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Mgr Pontier ne penche pas vers les manifestations

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Mgr Pontier, archevêque de Marseille et président de la CEF, est interrogé dans Le Monde. Il n’a visiblement pas lu l’article de Jean-Marie Guénois publié dans Le Figaro Magazine car à la lecture de cet entretien, on comprend le fossé qu’il y a entre nos évêques et la jeunesse catholique de France. Je vous laisse juge de ces propos qui manquent un peu de sel (de la terre) :

« Dans votre discours devant les évêques de France réunis à Lourdes début avril, vous avez mis en garde les croyants contre la tentation « d’instrumentaliser » les débats et contre le risque d’être eux-mêmes « instrumentalisés ». Qu’avez-vous voulu dire ?

Aujourd’hui, alors que tout fonctionne en réseau, il est de plus en plus fréquent que nous, évêques, soyons sollicités non pas pour savoir ce que nous pensons ou ce que nous pouvons indiquer à partir de l’Evangile, mais pour être ralliés à un camp. L’autorité ecclésiale et les évêques ne sont plus considérés comme une source de réflexion, de dialogue et d’écoute, mais comme une force que l’on requiert pour en faire un chef de clan. Dans le même temps, nous devons nous-mêmes prendre garde à ne pas instrumentaliser et installerl’Eglise dans un rapport de forces. Ce n’est pas notre ambition ! Le but n’est pas de faire triompher la partie chrétienne de la société contre une autre partie. Il y a, parmi les évêques, des orientations légitimement variées, mais nous n’avons pas à prendre position en fonction de motivations partisanes, mais sur des valeurs.

Dans ce contexte, il devient difficile de faire prendre du recul aux chrétiens, de lesamener à se confronter au dialogue avec d’autres, de leur faire accepter que l’on n’a pas toute la vérité, de leur faire comprendre que, par soi-même, on n’atteint pas la pleine compréhension de toutes choses.

Vous faites allusion aux positions contre le mariage pour tous et contre les études de genre, et aux fractures qu’elles ont provoquées chez les catholiques ?

Dans ce débat, il faut rappeler que beaucoup se sont sentis agressés, provoqués par le législateur, qui a semblé agir avec précipitation et légèreté. Cette loi sociétale, qui n’était pas massivement attendue, a été ressentie comme un artifice pour masquer des questions économiques et sociales. En même temps, ce mouvement d’opposition a montré que beaucoup croient à la justesse de la vie defamille, à la complémentarité homme-femme.

Après, des divisions sont apparues dans les milieux catholiques sur les visées politiques et tactiques. Mais sur les objectifs de fond, je peux vous dire que les catholiques sont unis ; ils sont même unis avec des musulmans, des juifs, des philosophes, des pédagogues… Sur ces questions de respect de la vie, l’Eglise catholique a des convictions ; il nous faut les présenter de manière positive. Ces sujets ne sont pas pour nous une bouée à laquelle nous nous accrochons, mais sont le roc intangible qui nous tient.

Prenons la question du genre : une chose est de réviser des lois défavorables aux femmes ou de lutter contre les inégalités liées au sexe ; une autre est de dire que l’on peut choisir son sexe. Or je suis convaincu que certains courants militants sont à l’oeuvre dans la société pour porter cette vision. Et, même si l’ensemble de la représentation politique n’en est pas là, elle subit leurs pressions. Il s’agit pour moi d’une réelle inquiétude face à ce qui apparaît comme une déstabilisation de la personne humaine. Etre homme ou femme n’est pas un fait culturel, c’est un fait naturel ; casser cela fragilise le monde, favorise des attitudes suicidaires.

L’affaire Fabienne Brugère, du nom de cette philosophe évincée d’uneformation de cadres de l’Eglise à cause de sa sympathie pour les études de genre, a révélé des tensions entre catholiques. Qu’avez-vous conclu de cet incident ?

On a pu y voir une imprudence des organisateurs, qui auraient sous-évalué la force de réseaux militants organisés et réactifs à l’égard de ce qui leur paraît déviant. Mais on a aussi pu vérifier qu’il y avait dans notre Eglise des chrétiens tellement blessés, tellement perturbés, tellement soupçonneux sur le monde d’aujourd’hui qu’ils ne parviennent plus à s’ouvrir à une possibilité de dialogue, de rencontres.

Cela nous invite à réfléchir à la juste manière de vivre en chrétien dans une société et une Eglise, marquées par le pluralisme. Nous devons vérifier que nous sommes fidèles au Christ, en nous comportant dans le respect et l’amour de l’autre, en dehors de tout clivage. Nous devons nous libérer de nos peurs et de nos idéologies personnelles. Cela passe par une formation intellectuelle, mais aussi une vie spirituelle mieux enracinée.

Il nous faut aussi creuser la question des réseaux sociaux. Voir ce que nous en faisons, ce qu’ils font de nous, en quoi ils nous servent et en quoi ils aliènent notre liberté. Car ce qui est nouveau, c’est l’émergence de lobbys, leur efficacité, l’immédiateté, l’irrationalité de leurs réactions, la dramatisation des débats.

L’omniprésence des réseaux catholiques sur ces questions sociétales n’est-elle pas contradictoire avec les demandes du pape François, qui, dans le discours tout au moins, semble vouloir les reléguer au second plan ?

C’est le législateur qui nous a amenés sur ces questions ! Mais il est vrai qu’il ne faudrait pas que les questions d’éthique individuelle nous fassent oublier les questions d’éthique sociale, internationale, environnementale et rendent notre parole inaudible sur des sujets comme les migrants ou le sort des salariés. C’est une de mes inquiétudes.

Vous dites regretter que le législateur ne soit plus inspiré par « les valeurs traditionnelles qui ont fondé notre société ». N’est-ce pas conforter les chrétiens dans la « contre-culture » ?

Le législateur ne se soucie plus de savoir si les lois qu’il produit respectent des valeurs de référence. Il conçoit son rôle comme accompagnateur des évolutions de la société, notamment en ce qui concerne la vie éthique personnelle. Et les catholiques ne peuvent plus s’appuyer sur une société qui s’organisait autour de repères chrétiens. Dans ce contexte, on constate un double excès : un effacement des croyants, qui gomme leur originalité et les fait apparaître comme des humanistes athées, et, à l’inverse, une posture de résistance à une société qui évolue mal.

Encore une fois, le défi est d’accepter de vivre dans un environnement où tout et tous ne sont pas chrétiens. Cela ramène sans doute les croyants à une radicalité de vie personnelle plus grande. Mais il faut le faire sans nous raidir, en montrant le moins d’écart possible entre ce que nous proclamons et ce que nous vivons. Car nous ne sommes pas un corps contre la société, mais un membre de cette société. Il nous faut nous comporter en citoyens, en nous inscrivant dans le dialogue, la proposition, la contestation parfois.

En manifestant ?

En se manifestant plutôt ! En agissant ! En nous inscrivant dans le débat démocratique, au sein des corps intermédiaires, dans le métier politique. Qu’il y ait des chrétiens convaincus au Parlement, c’est une bonne chose ! Mais il n’y en a pas assez ! Il y a là une vraie vocation pour les laïcs : être des gens influents dans notre société démocratique. Vous l’avez compris, je penche plus vers l’élection que vers la manifestation !

La période de Pâques est propice à l’introspection pour les croyants. Quels en sont vos enseignements ?

Que l’horizon de notre vie dépasse les frontières d’ici-bas. Qu’il n’existe pas d’épreuves à travers lesquelles l’homme ne puisse demeurer humain. Et, surtout, que l’espérance fondée sur les conditions matérielles ne sera jamais comblée, car l’espérance est, pour nous, d’un autre ordre. »

21 comments

  1. Thierry

    Le but n’est pas de faire triompher la partie chrétienne de la société contre une autre partie ………………………..

    La messe est dite ! Je me dis que c’est la même stratégie que la gauche (faire n’importe quoi pour pousser les gens à voter MLP, et affaiblir l l’UMP). Ici à première vue l’objectif semble de pousser à droite sur l’échiquier tous ceux qui bien que jeunes voudraient que la situation héritée des 70’s change enfin.
    Ce n’est pas possible autrement. Il s’agit d’artificiellement les radicaliser, pour les envoyer à la FSSPX (qui semble seule à se rappeler qu’un jour le Magistère nous a proposé Quas Primas pour comprendre le sens du Christ-Roi des nations). Ainsi le champ leur restera libre pour leur besogne !

    Aucune pudeur pour écrire ce qui suit « On a pu y voir une imprudence des organisateurs, qui auraient sous-évalué la force de réseaux militants organisés et réactifs à l’égard de ce qui leur paraît déviant. » Donc l’imprudence est d’avoir sous-évalué qu’il y a encore des personnes qui veillent au grain, mais pas d’avoir invité n’importe qui : c’est un gag ?

    Idem « Il nous faut aussi creuser la question des réseaux sociaux….Car ce qui est nouveau, c’est l’émergence de lobbys, leur efficacité, l’immédiateté, l’irrationalité de leurs réactions, la dramatisation des débats. »

    C’est vrai que maintenant ils ne peuvent plus faire leurs coups en douce, les internautes veillent au grain.

  2. bien dit
    le royaume des hommes n’est pas le Royaume de Dieu et les chrétiens deviennent de plus en plus minoritaires
    maintenant l’essentiel, le fondamental est la disparition de l’Eglise

  3. Passon

    Mgr Pontier n’a pas toute la vérité, dit-il. Jésus-Christ avait dit, lui: « Je suis la voie, la vérité, la vie ». De qui donc Mgr Pontier est-il le disciple ? Manifestement, le feu et le glaive ne lui ont pas non plus été transmis.

  4. Mgr Pontier
    C’est ce qu’on appelle, être à côté de ses pompes.
    La mission d’un responsable, fut-il évêque, (avec parfois seulement l’orgueil de la fonction a dit le pape François) est de prêcher l’Évangile et de soutenir, voire d’instruire et d’orienter les catholiques « missionnaires » de cet Évangile. Quelques évêques sont remarquables. Malheureusement, c’est loin d’être la majorité. Il suffit pour en juger de se référer aux récents débats à Lourdes ! Prions pour leur conversion et prions aussi et surtout pour tous les vrais « missionnaires » … fussent-ils laïcs militants.
    Joyeuses Pâques avec la grâce de l’Espérance.

  5. jejomau

    Je connais un chef de clan – comme dirait Mgr Pontier – qui a dit :

    « Ce qui est souvent exprimé et entendu par le terme « gender », se résout en définitive dans l’auto-émancipation de l’homme par rapport à la création et au Créateur. L’homme veut se construire tout seul et décider toujours et exclusivement tout seul de ce qui le concerne. Mais de cette manière, il vit contre la vérité, il vit contre l’Esprit créateur.  »

    Benoit XVI dans le discours à la curie pour les vœux de Noel le 22 décembre 2008

    Mon chef de clan dit donc que c’est SATANIQUE. Or moi je suis catho. Quel sera ma position ? J’écoute encore mon « chef de clan » qui dit :

    « Professer par la bouche, à son tour, indique que la foi implique un témoignage et un engagement publics. »

    Benoit XVI dans « Porta Fidei »

    Conclusion : je m’engage concrètement en cessant de discutailler et de dialoguer avec Satan et ses fils . Je m’engage en descendant dans les rues s’il faut pour faire comprendre désormais à cette clique qu’on va les chasser comme on chasse le Démon par l’exorcisme .

    Foin de ces évêques modernos !

  6. Jean-Pierre Delmau

    J’ai du mal à suivre, même si Mgr Pontier parait ici légèrement en retrait sur ses positions antérieures.
    Avant d’être « une source de réflexion, de dialogue et d’écoute », les évêques sont d’abord des pasteurs, qui guident leur troupeau dans la voie juste. Bien sûr « on n’a pas toute la vérité par soi-même… on n’atteint pas la pleine compréhension de toutes choses », mais on a pour cela les Evangiles et l’Esprit Saint, sans compter le discernement qui doit être une qualité première des pasteurs.
    Nous ne demandons pas à l’Eglise de « faire triompher la partie chrétienne contre une autre partie » : la pastorale et le témoignage de la Vérité ne sont pas des armes de djihad. On demande seulement que l’Eglise dise clairement à tous quelle est la voie de l’Eglise et pour quelles raisons. A chacun de faire ensuite son choix.
    Le silence, ou une attitude neutre, donne plutôt à penser que l’Eglise n’a pas de position claire, et que tout est négociable. C’est le piège du dialogue, très nécessaire en soi, ne serait-ce que pour entendre les autres qui ne sont pas forcément de mauvaise foi, mais qui ne doit pas laisser entendre que, justement, tout est négociable. Selon ce que rapporte le Père Edouard-Marie Gallez, on constate la même dérive dans le dialogue interreligieux, interminable depuis 40 ans sans résultat, où les émissaires paraissent se rencontrer pour bavarder et sans avancer sur le fond.

  7. gaudet

    Non Monseigneur Pontier ! , il existe des principes non négociables sur lesquels on ne peut pas dialoguer et débattre paisiblement !

    Le déroulement de formules creuses , auxquelles vous êtes livrées, dissimulent très mal non seulement votre relativisme déplorable, indigne des grandes traditions de l’Eglise, mais également un manque flagrant de courage personnel, par lequel vous vous dispensez du devoir de vous opposer vigoureusement à un pouvoir socialo pervers et libertin!

    Votre comportement mental s’inscrit dans la démarche politicarde minable d’un membre de base des loges franc maçonnes, et non pas d’un puissant pasteurs catholiques, fort soucieux de la protection de ses fidèles .

    Quel gouffre vous sépare donc d’un immense St Pie X qui en telle situation, aurait immédiatement fulminer des paroles de condamnations d’une violence extraordinaire contre le pouvoir socialiste pourri! cherchant par tous les moyens de détruire notre innocente société authentiquement française et donc catholique !

  8. vendome

    La quasi-totalité des évêques actuels de « l’église-qui-est-en-France » me fait penser aux 120 généraux français faits prisonniers après le désastre de mai-juin 1940: même abattement, même silence, même conformisme ( à part l’évasion du général Giraud).
    Ils ont renoncé au catéchisme des enfants ( cri de Jean Madiran), à tenter d’évangéliser, à protester auprès de l’état ripoublicain sur le mauvais entretien des églises et leur destruction souvent.
    Ils font aussi penser aux 110 évêques de l’Afrique du nord qui disparurent dès la première vague de conquête arabo-musulmane au VIIème siécle.

  9. Centurion

    Voilà un joli verbiage dans l’air du temps.
    Où est donc le temps où les évêques étaient les défenseurs de la cité?
    Le président de la conférence des évêques de France veut amener les chrétiens à « accepter que l’on n’a pas toute la vérité » (sic).
    « Je suis le chemin, la vérité et la vie », mais qui donc a dit cela?
    Que de compromis pour porter à la fois la mitre et la légion d’honneur !
    Et si Mgr Pontier lisait le Figaro Magazine de cette semaine pour comprendre le monde dans lequel il vit?
    Et si Mgr Pontier abandonnait quelques uns de ses présupposés idéologiques socialistes des années 70?
    Et si Mgr Pontier se demandait quelle est sa postérité?
    Pauvre Eglise de France ! Heureusement il y a des Aillet, Centène, Cattenoz, Rey…

  10. Antoine

    « Vous dites regretter que le législateur ne soit plus inspiré par « les valeurs traditionnelles qui ont fondé notre société ». N’est-ce pas conforter les chrétiens dans la « contre-culture » ? »

    – ?!! Au contraire. La « contre-culture » ne se résume-t-elle pas à forcer une nation à adhérer à des valeurs qui ne sont pas les siennes, comme les législateurs et les journalistes actuels s’acharnent à le faire? En revanche il s’agit là de conforter les chrétiens à la Résistance. Après tout, abolir les valeurs chrétiennes au sein de la législation française revient à brûler le drapeau bleu-blanc-rouge: c’est détruire nôtre identité historique.

  11. gege

    Il y avait dans notre Eglise des évêques, des prêtres et des chrétiens, tellement perturbés, tellement soupçonneux qu’ils ne parviennent plus à s’ouvrir à une possibilité de dialogue, de rencontres et d’échanges avec de vrais chrétiens et de vrais catholiques.

  12. Une petite bonne nouvelle?
    La lecture de cet intervieuw me donne un peu d’espérance! En peu de temps notre évêque s’est amélioré et si le relativisme l’habite encore il est a remarquer qu’il est moins destructeurs. la réaction saine et positive des catholiques courageux a commencé à porter des fruits.Veilleurs soyons vigilants, toujours et toujours et le vrai s’imposera pas à pas!

  13. Michel Cliche

    C’est comme si certains de nos évêques, nos prêtres, nos religieuses et nous-mêmes les chrétiens, nous ne faisons plus de différence entre le bien et le mal. Sans vouloir juger et condamner, c’est comme si le Christ actuellement retirait graduellement son Esprit dans nos sociétés. C’est un peu le genre de : je me suis confessé, j’ai fait une prière et j’ai été à la messe. Par contre, j’ai vu une personne couchée sur le trottoir et elle avait l’air si sale. J’ai demandé tout simplement à Dieu le lui venir en aide tout en continuant mon chemin. Ensuite, je me suis lavé les mains pour bien manger…

  14. En ce jour anniversaire du  » suicide de l’abbé Hugues Madesclaire, par auto-égorgement  » , le 21 avril 2010, est-ce que M l’évêque de Marseille pourrait nous dire où en est son dialogue avec le procureur de la République et la police de Marseille, au sujet du rapport d’autopsie ?

  15. Loué soit Jésus Christ ,
     » LES ÉVÈQUES SONT D ABORD DES PASTEURS !  » , des bergers , des meneurs pas des fonctionnaires derrière leurs bureaux , fussent-ils grands !
    un petit rappel à Mgr des saintes Écritures , Parole de Dieu :
    en St jean , Apocalypse au chp 3 :
    Je connais tes oeuvres
    Je sais que tu n es ni froid ni bouillant !
    Puisses-tu ètre froid ou bouillant !
    Ainsi , parce que tu es tiède , et que tu n es ni froid ni bouillant ,  » JE TE VOMIRAI DE MA BOUCHE !  »
    À méditer monseigneur

  16. Emmanuel

    Que pouvons nous attendre de ces évêques acquis au idées de V.II et ….aux comportement Gallican pour ne pas dire constitutionnels? ( dans le plus mauvais sens du terme).
    Pas grand choses….

  17. Rovidati

    Au contraire de tout ce que je viens de lire, je suis en pleine harmonie avec ce que dit Mgr Pontier……Ce n’est pas en faisant du prosélytisme qu’on arrivera à faire venir des hommes et femmes dans notre Eglise. Soyons ouverts à ce que nous entendons de toutes parts. Quant aux manifestations (je les ai faites l’année dernière), il faut savoir arrêter car finalement, beaucoup de français n’ont pas compris cette démarche qui a durée. On nous a pris pour des homophobes et donc catalogués, alors que ce n’était pas ce que nous souhaitions.

    Mgr Pontier a raison : « le défi est d’accepter de vivre dans un environnement où tout et tous ne sont pas chrétiens ».
    Il faut donc faire au mieux, témoigner et s’engager dans notre Eglise.

  18. rocheteau

    c’est bien la théorie de l’enfouissement qui prévaut dans l’eglise de France : ne pas se faire remarquer… surtout ne pas faire de vague ! on voit où ça nous mène : qui ne dit rien consent dit le proverbe ! st Augustin prévient : d’abord on est choqué, si pas de réaction, on s’habitue, ensuite on est d’accord !
    ne pas réagir c’est tout accepter !
    où sont la fierté, l’audace, le courage, de nos illustres aïeux qui ont construit la France ?
    quoi que nous suggèrent nos évêques couards, (Mgr Pontier n’est malheureusement pas le seul évêque à manifester cette couardise), réagissons ! vivent les veilleurs ! bravo à tous que nos prières les accompagnent et leur donnent le courage des Vendéens qui allaient au combat au chant du Vexilla Regis

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