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Mgr de Dinechin à Soissons

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Comme annoncé hier par Riposte catholique, Mgr Renauld de Dinechin a été nommé évêque de Soissons par le pape François. Il est le 108e évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin. Le siège épiscopal du diocèse de Soissons était vacant depuis la nomination de Mgr Hervé Giraud pour le diocèse de Sens et Auxerre en mars 2015. C’est un ancien évêque de Soissons et de Créteil, Mgr Daniel Labille, originaire du diocèse de Reims qui administre entretemps le diocèse de Soissons.

Celui qui était jusqu’ici évêque auxiliaire de Paris, arrive dans un diocèse peuplé de 557 000 âmes, dont 403 000 baptisées catholiques. Il aura la charge de gouverner 89 prêtres et 22 diacres et il pourra compter sur la prière de 97 religieux. Avec un prêtre en activité pour 12 000 habitants, le diocèse de Soissons, fortement déchristianisé, est l’un des plus mal lotis de France. En juin 2011, Mgr Giraud avait fait appel à la Communauté Saint-Martin, notamment pour assurer leur ministère à la cathédrale. Côté forme extraordinaire, il n’y a qu’une messe par mois d’autorisée. Elles sont rares mais elles sont annoncées (les dates sont ici). Mgr de Dinechin pourra peut-être faire appliquer le Motu Proprio Summorum Pontificum…

Le diocèse de Soissons est l’un des plus anciens de France. Il existe depuis le IIIe siècle. Le diocèse est subdivisé en six doyennés et 43 paroisses. Le diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin dépend de la province ecclésiastique de Reims et de l’Archidiocèse de Reims.

Né le 25 mars 1958 à Lille, Mgr de Dinechin a été ordonné prêtre le 25 juin 1988 pour l’archidiocèse de Paris, après avoir effectué des études de comptabilité (il a un BTS comptabilité-gestion).

« A ce moment-là, je ne pensais pas être prêtre mais la providence a voulu que je lise le roman racontant la conversion de Huysmans », raconte-t-il, « en deux nuits, j’ai su que le Christ pouvait combler ma vie ».

Il a alors étudié la théologie à l’Institut d’Études théologiques de Bruxelles.

Après son ordination, il est devenu de 1988à 1995 vicaire à la paroisse de l’Immaculée Conception, aumônier du collège-lycée Paul-Valéry et du collège-lycée Saint-Michel de Picpus. De 1992 à 1995, il a été adjoint au directeur des aumôneries de l’Enseignement public du diocèse de Paris. En 1995, il entre à l’Institut Notre-Dame de Vie. De 1996 à 2002, il a été délégué diocésain pour les vocations religieuses et sacerdotales, directeur de la rédaction de la revue « vocations en Ile-de-France », et parallèlement, de 1996 à 2003, aumônier à la Sorbonne, puis Jussieu, en mission étudiante à Saint-Germain des Prés.

En 2002, il fait ses vœux perpétuels à l’Institut séculier Notre-Dame-de-Vie, dont il devient le conseiller pour la branche sacerdotale. De 2003 à 2004, il est membre de l’équipe de la Fraternité missionnaire des prêtres pour la ville à la cathédrale Saint-Maclou de Pontoise à la disposition du diocèse de Pontoise et de 2003 à 2008, il est responsable de l’équipe de la Fraternité missionnaire des prêtres pour la ville de Cergy à la disposition du diocèse de Pontoise et curé de la Paroisse de Cergy. De 2006 à 2008, il est doyen du doyenné de Cergy.

En 2008, il a été nommé évêque auxiliaire de Paris par Benoît XVI. Depuis 2014, il est responsable de la pastorale des migrants au sein de la Commission pour la Mission universelle de l’Église.

En janvier 2013, il prononçait une homélie lors d’une journée de prière pour la famille et la France. Vous pouvez la retrouver ici. Extrait :

Pour chacune et chacun de nous vivre est un combat. Dire oui à la vie est un combat de chaque jour. Dire oui à la vie est un choix personnel recommencé chaque matin. Comme de se lever, chaque matin ! Des hommes et des femmes connaissent le trouble de l’homosexualité. Cela est au cœur de leur combat quotidien. En ce jour de prière, nous prions pour les personnes concernées – pour elles-mêmes ou pour un proche – par la question de l’homosexualité. La plupart des personnes homosexuelles sont confrontées à un questionnement existentiel radical; ce questionnement demande respect de la part de chacun, et aussi reconnaissance lorsqu’il est mis au service de l’homme.

Nous sentons bien que la ligne de crête est étroite pour le chrétien. Nous défendons un projet de société fondé sur la famille stable. Mais d’aucune manière notre cœur ne peut se rétrécir ni se durcir. Tant de personnes ont rêvé d’une famille stable, tant de familles sont en souffrance et doivent pouvoir entendre une parole d’estime et d’amitié, spécialement de la part des chrétiens puisqu’ils sont visage du Christ.

[…] Nous prions et nous intercédons. Ce soir nous intercédons pour les responsables politiques de la France. Autour d’eux, un combat invisible se déroule, entre les forces du bien et les forces du mal. Que leur soit donné le courage pour des décisions à la lumière de la vérité. C’est le sens de notre intercession. Nous prions pour les journalistes. Pour les enseignants. Pour tous ceux qui contribuent à la transmission et aux décisions. […]

Ce soir c’est un acte spirituel que nous posons. Il est puissant.C’est dans cet acte spirituel que s’enracine un acte de résistance au sein de notre société. »

Le 2 février 2014, il manifestait avec La Manif Pour Tous à Paris.

Mgr de Dinechin a célébré plusieurs fois la messe selon la forme extraordinaire du rite romain, notamment en la paroisse St Eugène à Paris. En 2011, il avait accueilli le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté en la cathédrale Notre-Dame de Paris, pour l’envoi des pèlerins.

Communiqué de Mgr Renauld de Dinechin aux prêtres, diacres et aux fidèles catholiques du diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin :

ndc2011_014Par la décision du Pape François, me voici envoyé vers vous, frères et sœurs du diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin. J’ai hâte de vous rencontrer mais déjà la joie est au rendez-vous.

Vous m’apprendrez à connaître le beau département de l’Aisne. Vous me ferez découvrir la personnalité de son Église et de ses communautés chrétiennes. Je voudrais avec vous expérimenter la joie de l’Évangile afin que nous puissions écrire ensemble la page qui s’ouvre aujourd’hui.

Cette semaine, veille de la fête de Toussaint, la retraite des prêtres à l’abbaye de Scourmont réunit un certain nombre d’artisans de la communion. Je suis de tout cœur avec les participants.

Dès maintenant, je vous invite à réserver la date du dimanche 20 décembre à 15 heures en la cathédrale Saints Gervais et Protais de Soissons pour que la célébration de mon installation nous permette de nous rassembler au Nom du Christ et d’ouvrir le chemin où le Seigneur nous conduit.

Déjà je vous promets ma prière quotidienne, que j’élève par l’intercession de Notre-Dame de Liesse auprès de qui je suis allé confier mon ministère de successeur des apôtres.

2 comments

  1. benoit

    vous dites qu’en 2002  » il fit ses vœux perpétuels à l’institut séculier notre dame de vie ». C’est là une drôle de façon de mélanger les genres et les espèces. Il fut ordonné prêtre en 1988: le fut-il dans une congrégation religieuse comme les jésuites ou les dominicains et consors, car apparemment , l’institut séculier notre dame de vie n’est pas une congrégation religieuse, ou bien relevait-il du clergé séculier diocésain où on ne pratique pas de vœux religieux étant intégré à un ministère ordonné. Ensuite , vous dites , « par décision du pape François ». Ce dernier pape est un drôle de doublon de pape , formé à la théologie de la libération en Amérique Latine , en collaborant fortement avec les Rodomont des pays concernés dans le Cadre de l’Opération Condor où il alla célébrer son triomphe en papamobile jeepée à New_York, et n’étant pas européen et ne relevant pas de l’espace Schengen , in se demande ce qu’il est venu faire en Europe, sinon à être entendu pat la justice.

  2. gege

    @ Benoit :
    Vous dites : « Ce dernier pape est un drôle de doublon de pape » Peut-il y avoir deux papes sur le trône pétrinien? Cette question souvent posée n’ a reçu aucune réponse solide ou sérieuse. Ce n’est pas un problème « sédévacantiste », le siège n’est pas vide… Il y en a deux dessus! Est-ce possible? Les exemples donnés, tirés du passé, ne correspondent pas du tout à la situation actuelle qui reste un énigme. Supposons que François démissionne puisqu’il a déjà dit en public qu’il ne serait plus pape dans deux ou trois ans, nous aurions alors trois papes et pourquoi pas quatre dans un proche avenir. Le Vatican va-t-il devenir une maison de retraite pour papes attendant le passage de Charon le nocher des enfers? Jésus a fondé son Église sur l’apôtre Pierre pas sur « Pierre, Paul, Jacques ou Philippe » Nous avons là un sujet de discussion qui est loin d’être clos!
    Merci de l’avoir relancé.

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