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Nouvelles règles pour les confirmations à Saint-Flour

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Le code de droit canon (1983) conseille que la confirmation soit reçue vers l’âge de raison (soit vers 7 ans), mais il laisse chaque conférence épiscopale statuer pour son territoire.

Depuis une quinzaine d’années (directives diocésaines du 15 décembre 2001), dans le diocèse de Saint-Flour, la confirmation des jeunes est normalement proposée et préparée en fin de scolarité de collège (classe de 3e). La proposition de ce sacrement est faite également aux lycéens non encore confirmés. Cette mesure était prise suite aux orientations votées dès 1984 par la conférence des évêques de France : « A la décision de chaque évêque pour son diocèse, l’âge de la confirmation pourra se situer dans la période de l’adolescence, c’est-à-dire de 12 à 18 ans.« 

Le diocèse a opté pour un âge médian, dans l’espoir de pouvoir accompagner les jeunes plus longtemps, jusqu’à un âge où ils sont capables d’une décision plus mûrie et supposée plus stable. Vingt ans plus tard, d’autres questions apparaissent qui conduisent à de nouvelles dispositions. Elles tiennent à l’évolution des jeunes, au contexte ecclésial. Elles tirent les conclusions de l’expérience de ces dernières années.

  • Le nombre de jeunes confirmés s’est effrondré (de 500 à 100 jeunes confirmés annuellement). L’âge de la confirmation n’en est sûrement pas l’unique raison mais il y contribue.
  • On peut dire que, de fait, notre pastorale des sacrements de l’initiation chrétienne n’est pas homogène : nous accueillons largement pour le baptême et l’eucharistie alors que notre pastorale de la confirmation est devenue « élitiste ». Nous continuons pourtant d’affirmer que ces trois sacrements sont indissociables dans un processus d’initiation. Chaque année 1000 enfants sont baptisés dans le Cantal, 100 sont confirmés. 900 n’iront pas jusqu’au terme de leur initiation chrétienne. On ne peut se satisfaire de cette situation. Pour les baptisés, le sacrement de confirmation n’est pas facultatif (Canon 890).
  • Le droit de l’Eglise exige la confirmation dans un certain nombre de situations : futurs époux, parrains de baptême… Il ne s’agit pas d’entrer dans une perspective trop étroitement juridique mais de reconnaître que cette exigence a du sens. Le petit nombre de confirmés d’aujourd’hui en rend déjà le respect difficile. On peut certes donner la confirmation dans la perspective proche d’un mariage mais cette pratique, qui ne considère pas la confirmation pour elle-même, n’est pas pastoralement satisfaisante. On peut en dispenser, mais si la dispense tend à devenir systématique, on doit s’interroger sur ce qui reste du sens de la confirmation.
  • La perception du sens de la confirmation s’est trouvée altérée et réduite : démarche liée à un choix personnel (par opposition au baptême), sacrement de l’engagement. Les formules utilisées par les jeunes sont parlantes : « je confirme mon baptême », « je me confirme »… La portée pédagogique du sacrement semble avoir pris le pas sur sa signification théologale.
  • Les aumôneries scolaires se sont donné comme objectif prioritaire sinon unique de préparer à la confirmation. Elles ont du mal à offrir des contenus et à trouver un style qui tranchent avec les années de catéchèse. Beaucoup de jeunes s’en sont découragés. D’ailleurs la simple préparation au sacrement ne suffit plus et d’autres initiatives sont nécessaires pour que les jeunes intègrent réellement les communautés chrétiennes.

Ces constats nous amènent à modifier notre pratique.

Bruno Grua,

évêque de Saint-Flour,

Vu le code de droit canonique, notamment :

  • le canon 777, aux termes duquel : « En observant les règles établis par l’Evêque diocésain, le curé veillera particulièrement : (…) 2° à ce que les enfants, grâce à un enseignement catéchétique donné pendant un temps convenable, soient dûment préparés à recevoir pour la première fois les sacrements de pénitence, de la très sainte Eucharistie, ainsi que celui de la confirmation ; »
  • le canon 890 aux termes duquel : « les fidèles sont tenus par l’obligation de recevoir le sacrement de confirmation en temps opportun ; les parents et pasteurs d’âmes, surtout les curés, veilleront à ce que les fidèles soient dûment instruits pour le recevoir et à ce qu’ils s’y présentent en temps opportun » ;
  • le canon 891, aux termes duquels : « le sacrement de confirmation sera conféré aux fidèles aux alentours de l’âge de raison, à moins que la conférence des évêques n’ait fixé un autre âge, ou qu’il n’y ait danger de mort ou bien que, au jugement du ministre, une cause grave ne conseille autre chose » ; 

Vu le décret de la Conférence des Evêques du 28 janvier 1986 aux termes duquel : « A la décision de chaque évêque pour son diocèse, l’âge de la confirmation pourra se situer dans la période de l’adolescence, c’est-à-dire de 12 à 18 ans » ;

Vu la Charte synodale du 13 octobre 2010, notamment les chemins 4 et 5 de la Charte,

Promulgue l’ordonnance suivante :

  1. Désormais la confirmation sera proposée en fin de 6e, c’est-à-dire en fin de cycle de catéchèse. Bien évidemment elle peut encore être proposée au-delà aux jeunes et adultes qui ne l’auraient pas reçue. On peut être confirmé à tout âge !
  2. La dernière année de catéchèse devra permettre à tous de découvrir le rôle de l’Esprit-Saint dans la vie du croyant et de l’Eglise. Elle préparera plus directement ceux qui seront confirmés à la célébration de ce sacrement, à l’occasion d’un temps fort par exemple. Le cheminement vers la confirmation peut être balisé, en paroisse, par des célébrations, comme l’est le temps du catéchuménat (on se réfèrera au document Confirmation – Notes pastorales et propositions de célébrations – Association Episcopale liturgique pour les pays francophones – Editions CRER). Le temps pascal est la période la plus appropriée pour donner sens à la célébration de la confirmation. On ne la célébrera pas pendant l’Avent et le Carême.
  3. La confirmation sera normalement célébrée en zone, de préférence le samedi soir. Ce sera l’occasion pour les jeunes de faire l’expérience de l’Eglise au sein d’un groupe plus stimulant parce que plus nombreux. Ce sera aussi l’amorce d’un groupe d’aumônerie à vivre lui aussi en zone.
  4. La confirmation n’est pas qu’une affaire d’enfants. Elle concerne toute la communauté chrétienne. Aussi sa célébration liturgique doit-elle manifester la diversité des ministères et des charismes vécus au sein de la communauté : lecteurs, chorale, organiste, servants d’autel…
  5. Dans les semaines qui suivront la confirmation chaque paroisse pourra vivre la profession de foi comme elle en a l’habitude. Il n’y a pas de changement sur ce point. La proximité avec la confirmation permet de conjuguer de façon heureuse don de Dieu et engagement personnel. On peut penser que progressivement l’ensemble des jeunes catéchisés en 6e demanderont à recevoir le sacrement de confirmation avant de faire leur profession de foi (comme jusqu’ici une lettre de demande sera adressée à l’évêque). Il y a une vraie logique à cette démarche. Toutefois le fait de ne pas être confirmé ne constitue pas un motif pour refuser à un jeune de faire sa profession de foi. Cette situation appelle plutôt un dialogue personnel avec le jeune ou sa famille.
  6. Il ne serait pas cohérent de laisser à eux-mêmes les jeunes qui ont été confirmés. Nous leur reprochons parfois de ne pas donner suite à leur engagement et de déserter l’Eglise dès le dimanche suivant. Ne méritons pas le même reproche en les abandonnant aussitôt la célébration achevée !
  7. Le lieu privilégié de l’accompagnement des jeunes est l’aumônerie. Il est impératif de la mettre en place. Ce doit être une priorité. Le synode diocésain y a consacré une large part de sa réflexion (texte d’application du synode diocésain p. 18 à 24). Soulignons simplement ici que c’est au niveau de chaque zone que cette aumônerie est à penser, avec un lieu de vie propre aux jeunes. Le déplacement de la confirmation avant l’entrée en aumônerie appelle à repenser la mission de cette dernière. Elle doit devenir le lieu de propositions diversifiées qui permettent de découvrir davantage la vie d’une communauté chrétienne dans toutes ses dimensions : catéchèse, célébrations, service. Il nous faut associer aussi largement que possible, faire preuve d’audace et de persévérance, dans un esprit de communion ecclésiale et dans l’espérance.
  8. Ces dispositions doivent être lues dans le cadre de la mission de l’Eglise qui est de témoigner du Christ auprès des jeunes, avec la certitude de foi qu’il est pour eux la Voie, la Vérité et la Vie (Jn 14,6). Baptême, confirmation et eucharistie ne doivent pas être vécus d’abord comme des rites de passage mais comme de réels sacrements qui initient à la vie chrétienne et la font grandir, qui conduisent à l’accueil de l’Evangile, source de plénitude, de bonheur et de paix, construisent un lien de plus en plus profond avec Jésus-Christ. Là est tout l’enjeu auquel ces dispositions veulent concourir.
  9. A titre transitoire : pour l’année pastorale 2015-2016, seront confirmés les jeunes de 3e, 4e, 5e. En fonction du nombre de jeunes concernés la confirmation pourra être célébrée en paroisse ou en zone. Le responsable de zone, après avoir consulté ses confrères, en arrête avec l’évêque le calendrier. Pour l’année pastorale 2016-2017, seront confirmés les jeunes de 5e et 6e. Normalement, une seule confirmation par zone sera célébrée.
  10. Les dispositions des directives du 15 novembre 2001 sur les étapes de la vie chrétienne dans le cadre de la catéchèse des enfants et des jeunes en âge de scolarité relatives à la confirmation et à la profession de foi sont abrogées.
  11. La présente ordonnance sera publiée dans le prochain numéro de la Vie diocésaine.

En juin 2014, le diocèse de Dijon avait abaissé l’âge de la confirmation au CM1/CM2.

8 comments

  1. C.J

    Bravo à Mgr Grua!
    Enfin une décision réfléchie en fonction des possibilités offertes par l’Eglise ET des situations concrètes.
    Il était complètement farfelu d’imposer la confirmation à l’âge de la 3ème, avec des critères fumeux comme « attendre la maturité ». Est-ce la maturité qui permet d’accueillir le Saint-Esprit ou bien le Saint-Esprit qui peut donner la maturité? Sommes-nous pélagiens ou bien catholiques?
    Et il est à se demander si les personnes qui avançaient ces critères fumeux avaient elles-mêmes assez de maturité quand on sait, par exemple, quelle quantité d’activités obligatoires comporte l’emploi du temps d’un collégien de 3ème, d’autant plus en milieu rural où tout cela exige de nombreux déplacements… Mais les « avançeurs de critères » rabâchent aussi depuis x années que ce n’est pas difficile de se déplacer puisque, paraît-il, d’après un de leurs slogans préférés: « on prend sa voiture pour aller au supermarché donc on peut bien la prendre pour aller ailleurs, notamment à la Messe et autres activités religieuses »… ben voyons, c’est si simple que cela fait x années qu’ils ont la démonstration du contraire. Avons-nous besoin de slogans et d’analyses nunuches de situations en fait pas regardées de près, ou bien avons-nous besoin du Saint-Esprit et de ses dons?

    • Daniel

      Si c’est le saint Esprit qui fait tout, pourquoi pas confirmer dès le baptême des bébés ? Il n’en recevront que mieux l’enseignement du catéchisme.
      La foi et la raison sont-elles indépendantes ? La raison n’a t’elle rien à voir avec l’intelligence et l’intelligence rien à voir avec l’âge ?
      La Constitution « Dei Filius » sur la foi catholique (1er Concile du Vatican, octobre 1870, juste avant que les FM n’attaquent le Vatican et que ce Concile soit reporté jusqu’à celui de Vatican II, attaque dont d’autres rêvent aujourd’hui) affirme bien au chapitre 4 que la connaissance existe selon l’ordre naturel de la raison (pour les choses naturelles) et selon l’ordre surnaturel de la foi (pour les choses révélées) et que la foi est « au dessus » de la raison, à l’image des choses surnaturelles (Dieu) qui président aux choses naturelles. Et qu’il ne peut y avoir désaccord entre la foi et la raison, « Dieu ne pouvant contredire le vrai ». « L’apparence de contradiction vient surtout de ce que les dogmes de foi n’ont pas été compris et exposé selon l’esprit de l’Eglise ». « Foi et raison … s’aident mutuellement. La DROITE raison démontre les fondements de la foi et, éclairée par celle-ci, elle s’adonne à la science des choses divines … c’est pourquoi il n’est pas question que l’Eglise s’oppose à ce qu’on s’adonne aux sciences humaines … ». Il eu été difficile de dire le contraire sans interdire la théologie, comme cela est fait dans l’Islam au grand détriment de la Vérité.
      Toutefois la raison est impuissante à faire progresser le contenu révélé de la foi : « la doctrine de foi que Dieu a révélée n’a pas été proposée comme … à faire progresser par la réflexion, mais comme un dépôt ». Ainsi, approfondir et mettre en regard du monde, certes, mais produire de la connaissance surnaturelle : non.

      C’est lorsque un jeune perd la foi qu’on se rend compte que la raison n’a pas été assez bien sollicitée, elle est incapable de comprendre et de donner réponse à des questions qu’elle ne peut résoudre, soit par manque de puissance, soit par manque de connaissance. Ce manque de connaissance provient soit d’une fainéantise intellectuelle, soit d’un manque de temps, soit d’enseignant pas à la hauteur, soit d’une fausse certitude d’avoir reçu une vérité opposée (qui est en fait une opinion invérifiée avalée depuis un media athée qui se prétend une objection fatale).
      La fainéantise et le manque de temps c’est aux parents d’y veiller, tout comme à la diffusion des erreurs athées (lectures, fréquentations, media). On n’apprend plus non plus au jeunes à penser, réfléchir, ils ne savent d’ailleurs souvent plus comprendre le sens de textes qu’ils lisent car ils sont le fruit de l’écoute de discours simples et de la vue d’images frappantes, ils ont un vocabulaire trop pauvre et une « imagerie » inepte. Quant à la qualité de l’enseignement religieux c’est à la fois aux parents (dont au moins un est en général athée ou tiède ou incrédule) mais surtout aux évêques, curés et catéchistes d’agir, et là il y a très très très gros à faire ! D’abord dans les « parcours » et dans les matières et dans les témoignages.
      Les jeunes sont très observateurs et mimétiques et toutes les failles des adultes ils les perçoivent fort bien.
      Donc, on aura beau mettre la confirmation à tous âges, s’il n’y a pas un bon enseignement catéchistique (matière, pédagogie, encadrement) on va vers la perte de foi de 95% des baptisés, comme on le voit aujourd’hui.
      Toutefois, l’expérience de la vie et la maturité intellectuelle font parfois venir de « recommençants ».
      Je suis persuadé que cette décision n’aura pas d’effet sur le taux de renonciation à 95%. Car il ne traite pas de deux autres chaise : l’intégration dans la communauté chrétienne (et donc sa capacité à accueillir et à ne pas rejeter) et les attaques incessantes contre l’Eglise (qui adore d’ailleurs créer des scandales) qui dissuadent les gens d’y rester (et d’être fières d’être chrétiens).
      Pour compléter une petite approche de la foi :
      La raison pure est condamnée bien évidemment par le « Syllabus » de Pie IX en 1864 ( §2) contre les erreurs modernes mais aussi par le Décret du Saint Office de 1861 contre les « ontologistes » : Ne peuvent être enseignées de façon certaine les propositions … « la connaissance immédiate (sans médiation) de Dieu (donc l’intuition naturelle de Dieu par la raison) est essentielle à l’intelligence humaine qui ne peut rien connaître (d’autre) sans elle … Les universaux (de la philosophie/métaphysique) , dans leur réalité objective, ne se distinguent pas de Dieu … ». Et par Pie IX « Gravisimas Inter » contre Jakob Frohschammer (1862) « caractère totalement étranger à la doctrine de l’Eglise catholique … que tous les dogmes … sont immédiatement objets d’un savoir naturel et que … la raison humaine … par ses capacités naturelles est à même de parvenir à la connaissance véritable de tous les dogmes … » (c’est à dire qu’il n’y aurait plus aucun mystère dans la révélation, donc plus de nécessité de foi, ce qui est l’hérésie pélagienne condamnée plus de 1000 ans avant.
      A l’opposé, le reniement de la raison s’appelle le fidéisme et il est condamné par l’affirmation : « L’usage de la raison précède la foi » (Sacrée Congrégation : Thèses contre Bonnety de 1855 et Bautin de 1840-44 ) qu’i faut bien distinguer du fait que la (vérité) de la foi est « au dessus de la raison » (Dei Filius) car dans l’approche intellectuelle c’est la raison qui précède, par exemple par le questionnement et la maîtrise des concepts principes « Nous promettons aujourd’hui et pour l’avenir de ne jamais enseigner que … (4°) la raison ne puisse acquérir une vraie et pleine certitude des MOTIFS DE CREDIBILITE qui rendent la révélation divine évidemment croyable ».

      Et sur la confirmation : Lire les Actes des apôtres sur la venue de l’Esprit Saint qui est à l’origine de ce sacrement qui suivi le baptême de Jean le baptiste dans l’eau et qui donna lieu au baptême « dans l’eau et dans l’esprit » où l’on voit que les apôtres (les évêques) confirment ce que les disciples ont baptisé avec l’eau.

      • C.J

        Qui vous dit le contraire?
        Pas moi.
        Même si vous m’en étaliez quarante pages de plus et sur un ton encore plus sentencieux.
        Seulement, pour être bref, quand le catéchisme est light, de même la prédication, à cause de x raisons et notamment d’un défaut d’instruction religieuse, notamment chez les personnes chargées d’enseigner la religion catholique, y compris certains ministres ordonnés, défaut effectivement lié à une évacuation de la raison au profit du sentimentalisme, et à un tas d’autres mauvaises habitudes parées des noms de « préparation », « maturation » etc., l’Eglise affaiblie doit essentiellement compter sur le Saint-Esprit pour être renouvelée, pas sur l’allongement de la catéchèse dont elle n’est visiblement pas en mesure de réformer les mauvaises habitudes dans les meilleurs délais.
        Un évêque a des responsabilités.
        Il doit prendre soin des chrétiens en vue de leur Salut et n’a pas forcément les moyens de changer d’un coup tout ce qu’il faudrait idéalement changer, notamment faire des réformes qui dépassent le cadre de son diocèse, par exemple pour influer sur la production des « outils » de catéchèse. Un évêque doit donc cibler des priorités, en fonction de l’enseignement de l’Eglise ET de la situation dans laquelle vivent les fidèles, ce que l’on voit en bien des endroits du livre des Actes des Apôtres. Tout cela sans attendre la saint glin-glin, saint commode que l’on finit toujours par invoquer quand on multiplie les arguments visant à démontrer qu’il est urgent de changer mais que c’est impossible parce qu’il faudrait trouver les conditions idéales pour opérer ce changement… cependant le nombre de dévots de saint glin-glin est formidable, quand bien même nous savons tous que saint glin-glin n’existe pas, qu’on le dise en trois mots ou en quarante pages ampoulées, faisant l’anamnèse de l’hagiographie critique depuis les Mauristes et les Bollandistes, et avec une avalanche de citations dont saint François de Sales dit, jadis mais je ne sais plus à quelle date ni à quelle heure et pas davantage à quelle minute, que ces citations n’apprennent rien aux ignorants et n’apportent pas grand-chose à ceux qui savent.
        La décision de Mgr Grua n’est pas idéale, j’aimerais bien qu’on m’en montre une, elle est simplement pertinente parce qu’elle donne la priorité au Saint-Esprit et qu’elle va concrètement amener une réforme de la catéchèse dans son diocèse, laquelle ne sera pas non plus idéale mais laquelle est forcément meilleure que l »attente une improbable réforme de l’ensemble de la catéchèse pour, enfin, fixer l’âge idéal de la confirmation, lequel n’existe pas.
        Compte tenu de tout ce dont il faut tenir compte, la décision de Mgr Grua est très positive dans une Eglise aussi affaiblie que l’Eglise catholique, particulièrement en France et singulièrement dans le diocèse de Saint-Flour.

    • Denis F

      Pourquoi pas!
      J’avoue ne plus savoir, mais je crois que c’est en fin de 5e que j’ai été confirmé.
      Donc en 1974.
      Alors pas de problème pour la 6e.
      Sauf que j’étais en pension, et que l’époque était autre…

      « Seigneur Jésus, je m’engage à rester fidèle à mon baptême et à vivre selon ma Foi »…
      Nous agenouillions-nous pour baiser l’anneau épiscopal de Mgr l’Evêque?
      Je ne sais plus, mais je crois bien.

      Mais de la à parler d' »élitisme », je trouve cela un peu abusif!
      DIEU choisit ou appelle son Peuple, et le Peuple répond.
      Et peu importe l’âge..
      Pas plus d' »élitisme », donc, en 3e qu’avant la 3e!

  2. zézé

    Malheureusement, le Sacrement de Confirmation a été au cours des années fait soit avant la Communion Solennelle, ou après, tout dépend ! dans les années 30 la Confirmation se faisait quelques jours après la Communion Solennelle ou l’année après vers l’âge de 10/11 ans (Ma propre Mère) – En ce qui me concerne j’ai fait ma Confirmation l’année avant ma Communion Solennelle et j’avais 11 ans !
    Mais demander à des jeunes d’aujourd’hui de la faire en classe de 3ème surtout lorsqu’ils ont suivi une catéchèse et non pas le catéchisme comme nous l’apprenions à l’époque… est complètement aberrant.
    Cette année j’ai assisté à des communions PRIVEES ! le Prêtre a insisté sur le fait que cela ne devait pas être le seul jour où l’enfant devait communier… je n’en ai revu aucun depuis ! alors la confirmation ….pensez bien.
    Si les parents déjà allaient à la Messe et emmenaient leurs enfants ce serait certainement différent ; mais depuis le concile tout est fait pour que la Foi soit à titre privé.

  3. professeur Tournesol

    En certains lieux du diocèse de Vannes, on va faire passer la confirmation de 13 à 10 ans, là aussi pour lutter contre la baisse du nombre de confirmands. ça va peut être faire remonter les statistiques de la confirmation, mais les adolescents ne vont-ils pas pour autant déserter rapidement les églises ?
    Depuis saint Pie X qui a permis la communion des enfants, la première communion se fait désormais avant la confirmation, ce qui n’est pas très logique.
    Par ailleurs, la profession de foi, ex communion solennelle, est vécue comme l’étape principale, alors que ce n’est pas un sacrement, et ça me semble faire double emploi avec la confirmation, avec le renouvellement des voeux de baptème.
    Ne vaudrait-il pas mieux fusionner tout ça, et qu’à 12 ans par exemple on fasse 1ère communion et confirmation ?

    • Denis F

      Pourquoi pas!
      Mais communion solennelle quand?
      Pour le reste, je partage totalement votre avis sur les statistiques « tolérées » et le résultat à long terme…
      Ni la communion ni la confirmation avancée n’enrayeront le déclin de la pratique tant que curés et prélats divers ne se remettront pas en question, avant que ne soient critiqués les croyants qui refusent concessions et médiocrité!

      http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-la-cef-est-ennuyee-la-messe-en-latin-attire-des-jeunes-96153829.html

      • zézé

        Et oui, les prêtres et évêques sont fautifs du peu d’intérêt des « chrétiens » quant aux cérémonies ou autres sacrements ! Eux-mêmes pour certains, ne croient pas à la Transsubstantation (présence réelle de Jésus sur l’Autel) sacrifice renouvelé et non sanglant de Jésus – Adoration de Dieu et Présence dans le Saint Tabernacle (d’où le chahut dans les églises, papotages, enfants qui courent, aucun recueillement, chants insipides dignes du cours préparatoire,) bref, comment communiquer à des jeunes ce que les adultes ne font pas et surtout ceux qui doivent transmettre la Foi ! les objectifs des prêtres est d’emmener les Ames à Dieu ! nous faire parvenir au Ciel, pour enfin voir Celui qui nous a créés, et à qui nous passerons le reste du temps à le Glorifier ! Malheureusement le concile V.II a détruit tout cela par le relâchement des prêtres, des cérémonies, des contenus escamotés des prières durant la Messe pour remplacer le sacré normalement tourné vers Dieu, par le blablabla vers l’homme.

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