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Mgr Le Saux : « on ne doit pas cacher notre identité chrétienne »

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Les 18, 19 et 20 octobre se tiendront au Mans trois journées de réflexion et d’échange autour des « Nouveaux défis de l’évangélisation ». L’évêque du Mans, Mgr Yves Le Saux, explique à Famille chrétienne :

« Cette idée me travaille depuis longtemps. Les 50 ans du concile Vatican II et le synode sur la nouvelle évangélisation auquel j’ai participé en 2012 m’ont encouragé à la concrétiser. Ma conviction, c’est qu’il faut porter le Christ Lumière du monde à tous, et ne pas fonctionner sur un mode « les cathos parlent aux cathos », à oser une réflexion plus large que celle menée « intra muros ». L’objectif de ces trois jours est de participer au réveil de la nostalgie de Dieu dans le cœur de l’homme.

Parmi les personnalités que vous avez invitées, certaines sont catholiques, d’autres non : comment appréhendez-vous cette diversité ?

Nous avons effectivement une palette d’intervenants assez large. Tout ce qui sera dit ne sera probablement pas partagé par tout le monde. L’objectif de ces journées est de montrer que le dialogue est possible, tout en ayant la conviction que la réponse à la recherche de l’homme est le Christ ressuscité et glorieux.

Comment avoir une juste approche du dialogue, qui ne soit pas simplement la juxtaposition de convictions différentes ?

Par ces journées, je n’ai pas de visée particulière, si ce n’est d’annoncer l’amour de Celui qui a changé ma vie. L’annonce de l’Évangile est gratuite, c’est Dieu qui convertit les cœurs. Nous n’avons donc rien à « défendre ». Quand je suis invité ici et là dans la région par des personnes qui n’ont pas la foi, je leur explique que je suis un successeur des Apôtres et tout cela est bien reçu. On ne doit pas cacher notre identité chrétienne, mais en même temps faire preuve de bienveillance, éviter à la fois la suspicion et la compromission. Celui qui dit la vérité crève l’écran ! […] »

10 comments

  1. à mon avis , il y a deux démarches à faire pour vivre la diversité dans la communication et le respect des autres:

    la première c’ est d’ accepter la différence , sans aucune connotation de valeur ; l’ autre n’ est pas moins bien que moi parce qu’ il est différent.

    la deuxième est de savoir aller à l’ essentiel, à ce qui est vraiment important, en effaçant de nos querelles les détails superflus.

    tout homme sincère recherche l’ amour et l’ espérance;
    c’ est la sensibilité et le vécu de chacun qui diffèrent.

    • Castille

      Il en existe une troisième, c’est l’indifférentisme ou nous conduit infailliblement une telle façon de penser -et d’agir !!!-

      Lequel des mystères du Credo vous semble le premier détail superflu qu’il conviendrait de sacrifier pour « effacer nos querelles »?

      Priez néanmoins pour la grande pécheresse qui vous a répondu. J’en ai besoin.

  2. Hélène

    Je retiens que l’on ne doit pas cacher son identité chrétienne. C’est très vrai. Il faut le dire chaque fois que ça se présente.
    @ Anne-marie: l’autre n’est pas non plus meilleur parce que différent.

  3. Que de bla, bla, bla et de portes ouvertes enfoncées.
    Il va de soi qu’il faut respecter les autres. Pas seulement dans le but purement intéressé de vivre en paix avec eux ! Mais parce qu’ils sont les « autres » c’est à dire nos « semblables ».
    Et oui, « eux » et « nous » c’est kif-kif ! Ce sont d’autres nous-même qui méritent la même attention que celle que nous portons à notre petit nombril. Cela s’appelle l’amour chrétien.

    Mais, socialement parlant, cela implique que les autres nous respectent aussi car il ne saurait y avoir de paix civile et religieuse là où l’un se contenterait de tendre la joue et l’autre de la frapper avec délectation. Et, du côté de l’islam ce n’est pas gagné ainsi que le prouve la lecture quotidienne de ce blog. il faudra peut-être bien que nous nous demandions pourquoi nous inspirons si peu de respect au monde moderne et au monde musulman. Les propres accommodements que nous nous accordons en permanence avec notre catholicisme à la carte, le peu de conviction et de chaleur que nous mettons à défendre notre foi, n’y seraient-ils pas pour quelque chose ?
    Voilà pour le respect, qui bien souvent, comme la « tolérance »‘ couvrent notre tiédeur, notre mollesse, voire notre lâcheté, d’un vertueux manteau de Noé.

    Pour ce qui est du dialogue si cher à Platon, je rappellerai que chacun de nous est censé incarner par sa vie, ses paroles, ses actes, les injonctions affectueuses du Maître Jésus. Or Jésus est Dieu et pas un philosophe ! Son message n’est pas de ceux qu’on discute ou sur lesquels on échange, il est celui de la Vie même. De la seule vie possible et acceptable pour l’homme : la vie éternelle. Nous ne sommes pas à Athènes en moins cinq cents à nous interroger avec Socrate, Protagoras, Phèdre, Théétète, Alcibiade et quelques autres sur ce que sont le courage, l’amour, l’âme, la substances des choses et autres problème passionnants pour notre esprit limité. Nous sommes les témoins et les dépositaires de la Vérité Incarnée.

    Notre travail n’est pas de « dialoguer » mais de témoigner, car, au jeu de la rhétorique, le Prince de ce monde, aura toujours une longueur d’avance sur nous.
    Lorsque je Christ lance ses apôtres à la conquête pacifique du monde (contrairement à l’islam) par la conquête des coeurs (et non par la décapitation comme Mahomet) Il ne leur dit : « Allez et dialoguez avec les nations ». Sous-entendu : faites des colloques et des tables rondes, organisez des conférences internationales, agitez-vous, bavassez, discutez, échangez à perdre haleine. Il leur dit : « Allez et Enseignez ».

    Témoigner, enseigner, incarner, offrir au monde cette « attraction » dont parle Benoît XVI lorsqu’il disait que nous n’avions pas à aller vers le monde mais à « attirer le monde au Christ » – voilà ce qui nous est demandé.

    Je doute que l’initiative de Mgr Le Saux qui semble pourtant très lucide sur ce qui est en jeu (on croirait entendre les paroles du pape François) pour très louable qu’elle soit, convienne au but que tout Chrétien, surtout s’il est un Clerc, devrait rechercher : la conversion des coeurs et le retour de la brebis au bercail du Christ.

    A quand des missions dans nos banlieues ?
    A quand un nouveau François-Xavier, non plus en Inde ou en Chine, mais dans le « 93 », à Roubaix, à Villeurbanne, à Nîmes ou dans les banlieues Nord de Marseille ?

    Mais il faudrait pour cela que nous remettions en question, et très vite, ce que Vatican II entend réellement par « oecuménisme » et « liberté religieuse » deux concepts qui minent les bases mêmes de l’injonction christique « Allez et Enseignez les Nations ».
    Ce n’est pas demain la veille avec François le sonore.

    LSM

  4. Mario

    St-Jude disait ceci a propos des devoirs de la Charité chrétienne: (Épitre de Jude 22)

    Les uns, ceux qui hésitent, cherchez a les convaincre; les autres, sauvez-les en les arrachant au feu; les autres enfin; portez-leur une pitié craintive, en haïssant jusqu’à la tunique contaminée par leur chair.

    Ceci explique très bien non pas le dialogue – un mot inventé a Vatican 2 – mais la Charité – la pure doctrine catholique –

    Il faut non pas dialoguer mais évangéliser et instruire – ensuite il y aura diverses réactions au message de Dieu – Certains qui aiment et comprennent le message vont essayer, le trouver bon ou même le pratiquer – le but principal dit l`Apôtre est de sauver du feu de l`enfer- donc le salut éternel car le Christ a dit que il veut que tous se sauve.

    Par contre il y aura aussi ceux qui rejettent ce message et ceux qui y sont carrément hostiles – Ils sont sur la voie du feu éternel – Il y a les mauvais chrétiens – ceux qui sont baptisés mais se complaisent dans leurs péchés, rejettent les commandements et il y a aussi les doctrines religieuses hostiles a la croix. L`apôtre explique bien dans son message que de ceux qui après avoir reçu le message le rejette, travaillent a la destruction de la foi chrétienne – il faut leur porter une pitié craintive ( une pitié avec prudence je pense) en haïssant jusqu’à la tunique contaminée de leur chair – donc il y a une doctrine de séparation d`avec celui qui cherche a détruire la foi chrétienne.

    Après avoir lu comment les Jésuites Français ont évangéliser les Hurons et les Iroquois au 17 eme siècle en Nouvelle-France ont voit que ils ont appliquer la méthode exacte de la charité chrétienne – Ils ont immédiatement séparé les convertis indiens de ceux qui rejetaient la foi – demeuraient païens avec conviction rejetant la croix. Pourquoi, simplement pour éviter que les païens fassent rechuter la foi faible et nouvelle des convertis.

    Mais dans les idées embrumées du clergé post-Vatican 2 qui a absorbé par propagande pavlovienne une partie du message de leurs adversaires – Il faut dialoguer – mais ils ne disent pas quoi faire a propos du refus de la foi – peut-être doit-on dialoguer jusqu’à ce que nos pays se couvre complètement de mosquées, de synagogues et de temples maçonniques?

    Ensuite ils nous parlent de discrimination et d`exclusion – le langage de leur adversaires – ou donc ont-ils vu cela dans les Écritures?

    Dieu discrimine contre les damnés puisque il envoi du monde en enfer…

    Dieu est surement méchant puisque il a exclu les mauvais du paradis… Il pratique donc l`exclusion….

    On voit bien ici que ils ont l`esprit enténébré. Au lieu de vous guider sur votre raison guider vous sur les Écritures seulement – Êtes-vous de ces hommes psychiques qui n`ont pas l`Esprit dénoncé par l`apôtre Jude?

  5. Mario

    «Ne marchez points après vos désirs, retirez-vous de votre propre volonté. Si vous suivez vos désirs, vous donnerez beaucoup de joies a vos ennemis. (Eccli XVIII 30,31)

  6. bien sûr qu’ il n’ est pas question pour moi de renier une seule ligne du Credo!!!
    j’ ai la Foi et je n’ en suis pas fière, j’ en suis heureuse; tous les jours je remercie Dieu de ce bonheur et je n’ hésite pas à faire partager ma joie autour de moi.
    par contre, quand je rencontre des personnes qui n’ ont pas cette chance , je commence par les écouter ; les écouter ne veut pas dire les approuver ; cela veut dire faire du chemin avec eux avec beaucoup de patience et d’ amour.

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