Moulins-Beaufort

Nous sommes dans un temps où ce que le Christ a révélé concernant la famille est rejeté et combattu

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Mgr de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, a prononcé l’homélie de la messe du lundi, 23 juillet, à Brasilia, à l’occasion du rassemblement mondial des Équipes Notre-Dame. En voici quelques extraits

« [N]ous éprouvons douloureusement les soubresauts de l’histoire, nous éprouvons douloureusement les effets d’une certaine sécularisation qui, dans nos sociétés occidentales en tout cas, met en cause violemment les fondements du mariage et de la famille. Nous sommes secoués, nous sommes mis à l’épreuve, nous sommes passés au crible, et cela parce que Dieu éprouve notre fidélité. Nous voyons nos sociétés se défaire, se précipiter, certaines presque tout entières sur des chemins de décomposition sociale stupéfiants.

Au milieu de tout cela, n’oublions pas la vision de la vigne. Serons-nous des sarments qui, trop secoués, cassent, perdent leur lien avec le cep, ou la mise à l’épreuve aura-t-elle pour résultat de nous émonder, c’est-à-dire de nous libérer de ce qui nous encombre : des biens matériels, des idées toutes faites, la recherche d’un certain confort ou du plaisir, l’angoisse de la réussite, la nôtre ou celle de nos enfants, et bien d’autres choses encore ?

 Nous sommes dans un temps où ce que le christianisme, disons mieux encore : ce que le Christ a révélé concernant la famille est rejeté par beaucoup et combattu par certains. N’en déduisons pas que tout est fichu, que Dieu est fini, et son Église avec lui et tout ce que nous aimons du mariage, des enfants, des relations larges et riches entre des membres nombreux.

Ne nous résignons pas non plus à un « monde moderne » qui serait une fatalité, quoi qu’il en soit de nos convictions et de nos désirs. Non, frères et soeurs, l’image de la vigne, – et c’est bien plus qu’une image -, nous y appelle : croyons que le Père lui-même s’en sert pour nous émonder et tâchons de mieux garder la Parole de Dieu, de mieux vivre des commandements, de mieux nous enraciner dans le Seigneur Jésus. Réjouissons-nous au moins d’avoir une occasion ou des occasions de vérifier et de montrer à quoi ou à qui nous sommes réellement attachés : à l’image que nous faisons de nous-mêmes ou à l’image que nous croyons les autres se faire de nous, ou bien à la présence de Jésus en nous, à l’accueil de son Esprit pour qu’il nous renouvelle et de sa Parole pour la mettre en pratique et en faire resplendir au milieu du monde, au milieu des autres, les fruits pleins de douceur, de saveur, de substance. […] »