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Les assises de Gaïa ?

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La venue de politiciens de gauche, voire d’extrême-gauche à une université d’été diocésaine n’a pas connue la même poussée de fièvre médiatique que la venue de Marion Maréchal Le Pen dans le diocèse de Toulon. Et pourtant, pour ses Assises de l’écologie, le diocèse de Saint-Etienne accueillait notamment

  • Corinne Lepage, ex-ministre, présidente du parti LRC-Cap21,
  • Jo Spiegel, maire de Kingersheim, conseiller général du Haut-Rhin et président de la Métropole Rhin-Rhône, ex-membre du PS,
  • Benoît Leclair, vice-président Rhône-Alpes délégué à l’énergie et au climat EELV
  • Geneviève Azam, maître de conférences en économie, militante écologiste et altermondialiste

Au programme : des conférences, des débats, des forums, mais aussi d’étranges activités de collage et coloriage :

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En habits pontificaux :

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Et là voilà une liturgie étrange :

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33 comments

    • Michel de Notre-Dame

      Si ce n’était que cela ! Ils sont nostalgiques d’une idéologie (oui idéologie) libertaire de mai 68. Cette idéologie d’une liberté sans borne, sans dieu ni maître, qui est proprement mortifère. Cette liberté qui prétendant tout ramener au niveau de l’homme abouti à un existentialisme proprement absurde, « insensé ».
      C’est de cette illusion post-conciliaire que l’Église essaie de se libérer. Guidée par l’Esprit‑Saint, avec l’aide de Marie, elle est en train, malgré quelques attardés, de retrouver l’authentique bonne nouvelle : par Jésus chaque homme est redevenu « enfant de Dieu ».

  1. Féru

    L’infantilisme dans toute sa splendeur, avec des arrière pensées manipulatoire de la part des écolos … pauvre clergé, j’ai honte pour eux !

  2. A Z

    Bonjour,

    Il va peut-être arriver à « l’écologie intégrale » ce qui est arrivé, en d’autres temps, à « l’humanisme intégral » : si « l’écologie intégrale » est bien plus proxi-positionnelle que contra-positionnelle, face à la conception dominante de l’écologie, elle sera annexée ou intégrée à la conception dominante de l’écologie, celle qui est tout à fait compatible avec les intérêts des artisans et des partisans, mondialistes, de cette conception dominante.

    On voit mal, en effet, un théologien, un évêque, le Pape lui-même, dire aujourd’hui, en substance, d’une manière crédible, exigeante, objectante, compréhensible, médiatisable : « Oui, bien sûr, à Laudato si, donc non, bien sûr, à l’agenda Obama ». Je ne dis pas qu’il ne faut pas être écolo, mais je dis qu’il faut être vigilant.

    Il y a « peut-être », dans tout cela, la tentation de référer, sinon de soumettre, la conversion chrétienne,

    – à une conversion axiologique globalement eudémoniste et oecuméniste,

    et

    – à une conversion écologique globalement sociétaliste et solidariste.

    Mais il me semble que la conversion chrétienne n’est pas avant tout cela : il me semble que la conversion chrétienne est avant tout christologique et théonomique, surnaturelle et théologale, en un mot : avant tout trinitaire, et non avant tout, ni seulement, « planétaire ».

    Attention à la « géolâtrie », qui risque fort de rendre aveugle, ou, en tout cas, impuissant, face aux tentations ou aux tentatives de recourir à l’eugénisme, à l’homosexualisme, à l’euthanasie, pour le plus grand bien de la personne et de la planète.

    Bonne journée et à bientôt.

    A Z

  3. soleily

    Il ne s’agit pas d’adorer la terre, mais de la maîtriser, de la dominer comme il est commandé dans la Genèse biblique…
    Pas de croix? Mais Jésus a dit « dès que deux ou trois seront réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux » Il n’a pas dit « à condition qu’il y ait une croix… »
    Il a dit aussi « aimez vous comme je vous ai aimé » Alors ne cherchons pas le moindre prétexte pour faire des chicaneries et entretenir les rancœurs. Il y a bien assez de vrais faux-pas à relever, avec fermeté et douceur, avec amour, toujours.

    • Ecossais

      Autrement dit, dans le monde progressiste de la théologie des bisounours tout est permit. Il ne s’agit pas ici de douceur ou d’absence de douceur mais du devoir de correction fraternelle envers des frères qui s’égarent. et égarent leur brebis.

  4. jack

    Il faut comprendre l’Eglise. Elle est déjà bien marginalisée. Elle a maintenant peur de disparaître totalement du paysage social français. Elle tente comme elle peut de suivre, à la traine, les engouements contemporains. Elle se ridiculise ainsi toujours plus. Pourquoi avoir si peur de la marginalisation ? En matière de pratique et de foi, ce n’est pas le nombre qui fait la qualité. Allons, un peu de courage. Qu’elle reste unie sur les fondamentaux, ce n’est qu’ainsi qu’elle conservera sa dignité.

  5. LIBERT Pierre

    Tout simplement hallucinant! Comment des prêtres et même un évêque peuvent-ils se compromettre de la sorte! Prions pour eux, c’est encore ce qu’il y a de mieux à faire.

  6. Shimon

    L' »église » ou ce qui se dit tel, est prête à tout, à la suite de son pontife, pour apparaître dans « l’esprit du temps ». La grande prostituée ne connaît ni honte, ni pudeur, ni limite. Il s’agit de racler large tous les fonds de tiroir.

    • Castille

      Ho ! Hé ! Hein? Bon. Quel que puisse être le comportement de son administration, la Doctrine Catholique reste inchangée et exempte d’erreurs, ET l’Eglise catholique demeure celle hors de laquelle il n’y a pas de salut. Ce n’est ni a la papauté ni a l’Eglise qu’il faut s’en prendre, mais a ceux qui en chargent des âmes aujourd’hui, semblent oeuvrer de tout leur pouvoir pour les perdre. Un catholique ne cite pas les ennemis de l’Eglise -en l’occurrence Luther qui doit être ravi aujourd’hui- lors même qu’il en veut a ses représentants. On fait parfois semblant de reprendre l’église « pour son bien », alors qu’on ne cherche qu’a l’insulter en bonne et due forme. Jesus-Christ vrai-Dieu et vrai-homme en reste le chef et le fondateur. Donc easy.

  7. Salomon

    Il ne peut pas y avoir d’écologie planétaire sans écologie humaine. On ne peut pas sauver les bonobos, les pandas, les baleines sans sauver l’homme d’abord.. Lui seul est fait à l’image de Dieu. Lui seul est appelé à régner sur la terre et à soumettre toute créature.
    Qu’est-ce à dire ? L’homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, ne peut se sauver que par un surcroît d’âme, un surcroît d’amour, c’est à dire en retrouvant et en reconnaissant le lien ontologique qui l’uni à son créateur.
    En dehors de cela c’est le « struggle for life », chacun pour soi.
    Salomon

  8. Levi

    Ce qui fonde toutes les dérives des sociétés actuelles est bien la vision moniste à la base d’une certaine écologie planétaire. Dieu est le monde et le monde est dieu. Notre mère la Terre est la seule déesse qu’il faut servir et protéger. L’homme n’est qu’une excroissance accidentelle de l’univers, qui n’a aucun droit ni aucune priorité. Nous vivons dans un temps cyclique qui est un éternel recommencement. L’important est de respecter l’harmonie de l’alternance des énergies.
    C’est bien la vision « new age » construite pour saper les fondements du christianisme d’abord, de tout monothéisme ensuite. C’est l’immanence énergétique niant la transcendance divine.
    Levi.

  9. Michel de Notre-Dame

    Que faire face à de telles dérives qui sont à gerber ? Prier, participer à des offices « traditionnels » gardant le sens authentique de la liturgie, approfondir notre foi pour ne pas perdre pied et pouvoir aider chaque égaré à se recentrer, à retrouver celui qui est la vie, la vraie lumière du monde.

    1. Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
    2. Il était au commencement avec Dieu.
    3. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
    4. Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
    5. et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie.
    9. Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde.
    10. Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.
    11. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli.
    12. Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
    13. lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.
    14. Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

    Telle est la parole de Jean, qui au Tabor fût présent lors de la transfiguration de Notre Seigneur.

  10. Thibaud

    J’admets que c’est rigolo mais tant qu’à faire vous auriez pu faire un travail journalistique et essayer de nous expliquer ce que l’on voit sur ces photos (à quelle occasion l’évêque a-t-il embrassé une sphère géante ? quel discours/justification a accompagné cette manifestation ? etc).

    • Thibaud

      D’autant que l’utilisation du terme liturgie crée volontairement l’ambiguïté : ces embrassades ont-elles eu lieu au cours d’une messe ? Si non, le terme liturgie est inadapté.

      • alexandre

        L’évêque portant chasuble, crosse et mitre, ainsi que les prêtres présents, un laïc ayant dans les mains un missel romain, je pense que oui cela se passe durant la messe. Pour le moment, cela ne peut être que durant l’entrée ou la sortie, personnellement j’opterais pour l’entrée, le cérémonial que tient le laïc semble être ouvert au début.
        Aussi, la liturgie ne s’arrête pas à la messe: elle embrasse TOUTES les cérémonies rendues pour l’honneur de Notre Seigneur en son église: que ce soit bien entendu la messe, mais aussi la prière des heures (qu’elle soit solennelle ou non), les processions avant ou après une messe (par exemple, une procession de Marie à Lourdes est paraliturgique, mais celle du saint sacrement est liturgique. Lors d’un pardon, la procession avec la statue dans la ville est liturgique, etc.), toute exposition, salut, procession etc. du Très Saint Sacrement; les bénédictions (qu’elles soient solennisées ou non), les offices divins (comme celui du vendredi Saint, qui n’est pas une messe) ainsi que les consécrations ou litanies…
        Bref, tout cela est de la liturgie, donc c’est très sérieux et on ne peut pas faire ce que l’on veut avec. C’est pour ça qu’il y a des livres.
        Tout cela a donc bien eu lieu dans un CADRE LITURGIQUE, et c’est vraiment moche de faire ce genre de choses alors qu’il existe dans les missels catholiques des moyens liturgiques pour rendre compte DANS LA LITURGIE du besoin d’écologie etc.

  11. zézé

    Tout cela doit bien faire rire : Satan et les musulmans ! qui doivent se dire que décidément les pauvres chrétiens n’ont pas le choix : mourir martyrs.

  12. Philon

    Adorateurs du monde et non plus du Christ, esprits perdus et rebelles, pharisiens qui surfent sur la vague médiatique et entraînent avec eux les fidèles loin du celui seul qui peut sauver. Pasteurs insensés vous trahissez votre seul SEigneur et Maître et vous coupez vos brebis de la seule source de vie! Revenez vers le Seigneur, humiliez vous et demandez pardon pour vos fautes et il vous pardonnera, car sa miséricorde est grande mais la coupe de sa colère est à son comble et si vous ne changez pas vous périrez certainement en entraînant les âmes de vos brebis avec vous mais le Seigneur vous en demandera raison.

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