hqdefault

Mgr Philippe Bordeyne conteste Humanae Vitae

Download PDF

Rome a publié ce jour la liste complète et définitive des participants à la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques (4-25 octobre). On y trouve notamment Mgr Philippe Bordeyne, recteur de l’Institut catholique de Paris. Et ce n’est pas une bonne nouvelle. Il avait participé au synode fantôme en mai dernier. Le 27 août, La Croix publiait un extrait d’une intervention dans laquelle Mgr Bordeyne remettait en cause l’encyclique du Bienheureux pape Paul VI Humanae Vitae :

« L’encyclique Humanae vitae enseigne que les méthodes naturelles de maîtrise de la fécondité sont seules licites. Il faut toutefois reconnaître que la distance entre la pratique des fidèles et l’enseignement magistériel s’est creusée. Est-ce pure surdité aux appels de l’Esprit ou le fruit d’un travail de discernement et de responsabilité chez les couples chrétiens soumis à la pression de nouveaux modes de vie ?

Les sciences humaines et l’expérience des couples nous enseignent que les rapports entre désir et plaisir sont complexes, éminemment personnels et donc variables selon les couples, et qu’ils évoluent dans le temps au sein du couple. Devant le devoir moral impérieux de lutter contre les tentations de l’avortement, du divorce et du manque de générosité face à la procréation, il serait raisonnable de renvoyer le discernement sur les méthodes de régulation des naissances à la sagesse des couples, en mettant l’accent sur l’éducation morale et spirituelle permettant de lutter plus efficacement contre les tentations dans un environnement souvent hostile à l’anthropologie chrétienne.

Dans cette perspective, l’Église pourrait admettre une pluralité de chemins pour répondre à l’appel général à maintenir l’ouverture de la sexualité à la transcendance et au don de la vie. Lorsque les couples “ont exercé ou exercent une paternité raisonnable et généreuse” (Congar, 1968) et qu’ils ont discerné devant Dieu leur devoir d’espacer les naissances, une première voie consiste à limiter les rapports conjugaux aux périodes infécondes, telles que les méthodes de régulation naturelle des naissances permettent de les observer. (…)

L’autre voie, dont la licéité morale pourrait être admise et le choix confié à la sagesse des époux, consisterait à user des méthodes contraceptives non abortives. S’ils décident d’introduire cette médecine-là dans l’intimité de leur vie sexuelle, les époux seraient conviés à redoubler d’amour mutuel. Celui-ci est seul à pouvoir humaniser l’usage de la technique, au service d’une “écologie humaine de l’engendrement”. »

Comme le clergé français a refusé d’enseigner cette encyclique aux catholiques, on constate par conséquent que « la pratique des fidèles et l’enseignement magistériel s’est creusée ». Mais plutôt que d’accuser les pasteurs, on accuse la doctrine. Voilà un vrai pharisien : puisque je suis un incapable et que je n’ai pas l’humilité d’aller reconnaître ma misère, je réclame un assouplissement de la règle ! C’est rabaisser l’homme à hauteur de l’animal. Au fond c’est une négation de la grâce divine, une nouvelle gnose : on considère que le peuple ne peut pas vivre de l’enseignement de l’Eglise. Donc il faut changer cet enseignement. Le péché n’existe plus. Il faut dire que l’on n’enseigne peu l’usage du confessionnal en France… Alors la pilule devient un médicament (sic). On « humanise » la technique. Comme cela est bien dit. C’est comme si j’écrivais : il faut rendre le péché bon… L’acte mauvais devient bon.

A part cela, on trouve aussi Mgr Laurent Ulrich, Archevêque de Lille, non-élu par ses pairs comme Mgr Brunin et Mgr James, mais nommé directement par le pape. Pourquoi ?

49 comments

  1. jejomau

    Quand la prophétie de Fatima se réalisera bientôt et que « l’homme en blanc » pleurera sur les ruines de Rome en marchant sur les « cadavres des nombreux prêtres » tout autour de lui PARCE QUE la colère de Dieu se sera abattue sur cette église corrompue châtié par l’Islam… seul le petit reste maintiendra, fidéle au Magistère et au Seigneur qu’il n’a jamais rejeté, lui…

    https://www.youtube.com/watch?v=t4IQNTVSQ2U

    Et ce petit reste ne sera pas jésuite … lui !

    • soleily

      Qui a entendu parler de l’homme arrogant qui se tient devant l’autel, qui « remercie » Dieu de l’avoir fait « meilleur » que les autres et qui parle avec mépris de ce pauvre qui se tient humblement tout au fond du temple?
      Il me semble que Jésus justifie le pauvre et non l’arrogant….

  2. Laurentie

    « Allez, de toute les nations faites mes disciples. »
    Le Christ nous demande t-il de nous adapter au monde où nous vivons ou ne nous demande t-il pas de changer le monde pour l’amener à lui?
    L’éternité de Dieu fait que des paroles prononcées il y a 2000 ans seront toujours d’actualité. Si le vocabulaire, la manière de s’exprimer, les moyens de communications évoluent, le fond du message reste le même, la difficulté de le vivre demeure, pourquoi serait t-il plus difficile aujourd’hui qu’il y a quelques années ou quelques siècles si ce n’est la perte de la foi qui n’est pratiquement plus enseignée. Par exemple,combien de fois par semaine les enfants reçoivent -ils la visite d’un prêtre dans leurs écoles? S’ils en voient un, le reconnaitront-ils avec son polo ou son costume cravate?

  3. Maurice

    « Le Christ nous demande-t-il de nous adapter au monde où nous vivons ou ne nous demande-t-il pas de changer le monde pour l’amener à lui ? »
    Rome et le clergé ont choisi la 1re solution, c’est celle de la facilité et chacun de ceux qui y participent y va de ses idées les plus délirantes les unes que les autres !
    L’église EST et doit rester ce qu’elle est, elle n’a pas à s’adapter à la société ; s’adapter c’est faire du protestantisme, qu’avons-nous en ce moment ?
    Il n’y a pas que les enfants qui ne reconnaisse pas les prêtres, cela m’est arrivé pour celui de la paroisse ou je suis normalement attaché, – normalement –, car comme ce sont des néo-protestants, je vais ailleurs, chez les – Lefebvriste – comme il me l’a dit !

  4. gipsy

    Ne nous faisons pas d’illusions : l’apostasie générale (ou du général?) C’est pour tres bientôt …..
    n’oublions pas la foudre tombé sur le Vatican au jour de l’élection de francois.

  5. soleily

    Jésus nous demande t-il de changer le monde pour l’amener à lui?
    Ce qui est sûr, c’est qu’il nous demande d’annoncer (inlassablement) la Bonne Nouvelle et que cette annonce devrait changer le monde.
    Nous adapter au monde?
    Jésus, qui est Dieu s’est Incarné… Il s’est adapté au monde et à notre humanité… Je crois que nous ne devons pas nous adapter aux déviances morales du monde, mais nous devons évoluer dans les connaissances que nous avons du monde et de notre humanité. Dieu ne nous a pas créés comme des petits robots qui doivent « se soumettre » à lui. Dieu nous a créés comme des êtres humains en évolution, en progrès sur la connaissance du monde et de l’humanité. Nous devons sans cesse ouvrir nos oreilles et notre cœur pour essayer de mieux comprendre la volonté de Dieu.

  6. C.B.

    « user des méthodes contraceptives non abortives »
    Allez, Monseigneur, mouillez-vous un peu plus et précisez votre pensée: quelle « méthode contraceptive non abortive » (au singulier ou au pluriel) proposez-vous? Il semble que les spécialistes aient un avis convergent: seules les méthodes naturelles sont effectivement non abortives, toutes les méthodes artificielles sont potentiellement abortives.
    En plus, les méthodes naturelles sont
    -gratuites (évidemment, ce n’est pas bon pour le commerce et le chiffre d’affaire des laboratoires pharmaceutiques)
    -réversibles à tout moment
    -sans danger pour la femme (curieusement, on attend toujours les produits chimiques ou les dispositifs à installer par un acte chirurgical léger, qui mettraient l’homme à contribution)
    -non polluantes (autrement dit « écologiques »)
    -éducatives (sur le cycle féminin, sur l’attention à son conjoint, …).

    • toto

      En matière d’espacement des naissances, il y a l’allaitement intégral et prolongé, méthode naturelle s’il en est et tellement méprisée. Allaitement qui fait tellement peur aux femmes libérées qui préfèrent se ruiner en laits artificiels, surtout en France, pays qui a le taux d’allaitement le plus faible d’Europe (et le taux de travail féminin le plus élevé).

      • Levi

        Non, Toto, je regrette de devoir vous décevoir. L’allaitement, par différents mécanismes hormonaux, retarde la reprise de l’ovulation, mais celle-ci fini toujours par avoir lieu, parfois de manière inattendue ou aléatoire. La seule méthode sûre pour ne pas engendrer est de ne pas avoir de relations sexuelles fécondantes. Mais quelle est donc cette pédophobie qui s’est emparée des sociétés occidentales ?

      • C.B.

        L’allaitement est très certainement souhaitable tant pour la mère (retour plus rapide à une silhouette fortement modifiée par la grossesse). En revanche, même intégral et prolongé, ce N’EST PAS une aide à l’espacement des naissances.

      • toto

        à Lévi et C.B.
        Vous êtes mal informés. Je ne parle pas de l’allaitement à « l’occidentale » à heures fixes imposées par les pédiatres ou la mère, mais l’allaitement à la demande selon les besoins du bébé. Chaque bébé a son rythme. Dans les pays anglo-saxons on trouvé des dizaines d’études comme celle-ci (dans des revues qui ne traitent que de pilules, stérilets, patchs):
        Multicenter Study of the Lactational
        Amenorrhea Method (LAM): I. Efficacy,
        Duration, and Implications for
        Clinical Application
        Miriam H. Labbok,* Virginia Hight-Laukaran,t Anne E. Peterson,* Veronica Fletcher,§
        Helena von Hertzen,# and Paul F.A. Van Look**
        revue Contraception 1997, 55 pp 327-336 ELSEVIER ed.
        Ce n’est pas en France ou les mamans (qui travaillent en majorité) allaitent peu et pas longtemps que l’on pourrait faire des études de ce genre. Ce n’est pas le milieu médical français qui fait des efforts pour s’informer.
        Rouanda (pays a plus forte densité de population d’Afrique, même après le génocide de 1994) entre 1960 et 1980: moyenne d’enfants par famille: 8,3 ; espacement moyen 2,4 ans, allaitement intégral, sans rien d’autre, même pas de l’eau entre 2 et 3 ans de l’âge du bébé.
        Avec l’alimentation et la mentalité « occidentalisées » après action de l’ONU et de l’OMS ces chiffres ont chuté depuis à la grande joie des malthusiens de tout poil et des fanatiques du mythe de la « surpopulation ».

  7. Faidherbe

    Il est bon de préciser, quant à la pilule, qu’elle dérègle l’équilibre hormonal de la femme, que les hormones éliminées par les urines ne sont pas détruites et se retrouvent dans notre eau… en fait il s’agit d’un médicament aux nombreux effets secondaires alors qu’il existe des procédés naturels de limiter les grossesses. Il faut aussi préciser que certaines femmes deviennent infertiles pour le restant de leur vie, d’autres deviennent frigides, d’autres encore se retrouvent avec un « masque de grossesse » très perturbant pour garder leur esthétique… et je suppose qu’il existe d’autres nombreux inconvénients à ce médicament mais je ne connais pas personnellement des personnes qui en souffrent… La nature ! Quand la respecterons-nous ? Les procédés naturels de contraception existent, ils ne sont pas plus contraignants que les autres, encore faudrait-il les connaitre !

    • Léo

      La contraception hormonale, sous toutes ses formes, consiste toujours à donner au plus tard le cinquième jour après le début des règles, un progestatif. Normalement pendant la première moitié du cycle, il n’y a pas de progestérone.
      Le but de ce traitement progestatif à contre-temps est d’empêcher la sécrétion de FSH (et de LH) par l’hypophyse donc la maturation des follicules ovariens (de de Graaf). Ce sont ces follicules qui sécrètent les œstrogènes dont l’augmentation déclenche l’ovulation.
      On crée donc délibérément un taux œstrogénique de type « préménopausique » avec de nombreux effets secondaires, mais d’abord une baisse de la libido.

    • Lucas

      Certes, Faidherbe, il y a des effets secondaires mineurs : tension mammaire, céphalées ou migraines, prise de poids, …
      ou un peu plus lourds : hypertension, déséquilibre d’un diabète, troubles hépatiques, déminéralisation et ostéoporose, …
      mais les plus importants sont les troubles circulatoires (athéromatose) et de la coagulation, avec augmentation du risque de thromboses profondes, d’embolie pulmonaire, d’accident vasculaire cérébraux, d’infarctus du myocarde
      et l’augmentation du risque de certains cancers (sein, col de la matrice, cerveau, ..) et notamment de certains cancers hormonodépendants

      La majoration des divers risques est liée à la précocité de la prise et à sa durée.
      Lucas

    • C.B.

      Soyez gentil « Faidherbe 16 septembre 2015 à 10 h 12 min », n’adoptez le langage de l’ennemi.
      La « pilule » n’est pas un médicament: elle ne soigne aucune maladie.

  8. Emmanuel

    De toute façon, on sait depuis longtemps que les trois quart de l’épiscopat Francais est relapse et anathèmes ……
    Alors….
    Pourquoi s’intéresser à de pareils bouffons mitrés puisqu’il ne représente et ne parle que pour eux même?

  9. Levi

    Le « Zeitgeist », l’esprit du monde voilà le cheval de Troie de Lucifer.
    Plus que la méduse flasque (jellyfish) ballottée au gré des marées et des courants, me plaît le saumon courageux, nageant à contre courant vers l’origine de sa vie, ou le joyeux dauphin accompagnant les navigateurs.
    La pape et ses larbins veulent-ils un peuple sans colonne vertébrale, car cela demande moins d’effort ? Pensent-ils que les martyrs chrétiens ont eu tort de ne pas s’incliner devant le tentateur menteur proclamé par César ?
    Levi

  10. Shimon

    Oui le clergé a très souvent peur de dire que la sanctification passe aussi par un renoncement à la sexualité brute ou à tous le moins par sa maîtrise.
    Que ceux qui veulent rester dehors restent dehors. Ce n’est pas en obscurcissant la lumière du cœur que l’on pourra les séduire, mais en la rendant plus claire, plus vive et plus chaude.
    Shimon.

  11. Sigismond

    Plutôt que d’effrayer les hommes en leur disant « oh la la, c’est difficile » et « si vous tombez, vous serez pardonné ; ce n’est pas grave  »tout le monde » tombe », pourquoi ne pas montrer la joie de la maîtrise naturelle de soi, sans recours à des techniques qui commencent par supposer l’homme indigne et incapable. Pourquoi ne pas montrer l’authentique liberté du respect de la nature humaine, la libération profonde d’un désir non maîtrisé ?
    Sigismond

  12. Christiane

    Franchement, ce qui compte pour moi, ce n’est pas les quelques minutes du grand frisson, ni même celles qui précèdent, mais ma relation avec le partenaire qui partage ma vie, toute ma vie. Et cela ne dépend pas de ces quelques minutes, mais d’une réelle complicité, d’un profond respect mutuel.
    Christiane.

  13. 404Alain

    Philippe Bordeyne, rencontré il y a 20 ans quand il était aumonier de mon lycée …
    Théologien Intello gaucho
    Haut fonctionnaire carriériste de l’Eglise
    Décoré en 2015 par Cazenave …
    Incapable au moment de la campagne présidentielle de discerner le mal que représentait F Hollande (euthanasie, mariage gay, …) en replay sur KTO https://www.youtube.com/watch?v=pj444QhJkTc

  14. Hervé Soulié

    Nous avons subi Bordeyne comme vicaire à Saint-Cloud il y a une quinzaine d’années.
    Prêtre au standard des années soixante dix, tel qu’on en a vu tant et tant, il tricotait sans bruit, sans cha et sans grand génie ses idées modernistes.
    Un Congar sans le talent, pourrait-on dire.
    Mais non sans entregent, sa désignation comme recteur de l’Institut Catholique a surpris et fait un peu murmurer en son temps, car ses titres universitaires et ses ouvrages étaient jugés faiblards pour un tel poste.
    C’est le même entregent qui l’a probablement fait inviter par le synode noir de mai dernier convoqué dans la discrétion par les conférences d’Allemagne et de France.
    Sur le fond, c’est toujours le même angle d’attaque

  15. Hervé Soulié

    Sur le fond, c’est toujours le même angle d’attaque : l’enseignement de l’Eglise, fondé sur la tradition, n’est « pas reçu » par les catholiques.
    Il faut donc changer cet enseignement et les églises se rempliront à nouveau.
    Le tout enrobé de phrases savantes, alambiquées, dans une langue acérée.
    On est presque lassé de redire que ce raisonnement est une illusion, que courir désespérément derrière les chrétiens qui s’éloignent en leur criant « Vous avez raison, voyez comme on va vous faciliter les choses en validant vos souhaits », ne les fera pas revenir.
    L’esprit humain est ainsi fait que, peut-être paradoxalement et même de façon subliminale, il méprise ceux qui, dans le registre moral et religieux, les appelle à la facilité.
    On respecte les maîtres exigeants, pour autant qu’ils mettent leurs actes en accord avec ces exigences.
    On méprise les autres, on les tient pour rien.
    C’est une grande partie du problème de l’Eglise depuis 50 ans, dans nos pays anciennement chrétiens.
    Puisse le tout prochain synode en prendre conscience.

  16. Courivaud

    au fait, qui a nommé ce recteur ?

    Ne perdez pas votre temps à pleurnicher sur ces « mauvais enseignants » avec des évêques pour complices, si vous ne commencez pas par pleurer sur la crise persistante d’autorité dans l’Eglise catholique.

    • Anne-Marie

      A Léa
      La méthode Billings, ou méthode de la glaire cervicale, correctement utilisée est une excellente méthode, dont l’efficacité est comparable à celle de la contraception hormonale. Mais pourquoi ne pas parler aussi de la méthode des indices combinés qui en plus utilisent par exemple la température, la position ou la consistance du col, … Je sais que « les Billings » considèrent que la multiplication des signes de fécondité est source de confusion, mais je pense que chaque couple doit trouver sa voie, qui, d’ailleurs, peut évoluer.

    • Christiane

      Léa, plus que des méthodes de régulation des naissances, ne faut-il pas ouvrir à l’amour authentique qui est accueil de l’autre dans sa différence et don de soi, tel que l’on est ? Et laisser percevoir quelle fécondité pour le couple et quelle richesse est l’arrivée d’un enfant, quelles que soient les contraintes matérielles ? Un enfant est toujours un pari sur l’avenir et l’expression de la confiance dans la providence (même s’il incombe aux parents de tout faire pour l’aider).
      Christiane

  17. Panetier

    La Croix (le journal des néo-protestants) indique qu’il s’agirait d’un rééquilibrage :

    http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Synode-sur-la-famille-le-pape-reequilibre-la-liste-des-participants-2015-09-15-1356573

    Comment voulez vous que le Saint-Esprit puisse oeuvrer au milieu d’une telle stratégie orchestrée pour affaiblir l’autorité spirituelle de l’Eglise de Notre Seigneur ?

    L’apostasie est là…

    Petit reste du Seigneur, tiens bon car il vient !

  18. BERT Rémy

    « Monseigneur » Bordeyne n’est pas évêque, mais simple Monsignore (il doit être prélat de sa Sainteté). Lorsqu’il était vicaire à Saint-Cloud, il était déjà tordu.
    Ceci étant dit, n’oublions pas qu’au lendemain de l’encyclique du Bienheureux Paul VI, l’Assemblée des évêques de France avait publié un document particulièrement restrictif vis à vis d’Humanae Vitae, laissant (de mémoire) la liberté d’appréciation au confesseur de tolérer l’usage de la pilule par les pénitentes…

  19. Bernard Pellabeuf

    La contraception, cela consiste à dire : les enfants qui pourraient venir de notre union et te ressembler, je n’en veux pas ! » Et on pourrait « redoubler d’amour » en disant cela ?
    C’est vraiment idiot.

  20. jean

    Au niveau de l’intention, quelle différence y a-t-il entre un rapport au cours d’une période inféconde et l’usage d’un préservatif masculin (il est bien précisé ici préservatif masculin et non féminin, et non l’usage de la pilule, ce qui dans les deux cas respecte le corps de l’épouse) ? Dans les deux cas, il y a volonté d’éviter une procréation, et pourquoi cela serait-il plus légitime dans le premier cas que dans le second ?
    Dans les deux cas il reste un risque, dans le premier cas celui d’une irrégularité dans les périodes infécondes, dans le deuxième cas, un défaut dans le préservatif ou dans la manière de l’utiliser).
    Mais l’intention n’est-elle pas la même ?

    • toto

      @ jean
      Vous avez raison de soulever le problème, Pie XII en avait déjà parlé. La mentalité contraceptive peut exister aussi avec les méthodes naturelles. Et Pie XII ne donnait que quelques exemples où les méthodes naturelles étaient licites, en évitant tout égoïsme ou tout « confort ». Dieu nous appelle à la générosité.
      En réalité il n’y a qu’une méthode « naturelle » d’espacement des naissances: l’allaitement intégral et prolongé.

    • Christiane

      La différence pourrait-elle être que le préservatif supprime un chemin de contrôle de soi? supprime une ascèse épanouissante ou libératoire?
      Le condom n’est-ce pas mettre le couple en demeure de faire l’amour 24h/24, 7j/7? N’est-ce pas un chemin qui souvent (parfois) réduit la communication dans le couple?
      N’est-ce pas un peu tomber dans le travers « je baise donc je suis »?
      Revoyez, s.v.p. mon commentaire précédent.

      • jean

        à Christiane
        Vous soulignez à juste titre un risque semblable à celui dans lequel est tombé Adam. Le péché, si on prend bien le temps d’observer la scène, ce n’est pas d’avoir consommé « l’arbre de la connaissance du bien et du mal », c’est de l’avoir consommé avant « l’arbre de la Vie », en d’autres termes c’est d’avoir mis la charrue devant les bœufs (Si l’homme est « devenu comme l’un de nous » (1) », alors où est le problème ? ).
        Si « l’arbre de la vie » avait été consommé en premier, Adam aurait alors acquis la capacité définitive et absolue de rejeter le mal et de choisir le bien. Mais cette sagesse il l’a refusée, aussi pour suppléer à la carence d’Adam, il ne restait plus d’autre solution pour le Créateur Trine, s’il voulait maintenir son projet de création, de prendre directement en main la situation en se revêtant de la même nature humaine que celle d’Adam. Le problème chez Adam a été, non pas au niveau de sa nature humaine créée parfaite, mais au niveau de son libre-arbitre qu’il n’a pas eu la prudence de stabiliser d’emblée avec « l’arbre de la vie ». « Arbre de la Vie » que par grâce a bénéficié Marie des sa conception à cause de sa mission(ne dit pas d’elle qu’elle est « pleine de grâce » ?).
        Pour l’usage du sexe au sein du couple, c’est la même affaire, entre le « baise donc je suis » pour reprendre votre expression et se réjouir mutuellement en faisant l’amour sous le coup de la tendresse et de l’émoi amoureux qui enflamme les sens, il y a une marge qui est celle du bon sens.
        C’est un peu comme l’alimentation, entre manger normalement et se goinfrer. Il ne s’agit pas bien sûr d’idolâtrer le sexe, mais il ne s’agit pas non plus de le mépriser.
        (1) « Puis le Seigneur Dieu déclara : « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous par la connaissance du bien et du mal ! Maintenant, ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement ! » http://www.aelf.org/bible-liturgie/Gn/Livre+de+la+Gen%C3%A8se/chapitre/3.

        • Christiane

          Merci, Jean. Vous avez raison. Avant d’être procréative, la relation homme-femme est unitive et constructive, et est un épanouissement réciproque par le don total de l’un à l’autre. Mais la relation n’est-elle pas unitive-constructive en partie par la possibilité d’engendrement ?

    • Lucas

      Jean, pourquoi, diable, considérez-vous que les préservatifs féminins, les capes cervicales, les gelées spermicides ne respectent pas le corps de la femme ? C’est le problème de toutes les barrières mécaniques. Et le stérilet non hormonal (qui n’est pas un dispositif intra-utérin imprégné) ne respecte-t-il pas le corps de la femme ? (tout en étant abortif?)
      Lucas

    • C.B.

      Hé non, il y a peut-être « volonté d’éviter une procréation », mais la non-fécondité d’une période ne peut être assurée qu’a posteriori, et non au moment même de cette période, car la vie des spermatozoïde est suffisante pour féconder un ovule qui arrive un tout petit peu plus tard, parfois plutôt « à l’improviste ».
      Ceci dit, il y a évidemment des manières « à mentalité contraceptive » de pratiquer les méthodes naturelles. Ce n’est pas la nature de la méthode qui en garantit la licéité, mais l’attitude avec laquelle on la pratique.

  21. gipsy

    Va-t-on avoir des boites de pilule catho compatible que l’on reconnaitra aisément par le logo (une petite croix) apposé dessus. Un centime par boite sera prélevé au profit des foyers de mères célibataires en detresse .

  22. Buffalo

    Mgr Bordeyne aura sans doute laissé comme seule marque de son passage à la catho. l’adoption de l’anglais à la place du latin pour désigner l’ICP. Vous êtes maintenant prié de dire:  » Catholic University of Paris ». Quand on sait cela, on a tout compris du personnage…

  23. Frankie

    J’ai vraiment mal à mon Eglise ! Mais qui a nommé de tels hérétiques a de tels postes ?

    Les fondations sont sapées de l’intérieur ! Les ennemis sont à nos côtés et ne se cachent même plus légitimés qu’ils sont par François !

    Nos pasteurs qui devaient nous conduire et nous protéger ont pour beaucoup failli à leur mission !

    Que nous reste-il ? Même la paroisse n’est plus un refuge !!!!

    • Léo

      Hélas, Frankie, il n’y a plus que les « traditionalistes » pour défendre à la fois un culte authentique et une éthique respectueuse et épanouissante.

      Si l’on offre qu’une pâle copie de la religion maçonnique ou réformée/protestante, comment s’étonner du vide des églises?

      Ce que plusieurs ennemis de Dieu, alliés de Lucifer, ont en commun est une passion pour une liberté qui se prend pour fin ultime. Mais ego-centrée cette liberté devient sans objet, absurde, non-sens.

  24. Pingback: Les membres du synode Actualités

  25. jean

    Relisez donc le « cantique des cantiques » ; à votre avis, c’est quoi « la myrrhe » dont il est question ? Le jansénisme a fait beaucoup de mal avec ses névroses dont l’humanité n’a pas besoin. La tradition, ce n’est ni celle du catholicisme, ni celle du judaïsme, c’est celle d’Israël. Le fondement, c’est le témoignage de Moïse, complété par le témoignage de Jésus. Témoignage, c’est-à-dire, que les événements surnaturels – tellement extraordinaires que les apôtres eux-mêmes n’y ont pas cru (les autres n’étaient pas plus malins que Thomas, mais quand pendant quarante jours, vous mangez et buvez avec celui que vous avez vu mourir sur le bois dans des conditions terribles, vous ne pouvez pas faire autrement que de croire à ce que l’acteur principal de l’événement vous dit. On n’est plus ici dans le registre de la foi, mais dans celui de la connaissance) – décrits (l’épopée du Sinaï et celle de Jésus ressuscité) ont été constatés, de visu par de nombreux témoins et sur une durée longue. On ne peut pas en dire autant de tant d’autres religions, philosophies ou concepts, leurs auteurs effectivement charismatiques évoquent parfois des événements surnaturels, mais personne n’a rien vu, ils nous demandent de croire sur parole, la crédulité humaine fait le reste avec les drames que l’on sait ; il semble que cet affaire de témoignage massif soit exclusif au judaïsme et christianisme.
    Qu’ensuite, les uns aient rejeté l’incarnation et les autres le volet spécifiquement juif en ne se focalisant que sur les « nations » (cf le cardinal Lustiger qualifiant dans son ouvrage « l’alliance », le « drame » et le « péché » du rejet de l’Eglise de Jacques au cours du troisième siècle), cela est une autre affaire, vraisemblablement d’ailleurs d’origine providentielle (l’endurcissement providentiel est une manière de préparer les consciences pour le futur, cf le cas de Pharaon), dont on en aura certainement l’explication le moment venu.
    Donc, une seule tradition, amputée, tant chez nous catholiques que chez les autres.
    Ce qui ne veut pas dire que l’Eglise ne soit pas légitime pour autant (cf ce qui est dit sur la caractéristique « Eglise de Laodicée » dans la révélation de Saint-Jean, l’Eglise en question, malgré ses défauts, n’en est pas moins légitime pour autant. On remarquera pour l’anecdote, qu’il lui est demandé à cette Eglise « d’acheter chez moi… », chez « moi », à votre avis c’est où, chez les grecs, chez les jansénistes ?
    Donc, catholiques, dont je suis, n’oublions jamais nos racines juives, ne tombons pas dans un néo-marcionisme qui ne veut pas dire son nom. L’histoire se chargera le moment venu de remettre les pendules à l’heure, tant chez les uns que chez les autres.
    Notre relation au sexe, au sein d’un couple dans le cadre du mariage, est révélateur. Le sexe au sein du couple, mais c’est la fête, c’est la joie, c’est l’expression charnelle d’une tendresse authentique (c’est l’inverse de la pornographie, où la tendresse n’a pas sa place et l’homme s’imagine guider les opérations alors qu’en fait c’est l’inverse. Il faut laisser l’épouse exprimer son désir et aller au bout de celui-ci avant de passer à l’étape finale, ce qui ne nuit pas à la tendresse, à la douceur… sauf chez les névrosés). Cette façon délicate de se conduire est un antidote radical à « l’impuissance », en particulier chez l’homme, il faut savoir attendre. La pornographie est destructrice de la « puissance sexuelle ». Comprenne qui pourra ou qui voudra.
    Quand à Lucas pour lui répondre, l’affaire d’un procédé autre que le préservatif masculin est un leurre dialectique ; la vérité sur le sujet c’est que des messieurs veulent la contraception mais sans contraintes pour eux-mêmes, ils veulent que cela leur soit transparent pour ne pas nuire à leur petit plaisir comme certains le pensent (ce qui est faux).
    Allez, chers catholiques dont je suis, relisez le cantique des cantiques et envoyez promener les jansénistes et les pisse-froids qui nous donnent de DIEU l’image fausse d’un DIEU triste et totalitaire.

  26. JVG1

    C’est de plus en plus triste !!!
    Ainsi l’Eglise va s’accommoder des dictats du MONDE ( DEMON ) ???

    C’est un nouveau SABORDAGE …………….. une nouvelle intrusion maçonnique, il n’ont que le cul et le sexe à la bouche , comme si la doctrine de l’Eglise était centrée uniquement là. De vrai socialos !!!!
    Mais de qui parle cet homme, si ce n’est des populations qui ne sont plus chrétiennes ou pour le moins vaguement d’appartenance chrétienne et certainement plus catholique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *