. Les enjeux éducatifs, et notamment la préoccupation de la réussite de tous et de chacun, requièrent de dépasser les luttes partisane, les anathèmes radicalisés et une certaine forme d’excessive grandiloquence. »

Deux millions d’élèves sont scolarisés dans l’enseignement catholique. Et si ces écoles privées refusent du monde chaque année, c’est parce qu’elles sont limitées par l’Etat collectiviste à 20 % des élèves. En 1984, nos parents ont défilé contre le régime socialiste, qui avait reculé. Malgré les évêques. 30 ans après, l’école dite libre se rend sans combattre. Avec les évêques. Les professeurs sont (dé)formés comme ceux du public. Public et sous contrat suivent les mêmes programmes. Le seul avantage de l’école sous contrat est d’avoir encore un peu de discipline permettant aux élèves d’apprendre plus sérieusement les cours enseignés. Et c’est pourquoi le taux de réussite est meilleur. Mais à quelques exceptions près, l’enseignement catholique n’offre plus grand chose de catholique.

Cette démission en rase campagne face à la réforme n’est sans doute pas étrangère à la manoeuvre de Najat Vallaud-Belkacem, qui a annoncé la mise sur pied d’un bataillon d’inspecteurs pour aller fouiner dans les écoles hors contrat qui ne respecteraient par les sacro-saintes valeurs de la République. Ces valeurs contre lesquelles il est interdit de blasphémer : contraception, avortement, immigrationnisme, anthropologie nihiliste, LGBTisme exacerbé, etc.  Des écoles hors-contrat qui se créent par dizaines chaque année, au point de détourner les meilleurs éléments de l’enseignement sous contrat. Un plat de lentilles ?

36 comments

  1. yr

    L’ A.P.E.L. y est favorable … c’est pourtant un organisme qui devrait défendre l’enseignement privé catholique il semble qu’il ne soit pas constitué que de parents, (peut-être infiltré par la maçonnerie ce qui expliquerait peut-être cette directive).
    Les parents sont – ils bien conscients que l »éducation nationale doit être au service de la famille ? C’est à eux de décider ce qu’ils souhaitent pour leurs enfants et le mieux serait de repousser les contrats d’état et de redevenir vraiment libre. Là encore que font nos évêques ?????

  2. J-Pierre

    Comment peut-on traiter avec cette légèreté les enseignants si dévoués de nos Ecoles et les familles qui leur font confiance ?
    Ancien élève, ancien parent d’élève et président d’OGEC, je ne laisse pas d’être sidéré par une telle position.
    D’abord par l’incohérence entre la décision d’approuver, et les nombreuses objections qui suivent : on signe d’abord, on discutera après. Ben, voyons. C’est plein de défauts, mais ça ne vaut pas la peine de se brouiller avec ces braves gens qui ne nous veulent que du bien.
    Ensuite par la naïveté de ce comportement. Monsieur Balmand n’a donc pas souvenir, par exemple, des accords Lang-Cloupet, de la ruse du premier et de la naïveté du second ? N’a-t-il pas compris que nos gouvernants sont de mauvaise foi, mais qu’ils ont bien saisi qu’on peut nous faire confiance pour avaler n’importe quelle couleuvre ? Que chaque réforme n’est faite que pour aggraver l’emprise de l’Etat sur les cerveaux de nos enfants ? Sinon, quelle est la cause du désastre ?
    L’enseignement catholique ne donne-t-il pas l’impression de ne pas avoir pris conscience que les dérives continues de l’EN sont cohérentes avec l’idéologie socialiste introduite en 1947 par le rapport Langevin-Wallon, dont l’application persévérante depuis 65 ans n’a été poursuivie que par petites touches, chacune de faible incidence, donc jugée acceptable (on ne va pas faire un drame pour si peu) mais dont l’impact final se lit dans l’effondrement du système ?
    Nos adversaires sont sournois, mais nous tendons sans cesse la joue gauche, et ils auraient bien tort de ne pas en profiter.
    Doit-on être loyaux avec des gens qui ne le sont pas ?
    En effet, les Ecoles « hors contrat » vont avoir de beaux jours devant elles.

  3. Je viens d’écrire un message saignant à la CEF:titre HONTE!Faites comme moi:ce reniement est intolérable et ne serait-ce que par charité ,il faut le faire comprendre à ces bureaucrates qui ne sont plus des « defensor civitatos’ mais des « destructor civitatis »!

    • Courivaud

      Bravo, cher « Brandenbourg ».
      Mais la CEF n’est pas la seule à blâmer et à « réveiller » (de toute façon, il faudra dissoudre la CEF).
      (voir mon message à « Michel », ci-dessous.

  4. Marguerite

    Les écoles « hors contrat » fleurissent en effet. J’en connais, chez les catholiques traditionalistes : des écoles comme celles que nous fréquentions il y a plus de 60 ans ! Où l’on apprend à lire avec la méthode syllabique, la grammaire et toutes ses règles, conjugaisons, textes d’auteurs (et non travailler sur des notices d’appareils ménagers ou des chansons idiotes), le calcul, l’Histoire, avec un H, la géographie, etc …. et l’instruction religieuse bien sûr. Ces écoles dont certaines vont jusqu’au Baccalauréat, le vrai, pas le frelaté, que l’on obtient par son savoir, ses acquis. Et non en rendant des copies infâmes dont on va bidouiller les notes pour la réussite d’élèves nuls. Et avec la DISCIPLINE et le RESPECT des personnes et des choses – tout ce qui a fait de nous ce que nous sommes : des gens sensés, prêts à affronter la vie ! Mais cela : Peillon, la Najat veulent l’éradiquer ! Ce n’est pas conforme aux programmes marxistes qui ont cours dans toutes nos écoles. Réveillez-vous ! Protestez ! Fondez des écoles du Savoir, du Bien ….

    • Courivaud

      Très bien, à condition de ne pas pratiquer le repli sur soi.
      Et puis, il faut se méfier : les inspections académiques « veillent » sur ce type d’école hors contrat ; ils les guettent en vue de leur imposer une « normalisation ».

      Et le législateur veille aussi pour étouffer les libertés scolaires avec le « blanc seing » du Conseil constitutionnel.

      Vigilance !

  5. Duffe

    Il est plus que temps de remettre en question et de rompre ces contrats dont seul l’Etat tire bénéfice dans la déformation de la population. Quant au soi-disant bénéfice financier, les écoles entièrement libres s’en sortent plutôt bien. Dehors l’Etat qui n’a et n’a jamais eu de légitimité pour instruire nos enfants …!

    • Courivaud

      avant de penser à une telle rupture, il faut d’abord que les parents d’élèves prennent leurs responsabilités et nous aussi, plus généralement en tant que chrétiens dans la cité (v. ci-dessous mon message à « Michel »).

  6. MEYER

    Il est connu que l’enseignement catholique a été gangrené par l’entrisme d’enseignants ayant leur carte dans un syndicat autrefois ‘catholique, ayant renié et répudié cette appellation : qu’attendre d’autre de ces personnes honteuses de leur foi … quand elles avouent avoir la foi, ce qui n’est plus le cas ? Dans ma ville du Gard, il y a même une ‘professeure’ qui affirme haut et fort qu’elle ne l’a pas, qu’elle ne va jamais à une quelconque célébration et a refusé de faire baptiser ses enfants …

  7. boubert

    je suis atterré par ces personnes qui laissent entrer dans la civilisation tout ce que le Christ rejetait: « marchands du temple sous toutes ses formes modernes »
    La famille est le lieu privilégié de l’éducation et du savoir, ce n’est pas à l’état de prendre le pas sur la famille.
    Mais, ce que cherche le gouvernement actuel mais aussi les précédents, c’est à dénaturer, déstructurer la famille en la coupant de ses racines et faire accepter l’inacceptable.
    Sous prétexte de tolérance il faudrait accepter n’importe quoi! NON, NON et NON.
    il faudrait lire ce que la ministre disait en 2006 sur le plateau de RTL:  » Dans un pays musulman comme la France, il n’est pas normal qu’il y ait encore des français qui rejettent l’islam, il faudrait que l’éducation nationale instaure dans ses programmes les principes coraniques pour y habituer les français dès le plus jeune âge. Autoriser le voile, apprendre des passages du Coran et de la culture musulmane. Voilà ce dont à vraiment besoin la France. Après tout il ne faut pas oublier que contrairement au christianisme, l’islam est compatible avec la démocratie ».

    Dormons sur nos deux oreilles Najat veille sur nos enfants et leur éducation

  8. Bernard L.

    J’ai toujours pensé, et maintenant j’en suis plus que convaincu, que les écoles (dites) catholiques sous contrat ne sont pas des écoles qu’on peut qualifier de catholiques. Ils sont vraiment de ce monde, liés aux idées infernales de nos dirigeants.

  9. Michel

    A Brandenburg et à tous

    Bravo Bandeburg; Vous avez totalement raison. Je vais moi-même aussi le faire, d’écrire un discours saignant à la CEF, et il faut que nous soyons très nombreux à le faire.

    Cette position pro-réforme du collège de nos évêques – c’est bien eux qui sont en cause, car l’enseignement catholique est maintenant placé sous l’autorlté directe et effective des évêques – est à HURLER. Car cette réforme est elle-même à HURLER;

    Si onregarde p;

  10. eliben

    L’école catholique existe depuis belle lurette en France et Navarre, mais des gouvernements successifs depuis Mitterand ont laissé la voie libre aux autres religions, à construire des écoles privées. Les écoles catholiques ont l’obligation d’accepter des enfants ayant une autre religion, surtout ici dans l’île de La Réunion, même aux Antilles et j’ai comme l’impression que cela doit être pareille en France Métropolitaine.Mais vous français et catholiques, essayez de faire inscrire vos enfants dans des écoles coraniques ou juives et vous verrez la différence.

  11. Courivaud

    Il était temps que « Riposte catholique » se décide à annoncer cette nouvelle lâcheté qui n’a rien de surprenant

    – de la part des parents d’élèves catholiques (ceux de l’APEL) qui pratiquent si bien l’entre-soi, de « Versââââilles à Ainay (prononcer a- i – né, pour « en faire partie), et qui aiment tant que leurs rejetons fassent surtout des maths pour avoir des « carrières qui payent bien » et qui font « impressionnent dans les rallyes » (il faut penser à se marier, n’est-ce pas, et à avoir des enfants que l’on fait généreusement brailler à la messe pour bien montrer que l’on est « bien sous tous rapports » Merci pour eux !)

    – et de la part des directeurs d’établissement dont il est un secret pour personne que la majorité d’entre-eux sont des « tièdes » comme dirait saint Jean ou des faux-jetons.

    Et les évêques, dans tout cela, dont le rôle de responsable éducatif est pourtant souligné par les constitutions « dogmatiques » ou « pastorales » du concile Vatican 2 ? Comme d’habitude, silence assourdissant : où sont les évêques « bien » : Messeigneurs Rey, Aillet et autres ? « réduits aux questions liturgiques » et au « salut des tradis » ? C’est un peu court !

    à l’échec de la « manif pour tous », succède l’échec de l’opposition à « l’école pour tous les médiocres ». Décidément, avec 5 % de pratiquants, nous n’arrivons même pas à être le sel de la terre alors que des pratiquants d’autres religions, eux savent fort bien se faire entendre et obtenir gain de cause à ce qu’ils croient vrai (et d’ailleurs, pourquoi leur reprocher.

    Je conseille aux lecteurs de « riposte catholique » de lire l’éditorial d’ Elizabeth Lévy dans le dernier numéro de « Causeur » (mai 2015). à méditer si l’on ne veut pas faire honte au Christ !

  12. TDAC

    Au moment ou j’écris c’est dommage qu’il y est environ que 1325 personnes qui ont consulter cet article, effectivement je pense que les responsables de L’A.PE.L font partis de la franmaçonerie, quand nous pouvons voir sur le site de l’A.P.E.L que la présidente déjeune une fois par mois avec la ministre de l’éducation nationale, c’est a se demander si elle a vendue son âme au diable…
    Que font nos évêques ? , quelle foi Catholique anime leurs âmes.
    Comment faire dans notre département (974), quand il n’y a pas d’école hors contrat et que nous familles nous prenons conscience du danger…
    A quand le réveil de nos familles catholiques pour défendre nos valeurs.

  13. professeur Tournesol

    Si seulement l’enseignement catholique se contentait de « se soumettre » à la réforme ! L’enseignement privé sous contrat n’a de toute façon pas le choix. Mais il pourrait se soumettre en traînant les pieds et en appliquant la réforme a minima.
    Et bien non : les autorités de l’enseignement catholique applaudissent des deux mains ! De même l’UNAPEL pourrait se contenter de prendre acte de ladite réforme, mais non, elle s’enthousiasme.
    À mon humble avis d’ex prof de l’enseignement catholique sous contrat, il est bien naïf de s’imaginer quelques manoeuvres maléfiques de Najat Vallaud-Belkacem obligeant l’enseignement catholique à se soumettre. Au contraire l’enseignement catho vaut se donner une image moderne et est le laboratoire de toutes les âneries pédagogistes, en profitant de sa relative liberté. Ainsi plusieurs établissements, sous prétexte d’aménagement du temps scolaire, ont diminué la longueur de chaque cours de 5 ou 10 mn, le temps libéré servant à des activités périscolaires dans le genre des futures EPI, transformant les enseignants en gentils animateurs, et les cours disciplinaires en gloubi-boulga. Les parents d’élèves qui s’imaginent sauver leurs enfants du pédagogisme en quittant le public pour rejoindre le privé sous contrat, se trompent autant que s’ils confiaient leurs jeunes filles à DSK pour leur enseigner la vertu.

    • France

      Merci de ces informations de l’intérieur.
      En apportant leur caution à des décideurs dont l’objectif est de confisquer le savoir au profit de quelques-uns, ne s’agit-il pas de couper l’herbe sous le pied de ceux qui voudraient encore défendre un enseignement catholique ?

  14. hermeneias

    Ils sont pour la réforme comme ils sont pour l’immigration à outrance ….Aucun problème !

    Le grand remplacement , l’islamisation , les mosquées qui poussent comme des champignons ne posent aucun problème !
    La réforme de la déséducation , l’entreprise de déculturation et d’ensauvagement , est tout à fait cohérente avec ce qui précède .
    La bureaucratie ecclésiale et l’épiscopat « rallié » sont des socialistes honteux

  15. Tournesol plus

    En cette année colombanienne: retour à la case départ. Enseignant catholique, je suis arrivé, par la grâce de Dieu, envers et contre tout, à donner un enseignement correct, réussi, rattrapant les erreurs de la méthode globale et de la pédagogie « Mérieux » équipe F.M. qui dicte aux ministres de l’E.N. ce qu’ils doivent dire et faire, les fameuses I.O. qu’on arrive à lire si on prend quelques cachets d’aspirine. On me prélevait sans cesse mes élèves pour l’anglais, puis l’allemand, puis le soutien, puis l’informatique puis puis puis épuisé on repartait tout neuf, math et dictée après la piscine le matin… J’avais des trucs… mais c’est top secret.
    Par des fiches étalonnées, (pour tous les cours avec corrigé au verso) les parents pouvaient s’instruire aussi, s’habituer au nouveau vocabulaire pédagogique style novlangue etc… etc…
    Pour le catéchisme, on prenait l’évangile du dimanche. Le lundi, les 17 enseignants se réunissaient et décidaient de ce qui serait expliqué à chaque niveau : maternelle, CP etc… et LE SAMEDI, ON FAISAIT VENIR LES PARENTS ET ELEVES REUNIS, ON REVISAIT DEVANT EUX.
    Pour survivre dans cette jungle, il fallut travailler durant toutes les vacances, savoir s’aérer… ne pas négliger la musique, les chants préparant l’oreille et la voix à une participation liturgique, formant des organistes etc… Tous les élèves savaient lire la musique en chantant, et écrire les notes chantées : (dictée musicale). Toute la classe jouait à la flûte l’hymne à la joie de Beethoven à 7ans sur le podium en fin d’année.
    Miracle quotidien: les élèves avaient toujours ce que je leur demandais pour la leçon !!!!!!
    Chaque élève eut même son portrait croqué comme à Montmartre.
    La prière, suivie d’une leçon de morale ou du catéchisme étaient essentiels… Tout cela est sous le coude, braise qui couve sous la cendre. Un feu immense va embraser de joie les coeurs pour ce qui advient….

    • Beau témoignage qui prouve que quand on veut ,on peut mais encore faut-il se fatiguer et ne pas flemmader sur une foi ,certes belle et haute mais qui comme le dit Saint Jaques dans son Epîtr ne vaut rien sans les oeuvres s’opposant ainsi par avance à lutrher.Pour ma part,je peux témoigner que j’ai pu à l’univerité de Villetaneuse très gauchiste consacrer u an d’enseignement à des étudiants de MST de communication,l’histoire de la philosophie,celle de la religion et celle de la France à la barbe des autorités universitaires!Mon travail a-t-il servi?La plus grande satisfaction que j’ai eue,outre les félicitations du jury de gauche pour une de mes thésardes,le fait d’apprendre que dans l’année suivante toutes celles qui m’avaient choisi comme directeur de maîtrise s’étaient mariées alors que d’autres partaient en biberine d’où à
      69 ans demain ans la création d’un site internet de réflexion tous azimuts-spiritualité,politique,économie –et PRO-VIE,erlande.wordpres.com:il ne faut jamais insulter l’avenir et ne rien lâche!!

  16. Michel

    (suite de mon post du 22 mai à 13h14 min)

    A Brandenburg, à courivaud, et à tous,

    Bravo à Riposte de soulever ce lièvre. « Enfin », comme le dit à juste titre Courivaud, mais mieux vaut tard que jamais.

    En tout cas, maintenant que le lièvre est fort justement et fort opportunément soulevé, allons-y tous à fond pour l’analyser et l’exploiter, car ce peut être un levier majeur pour interpeller nos évêques qui sont, sur un plan général, dans le cirage complet, et pour faire bouger cette situation parfaitement aberrante et inadmissible. Pourquoi diable(c’est le cas de le dire) accepterait-on que nos évêques soient comme cela dans un cirage complet? Et tous, d’une certaine manière, car au nom de la sacro-sainte unité et bienveillance, même les quelques-uns qui ont encore un peu de jugement ne veulent pas dénoncer la folie de leurs collègues, ce qui est coupable de leur part, car que vaut une unité dans l’erreur?

    Je reprends maintenant le fil de mon précédent post, car il a été interrompu par une fausse manœuvre, je pense, dont je m’excuse auprès des lecteurs, et il est parti sur le site avant que je finisse une phrase en cours.

    Je disais que cette réforme était à HURLER. Elle l’est, de fait, on le voit notamment quand on examine d’un peu près la réforme dans son contenu à propos du latin et du grec. Elle est à hurler parce qu’elle manifeste un mépris très profond de tout:
    – de la raison ,car elle propose un montage ABSURDE (pour apprendre le latin, il faudra suivre un EPI et un complément d’EPI, l’EPI lui-même étant un complément à des disciplines de base, seules reconnues, dont le latin ne fait pas partie ! Nous avons affaire à un petit monstre, mort né);
    -de la vérité, car c’est un tissu de MENSONGES( le pouvoir ment effrontément, impudemment, par exemple lorsqu’il est affirmé que les horaires de l’enseignement du latin ou du grec seront maintenus par rapport à la situation actuelle. Il est rigoureusement impossible que cet engagement soit pris au niveau national puisque tout, en fait d’horaires, sera choisi au niveau des établissements);
    -des savants de notre pays, car le pouvoir les INSULTE ( deux cent personnalités éminentes, dont un grand nombre de savants, y compris ayant atteint les sommets de la consécration, puisqu’il y a notamment un prix Nobel, une médaille Fields…, ont signé un appel au président de la République pour lui signaler l’absurdité de cette réforme: pas de réponse de la part du président, ni de la part de la ministre autre, de la part de celle-ci, que de déclarer que les intellectuels qui critiquent le projet n’ont pas pris la peine de prendre connaissance, avant de parler, du contenu du projet, suprême injure vis-à-vis d’un savant. Nota: le texte de l’appel et la liste des signataires est en ligne sur le site de l’Association des Professeurs de Lettres);
    -de la culture, par le coup porté aux HUMANITES.

    ULTIMEMENT, AVEC TOUT CELA, C’EST UN MEPRIS DE L’HOMME LUI-MËME, dans ce qu’il a de plus élevé, et qui le place, dans l’ordre de la création, au-dessus de tous les autres êtres – « et qu’il commande »..-. , et d’où découle sa part de liberté, à savoir sa CAPACITE DE PENSER ET de JUGER.

    Que nos évêques apportent leur assentiment à pareille folie, à pareille insulte à ce qui est au cœur de la vérité,oui, c’est à HURLER.

    Oui, Brandenburg, ce sont des courriers saignants que nous avons tous le devoir d’envoyer à nos évêques.

    Sans leur appui, cette réforme qui est un monstre, qui reçoit le refus de plus de 6 français sur dix (le bon sens populaire vaut mieux que celui de nos évêques, qui pourtant, eux, ont , ou devraient avoir, la lumière de l’Evangile, mais ils ont en réalité perdu la foi), le pouvoir n’aurait pas osé aller jusqu’au bout de ce projet odieux. L’acquiescement de l’enseignement catholique l’a enhardi dans son impudence. Cette collaboration de nos évêques se situe d’ailleurs dans la continuité de ce qui a précédé, à commencer par le premier acte, celui de Mgr VINGT-TROIS, qui en déclarant nulle et non avenue la préconisation du pape BENOIT XVI sur les principes non négociables, a contribué objectivement à l’advenue au pouvoir de François Hollande.

    Cette affaire de l’appui de nos évêques à cette réforme aberrante et odieuse doit être le détonateur pour que ça bouge vraiment et que ça change. L’école, on le sait est un sujet qui remue au plus profond les Français, et à l’occasion duquel des ministres, lorsqu’ils s’entêtent, sautent. Mutatis mutandis, il doit en être même au sein de l’Eglise. Un grand mouvement doit se lever parmi les fidèles pour que nos évêques retrouvent le chemin du bon sens, et par là celui de l’Evangile, car si on lit l’Evangile sans le bon sens , sans la raison, lui qui est la raison même, on passe à côté. Nos évêques sont à côté. Cette affaire de l’école est l’occasion de les aider à ouvrir les yeux et à retrouver le chemin de la raison et par là de l’Evangile.

    Donc, oui, écrivons avec la vigueur la plus forte à nos évêques à propos de l’école. Et parlons clair, nous tous les parents, dans les réunions de parents d’élèves dont les enfants sont dans des écoles catholiques. Et poussons au départ de Pascal Balmand , que nos évêques ont trouvé le moyen de placer à la direction de l’enseignement catholique. Levons-nous tous.

    • Courivaud

      À Michel

      Cher Monsieur,

      Bien entendu, je suis d’accord avec vous, lorsqu’il s’agit de fustiger l’inconsistance permanente des évêques français avec leur logiciel de pensée toujours aussi bloqué (et je pense qu’il n’y a pas vraiment d’exception ; être « tradi » n’est pas un gage de consistance et de courage en soi, encore faut-il le montrer et exercer ses responsabilités là où on doit les exercer).

      Mais il y a bien le manque de courage et de virilité (au sens romain du terme : voilà les humanités !) de la part de ces fidèles pratiquants, qu’ils soient à l’APEL ou qu’ils n’y soient pas, qu’ils soient ou non directeurs d’établissements « gérés » par la FNOGEC.

      Sont-ils prêts ne serait-ce que pendant un an à manifester toutes les semaines, et en mettant de côté pour une fois les vacances dans les lieux où il est se montrer, en mettant les enfants à la garderie (au lieu de les faire brailler à la messe ou de les emmener à une manifestation car ce n’est pas leur place, par définition) et de réclamer le respect des droits fondamentaux, l’exigence de la loi naturelle ? qu’il s’agisse :
      – de défendre le mariage (pas sa parodie)
      – de défendre l’innocence des enfants (pas de GPA-PMA ni de cours du « genre »)
      – de défendre nos frères chrétiens à travers le monde (les chrétiens d’Orient pour commencer, car la France a une mission historique que ces chrétiens nous rappellent à juste titre)
      – de défendre les humanités
      – de défendre la transparence de la vie politique;

      etc.

      Croyez-vous SINCèREMENT que nous « bons catholiques », fidèles, « bien sous tous rapports », ayant des professions assurées et « qui payent bien » et que l’on veut transmettre à nos enfants (avant même les valeurs fondamentales) soyons prêts à faire cette démarche virile ?

      Après tous, les Allemands de l’Est, pour provoquer la chute du Mur de Berlin, n’y sont pas allés par quatre chemins et ce sont les luthériens qui nous ont donné une bonne leçon : défiler tous les lundis, se faire entendre des médias, définir une stratégie pour faire plier le pouvoir qui se croyait intouchable, ne pas se contenter de ne manifester qu’à Berlin, mais aussi dans toutes les villes « de province ».

      Serions-nous capables de prendre exemple sur eux une bonne fois pour toutes et de quitter nos sacristies, nos associations tranquilles, nos rallyes mondains, nos résidences secondaires, pour marquer l’histoire à l’image du Christ, il y a 2000 ans, même au prix de la souffrance ultime ?

      à suivre, c’est urgent.

      • Mon-long-commentaire à Mchel a
        disparu dans la machine intenet!Pour le résumer à la hussarde:vive l’écroulement de « l’école de la république » qui nous a faitr cadeau de jaurès,herriot,blum tous normaliens faillis sas parle du couple démonpaque sartre beauvoir ou althusse qui étrangle sa femme!Certes,il y aura des dégâts collatéraux,mais comment faire quand la maudite trinité haineuse hollance,valls et
        vajjaud belkacem va encore mille fois plus loin que leurs sinistres prédécesseurs dans la dépravation systématique et sans douleur de l’enfance et de la jeunesse?Je publierai prochainement sur erlande.wordpress.com un article sur les principes premiers et inviolables de toute éducation.J’ai abordé-mais j’ignore si un problème technique n’a pas faire disparaitre,un article « non à la mixité à l’école »-cause de tous les mots car ne respectant pas la définition que donne Etienne Gilson des rapports entre homme et femme « le maximum de différences dans le maximum diidentité » :tout est dit ainsi en quelques mots comme ceux de la Génèse « et Dieu créa l’homme;homme et femme Il les créa »-voir mon article qui porte ce titre!

    • yr

      Vous avez raison, réveillons nous… et faisons le savoir à nos évêques.
      Mais combien serons nous à réagir ? Les parents sont anesthésiés par les bonnes paroles du « surtout pas de remous » n’attirons pas l’attention, nos enfants risqueraient d’en subir les conséquences etc…
      Cela fait des années que l’on entend cela lorsque l’on tente d’alerter les parents sur des thèmes qui n’ont rien à faire en milieu catholique. Il faut aussi considérer que beaucoup ne se sentent pas concernés parce qu’ils y mettent leurs enfants que pour la bonne tenue de l’établissement et le sérieux du travail mais le reste ils ne s’en occupent pas. Dans beaucoup d’établissements l’instruction religieuse est d’ailleurs NULLE et souvent inexistante.
      Quant à nos évêques, je les crois plus enclins à s’occuper du « vivre ensemble » qu’à enseigner la Foi Catholique, enfin il faut toujours faire notre devoir d’état, le Bon Dieu nous le comptera !!!

      • Courivaud

        à Brandenburg et YR.

        Pas la peine d’attendre les évêques. Ils feront comme l’avais dit un homme politique sous la Révolution dont j’ai oublié le nom mais célèbre pour sa pleutrerie : « je suis leur chef, alors je les suis », mais nous fidèles, tâchons de prendre modèle sur :
        – les chrétiens de RDA en 1989
        – les christeros du Mexique dans les années 20
        – voire même PEDIGA (sous toutes réserves : il y a peu d’analyses « françaises » sur le sujet ; évidemment, si l’allemand est banni des collèges, comment pourront nous comprendre ce qui se passe chez nos voisins, à l’avenir ?)
        – les chrétiens d’Alep.

        « Nous sommes UN peuple »

    • Merci pour votre soutien aimable pour être saignant:!2 Je suis simplement licencié en lettres classiques,français,latin,grec et j’ai pu tout faire dans ma vie active de guichetier à l’ancêtre de pole emploi en passant par chef d’un servie de communication disposant alors d’un des plus gros budgets de France,chargé de cours dans deux universités,un iut,une école privée,conseil en communication industrielle,commanditaire de dizaines d’études,libraires de neuf et d’occasion et à 69 ans,aveugle d’un oeil et l’autre faiblard,cloué chez moi par des névralgies,créateur bénévole et de ma poche; du dite internet tous azimuts-spiritualité,politique,économie- et PRO-VIE,erlande.wordpres.com;premier article comme il se doit:la meetaphysiue-d’après Aristote et Saint Thomas d’Aquin,mère de toutes les sciences particulières auxquelles elle donne leurs premiers principes-plus déja 17 articles sur des sujets divers mais toujours ardu tout en sachant que je dois faire beaucoup mieux:les catholiques ne doivent pas être des flemmards comme les autres!Saint Thomas d’Aquin: »Avoir la foi sans la connaissance,c’est avoir la vérité dans une tete vide »! 3 La majorité des Evêques actuels a été formée-déformée-dans l’esprit de 68:ils sont perdus!Mais de jeune Evêques nommés par Benoît XI se
      lèvent,Mrg Aillet,Rey,Vanneste,de Kerma-je ne sais plus à la suite ,à Grenoble,etc,et ils n’ont pas froid au yeux et demain reprendront en mains une cef mollassone et médiocre!Espoir dons et soutenez les par des messages ou des dons,même i ce n’est pas votre Evêque, ce blé qui se lève!

  17. gégé

    Il est heureux que les établissements « catholiques » existent encore, je veux parler des bâtiments généralement assez bien entretenus, ils pourront servir quand l’école privée redeviendra catholique. En attendant prions mes frères! pour que le temps de l’apostasie et des hérésiarques dure le moins possible.

    • Courivaud

      avec ce genre de recommandation, gégé, on n’ira pas bien loin. Restons pépères dans nos établissements bien tenus pendant que tout s’effondre autour de vous ?
      Il faut relire la lettre de saint Jacques et l’Apocalypse de saint Jean évoquant les tièdes.

  18. Hervé Soulié

    Il conviendra de se débarrasser de Pascal Balmand dès 2017.
    En même temps que de la réforme du collège en préparation.

    • Courivaud

      Se « débarrasser » de M. Balmand ne suffira pas. Il est urgent que les parents d’élèves « changent de culture » et se débarrassent :
      – de l’entre-soi
      – du vote UMP
      – d’un repli sur soi
      – d’une conception de l’école qui n’est utile que « pour les filières qui payent »

      une véritable conversion, en quelque sorte. Mais je le répète : c’est urgent, sinon, ils seront incapables de se protéger et de protéger leurs enfants, incapables même d’avoir la posture de martyrs car il sera trop tard.
      « la manif’ pour tous » fut déjà une occasion perdue.

  19. Michel

    à Courivaud

    En fait, je suis totalement d’accord avec vous, vous allez le voir..

    J’invective là surtout les évêques, c’est vrai, mais c’est en fait pou tenter de contribuer à appeler le peuple des fidèles à se lever, et en effet, on prêche un peu dans le désert quand on fait cela, car il n’y a pas grand monde parmi les fidèles à vouloir bouger. La majorité est égoïste, elle se fiche du manque de courage, de l’épaisseur intellectuelle, de hypocrisie (tous ces éléments se confortant mutuellement) environnants, elle préserve son confort en se faisant bien voir de son curé de paroisse et des bons paroissiens dans la ligne, et en se disant que c’est tout bénéfice car c’est confortable et en même temps plutôt bien pour gagner son ciel. Car être bien avec son curé devrait quand même plutôt être bien vu de Saint-Pierre, alors on aurait tort de se gêner, d’autant que ça peut servir, par exemple pour que son fils ou sa fille qui aura divorcé et se sera remarié puisse, par bienveillance du curé, quand même recevoir la communion…(oui, ça se fait, sans même attendre la prise de position du pape que l’on peut craindre de voir advenir dans ce sens).

    Qui plus est, les homélies vaseuses, dans lesquelles on se garde bien de dire vraiment ce qu’il y a dans l’Evangile( le mot commandement n’est presque plus jamais prononcé dans les homélies, alors que c’est celui qui revient le plus souvent dans la bouche du christ) entretiennent bien cette dynamique de connivence confortable loin de la vérité.

    Alors que faire? oui, que faire?
    Continuons de chercher, de dialoguer là-dessus. Comme vous le dites bien, urgent, affaire à suivre.

    • Courivaud

      On peut commencer à réagir sans attendre :

      – écrire dans la « presse en ligne » (puisque la presse papier est subventionnée par des instances gouvernementales)
      – si l’on est salarié ou assimilé, adhérer à la CFTC
      – si l’on est dirigeant d’entreprise, adhérer à une fédération patronale et autant que possible en devenir dirigeant ;
      – si l’on est parent, orienter ses enfants qui en ont les aptitudes vers des filières littéraires et « fondamentales » (les maths ne sont pas une fin en soi) pour savoir se confronter avec les 50 nuances de gauchisme, car se confronter de la sorte, c’est un excellent apprentissage de la vie et une manière de devenir témoin du Christ ; « les diplômes qui donnent du travail » (jolie expression du journalisme conformiste), c’est du baratin car « qui cherche, trouve » et pas forcément le tiroir-caisse pour se montrer à Biarritz, à Gordes ou à la Baule ;
      – si l’on est paroissien, être à l’initiative d’une supplique pour demander que l’on accorde plus systématiquement le droit de célébrer des messes tridentines et d’enseigner le catéchisme de saint-Pie X
      – si l’on est parent d’élèves d’une école libre, d’Aubervillers à Versaîîîles en passant par Guéret, exiger que TOUS les élèves aient une heure de catéchisme par semaine (à condition que cela ne soit pas une banale « animation pastorale »)… et se porter candidat s’il y a pénurie de prêtres ;
      – si l’on a fait des études qui le permettent, se présenter comme candidat à des élections municipales
      (etc).

      mais vous savez, c’est ce que disaient mes parents à la fin des années 60, qui ne moquaient éperdument de savoir si l’on était « conciliaire » ou pas, mais qui avaient reçu un catéchisme sérieux, de la 10ème à la 3ème (ancienne appellation des classes dans l’enseignement) et qui constataient déjà que les « paroissiens », pourtant plus nombreux à l’époque, démissionnaient de leurs responsabilités et tout simplement de ce qu’exige la foi.

      C’est tout cela qu’il faut dire et dire et en effet, c’est urgent. Je crois que c’est plus que du dialogue à entreprendre comme vous semblez le dire, c’est de l’exhortation ou un travail de persuasion qu’il faut faire et surtout, ne pas hésiter à être provoquant si les circonstances l’exigent (car comment font les autres, les « militants » d’un autre bord, non catholique avéré, persuadés de leur foi en « un Dieu » ou une idéologie ?). On dit souvent que « toute vérité n’est pas bonne à dire », sauf que quelqu’un a dit, que nous aimons (ou sommes censés aimer….) : « La vérité vous rendra libres ».

  20. Je vois qu’en France, comme en Belgique jadis, Mammon a réussi à acheter le christianisme. Ce qu’il vous faudrait, c’est quelqu’un capable de chasser les marchands du temple, sans concession.
    Restituez, comme je l’ai fait, les humanités classiques gréco-latines jadis offertes à tous et donnant accès à 85% de la littérature de nos bibliothèques d’Occident. C’est la seule manière d’empêcher la France d’être un pays sous-développé.

    Pr Stéphane Feye
    Schola Nova (non soumise au décret inscriptions) – Humanités Gréco-Latines et Artistiques
    http://www.scholanova.be
    http://www.concertschola.be
    http://www.liberte-scolaire.com/…/schola-nova
    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303755504579207862529717146

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