James

Nantes : vers la recatholicisation des écoles

Download PDF

Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes, a remis les lettres de mission aux nouveaux chefs d’établissement catholiques de son diocèse, au cours d’une messe en l’église Saint-Félix. Il déclare à Famille chrétienne :

« Jusque-là, il y avait des messes avec les seuls nouveaux chefs d’établissements. Mais cette année, nous avons voulu élargir cette célébration à toutes les instances de l’enseignement catholique et inviter tous les chefs d’établissement du diocèse. C’est une première. On ne savait pas s’ils seraient nombreux à se rassembler. J’ai été étonné de cette assemblée fournie et très priante. J’ai trouvé ça très beau. Ça m’encourage à continuer. Pour vous dire, le directeur diocésain était prudent donc il avait choisi cette église. Mais quand je vois le nombre, je crois que l’année prochaine nous irons à la cathédrale ! 

Cette messe est-elle liée au nouveau statut de l’enseignement catholique qui, en juin dernier, réaffirmait la mission d’Église dévolue à l’enseignement catholique ?

Oui. Le nouveau statut nous a en effet encouragés à aller plus loin dans l’enracinement de la mission dans l’eucharistie. Si les chefs d’établissement sont appelés par l’Église à exercer une mission d’Église, ils ont besoin de se ressourcer dans les sacrements de l’Église pour pouvoir l’exercer. Sinon, ils savent bien leurs faiblesses, leurs fragilités. Il faut pouvoir s’enraciner dans la foi et dans la célébration sacramentelle.

C’est pourquoi j’ai tenu à ce que cette remise des lettres de mission soit faite au cours de la messe, pour bien marquer le lien entre le Christ présent dans l’eucharistie et la mission de chef d’établissement. C’est-à-dire une délégation de la mission éducative de l’évêque dans son diocèse à l’égard des enfants et des jeunes pour les faire grandir comme homme et comme chrétien.

Pendant l’homélie, vous avez dit que l’attitude de l’éducateur chrétien vis-à-vis des jeunes était de les sécuriser et de les responsabiliser. Est-ce l’attitude de l’évêque vis-à-vis des éducateurs chrétiens ?

Sans doute. Parce que l’évêque, à la suite du Christ, est l’éducateur dans son diocèse. Et il entraîne tous les éducateurs de son diocèse à vivre la mission éducative à l’exemple du Christ qui a accueilli ses disciples tels qu’ils étaient. Qui les a sécurisés, rassurés, qui leur a donné des paroles fortes, leur a donné la vision qu’il avait, des paroles fortes, leur a indiqué la direction à prendre et en même temps les a responsabilisés : veux-tu me suivre, veux-tu croire, marcher à ma suite. Je crois que c’est la mission de l’éducateur. […]

Comment ce caractère propre de l’enseignement catholique se manifeste-t-il ?

La mission éducative, le caractère propre de l’enseignement catholique saisit la totalité de l’établissement et la totalité des missions. Il y a une manière chrétienne d’éduquer, d’enseigner, de faire vivre une communauté. On a cité pendant la messe l’image du corps en saint Paul, lors de la première lecture. On peut dire de chaque établissement qu’il est comme un corps dont chaque membre doit avoir sa place. Où les uns et les autres doivent avoir le souci des plus faibles. Où l’on essaie de travailler en communion les uns avec les autres. Et on essaie aussi de s’irriguer de la sève qu’est le Christ, de sa vie ! »

8 comments

  1. gaudet

    Nous sommes en présence de l’expression d’un point de vue de grande valeur et importance; celui d’affirmer que le directeur d’une école catholique même sous contrat, est avant tout un serviteur de l’Eglise et de ses sacrements.

    Autrement dit il nous faut prévoir dés maintenant l’émergence d’une situation de conflit très intense entre les vrais directeurs d’écoles catholiques entendant véritablement servir le bon Dieu, et le ministre de d’éducation Peillon ( ou plutôt ce qui en tient lieu ) imposant une religion laicarde vulgaire, s’appuyant sur des enseignements foncièrement contraires à la foi de l’Eglise !

    Comment veut on continuer à motiver les enfants pour la sainte messe et le service du Seigneur , tout en leur enseignant le caractère aléatoire de la nature sexuelle de l’homme, et le fait que le monde soit le simple résultat de modifications constantes et aléatoires.

    Ces directeurs d’établissement catholique devront donc choisir entre les enseignements du Peillon franc maçon, et l’ensemble des vérités de foi professées par notre Eglise millénaire. Il est impossible de célébrer la sainte messe tout en présentant les théories de Darwin, comme des vérités intellectuels et scientifiques intangibles , s’imposant à la conscience de tous.

    La vérité est la doctrine de Darwin appliquée au monde vivant , n’est valable que pour les phénomènes d’évolution très limités, à l’exclusion de l’ensemble des macro transformation qui échappent à toute explication rationnelle, et engagent au contraire l’action volontaire d’une cause extérieure transcendante.

    La doctrine de Darwin que l’on veut de manière criminelle imposée à la conscience de nos enfants innocents, demeurera à jamais qu’une simple élaboration intellectuelle , incapable de rendre compte complètement de l’énorme complexité du monde vivant tel qu’il est vraiment observé et constaté. Voilà ce qui devait être enseigné dans les écoles catholiques , dans le but de réhabiliter le sens profond théologique du texte très sensible de la Genèse.

    Rétablir l’enseignement divin et le service de Dieu dans les écoles catholiques suppose inévitablement une lutte et une constante réfutation de l’ensemble des théories laicardes honteuses et scandaleuses, que veulent imposer ce gouvernement composés de gauchistes minables et pourris !

  2. Voilà une initiative qui rassure car elle va dans le bons sens ou, plus exactement, dans le sens qui devrait être celui de tout enseignement catholique digne de ce nom : le sens chrétien.
    J’espère que l’évêque a prévu une place importante pour un authentique enseignement religieux (le Notre-Père, le Crédo, les Commandements) dans le programme des études des établissements qui lui sont confiés.
    De telle sorte que les parents ne soient pas affrontés à la situation que j’ai connue lorsque mes enfants fréquentaient le plus grand établissement catholique de Nîmes,
    Situation pour le moins incongrue puisque le professeur qui avait été affecté à l’éducation religieuse des jeunes….était un professeur de gymnastique athée et communiste qui passait son temps à vouloir endoctriner les gamins de quinze ou seize ans.
    Heureusement ceux-ci avaient assez de santé morale pour quitter sa classe, non sans quelque chahut, et se réfugier autour du ping-foot du snack d’en face.
    Quelques années plus tard, j’ai appris que ce professeur avait été remplacé…..par un jeune professeur de mathématiques tout aussi athée que le premier, dont le père – cerise sur le gâteau – était musulman et qui ne connaissait pas le premier mot de quelque doctrine religieuse que ce soit.
    Voilà l’enseignement dit « catholique » de ces cinquante dernières années.
    Cela serait-il en train de changer ? Je n’ose y croire.
    Sans oublier ce professeur de Français (une dame) qui sévissait dans l’autre grand établissement catholique de la ville de Nîmes et qui tenait absolument à emmener ses élèves (de 3ème ou de Seconde !) voir « L’Amant » au cinéma et qui leur apprenait l’explication de texte dans les articles les plus engagés du journal « Le Monde ».

    Je me dois pourtant de signaler une heureuse exception que j’ai bien connue aussi mais qui n’existe plus aujourd’hui. Il s’agissait de l’Institution Béthanie, établissement privé hors contrat, dirigé par un couple catholique (mari) et protestante (épouse). Les jeunes catholiques avaient, pour leur part, la chance de bénéficier de l’éducation religieuse d’un prêtre en soutane qui les visitait toutes les semaines et qui est devenu depuis, si mes renseignements sont bons, le supérieur de l’Institut du Christ-Roi en France.

    Mais cette heureuse exception n’a pu se maintenir. Survivant sans subvention, elle tenait le coup en bénéficiant de la gratuité des locaux que Jean Bousquet (maire UDF) avait mis à sa disposition. Quand Jean Bousquet fut battu aux municipales de 95 (trois listes auto-phages de droite !!!plus une liste FN, cela faisait beaucoup qui ne réussirent jamais à se mettre d’accord) et qu’il a été remplacé – par défaut – par un maire communiste, la première chose décidée par la nouvelle municipalité fut de chasser l’Institution Béthanie des locaux qu’elle occupait pour en faire le siège d’une de ces métastases crypto-communistes dont ce grand parti humaniste a le secret.
    Ainsi s’acheva cette expérience d’éducation authentiquement chrétienne et œcuménique au sens le plus intelligent du terme.
    Un enseignement vraiment « catholique » va-t-il refleurir en France ? J’en doute très fort tant que les structures libéralo-modernistes de l’Eglise dite de France, n’auront pas été balayées par un mouvement d’authentique conversion à la tradition constante de l’Eglise.
    Plaise à Dieu !

    LSM

  3. gilles

    Enfin un renouveau!
    En toute logique cela devrait aller de soi mais depuis tant d’années que les évêques se sont désinteressés de l’enseignement catholique.

  4. Hélène

    Donc on en est là: on se réjouit comme d’un miracle que la messe de rentrée ait concerné TOUS les chefs d’établissement de l’enseignement catholique. Eh! Bien dites-moi, ce n’est pas basique ça ? C’est vraiment extraordinaire? Ça fait peur!

  5. Pingback: Kirche heute, 24. September 2013 | Christliche Leidkultur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *