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Mgr Gueneley accueille des religieuses contemplatives

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Le 29 septembre, Mgr Philippe Gueneley, évêque du diocèse de Langres, installera officiellement une communauté contemplative anglaise, les bénédictines adoratrices du Sacré-Cœur de Jésus de Montmartre, dans le village de Saint-Loup-sur-Aujon (Haute-Marne). Il déclare à Famille chrétienne :

« Un diocèse sans communauté contemplative est un diocèse amputé, auquel il manque une dimension de la vie de l’Église, un de ses charismes. Et le charisme propre aux Sœurs contemplatives, c’est le primat accordé à Dieu. Le monde d’aujourd’hui, sensible à ce qui est visible et efficace, a besoin de leur témoignage. Il a besoin de monastères, de ces îlots de prière qui sont comme des phares, des espaces de silence, d’émerveillement, d’accueil de l’absolu de Dieu.

En montrant comment Dieu peut habiter toute une vie, les bénédictines adoratrices participeront pleinement à la mission de l’Église et à la nouvelle évangélisation. Elles seront un signe pour tous les paroissiens. Les paroissiens sont fiers de les accueillir et heureux de (re)découvrir, à travers elles, la vie contemplative.

Quelle parenté existe-t-il entre ces bénédictines de Tyburn et les bénédictines de Montmartre ?

Une même fondatrice : Mère Marie de Saint-Pierre (Adèle Garnier), qui a fondé sa congrégation à côté de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre en 1898. Mais avec les lois de 1901, la communauté a dû quitter Montmartre pour s’installer à Tyburn. Quand les Sœurs ont eu l’autorisation de revenir en France, seules les Françaises ont accepté de rentrer. La communauté s’est alors séparée en deux branches.

De leur côté, les bénédictines de Tyburn continuent la congrégation d’origine en s’inscrivant strictement dans le charisme fondateur : une vie contemplative sous la règle bénédictine avec le désir de glorifier la Trinité par la célébration quotidienne de l’eucharistie et de l’office divin, l’adoration perpétuelle du Saint-Sacrement et la prière pour le pape, l’Église et le pays où elles sont implantées (Pérou, Australie, Nouvelle-Zélande, Italie, etc.). Depuis le 4 septembre, elles prient pour la France. Et c’est une grande nouvelle.

Comment des bénédictines de Londres sont-elles arrivées à Saint-Loup-sur-Aujon ? 

Tout est parti d’une décision prise par la supérieure générale de la Congrégation des Filles de la Sagesse : en raison du trop petit nombre de religieuses, le couvent de Saint-Loup devait fermer. Cette grande maison a connu le départ des clarisses, des bénédictines de Jésus-Crucifié et des Annonciades, il fallait trouver d’urgence une nouvelle communauté pour y assurer une présence de prière.

J’ai donc commencé à frapper à plusieurs portes, mais en vain. Jusqu’au jour où le Père François Touvet, l’un de mes vicaires épiscopaux, m’a parlé des bénédictines adoratrices dont la maison mère était à Tyburn (Londres). J’ai contacté leur supérieure générale, Mother Marie-Xavier, qui a très vite accepté la proposition. Au cours de nos rencontres préparatoires à Saint-Loup et à Londres, j’ai compris que cette fondation rejoignait le désir de la congrégation d’opérer un retour aux sources en se rapprochant du village natal de leur fondatrice. »

8 comments

  1. Georges Cattin

    Félicitations et honneurs à Mgr Gueneley..

    J’habite dans le Jura suisse, à mois de 2 km d’un monastère de l’ICRSP, (ré-ouvert en 2011) et je puis vous assurer que des communautés de ce genre sont une bénédiction et une grâce pour qui est sensible à la transcendance de Dieu. Mais hélas, tous les prélats n’ont pas l’ouverture d’esprit de Mgr Gueneley.

    Petite précision intéressante: le monastère situé près de chez moi fut instauré à la fin du XIXème siècle par un ecclésiastique du diocèse de Langres, l’abbé Alexandre Pittoye.

  2. Jean-Paul MESTRALLET

    Pourquoi Mgr Guéneley, 75 ans à la Toussaintqui va bientôt quitter son « diocèse crotté » de Langres, ne continuerait-il pas dans sa pastorale pro-contemplatifs en mangeant sa mitre et en faisant revenir à Joinville les ex-« Rédemptoristes Transalpins » ? ils ont désormais réadmis dans la pleine communion romaine sous le nom de « Sons of The Most Holy Redemptor » // Filii Sacratissimi Redemptoris », installés dans la petite île Orcade de Papa Stronsay, où ils commencent à être à l’étroit (plus d’une vingtaine) car l’évêque d’Aberdeen ne leur confie aucun nouvel apostolat malgré les besoins évidents de son diocèse ?

  3. Yves

    Alleluia! Pas tant pour la décision e Mgr Guenneley, aussi bonne soit-elle, mais pour la conversion d’un certain nombre de lecteurs de ce bloq qui, il y a quelques semaines encore, n’avaient pas de mot assez durs contre cet évêque et qui aujourd’hui l’encensent!

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