Mgr Brunin dénonce l’amendement banalisant l’avortement

Monseigneur Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, s’est opposé à l’amendement supprimant la notion de détresse pour avorter. Cette décision permet de «banaliser la décision d’interrompre volontairement une grossesse». Il s’inquiète du résultat psychologique sur les femmes qui devront prendre cette «lourde décision».

« La loi Veil de 1975 avait légalisé l’interruption volontaire de grossesse en France pour la femme enceinte que son état place dans une situation de détresse. Cette modification de la loi néglige le fait que cet acte qui conduit à détruire une vie naissante demeure difficile et traumatisant pour de nombreuses femmes. Cette égalité est légitime, mais nous souhaitons que cette décision ne soit pas prise à la légère. Il ne faut pas oublier que l’avortement n’est pas un acte banal. Nous craignons que l’IVG devienne un moyen de contraception. Il ne faut pas sous-estimer le traumatisme. Chaque femme doit être appuyée et doit pouvoir obtenir un soutien concret pour traverser cette épreuve douloureuse. »

5 comments

  1. toto

    Cela mettra la loi française au niveau de celle de Zapatero (PSOE espagnol) de 2010, les délais exceptés. Mais vu qu’une IMG est possible à tout moment de la grossesse
    et que l’infanticide juste après la naissance peut être camouflé en « mort-né », les médecins-tueurs ont de beaux jours devant eux.
    Dans les faits, l’avortement était devenu un « droit », pas besoin de légiférer là-dessus. Mais les tueurs et les assassins ont toujours tenu à leur réputation d’honnêtes hommes et ils pourront ainsi persécuter ceux qui les empêchent de tuer en masse.

  2. Daniel

    « Nous craignons que l’IVG devienne un moyen de contraception » : Hélas, l’IVG est le « parachute ventral » de la contraception puisqu’il parait que les 2/3 des femmes qui avortent étaient sous contraception au moment de la conception ! C’est donc, depuis des décennies, une contraception et avec la pilule abortive s’en est explicitement une. Il faut avoir du discernement.

    Même dans un « état de détresse » je ne comprends le choix affectif de tuer, par rapport à celui de donner son enfant si vraiment on n’en veut pas, que par le fait que la vie et l’être humain sont devenus des banalités matérielles (et ce qui me remue le plus, c’est que les gens – sinon les media – vont pleurer à chaudes larmes sur la maltraitance animale).

    Je suis aussi en opposition avec ceux qui parlent de « vie naissante » car cela sous-entend une catégorie inférieure, un peu comme si on parlait de « vie partielle » pour un handicapé ou un vieillard. Il n’y a que la Vie et elle est sans cesse « naissante » jusqu’au moment où nous entrons dans la Vie éternelle.
    De même, le « à la légère » est de trop dans « nous souhaitons que cette décision ne soit pas prise à la légère » de même le « nous » impersonnel.
    La loi de 1975 était déjà inhumaine même avec la condition de « détresse » et l’Eglise d’alors n’a pas trop rué dans les brancards (le jésuite Bruno Ribes s’opposa à l’enseignement de l’encyclique « Humanæ Vitæ » et fini par quitter l’Eglise catholique).
    Et nous devons tous cotiser pour payer cela car c’est un traitement de confort mais il est remboursé car il participe à l’abomination qui envahit la Terre et ils veulent nous l’imposer, cela fait partie de leur jouissance.

  3. Melmiesse

    cette loi est la liberté de l’homme qui n’a plus à se gêner; On est loin des familles de l’entre-deux guerres avec 1 ou2 enfants; 3 enfants famille nombreuse tout cela sans avortement , que l’on ne nous raconte pas que toutes les familles avortaient clandestinement ou que les Français étaient des frustrés

  4. Micheline

    On hallucine. Cette vision de l’avortement présenté dans sa généralité comme une « épreuve douloureuse » est choquante. La majorité des avortements correspond à un choix de convenance nullement imposé. Vous ne pouvez pas le contester. Tout le problème est là et vous n’en dites pas un mot, c’est honteux. Quand on est dans ce cas de l’avortement de convenance, si épreuve il y a, c’est l’épreuve de celui qui accomplit un acte inhumain. C’est dans cette épreuve-là que vous voulez « appuyer » les femmes?
    Et l’épreuve , « douloureuse » pour le coup, de l’enfant qu’on tue et qui se débat, vous n’en parlez pas?
    C’est fou! fou!fou! de lire un évêque s’exprimer ainsi.
    Qui plus est, quelle langue de buis dégoulinante d’hypocrisie et d’ambigüité!

  5. Françoise Authosserre

    « Chaque femme doit être appuyée et doit obtenir un soutien concret pour traverser cette épreuve douloureuse … » comme si elle était aussi inévitable qu’une opération de l’appendicite en urgence. Triste dans la bouche d’un évêque.

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