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Mgr d’Ornellas : « je fais confiance aux médecins »

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L’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d’Ornellas, chargé des questions bioéthiques pour les évêques de France, consacre un entretien mi-chèvre mi-chou au quotidien La Croix sur l’affaire Lambert :

« Dans le cas précis de Vincent Lambert, beaucoup de chrétiens se demandent si la décision autorisant l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation est bonne, d’un point de vue éthique, ou non. A contrario d’autres se demandent s’il est « humain » de le maintenir en vie. Qu’en est-il ?

Plutôt que de poser un tel dilemme, il est préférable de se demander sereinement ce qui est « humain » vis-à-vis de Vincent Lambert, d’autant plus qu’il est entièrement confié aux soignants et à ses proches. Le regard « humain », c’est considérer toute vie humaine comme un bien précieux, quelles que soient ses vulnérabilités.

Le fait même que cette vie existe s’impose comme un signe de transcendance : elle nous dépasse. Nous sommes face à une personne vivante ! Et plus elle est vulnérable, plus nous avons à la soutenir, à la protéger. Il est donc normal de nourrir et d’hydrater notre frère, même si c’est de manière artificielle.

Être « humain » avec Vincent, c’est aussi accueillir sa volonté, la respecter, en étant attentif aux indices qui permettent de la reconnaître. Enfin, c’est être bienfaisant, c’est-à-dire lui faire du bien. J’irai même plus loin : avons-nous le cœur assez ouvert pour le considérer comme une personne capable, dans son état pauci-relationnel sans manifestations de conscience, de nous apporter quelque chose ?

Ne nous appelle-t-il pas à un surcroît d’humanité ? Cela est sans doute difficile, voire douloureux, d’entendre cet appel, mais il nous oblige à la réflexion, à bouger nos habitudes. De telles vies nous bousculent, mais elles ne sont pas inutiles, comme d’ailleurs aucune vie humaine.

L’arrêt de l’hydratation et la cessation de la nutrition sont deux décisions médicales distinctes. Ces dernières peuvent être jugées « bienfaisantes » si la mise en œuvre de ces soins de base cause en elle-même une souffrance, ou bien si elle aggrave l’état de santé de Vincent. Or, d’après ce que dit la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), à la suite du Conseil d’État, on est aujourd’hui incapable de savoir s’il souffre ou non. […]

L’une des questions vivement débattues est la volonté de Vincent Lambert. Quel regard poser sur la volonté d’un patient dans un tel cas ?

Si Vincent Lambert, en prévision d’un éventuel état végétatif, avait clairement exprimé sa volonté de ne pas subir de traitements, en connaissant la distinction entre ceux qui luttent contre la maladie et ceux qui, comme l’hydratation et l’alimentation, correspondent à un besoin naturel, il aurait été juste de respecter cette liberté fondamentale.

En exprimant cela, il n’aurait pas choisi le suicide, mais aurait demandé de ne pas subir de traitements jugés par lui disproportionnés, pour choisir de laisser venir naturellement la mort suite au traumatisme subi.

En l’occurrence, il y a un vrai débat : douze juges de la CEDH estiment que l’on peut connaître sa volonté, d’après les propos de sa femme et d’autres proches. Mais cinq autres magistrats affirment que dans une telle situation, il est impossible de la conjecturer, et que devant l’enjeu de la décision à prendre il faut connaître cette volonté de façon certaine.

Quoi qu’il en soit, deux attitudes sont fondamentales : la protection de la vie de l’être humain, et le respect de la liberté humaine. Cela signifie que lorsqu’une personne choisit de ne pas subir des traitements qu’elle juge inutiles ou disproportionnés, il faut respecter sa liberté.

Qu’entendez-vous par « respecter sa liberté » ?

Bien sûr, on doit vérifier que la personne peut prendre une décision, qu’elle n’est pas profondément dépressive, qu’elle est éclairée, qu’elle reconnaît les conséquences de son choix. Cela signifie aussi l’accompagner, entre le moment où elle exprime sa volonté et celui où elle va mourir, en lui prodiguant des soins adaptés de telle sorte qu’elle demeure la plus apaisée possible, en soulageant sa souffrance et en réconfortant sa famille.

Si Vincent Lambert n’a plus de conscience, comme l’affirment certains neurologues, n’est-il pas préférable de cesser l’alimentation et l’hydratation ?

Comme cela a été dit au cours du débat parlementaire sur la fin de vie, ce n’est pas parce que nous ne pouvons pas saisir des expressions de la conscience, qu’il n’y a pas de conscience. La conscience ne se réduit pas à ses manifestations par les sens où par la neuroimagerie. Dans le cas de Vincent Lambert, il est précisé qu’il n’y a pas d’encéphalogramme plat, même si certaines parties du cerveau sont très abîmées.

Ne connaissant pas le dossier médical, je fais confiance au chef de service et aux trois médecins qui, après un minutieux examen de Vincent Lambert, ont remis leur rapport au Conseil d’État. En tout cas, l’argument de l’utilité ou de l’inutilité d’une vie est irrecevable, comme celui d’une vie qui, à un moment donné, perdrait sa qualité de vie humaine.

Quel rôle la famille doit-elle jouer dans de tels cas ?

La famille est normalement l’espace de l’amour, où les convictions les plus intimes peuvent s’exprimer, se partager et mûrir. Pour cette raison, il me semble juste que le médecin écoute la famille. Mais lorsqu’il se trouve devant une famille divisée, ou pas du tout préparée à affronter ce genre de questions, la situation est plus difficile. Peut-être serait-il bon que chacun puisse indiquer, dans ses directives anticipées, le nom des personnes de sa famille avec lesquelles il a parlé de ses souhaits en cas de fin de vie ou de dépendance chronique grave. L’équipe médicale pourrait y recourir lorsque ces directives laissent un doute sur la volonté du patient ou lorsqu’elles sont manifestement inappropriées.

Craignez-vous que cet arrêt fasse jurisprudence ?

La décision juridique du Conseil d’État, confirmée par la CEDH, ne concerne que Vincent Lambert. Il faut redire que chaque cas est unique. En revanche, je m’inquiète du fait que la CEDH n’ait pas mis plus en avant le devoir de protection du plus vulnérable. Ce devoir fondamental est valable pour tous les cas. Peut-être les juges ne l’ont-ils pas suffisamment explicité. Ce devoir éthique devrait inspirer toutes les décisions de justice en la matière, quelle que soit leur issue.

Est-il difficile pour l’Église d’avoir une parole de principe sur un cas individuel ?

L’Église rappelle un principe simple, qui s’applique à chaque cas : aimer la personne vulnérable. Au nom de cet amour-là, il est nécessaire d’acquérir la compétence pour trouver l’acte médical bienfaisant. Cet acte doit être adapté au bien de la personne vulnérable dans sa situation.

Aimer conduit à prendre soin de la personne fragilisée. Cela signifie un accompagnement dans toutes les dimensions de son existence : son droit à la vie, à la relation, à la liberté, à l’accompagnement y compris dans les questions métaphysiques et religieuses qui l’habitent.

Et donc, aussi, le devoir de l’accompagner, en respectant sa conscience, dans son passage vers la destinée éternelle, sans provoquer délibérément sa mort. C’est en prenant en compte tous ces éléments qu’il est possible d’exercer un discernement éthique, au cas par cas.

Si les personnes chargées de prendre une décision interrogent l’Église, cette dernière peut essayer de réfléchir avec elles, afin de les aider dans le discernement de leur conscience. Mais l’Église ne se substituera jamais à ceux qui prennent une décision.

Elle ne peut qu’encourager à mettre en œuvre au sein d’une équipe soignante, dans l’interdisciplinarité et la collégialité, avec l’aide de bénévoles, l’amour de la personne vulnérable. Cela peut s’appeler empathie. Dans tous les cas, le médecin agit en conscience. Et l’Église ne peut que respecter une conscience. Elle n’est pas une « superconscience » qui s’imposerait à tout le monde, mais, à sa place, elle participe au discernement, en étant lucide sur les difficultés et en croyant qu’il est possible d’aimer. […] »

Ets-ce si difficile de rappeler l’enseignement de l’Eglise dans ce cas d’espèce ?

l’administration d’eau et de nourriture, même à travers des voies artificielles, représente toujours un moyen naturel de maintien de la vie, et non pas un acte médical. Son utilisation devra donc être considérée, en règle générale, comme ordinaire et proportionnée, et, en tant que telle, moralement obligatoire, dans la mesure où elle atteint sa finalité propre, et jusqu’à ce qu’elle le démontre, ce qui, en l’espèce, consiste à procurer une nourriture au patient et à alléger ses souffrances.

L’obligation de ne pas faire manquer « les soins normaux dus au malade dans des cas semblables » (Congrégation pour la Doctrine de la FoiIura et bona, p. IV) comprend en effet également le recours à l’alimentation et à l’hydratation (cf. Conseil pontifical « Cor Unum », Dans le cadre, 2.4.; Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé, Charte des Agents de la Santé n. 120). L’évaluation des probabilités, fondée sur les maigres espérances de reprise lorsque l’état végétatif se prolonge au-delà d’un an, ne peut justifier éthiquement l’abandon ou l’interruption des soins de base au patient, y compris l’alimentation et l’hydratation. La mort due à la faim ou à la soif est, en effet, l’unique résultat possible à la suite de leur suspension. Dans ce sens, elle finit par prendre la forme, si elle est effectuée de façon consciente et délibérée, d’une véritable euthanasie par omission.

Saint Jean Paul II source

 

37 comments

  1. Paul

    Ce texte de Mgr d’Ornellas est, dans sa confusion, aberrant, presqu’autant, dans un autre genre, que celui de l’inénarrable Mgr Ribadeau-Dumas qui a déclenché tant de foudres parfaitement justifiées.

    A la sortie, on n’y comprend que couic, au-delà de voir que Mgr d’Ornellas est un digne représentant comme tant d’autres de la langue de buis, ce qui est odieux lorsque la question posée est celle de savoir si on peut ou non décider d’assassiner quelqu’un dans de grandes souffrances en le privant de boire et de manger.

    Evidemment que la réponse est non, d’ailleurs cela découle clairement de la doctrine de l’Eglise telle que rappelée par Jean-Paul II.

    Honte à ces prélats aussi incompétents que prétentieux et qui sont des dangers publics.

  2. hermeneias

    Il fait « confiance aux médecins » ?

    Mgr d’Ornellas a tort ou alors c’est un voeux pieux .

    « Les médecins » ne sont pas tous du même avis ….. Trêve de « bonne paroles »

  3. « Elle ne peut qu’encourager à mettre en œuvre au sein d’une équipe soignante, dans l’interdisciplinarité et la collégialité, avec l’aide de bénévoles, l’amour de la personne vulnérable. Cela peut s’appeler empathie. Dans tous les cas, le médecin agit en conscience. Et l’Église ne peut que respecter une conscience. Elle n’est pas une « superconscience » qui s’imposerait à tout le monde, mais, à sa place, elle participe au discernement, en étant lucide sur les difficultés et en croyant qu’il est possible d’aimer. […] » »

    Les maçons, en cohérence avec leur idéologie relativiste, conçoivent la conscience comme pur arbitraire. Le respect de la conscience devrait être, selon l’idéologie maçonnique, absolu et en conséquence tyrannique.

    L’Église a reçu mission d’éclairer les consciences.

    La conscience, selon l’enseignement de saint Jean-Paul II, est un jugement moral. Un jugement erroné ne doit pas être respecté. Le respecter est une faute morale.

    Veritatis splendor:

    « la conscience (…) c’est-à-dire (…) un acte de l’intelligence de la personne, qui a pour rôle d’appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d’exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant ; »

    Cette connaissance universelle appliquée par l’intelligence à une situation concrète et particulière « ici et maintenant » est la conscience individuelle. Comme elle est éclairée par l’intelligence qui fait connaître le bien, elle ne peut être arbitraire et ne peut tout justifier. En revanche, elle doit être éduquée, instruite par la culture du bien.

  4. Féru

    Le Christ a-t-il jamais manifesté autant d’indécision, dit tout et son contraire ?
    Les grands Saints, les grands théologiens s’exprimaient clairement non ?
    En tous cas, si vous avez compris quelque chose au texte, merci de me faire signe !
    Ces prélats sont devenus des politicards … Seigneur, donnez nous beaucoup de « Monseigneur Sarah » …

  5. Michelle

    Paul résume très bien la situation à propos de ces prélats: aussi incompétents que prétentieux. Leur prétention les amène à traiter des sujets qu’ils sont parfaitement incapables de traiter convenablement, car eu égard à leur niveau qui est limité, ils n’ont pas le niveau traiter de sujets qui appelleraient un discernement et un bon sens qu’ils n’ont pas. Moyennant quoi ils racontent n’importe quoi.

    Un exemple parmi cent des aberrations présentes dans ce texte, cette lubie de dire doctement que le jugement de la CEDH ne vaut que pour le cas particulier de Vincent Lambert. Mais cela montre que Mgr d’Ornellas ne sait pas ce que c’est qu’une jurisprudence!!! Mais tout le droit fonctionne comme cela. Et Monseigneur se pique d’être juriste.

    Mais comment, dans l’Eglise, sont choisis les évêques ???!!!! Au lieu de nommer des saints prêtres doués de bon sens, on nomme des fumistes qui se croient malins et qui impressionnent ceux qui les choisissent. Il faut que ça cesse. Une suggestion que j’ai vue faite sur le blog et que j’appuie à mille pour cent: notons nos évêques avec le denier du culte. Si on en a un de convenable, (c’est rare mais ça peut arriver exceptionnellement),donnons un bon denier du culte en expliquant à notre curé de paroisse pourquoi on le fait. Si l’évêque est mauvais, on fait l’inverse. Très vite, cela se saura, et ceux qui contribuent au processus de choix des évêques feront un peu plus attention.

  6. Roger le Masne

    Je ne suis probablement pas bien malin, ce pour quoi je n’ai rien saisi à ce que disait Monseigneur d’Ornellas.. Mon épouse est morte de la maladie de Parkinson après une longue période de plus en plus invalidante. Dans les derniers mois elle ne pouvait plus se nourrir elle-même. Je la nourrissais à la petite cuillère. Cela ne m’a jamais posé de question. et aucune personne, surtout pas mes enfants, aucun médecin, aucune cour européenne quelle qu’elle soit, ne m’a interdit de le faire. J’avoue que, pas bien malin certes, sans connaissances médicales suffisantes, je ne comprends pas comment on puisse envisager de laisser quelqu’un mourir de faim ou de soif.

    • Denis F

      J’imagine votre peine et votre déchirement!
      Vous n’êtes peut-être pas quelque de « bien malin », comme vous dites, mais en tous les cas vous êtes quelqu’un DE BIEN!
      Et je suis sûr que vos enfants vous le rendre bien.

  7. Léa

    Personne ne pose la question : « POURQUOI VINCENT LAMBERT NE PEUT-IL PAS RENTRER CHEZ LUI ? »
    Les autres malades ont le droit de rentrer chez eux sans problèmes?

    Après ça on nous dit qu’il manque de lits dans les hôpitaux!

    Laissons la famille le reprendre, et qu’elle s’occupe de ses soins!

      • Denis F

        Je vous comprend, au vu de la petite Mamie, infirmière à la retraite, avec laquelle je parle, et qui a été choquée que ma dernière prise de sang donne lieu à gauche à 5 cms d’hématome, du fait d’un élève infirmier en 2e année, qui a claqué ma veine, alors que, de l’autre côté, l’infirmière en poste a produit un hématome plus limité, moins visible…
        Et ces exemples, en une seul et unique fois, n’ont pas du tout pour but de dévaloriser le métier et les bonnes infirmières ou infirmiers, car il en restera…
        C’est juste que je crains que, ceux qui ne savent même plus la base, osent se permettre de donner des leçons, AUTANT sue d’autres incultes ou « incapables »…

        PS : J’ai des photos de mes deux bras, pour une seule malheureuse prise de sang…

  8. Louis JACQUES-FRANCOIS dit LOCARD

    En ce jour de la fête du Sacré-cœur de Notre Seigneur JESUS-CHRIST,

    Je vous salue…
    « Celui (St JEAN) qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. »
    Quand nous avons confiance en celui qui dit, toujours, la Vérité nous sommes comme suspendu à ses lèvres pour entendre ce qu’il a de bon à nous dire. Saint JEAN est l’un de ceux là. N’oublions pas que c’était celui que Notre Seigneur JESUS-CHRIST aimait. Cela ne veut pas dire qu’Il n’aimait pas les autres disciples. Puisque ce ne fût pas lui qui fût choisi pour conduire l’Église de DIEU sur cette terre, mais Saint Pierre.
    Donc nous savons, de source certaine, que Notre Seigneur JESUS-CHRIST a bien était crucifié, qu’Il est mort, qu’Il a eu le cœur transpercé d’une lance et que du sang et de l’eau sortis de son côté, qu’Il est descendu aux enfers et que 3 jours après IL EST RESSUSCITE et Vivant! Alléluia !
    Que Saint Jean en est le témoin visuel incontestable. C’est bien lui, Saint Jean qui était au pied de la croix avec la Sainte Vierge, qui lui fût donnée pour mère, donc Mère de l’Église. C’est bien lui Saint Jean qui couru avec Saint Pierre pour constater que le tombeau, où avait été mis le Sauveur, était vide. C’est bien lui, Saint Jean, qui, dans l’île de Patmos, reçu la révélation de l’Apocalypse.
    Oui, saint Jean est bien le disciple bien-aimé du Rédempteur, nous avons à écouter, tout ce qu’il nous a transmis comme révélation sur la personne de Notre Seigneur JESUS-CHRIST, et en particulier ses Épîtres qui sont d’une richesse inouïe. C’est l’exemple type de quelqu’un qui est « habité » de l’ESPRIT-SAINT. Ecoutons-le et suivons-le dans son exemple de fidélité totale.
    Que DIEU vous bénisse et vous garde dans La Paix et La Joie du cœur !
    Merci !
    JFL

    P.S.
    En ce temps de confusion, où la Vie est menacée de toutes parts, ayons une prière particulière au Sacré-Cœur de Notre Seigneur JESUS-CHRIST, pour que Vincent LAMBERT, ne soit pas condamné à mourir de faim et de soif !

  9. pm

    Décidément il y a des évêques qui aiment tourner autour du pot pour ne pas déplaire au « politiquement correct » !!! Comme beaucoup de gens d’église, ils se noient dans des considérations QUI N’ONT RIEN A VOIR AVEC LA DOCTRINE DE L’EGLISE.
    Le commandement : « Tu ne tueras pas » est à rappeler quelque soit l’état de la personne.
    Quant à faire confiance aux médecins, ignore t-il qu’il y a des médecins TUEURS (avortement, euthanasie…) ???
    Pourquoi donne t-on toujours la parole aux médecins qui sont pour débrancher leurs patients alors que ceux qui envisagent une autre solution ne sont jamais invités à donner leur conclusions, c’est tout de même bizarre ?

  10. Hervé Soulié

    On va prier pour Pierre d’Ornellas.
    Je veux dire : prier pour qu’il acquiert ou regagne la Foi catholique, et le respect de la vie qu’elle enseigne.

  11. zézé

    Si je comprends la conclusion (le texte est alambiqué) en quelques mots : si l’équipe médicale a décidé de ne plus l’alimenter ni de lui donner à boire et de lui injecter un « somnifère » il faut s’en remettre à cette équipe médicale ?
    Mgr vous rendez-vous compte de ce que vous avez dit ? et vous êtes le Sel de la terre ? le disciple du Christ ? son Apôtre ? vous remplacez si je ne m’abuse Jésus ? puisque en Son Nom vous absolvez les péchés, vous refaites les gestes augustes de la Cène tous les jours…. Etes-vous tombé sur la tête, ou êtes-vous tellement imprégné de vatican II que vous vous égarez…et que vous nous égarez Mgr, vous rendez-vous compte que vous devrez en rendre compte lorsque devant votre Dieu et notre Dieu vous devrez répondre à SES questions….Que le Seigneur aie pitié de vous.

    • Denis F

      Egarement, à mon avis, est le meilleur mot, qui ne juge ni ne défend!
      Et justement, pour ne pas juger et ne pas défendre, TOUT est hélas permis…
      Le rôle et la mission de tout un chacun devraient n’être que son but, son engagement, son courage…
      Je ne sais pas si cela me concerne, car j’ignore toujours mon but, mais le fait est que, pour de nombreuses « autorités », la question devrait beaucoup plus souvent se poser (Et je n’ai pas mis de majuscules, pour insister, car il me semble que c’est assez évident…).

  12. ROMANOS

    La personne malade mentale interné en hôpital psychiatrique devient en droit, « de facto » un « majeur protégé », ( toute chose étant égales, comme le sont, à divers degrés, les personnes sous : curatelle / curatelle-aggravée / tutelle ).
    En conséquence, rien de ce qui la concerne ne pourrait être décidé et engagé, même de la part d’un « tuteur » désigné par le « juge des tutelles », dans un certain nombre de domaines relevant d’actes juridiques, tels la rupture des liens d’un mariage ou bien la dévolution des biens d’une succession.
    (Hé oui, madame Lambert est dans l’impossibilité juridique de demander le divorce, et / ou, de disposer de l’ensemble des « biens de la communauté » ! Doit-on chercher l’erreur ?).
    Cette situation se rencontre dans le cas de la disparition d’un des deux conjoints, sans cadavre identifié. (cf. tsunami de 2004).
    Sur foi de quoi pourrait-on décider que la personne d’un Vincent Lambert aurait moins de droit que n’importe quelle autre « adulte protégé » ?
    Dans l’hypothèse, ou madame Lambert, ayant désormais le « droit » pour elle, décidait de passer à l’acte et de faire mourir son mari par privation d’alimentation et d’hydratation (un supplice atroce), ne tomberait-elle pas sous le coup de la loi, au chef de « meurtre avec préméditation » ?
    En conséquence, elle serait certes délivré des liens du mariage et pourrait envisager de « refaire sa vie ».
    Toutefois, le code civil prévient « qu’on ne saurait hériter de celui que l’on aurait tué ou bien tenté de tuer ».
    Alors, dans le cas Lambert : « circulez ! Il n’y a rien à voir ! » ?
    Vraiment ?
    Sauf à déconstruire toutes les valeurs, bases de notre culture et de notre droit … .

    « 

    • Denis F

      Sans y mettre autant les formes « juridiques », c’est exactement ce que je pensais…
      Et là, je vais peut-être choquer, mais que l’Eglise, dans un tel cas, réfléchisse à l’annulation éventuelle du mariage.
      Au-delà de la non « consommation » du mariage, on a bien eu droit à quelques annulations autres…
      Alors, pour la survie de Vincent Lambert, toujours aimé de sa Mère, et l’épanouissement de sa femme, que l’Eglise se pose la question de souffrances inutiles!

      En me résumant, et au risque de choquer encore plus, mais DANS CE CAS UNIQUEMENT, inciter obligatoirement au péché n’est pas faire preuve de charité chrétienne…
      Et ce n’est pas par laxisme ou relativisme que j’ose me poser la question!
      C’est pour la survie physique et morale de Vincent Lambert (PRIORITAIRE!), et indirectement pour la survie psychologique de sa femme.
      J’ai sans doute tort de me poser la question, mais c’est ainsi.

      Merci pour vos avis et votre sollicitude.

      • toto

        @Denis F
        La maladie ou le handicap ultérieur, même gravissime du conjoint n’a jamais été une cause valable de reconnaissance de la nullité d’un mariage. Vous raisonnez comme le cardinal Kasper, dans du sentimentalisme irrationnel. Votre conjoint n’est plus viable, vous le jetez? Drôle de mentalité!!!!

      • Louis JACQUES-FRANCOIS dit LOCARD

        Je vous salue…
        En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
        nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. »
        Avant de « jeter en terre la semence. » Les jardiniers savent bien qu’il faut peiner avec joie à jardiner, à la bêche, le terrain. ( Si ce n’est pas fait avec amour, cela ne sert de rien .) Je dis ça pour ceux qui pensent que tout se fait par miracle. Oui c’est un miracle de voir germer et pousser une graine jetée en terre. Seulement, faut-il encore que le sol soit cultivé de manière biologique, sans ajout d’herbicides, ou de pesticides. Autrement, ce que vous faîtes pousser est impropre à la consommation. Donc je dois semer si je veux récolter, par ailleurs le fait de cultiver dans un terrain souillé par des ajouts de poisons est la cause de vos nombreuses maladies.
        Vous qui jardinez votre jardin, vous savez quelle joie, il y a à voir pousser vos légumes ! Quel miracle !
        Effectivement, je ne sais pas comment la semence germe et grandit, mais je sais que le Créateur l’a voulu ainsi. Il en est de même pour la semence de la Parole de DIEU. Nous, chrétiens nous sommes appelés à semer la Parole de la Bonne Nouvelle, sans nous soucier du terrain sur laquelle elle tombe, mais…
        Matthieu 13.23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.
        Nous avons à prier pour ceux dont le ‘terrain’ est impropre à recevoir la semence. Il en va de leur vie future, de leur avenir dans l’Éternité bienheureuse avec la Sainte Trinité.
        Que DIEU vous bénisse et vous garde dans Sa Paix et Sa Joie !
        Merci !
        JFL

      • ROMANOS

        Cher DENIS F., puis-je rappeler une particularité bien française : à savoir que le mariage religieux n’est légalement possible qu’à la suite de l’enregistrement du mariage par l’Etat-Civil.
        En conséquence, l’éventuelle et hasardeuse modification des « droit-canon » (cf. les droits de l’Eglise, qu’elles soient Catholique ou Orthodoxe) que vous suggérez concernant le mariage religieux n’y changerait rien, … sauf à aller se remarier hors des frontières de l’Hexagone !
        C’est là une possibilité dont usent un certain nombre de veuves, afin de conserver leurs « pensions de réversion » héritées d’unions précédentes … .
        Cordialement à vous.

      • zézé

        Oui mais voilà ! n’est-il pas dit lors de la célébration du mariage par le Sacrement à l’Eglise :
        « …… Je Vous Unis par les liens SACRES du mariage et vous êtes unis dans les joies comme dans la peine jusque ce que la mort vous sépare…… » ? j’ai raccourci volontairement !
        mais c’est trop facile ! alors tant que la personne est en bonne santé, travaille, jouit de ses facultés mentales on reste avec elle ? et quand malheureusement la maladie, la souffrance, est le lot de tous les jours, vous quittez la personne ? vous l’abandonnez ? mais où est la charité ? où est la compassion ? où est l’Amour ? quel bel exemple pour les enfants lorsqu’il y en a !!!
        Je ne peux juger cette personne, mais l’abandon et la demande de suppression d’alimentation et d’hydratation – et pour que Vincent ne souffre pas trop tout de même, on va lui donner une petite piqûre de façon à ce qu’il s’endorme pour que Madame Vincent Lambert, puisse ENFIN, vivre sa petite vie…. je trouve cela très égoïste ! pour ne pas dire plus !
        Personne ne l’oblige à avoir un amant ! la chasteté cela existe ! Personne ne la pousse (à part Satan) à avoir ce comportement.
        D’autres ont su entourer leur mari de leur amour et de leurs soins.
        La prière existe aussi et je crois que c’est ce qui fait que les Parents de Vincent tiennent le coup !
        Le suivi psychologique de Madame : je crois que ce n’est pas primordial, et puis à priori, elle a l’air de bien aller ! APRES je pense qu’elle sera effectivement fichue sa vie, car elle sera complice de ce meurtre puisque c’est elle qui l’a demandé !
        Et justement, on ne peut divorcer lorsque la personne est devenue malade mentale ou est dans l’impossibilité de donner son avis ce qui est le cas dans cette dernière position.
        Trop facile sinon !
        Et alors les dérives vont arriver ! déjà que le corps médical avorte une femme lorsque l’enfant est jugé une « charge » pour la société…
        Imaginons un peu : accident de voiture et votre enfant est devenu un légume ! celui qui était beau est défiguré… vous demandez que l’on cesse de les alimenter et les hydrater sous prétexte qu’ils ne répondent plus aux critères de mode ?
        Sans parler de tous ces petits bouts qui sont dans des chambres avec des tuyaux partout parce qu’ils sont cancéreux ? qui perdent leurs cheveux ?
        Certains s’en sortent non ? d’autres pas, c’est sûr ! mais alors devons-nous devenir des Hitler en puissance x 10 ?
        Le monde d’aujourd’hui refuse la souffrance, veut que tout réussisse, les enfants, la carrière..
        On oublie l’essentiel : DIEU !
        IL ne fait plus partie de nos vies ! mais quelle aide la PRIERE ! quel réconfort lorsque l’on s’en remet à DIEU ! que SA VOLONTE SOIT FAITE !
        Les souffrances, je pense que c’est d’abord Vincent qui comprend sûrement qu’il s’est passé quelque chose ! Lorsque l’on aime quelqu’un évidemment on souffre de le voir diminué ! on souffre de ne plus pouvoir faire, dire etc… mais le véritable Amour, n’est-il pas aussi de se consacrer à ce quelqu’un ?
        Ce n’est plus dans les moeurs d’aujourd’hui de se consacrer à sa famille, à son mari, à sa femme. On veut être libre SOI-DISANT, mais quelle liberté ?
        Comment peut-on aller danser, s’amuser, changer de « partenaire », sous prétexte que celui ou celle avec qui j’étais ne correspond plus à mes demandes ? à moi ? moi, moi, moi toujours ce moi égoïste. Et Vincent, je pense qu’il doit s’apercevoir que sa femme n’est pas là, ses enfants ? la voilà la tragédie : ce vide : sa femme et ses enfants qui devraient l’entourer d’amour et non fuir pour vivre une vie égoïste.
        Combien de femmes d’hommes, consacrent leurs dernières années à celui ou celle qui malheureusement est devenu un légume suite à une grave maladie, Alzheimer par exemple, Parkinson aussi.. Alors on s’en va ? Ah c’est sûr c’est une sacrée abnégation, mais cela en vaut la peine, on arrive à se regarder dans le miroir de la vie en se disant que l’on a pas failli.

  13. olrik

    Ce triste prélat se réfugie dans une bouillie pour les chats pour fuir ses responsabilités tout en se donnant bonne conscience. Un pauvre type, en somme…

  14. Cassianus

    Faire confiance aux médecins, c’est comme faire confiance aux juges : cela ne veut rien dire, car il y a de mauvais médecins et de mauvais juges, et ceux qui ne sont pas mauvais pour leur immoralité peuvent l’être pour des insuffisances involontaires. De plus, tout le monde sait bien que « les » médecins, c’est le collège des médecins, donc l’idéologie qui en est l’orthodoxie indiscutable. Laquelle idéologie a des vues sur les problèmes éthiques qui peuvent être en contradiction avec la morale catholique.

  15. Henri

    Vraiment, ces évêques inacceptables, ça suffit. Nous avons un devoir collectif d’agir. Je reprends pour ma part à mon compte l’idée de jouer sur le denier du culte selon le processus proposé par Michelle qui me parait astucieux. Il faut en particulier que les fidèles annoncent à leurs curés une chute brutale de leur prochain de nier du culte dans le diocèse de Rennes, et mettent leur annonce à exécution sans faute au moment des versements du denier du culte, sauf si Mgr d’Ornellas s’est rétracté entre temps.

    Vraiment, dans quel monde vivons-nous si on laisse sévir, sans réagir par des actes, des dangers publics comme celui-là. Lui ne sait peut-être pas ce qu’il fait, mais nous, nous le savons. Résistons vraiment. Economiser sur le denier du culte ne coûte pas cher, et cela peut rapporter gros.

  16. France

    Alors il faudrait laisser faire les médecins qui veulent condamner Vincent à mort? Un catholique devrait s’en laver les mains ! Et c’est un évêque qui dit cela ? On aurait attendu d’un « homme d’Eglise » chargé des questions bioéthiques qu’il dise une parole catholique et qu’il sache mieux que l’on ne sait pas bien ce qu’est la conscience. Puisque cet évêque n’évangélise plus, qu’il apprenne que Vincent nous évangélise, lui !

    Concernant le vœu de Vincent, rappelons du moins à ce monseigneur la sagesse du bon Jean de La Fontaine dans « La mort et le bûcheron ». Combien ont fait connaître leur désir de cesser de vivre dans l’éventualité de situations de santé problématiques ? Or, les médecins savent bien – du moins la plupart d’entre eux – que le point de vue change lorsque l’épreuve nous frappe personnellement ; et beaucoup, le moment venu, découvrant les richesses de la vie ne demandent plus la mort. Il y a là-dessus de magnifiques témoignages de vie.

    Sachons que Vincent n’est que le premier d’une liste conséquente de personnes promises à l’euthanasie; et pardon de ce que je vais dire ; mais, dans notre monde marchand, on ne peut s’empêcher de se demander quels intérêts cyniques se cachent derrière cet entêtement des décideurs politiques à faire mourir notre frère et tant d’autres: n’y aurait-il pas des intérêts commerciaux inavouables (qui ne consistent pas simplement à économiser sur des dépenses de santé par ailleurs mal gérées) ? Car l’homme est capable du pire comme du meilleur.

    Je tiens à dire que cette nouvelle participation de membres du clergé à la culture de mort ne manquera pas de laisser des traces dans les consciences.

  17. Alex

    * Abandonner, c’est TUER. Tuer est interdit par la LOI, point.*

    Alors bon l’humanisme du penseur de Rodin qu’est mr. d’Ornellas n’est pas catholique mais mondain et dégoulinant de sentimentalisme agnostique narcissique séduisant intellectuellement, digne d’un mécréant complet quoi.

    La parole de l’église sur ce thème depuis 50 ans, c’est l’éthique mondaine et auto-moraliste.
    Elle devrait rester sur le Commandement divin du Décalogue, c’est défendu, point.
    C’est seulement qu’ensuite on peut expliquer que c’est par amour de Dieu et du prochain, impérativement.

    La Loi, Dieu, le Christ, l’Evangile n’est jamais évoqué par ce prélat, alors que cette situation de Vincent est de premier ordre.

    Quant aux médecins divisés, on ne devrait meme pas leur demander une décision qui ne leur appartient pas, pas plus qu’à la famille car Vincent n’a jamais été en phase terminale.
    Cet homme est l’unique responsable de sa vie, de son âme, de son corps et a droit à de l’aide pour vivre.
    Personnellement, plutot que de faire confiance aux médecins je fais confiance au Commandement et à l’amour de Dieu et de la Vraie Eglise.
    Et ensuite, je trainerais les médecins et soignants en justice en cas de refus de don alimentaire et hydratation de base, pour non assistance à personne en danger.
    Quelle cruauté barbare hypocrite d’envisager un futur « protocole de soins » criminel faisant mourrir Vincent de faim et de soif sous les yeux de la partie de sa famille qui l’aime vraiment tel qu’il est, qui a sa façon de vivre à lui.
    Si encore Vincent refusait ou vomissait sa nourriture, ce serait difficile de le servir, mais il n’en est pas là.
    Quelle prétention de savoir à sa place si Vincent est conscient ou pas, s’il souffre ou pas.
    Regardons le comme un homme aimé par ses parents qui nous dit : « je suis des votres, je ne suis pas un chien sur qui on spécule, on décide à tort et à travers, foutez moi la paix « .
    C’est le moins qu’on puisse lui offrir en retour qu’il ne nous nuit pas, nous laisse nous en paix, et vit son épreuve humaine dignement.

    Bref, c’est tentant de se mettre à sa place mais c’est pas juste ni viable de le faire, c’est sa vie de brave.
    Et des « pros » de la santé et du droit n’ont pas à le faire, c’est faute professionelle grave dans les 2 cas, et faute simple pour nous autres.

    Aimons Vincent tel qu’il est et aidons le, aidons nous les uns les autres jusqu’au terme naturel de notre épreuve sur terre, point barre.

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