Mgr Descubes brade-t-il l’art sacré de son diocèse ?

Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Roue, vend des centaines de reliques et de nombreuses œuvres sacrées à Drouot. Le catalogue est ici.

Pour mémoire, Mgr Descubes avait lancé en 2010 un blog sur la famille, pour rompre avec « l’idée selon laquelle l’Eglise a une vision normative de la famille », un blog destiné à tous ceux qui pensent ne pas avoir leur place dans l’Eglise, parce qu’ils sont divorcés, qu’ils vivent maritalement ou qu’ils sont homosexuels, et ce au nom du Service Famille et Société de la Conférence des évêques de France.

Mgr Descubes avait, juste après le vote de la loi sur la dénaturation du mariage, reçu Najat Vallaud-Belkacem à la cathédrale de Rouen, venue parler sur Jeanne d’Arc.

Suite à la polémique lancée sur internet, à la réaction de nombreux catholiques du diocèse, l’archevêché a réagi en expliquant qu’il a l’accord du Conseil des Consulteurs et du Conseil économique diocésain… Cela nous fait une belle jambe et n’enlève rien au sacrilège.

Et le responsable de la communication de l’archevêché ajoute :

« Comme l’impose le droit canonique, le Collège des consulteurs et le Conseil économique du diocèse ont été consultés et ont donné leur accord pour cette vente. Tous les objets proposés ont fait l’objet d’un décret d’exécration. Cela consiste à la suppression de la consécration d’un objet ou d’un lieu. C’est la procédure qui est suivie, par exemple, lorsqu’une église est désaffectée. Il n’est en outre aucunement question de vendre des reliques. Le produit de la vente permettra de mener des actions pastorales pour les chrétiens du Diocèse. Nous tenons en outre à signaler que nous ne sommes qu’un des fournisseurs de cette vente, et qu’il y en a d’autres. »

Or, le droit canonique n’imagine même pas qu’on puisse vendre des objets sacrés. L’article 1222 du Code indique :

« si une église ne peut en aucune manière servir au culte divin et qu’il n’est pas possible de la réparer, elle peut être réduite par l’Évêque diocésain à un usage profane qui ne soit pas inconvenant ». 

Mais le plus grave est évidemment l’affaire des reliques (dont une – au moins – de la Sainte Croix). Le responsable de la communication affirme qu’il n’est « aucunement question de vendre des reliques ». Sic. Or la vente est focalisée sur la vente de centaines de reliques : « Exceptionnelle collection de reliquaires, paperoles, canivets ». Si ces reliques ne viennent pas de l’archevêché de Rouen, d’où viennent-elles ? Le diocèse se moquerait-il de nous ?

En particulier le lot n°27 de la vente est un reliquaire contenant des reliques et dont la provenance est l’église Saint-Martin de Villequier dans le diocèse de Rouen. Il ne pourrait donc pas être vendu ni selon la loi française (inaliénabilité et imprescriptibilité), ni selon le Droit Canon qui interdit la vente de reliques.

Les explications du diocèse n’expliquent rien du tout.

Le 2 décembre 2008, une déclaration du Département Art Sacré de la conférence épiscopale de France, signée par  Monseigneur Robert Le Gall, rappelant l’interdiction de la vente des reliques :

Code de Droit Canonique. Canon 1190 :
1. Il est absolument interdit de vendre des saintes reliques.

2. Les reliques insignes et celles qui sont honorées d’une grande vénération populaire ne peuvent en aucune manière être aliénées validement ni transférées définitivement sans la permission du Siège Apostolique.

3. La disposition du &2 vaut également pour les images qui sont honorées d’une grande vénération populaire dans une Eglise.

Les catholiques peut payer leur denier du culte en rachetant des reliques pour les rendre à l’Eglise… quand Mgr Descubes sera parti.

53 comments

    • Denis

      Au vu des estimations plutôt « bon marché », son « obole » ne sera pas très conséquente et cela permet encore moins de plaider en sa faveur…

  1. Marie Grout

    Quel scandale ! Ne se souvient-il pas cet évêque de son père, rochelais si fervent et catholique « traditionaliste » dans l’âme ! Quel honte envers lui ….

  2. Sylvie Houbouyan

    Sait-on qui est en droit d’acquérir des reliques ? Pas les particuliers j’espère ! Ce ne peuvent être que les musées nationaux ou régionaux pour conserver aux reliques protection, dignité et mémoire .

  3. Brucher

    Ne peut on alerter le Pape des agissement de cette brebis galeuse avant qu’il ne soit trop tard ?

    C’est incroyable de voir comment nous sommes trahis par ceux la même qui devraient nous défendre

  4. Courivaud

    Cet excellent « scoop » (mieux que les « petites annonces paroissiales » des diocèses, qui ne sont pas franchement d’un grand intérêt pour un site comme celui-ci) mérite en quelques mots ces réflexions suivantes :

    1) les évêques de la génération de Mgr Descubes se moquent éperdument du droit canonique et du droit en général puisque l’on considérait que « cela ne faisant pas partie de la pastorale ». Alors les communiqués en forme de rappel, comme celui de Mgr Le Gall ne servent à rien ;
    cette affaire de prévarication et de recel (il ne faut pas avoir peur des mots, au vu de ce que l’on sait à présent) en est une illustration scandaleuse…. et répréhensible.

    2) toujours le même manque de transparence chez les évêques, qui préfèrent communiquer sans filet avec des autorités politiques perverses que de le faire loyalement auprès des fidèles qui leur sont confiés, surtout pour un sujet de cette importance ; mais ceci est un autre sujet ;

    3) En effet, s’il est vrai que la connivence de Mgr Descubes avec les autorités politiques du moment est avérée,
    - d’une part, je n’ai pas entendu dire que les fidèles s’en sont plaints (ce qu’ils auraient dû faire et demander des explications : toujours la transparence !)
    - d’autre part, il faut éviter un amalgame dans les informations que vous donnez : une prévarication ou un recel de cette nature programmée « de haut » (!) doit être traité distinctement de la question des rapports peu transparents entre l’évêché et un représentant gouvernemental ; lorsqu’il s’agit d’émettre un jugement, il faut savoir faire la part des choses pour ne pas alourdir inutilement et injustement le cas de Mgr Descubes.

    Sinon, pour traiter du sujet « principal », évoqué en début de votre commentaire, on peut lire avec intérêt (et comparer) celui qui en a été fait par Me Teutsch, dans « Boulevard Voltaire  » (un homonyme, je vous rassure) ce 30 janvier.

  5. A VERSAILLES , il y a quelques années
    une telle vente avait été annulé sur intervention d’une équipe de catholiques des lieux par je ne sais quelle procédure. Je ne me souviens pas des détails
    Mais il est scandaleux qu’un individu, fusse-t-il Mgr dans son diocèse, puisse vendre un bien qui ne lui appartient pas … au profit de qui ????

  6. jeanne

    Madame Najat Vallaud Belkacem n’est pas venu parler de Jeanne d’Arc dans la cathédrale mais dans la plus belle Abbatiale de France : Saint Ouen, église ouverte au culte ,et qui a déjà vu passer une  »liturgie » équestre de Bartabas, un banquet de médecins, des expositions de peintures avec des femmes très légèrement vêtues, des parpains, des seaux de travaux, des sacs poubelle,et des fils barbelés…

  7. gaudet

    il s’agit là encore d’un évêque désinvolte, indigne de sa fonction, commettant des fautes très graves à l’égard des biens sacrés de la sainte Eglise.

    Dés à présent riposte catholique peut dresser une liste des bons et des très mauvais évêques de France , et même la publier dans le but d’édifier les fidèles

  8. Momaou

    Il faudrait prévenir le siège apostolique pour qu’il s’oppose à ce genre de marché…..
    On brade des vies humaines (les reliques étant les restes des saints)…. c’est normal pour des gens de gauche ! ! voyez ce qu’ils font à la France actuellement.

  9. velia

    Si un représentant de l’Eglise se met aussi à faire table rase du patrimoine, d’objets sur lesquels les fidèles peuvent en faire une représentation physique de la foi, cette démarche procède du même système que celui de la politique.
    Actuellement, une majorité de personnes ayant suffisamment de discernement rejettent la tendance à vouloir brader traditions, valeurs fondatrices de la France etc, et voilà que l’Eglise adopte des méthodes dont le fond a une connotation profane !
    Quand le ver est dans le fruit…

  10. papy

    Cet imposteur mitré relève de l’excommunication pure et simple! Les chrétiens supporteront-ils encore longtemps de voir les biens de l’Eglise bradés par ces apostats?
    Malheur au diocèse de Rouen! Des châtiments ne manqueront pas de répondre à sa simonie et prévarication!

  11. LE GUEN

    Mais il est fou à lier cet évêque. Comment peut-on désacraliser qq chose, c’est comme le baptême, c’est pour tjs. Vendre une relique, permettez-moi, mais sans aucun jugement sur la personne mais sur l’acte, une relique c’est sacré, c’est un saint., et un saint qui a oeuvré pour la France, pour la gloire de Dieu. Ah parce que Mgr pense qu’avec l’argent il va pouvoir faire de l’évangélisation, mais pauvre de bougre, c’est en vénérant les reliques, qu’il fera revivre l’évangélisation. Une de plus qui n’a strictement rien compris et qui marche sur la tête. Mais c’est très grave de vendre des reliques, ça peut pas se vendre un objet ayant été sacré, moi ça m’échappe, je pense qu’il met gravement son âme en danger. Vendre des objets sacrés pour de l’argent. Mais de l’argent il en aurait en remettant au goût du jour le rosaire, l’adoration du Saint-Sacrement, les rogations, et j’en passe, Dieu lui donnerait ce qu’il faut et les Saints dont il vend les reliques aussi. C’est vraiment à pleurer de tristesse Mgr l’Evêque avez-vous conscience vraiment de ce que vous faites ? Pensez aux âmes des fidèles qui vous sont confiez.

  12. @ Maurice:

    1 Je me pose la question depuis longtemps, qu’est-ce que le Créateur a à faire avec le nationalisme?

    2 Là, excuse mon ignorance: Je ne vois pas le lien: en parlant de la France:  » fidèle aux promesses de ton Baptême ? » !!?

    Merci d’avance pour tes éclaircissements.

  13. BRUNIER Jean-Marie

    C’est une Honte !
    Si le « Monsignori » avait besoin de flouze, il pouvait faire ouvrir une souscription pour sauver ce patrimoine sacré, qui va être jeté dans les mains cupides de quelques marchands de Drouot…Décidemment avec des prélats pareils, les chrétiens de France sont vraiment bien mal barrés !

  14. zézé

    Bonne idée : racheter les reliques et les donner dans une église ou chapelle qui n’a pas les moyens d’acheter de tels objets de culte vu leur prix… Je le fais, lorsque je trouve dans une « brocante » des objets religieux, je les achète et les donne pour qu’ils soient honorés de nouveaux….

    • toto

      à zézé
      Très bonne idée, pour quelles soient à nouveau vendues par le prochain curé iconoclaste? Vous jetez votre argent par la fenêtre?
      Descubes n’est pas propriétaire des biens de l’Eglise. Il ne peut donc les vendre.

      • Anne Lys

        Selon une réponse (communiqué de l’archevêché) que j’ai reçu après avoir écrit à Mgr Descubes pour lui dire que le Catalogue de vente comportait bien plusieurs dizaines de reliques (dont un fragment de la vraie Croix – peut-être d’authenticité douteuse, il y en a tant ! mais on ne peut en être certain et les prières portées par cette relique obligent au respect même si elle n’est pas authentique) dont certaines, provenant de saints « récents » sont certainement authentiques, cette vente ne comporte pas seulement des objets venant de l’archevêché (et la vente de ceux-ci aurait été autorisée par les commissions compétentes) et l’archevêché n’a vendu aucune relique.*

        A Alençon, en décembre dernier, des reliques mises en vente en ont été retirées au dernier moment, parce que ces reliques sont le plus souvent des morceaux du corps de saints et que la loi interdit le commerce du corps humain ou d’aucune de ses parties.

        Je suis désolée de ne l’avoir pas su à temps, j’aurais essayé de faire interdire la vente des reliques au nom du même principe.

  15. karr

    Quel est la fonction du Nonce Apostolique en France?
    Ne peut-il transmettre cette affaire à Rome?
    A mes yeux l’évêque Descubes agit comme un apostat purement et simplement,si ce sont là les fruits de leur concile chacun saura en tirer les conclusions qui s’imposent!

  16. Puyg

    disperser ce beau patrimoine d’Eglise , quel manque de respect .
    Je préfère la solution de la cathédrale sainte Cécile d’Albi , ou le diocèse a ouvert des salles du trésor ou les objets précieux du culte , reliquaires , reliques etc sont exposés au public ( certes moyennant droit d’entrée ) mais n est ce pas une solution pérenne pour conserver et préserver ce riche patrimoine en assurant des emplois ….
    A méditer pour ce Mgr ..

      • toto

        à zézé, oui dans ce cas rien à craindre et votre investissement sera sacrément rentable.
        Les iconoclastes devraient donner ces reliques à la Tradition, mais leur haine hystérique est telle qu’ils préfèrent brader à des païens. Ils mettent en péril leur salut éternel.

  17. Roger AUBERT

    La liste des déprédations de la foi est en croissance exponentielle. Agir horizontalement est bien, mais la réparation verticale (demande de pardon à Dieu) essentielle et incontournable, qui y songe ? La coupe déborde depuis longtemps… (L’ange l’a déjà dit à Garabandal)
    Un principe: quand on demande pardon, on s’aperçoit que les choses s’arrangent… C’est grâce à ceux qui, incognito, agissent ainsi que nous ne sommes pas encore dans la 3° guerre mondiale X fois reportée… Un exemple:
    Qui connaît la fameuse explosion du 13 mai 1984 à Sévéromorsk dans la Baltique ? L’arsenal soviétique a explosé alors que l’invasion de l’occident était programmée. (Incendies et explosions pendant 5 jours !!!) Voir l’article de Marc DEM paru dans le bulletin de St Fr. de Sale 1° trim. 85. J’en passe…
    Le Rosaire etc… c’est donner puissance au Ciel qui agit où, quand et comment il faut !

  18. Anne Lys

    A la lecture du Catalogue de vente, il est certain que les reliquaires sont vendus avec les reliques qu’ils contiennent et il y en a beaucoup (plus de 70) dont un morceau de la vraie Croix (on peut, certes, compte tenu du nombre de telles reliques, douter de l’authenticité de tel ou tel objet présenté comme morceau de la vraie Croix, mais on ne saurait l’affirmer et de toute façon, la vénération qui a entouré cette relique interdit de la traiter comme un objet profane). Certaines de ces reliques, venant de saints d’époque récente, sont, elles, certainement authentiques.

    Il est incompréhensible que l’archevêque de Rouen n’ait pas fait, au moins, retirer ces reliques pour les regrouper dans un reliquaire unique qui aurait été placé dans le trésor de la Cathédrale.

    On se demande pourquoi cela n’a pas été fait. Sinon parce que la présence des reliques garantissait, peut-être, un meilleur prix; mais pourquoi en serait-il ainsi ? à moins que ces reliques n’en viennent à servir à des actes de superstition, de magie, voire de satanisme ?

    • Frère Atoy

      Ne pas confondre relique(contenu)et reliquaire(contenant).
      S’il y a relique c’est répréhensible,(mais l’évêché affirme que non),sinon c’est parfaitement licite.

      • Anne Lys

        Le Catalogue de vente précise bien que ces reliquaires contiennent des reliques, dont un fragment de la Vraie Croix.

        Quelques exemples, par copié/collé du Catalogue de vente.

         » coussinets soie bleue, 150 x 100 mm, ornés de fils
        d’argent et de fleurs et feuillages de papier colorés.
        Reliques de Ste Claire et St Crescentius martyrs. Avec
        leur authentique daté de 1759, Mgr d’Andigné évêque. »

        « Exceptionnelle collection de 24 reliquaires en boite
        ovale avec couvercle, surmontée d’une croix celtique.
        Chaque boîte renferme au moins une trentaine de
        petites reliques. »

        Ensemble de cinq reliquaires portatifs en métal doré
        ciselé de fleurs de lys ornées de cabochons de verre, au
        centre un médaillon sous verre avec la relique d’un saint
        (Hippolyte, Charles Borromée, Camille de Lélis, Roch
        et morceau de la veste de St-François d’Assise). »

        « Ensemble de treize reliquaires ovales en métal doré,
        ornés de cabochons de verre de couleurs, formats divers
        80 à 110 mm trois à quatre reliques par objet. XIXème
        siècle »

        « Châsse en métal doré de style gothique, surmontée d’un
        crucifix. 580 x280 mm, fin XIXème siècle Présentoir en
        velours rouge avec morceau de la « Vraie Croix  » et deux
        médailles en métal argenté. »

        • Frère Atoy

          Merci de ces précisions.Mais ces reliques proviennent elles du diocèse de Rouen qui dément ou plutôt de particuliers?C’est aussi répréhensible mais le responsable n’est pas le même.

          • Anne Lys

            Je ne sais pas. Mais il me semble que tout cela vient de Normandie, sans doute de la province ecclésiastique de Rouen et que l’archevêque aurait pu intervenir pour demander que les reliques soient retirées…

          • zézé

            A la volonté des fidèles? ou à la volonté de Dieu ?
            Pour ce qui est de la volonté des fidèles : on voit ce que cela donne… vatican 2 est là pour cela… et est passé par là.
            Quant à la volonté de DIEU ? les prêtres et autres prélats préfèrent la première volonté cela les arrange et surtout ils font la volonté de SATAN.

  19. Les commentaires de désolations me semble un tentinet exagérés. J’ai de la misère de voir Jésus se lamenter sur la vente de son calice préférer. Par amour pour les humains, il a versé sa VIE et son sang. Alors un calice de plus ou de moins…

    • BRUNIER Jean-Marie

      Denis, vous n’avez RIEN compris…il s’agit de symboles qui, si on les assassinent, font de christianisme une coquille vide !
      Continuez d’extirpez tout ce que notre religion a de mystérieux et sacré, continuez donc d’éliminer le rite et le « decorum »..mettez donc en vente aux enchères la Sainte Chapelle, la cathédrale de Chartres…continuez et laissez la place aux ignares et aux « Attilas » aux petits pieds !
      Contrairement à ce que vous pensez, au nom du Christ que vous utilisez à toutes les sauces, il ne restera plus rien du christianisme car vous et vos amis l’aurez bradé !

    • Goupille

      Un calice de plus ou de moins peut servir pour des actes de sorcellerie, messes noires et autres cultes satanistes.
      Au pire.

      A minima, votre réponse est inepte : ce n’est pas un bout de ferraille dorée que l’on vend là, mais l’expression de la Foi de ceux qui nous ont précédés.
      Evidemment, la tabula rasa de Vatican II et du mondialisme a rincé les esprits. Même Catholiques, apparemment.

    • Anne Lys

      Ce n’est pas la valeur de ces objets qui nous intéresse, c’est le manque de respect envers le Sang du Christ qui a été consacré dans ces calices, le Corps du Christ conservé dans ces ciboires, et surtout les reliques – les authentiques, bien sûr, mais même les douteuses qui, par la vénération dont elles ont été entourées, ne sont pas des objets profanes qu’on puisse brader.

      La loi, d’ailleurs, s’y oppose, car ces reliques sont le plus souvent des morceaux des corps des saints et il est interdit de faire commerce du corps humain ou d’aucune de ses parties : une vente à Alençon a dû être annulée en décembre dernier pour cette raison.

  20. Vincent Delérins

    Depuis longtemps la vénération des reliques ne veut plus rien dire pour le catholicisme officiel… Les équipes liturgiques préfèrent sans doute le découpage et le collage de sujets débiles sur l’autel. A l’heure ou « le Pèèèère » Descubes vend – en bon simoniaque ces reliques, à Moscou plus de 400 000 fidèles ont fait la queue pour vénérer les reliques des Présents des Rois Mages (reliques apportées de l’Athos). De même en 2011 des centaines de milliers de fidèles avaient vénéré la Ceinture de la Mère de Dieu, insigne relique conservée elle aussi sur la Sainte-Montagne !

  21. Simple colombe

    Les restes d’un saint sont sacrés à tout jamais car sur eux a reposé et repose l’Esprit de Dieu.
    Par la plus petite parcelle de ces corps, humanités de surcroît du Seigneur Jésus, bien souvent dans le passé, et aussi actuellement (même si nous sommes peu informés de ce qui se passe dans le monde, notamment dans des régions plus ferventes que la nôtre) il plaît à Dieu de faire des miracles, de communiquer sa Vie, de guérir…

    « Désacraliser » des reliques , mais c’est impossible ! Comme il est impossible de désacraliser un être humain aux yeux de Dieu, fût-il un embryon caché ou un vieillard à bout de douleur et d’âge…

    Tout se tient, tout est logique dans la foi.

  22. Jamet

    SCANDALEUX ! Comment des prélats peuvent-ils vendre ce qui ne leur appartient pas ?! Ces reliques appartiennent à l’Église éternelle pas aux hommes qui passent et s’en croient propriétaires alors qu’ils n’en sont que dépositaires, pour l’Église qui leur survivra. En aura-t-on bientôt fini avec le vandalisme Vaticandeuxien et la perte de la notion de sacré et de l’héritage ? Ils doivent TRANSMETTRE, pas S’APPROPRIER pour quelque raison que ce soit les biens de l’Église.
    Il faudra faire une révolution dans l’Eglise aussi et élire nos chefs religieux, afin qu’ils se conforment respectueusement à la fidélité à l’Eglise éternelle et à la volonté des fidèles !

  23. CICERON

    L’autodestruction de l’Eglise se poursuit inlassablement année après année. On brade, on rase, on détruit et surtout on vend! Quant aux Evêques pas un pour relever l’autre!

  24. Dufour

    Dommage que nous l’ayons appris si tard. J’ai diffusé l’information mais, la veille pour le lendemain, c’est court! Quelques vrais prêtres s’y sont rendus, achetant certains objets malgré des moyens limités…
    Que va devenir le reste: messes noires, libation dans les calices et ciboires au cours de « partouzes laïques », décoration sacrilège…? Ou vente au prix fort dans des officines spécialisées!
    Pauvre Eglise, pauvre France!

    • BRUNIER Jean-Marie

      Dufour, il me semble que vous ne comprenez pas le prix des symboles…ce n’est pas le prix d’un calice qui compte, mais le fait qu’il ait été consacré pour l’usage du Culte…ce n’est pas l’objet qui compte mais le symbole !
      Mettez donc à l’encan la Sainte Chapelle, la Cathédrale de Chartres…que sais-je encore !
      Continuez sur cette voie, sabordez le christianisme !
      Vous ferez le bonheur de ceux qui conchient sur les chrétiens !

  25. Daniel

    En Espagne toutes les églises ont leur « musée » des objets sacrés qui ne sont plus utilisés et on paie pour les voir et ça marche.
    Pourquoi notre CEF n’ouvrirait-elle pas deux ou trois musées en France pour y regrouper ces objets et répartir les produits des visites entre les exposants ? Une rétrospective historique de l’art sacré serait une bonne promotion de la mémoire catholique de la <France en attendant que tous les prélats disparaissent naturellement comme la première génération du peuple hébreux le fit au cours des 40 ans dans le désert.

    • Anne Lys

      Ce n’est pas toujours bon pour les oeuvres en question, certaines sont « exposées » dans tous les sens du terme, étant entreposées en plein air, ce qui pour des sculptures sur bois, par exemple, risque de les détruire rapidement

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