Mgr Jordy

Papa, où tu es ?

Download PDF

Mgr Jordy, évêque de Saint-Claude, écrit dans son dernier éditorial :

« Il est jeune, Belge, s’appelle Stromae et chante. L’une de ses chansons Papaoutai dit la souffrance de l’absence d’un père : Papa, où tu es ? Elle résonne alors que le printemps est là. La météo est bonne. Mais pour nombre d’hommes et de femmes une autre météo est mauvaise, la météo intérieure, celle de notre coeur. Face à l’inquiétude de l’avenir, à la peur devant le chômage, la séparation, où trouver un appui, un avenir, une espérance ?

En ce temps de Pâques, une lumière nous est donnée. D’un tombeau Jésus va jaillir vainqueur de la mort. Plus encore, Il inaugure une vie nouvelle pour qui L’accueille. Les saints, les amis de Dieu, témoignent, à travers les siècles, que cela est vrai.

Mais Jésus à l’Ascension nous conduit plus loin encore, plus haut. Il monte vers l’amour plein et définitif ; Il nous arrache à nous-mêmes et entraîne notre humanité, l’élève vers le Père de tendresse. « Papaoutai ? » Au ciel et Il nous prépare une place. Mais comment suivre Jésus ?

Nous pourrions Lui dire, regardant le ciel où Il nous précède : « Mais t’es haut, trop haut pour nous. » Ne nous trompons pas : Il ouvre le chemin ; c’est aussi Lui qui nous élève. C’est Lui qui nous introduit dans la grâce, la paix, la joie.

Alors Jésus, « mais t’es haut » !

Certainement, mais pour que nous entrions dans la bonne « météo », celle du coeur, celle du beau temps éternel de Dieu. »

Durant le carême, Mgr Jordy a donné une intéressante conférence sur la sainteté, que je recommande à votre lecture. C’est par ici.

5 comments

  1. Françoise

    C’est le premier paragraphe le plus intéressant. Il eût fallu le développer. L’absence d’un papa pour de nombreux enfants dans notre pays (et d’autres) pour toutes les raisons que nous connaissons est pour eux une immense souffrance silencieuse que l’on cherche souvent à gommer et un fléau dans une société de tradition chrétienne. Maman travaille du matin au soir et ne voit presque plus ses enfants, souvent livrés à eux-mêmes.

  2. Depuis longtemps ,déjà, on s’est acharné
    à détruire l’image du père , le rabaissant
    au stade d’animal reproducteur et aujourd’hui
    plus que jamais avec ce que l’on nomme les
    « banques du sperme  » , il n’y a même
    plus besoin qu’ils participent à la procréation !
    On nous dit que c’est un progrès …
    Avez vous constaté que l’on ne dit plus « fille mère « ,
    mais « mère célibataire  » ? Les hommes sont aux
    abonnés absents , et tout le monde trouve cela
    normal ! Toujours le « progrès » , sans doute …

    • Michel Cliche

      Triste réalité et c’est le féminisme qui nous a dirigés dans cette morosité de la vie…
      Nous avons déformé le sens de l’égalité entre tous alors que le plus petit des anges est plus grand que l’homme…

  3. PM de Montamat

    Sur le rôle du père dans la famille, je vous conseille le livre de Gary Chapman ‘Une famille qui s’aime’ qui est très clair.

    C’est vrai qu’il est infiniment triste de constater dans de nombreuses familles que chacun ne tient plus son rôle. Et l’analyse par l’amour inconditionnel au fondement de la famille est très occultée, même dans les ‘meilleures’ réactions à la dénaturation du mariage. Excepté Philippe ARINO, merci à lui.

  4. Melmiesse

    bonne conférence sur la sainteté de Mgr Jordy, c’est stimulant , donne le désir de sainteté. mais si les chrétiens sont rassemblés dans l’Eglise avec l’Esprit Saint que penser des chrétiens qui reçoivent le baptême dans une Eglise séparée de Rome, on ne peut pas dire que l’Esprit Saint se multiplie dans autant d’Eglises qu’il a plu aux hommes d’en former, il faut en tirer les conclusions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *