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Pater : la traduction française du texte latin est repoussée aux calendes grecques

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Perepiscopus a évoqué dès le 10 septembre dernier la nouvelle traduction de la prière du Pater, transformant l’ambigu « ne nous soumets pas à la tentation » en « ne nous laisse pas entrer en tentation ». Toute la « grosse » presse ces jours-ci ne parle que de cette nouvelle traduction qui devrait arriver le 22 novembre, jour de la publication par les éditions Mame de la nouvelle traduction de la Bible.

Et tout le monde se dit qu ‘il va bien falloir changer la formule, notamment à la messe dominicale, car, comme chacun sait, plus personne ne récite le Pater en latin à la messe du dimanche, à l’exception des traditionalistes. Ce serait pourtant si simple de réciter la prière de Notre-Seigneur dans la langue de l’Eglise…

Cela étant dit, Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, écrit que cette nouvelle traduction française du texte latin est repoussée aux calendes grecques ! N’ayant pas peur du ridicule, il va même jusqu’à se moquer des journalistes qui ont tiré trop vite :

« Depuis plusieurs jours, est médiatisée l’information selon laquelle la prière du Notre Père changerait « immédiatement » dans la pratique des croyants. Apportons les précisions suivantes :

Il y a 17 ans, les conférences épiscopales francophones ont demandé de mettre en chantier une traduction intégrale de la Bible à usage liturgique. En effet, au lendemain du Concile, seuls les textes utilisés pour la Messe et les sacrements ont été traduits en français. Cette traduction post conciliaire méritait aussi une révision. La traduction, à paraître le 22 novembre prochain, est cette version intégrale et révisée. Parmi les modifications remarquables figure cette demande du Notre Père : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation » qui remplace « Ne nous soumets pas à la tentation ». Rien ne change actuellement pour la prière du Notre Père, y compris à la Messe. Un changement pourra intervenir dans quelques années lorsqu’entrera en vigueur la nouvelle traduction du Missel Romain, qui est encore en chantier.

Comme l’écrivait Saint Jacques : « Que nul, quand il est tenté, ne dise que sa tentation vient de Dieu ». Communier à la prière du Christ de cette manière réjouira donc les croyants… le moment venu. 

L’intérêt journalistique pour le Notre Père est positivement révélateur du sens populaire de la principale prière des chrétiens. Mais la pendule des rédactions est un peu en avance sur celle des églises ! »

C’est vrai que 17 ans de traductions, ce n’est pas assez long. Quant aux prêtres qui attendent depuis des lustres une authentique traduction du missel romain, ils devront encore ronger leur mal en patience. A moins de célébrer la messe directement dans la langue de l’Eglise. Mais cela, c’est une autre histoire.

52 comments

    • Tiernvael

      Il me semble que l’ancienne formule était :  » ne nous laissez pas succomber à la tentation ». autrement dit une formule très claire et correcte.

      • frannot

        Oui, c’est exact ! « une formule très claire et correcte » effectivement – il suffit de mettre le tutoiement (ce que personnellement je n’ai jamais fait !)
        Quant à la nouvelle formule, « Et ne nous laisse pas entrer en tentation » elle n’est pas du point de vue phonétique très heureuse : « en-trer / en / t-en-tat° »

  1. Yves

    Vous pouvez réciter le Pater en Latin… Mais sois vous prononcez une prière que vous ne comprenez pas, soit vous la pensez en Français… et donc autant en connaitre une traduction correcte.

  2. Yves

    Vous pouvez réciter le Pater en Latin… Mais soit vous prononcez une prière que vous ne comprenez pas, soit vous la pensez en Français… et donc autant en connaitre une traduction correcte.

  3. eljojo

    Apparemment, le blogueur ne connaît pas toute la réalité de l’Eglise en France. En effet, il est assez courant – pas partout, il est vrai – de chanter le Pater en latin lors de la messe dominicale. C’est même recommandé par Benoit XVI.

    Sur la question de la traduction, l’article pèche par méconnaissance du sujet, en cela que ce qui prend du temps, ce n’est pas uniquement la traduction, mais aussi le processus de validation de la traduction par Rome.

    Enfin, cette nouvelle traduction pourrait arriver plus tôt que prévu, car la CEF pourrait la proposer dès cette année à tous.

    Quant à réciter le Pater en latin de manière habituelle, pourquoi pas, mais comme le dit si bien Yves, la plupart des gens en feront une traduction mentale… et pour éviter le subjectivisme, il faudra dans tous les cas une traduction officielle !

  4. Hélène

    Délivrez-nous de la tentation,
    Ne nous laissez pas succomber à la tentation
    Ne nos inducas in tentationem
    Le choix est large, la décision rapide possible mais il est vrai que pendant qu’on coupe les cheveux en quatre on ne se penche pas sur les vraies questions.

  5. MEYER

    Je ne vois pas ce qui mérite la moquerie de Mgr Podvin (n’a-t-il pas bu un coup de vin – de messe – de trop ?) car, en effet, ce qui est annoncé : un changement dans la ‘récitation’ du ‘Notre Père’, a bien lieu … et c’est là l’objet de l’attention publique. Un peu surfaite, on peut l’accorder au ‘saint homme d’église’

  6. Maurice

    @ Yves : vous ne comprenez pas les prières que vous faites lorsque vous les prononcez en latin ?
    Dans votre missel, n’y a-t-il pas deux colonnes ? Une en latin et une en français ?
    Est-ce si difficile de lire la colonne à coté en même temps que vous prononcez vos prières en latin ?
    De plus, la traduction sera – peut-être jamais – correct car comme pour d’autre langue il y a des cas où cela ne se peut pas littéralement.
    @ Yves : réciter des prières en faisant une traduction mentale ?
    Quelle affaire, [ le principale n’est-il pas de dire ses prières ] ? Qu’elles soient ou non traduites correctement ! Et puis, pourquoi ne pas les dire en latin ? Pour ce qu’a dit Yves ? Priez, POINT !
    Ne nous masturbons pas les neurones pour faire sortir du jus de cranes, il y a bien assez de personnes qui nous casse du bois sur le dos pour nous associer à eux.
    Tout cela ne vient-il pas de la reforme Vatican II qui veut reformer l’église ? « reformé » voilà, le mot est lâché ! Et qui dit reforme dit protestantisme, schisme. Le schisme n’est-il pas la séparation d’une religion en deux ?! Et QUI a créé cette séparation ? Là je m’égare par rapport à l’article et vais recevoir une volée de bois vert. (Bécaud n’a-t-il pas dit : il a dit la vérité…)

  7. a.picadestats

    Les chrétiens sont persécutés, les églises profanées, nos statues cassées et…..les évêques perdent un temps précieux pour « envisager » de changer une phrase qui doit rester surtout pas être modifier!
    C’est un comble!!!

  8. papabemba

    La classe médiatico-athée française est toujours prompte à tirer sur l’église catholique, en ridiculisant l’usage de la langue cultuelle traditionnelle qu’est le latin . Bien curieusement, il n’y a jamais la moindre moquerie concernant l’usage de l’arabe coranique classique, qu’ignore la grande majorité des musulmans, pas plus que l’hébreu ancien, etc…etc…..etc…. Les moqueries arrogantes sont réservées à Rome, & à elle seule !

  9. e

    J’ai appris il y a bien longtemps et « ne nous laissez pas succomber à la tentation » et depuis toujours je le dis, quand je ne récite pas le notre père en latin.
    Si nous avions garder la traduction d’avant les années 60, nous n’en serions pas là

  10. joachim

    Ne nos inducas in tentationem = Ne nous conduits pas à la tentation. Mot à mot, le latin de St Jérôme ne préserve guère plus la sainteté du Père que la traduction actuelle en français « ne nous soumets pas à la tentation ». Bref, les soit disants latinistes de ce blog nous font toujours bien sourire.

  11. Benoit

    Le texte de base ne devrait-il pas être l’Araméen ? En effet le texte latin dit : « ne nos induco in tentationem ». Et dans le dictionnaire le verbe induco se traduit par :
    * conduire dans, contre ou vers.
    * introduire, faire entrer.
    Donc la traduction latine n’est-elle pas également imparfaite ? Et je crois savoir que déjà le grec avait également déformé le texte Araméen.
    Quand je dis le Notre Père en français, je le traduis aussitôt, comme je le fais pour le latin, en « ne nous laisse pas entrer en tentation » ou comme nous l’apprenions avant la réforme liturgique « ne nous laisse pas succomber à la tentation ». Ce qui m’importe est la Foi à laquelle cette prière me porte à aimer Dieu.
    L’avantage du latin est que peu de gens ses souciaient autrefois de sa parfaite compréhension. Donc il y avait moins de discutailleries !

      • Benoit

        Merci frannot de votre correction. Ce n’est pourtant pas faute de connaître le Pater Noster par cœur et de le réciter très souvent au cours de messes en rite Ordinaire (et je dis bien ordinaire).
        Le verbe induco devient effectivement inducas à la 2è personne du singulier (et non du pluriel) ! Ce qui montre encore que le latin n’est pas aussi parfait que certains voudraient nous le faire croire, puisqu’il ne vouvoie pas.

        Je note aussi que Joachin a réagit avec humour (en même temps que moi) : mot à mot, le latin de St Jérôme ne préserve guère plus la sainteté du Père Éternel qui ne peut évidemment pas nous induire, ni nous conduire en tentation.

      • Anne Lys

        « et ne nos inducas in tentationem » (et non « induco »)
        Le sens premier du verbe « inducere », formé du radical «ducere » « conduire » et du préfixe »in » = « dans » est «conduire dans » D’où : « amener à », « faire rencontrer ». La traduction la plus précise serait sans doute : « Ne nous faites (je ne tutoie pas le Seigneur) pas rencontrer la tentation ». Avant l’assez bonne traduction : « Ne nous laisse pas entrer en tentation », j’avais l’habitude de dire « Ne nous exposez pas à la tentation » ou « Éloignez de nous la tentation » car, quoique plus acceptable que la traduction officielle récente, « Ne nous laissez pas succomber à la tentation » ne me satisfaisait pas non plus.

        • philiberte

          foin de la traduction, je n’ai jamais appris le latin.
          ce que je vois dans « ne nous laissez pas succomber à la tentation » est la demande d’aide aux épreuves envoyées.

          • frannot

            Parfaitement ! Mais ce n’est pas la « traduction » (littérale), mais une « glose » – paraît-il.

  12. Barthe

    La nouvelle traduction a-t-elle supprimé le »aussi » de  » pardonne-nous nos offenses, comme nous les pardonnons (aussi) à ceux qui nous ont offensés »?
    Il me semble que ce « aussi » est mal placé ou alors inutile; à qui voulez-vous pardonner sinon à ceux qui vous ont offensé???

  13. Isambart Busquet

    Enfin, il est évident pour tous, y compris la CEF que la traduction « ne nous soumet pas à la tentation » est hérétique, il suffisait de lire la seule épitre de St-Jacques.
    Promulguée par la CEF depuis 40 ans, ceux-ci ont entrainé leur troupeau dans un mauvais chemin. Quand on a commis une faute, Dieu la pardonne aisément si le pécheur la reconnait, la regrette et la confesse. Nos évêques n’en sont pas encore là ! Il est vrai qu’ils ont encore du mal avec le sacrement de pénitence. Mais « entrer en tentation » n’est pas une meilleure traduction : la tentation est permanente, de tous les instants et en tout lieu du monde. On « entre en tentation » dès que l’on vit, sauf pour le Christ, car Dieu, et la Vierge Marie, l’Immaculée : le liberté laissée à l’homme est de la combattre ou de se laisser succomber. Pour ne pas succomber, nous avons besoin d’aide, de grâces : « Père, aidez nous à ne pas succomber à ces tentations permanentes, envoyez nous vos grâces ».

  14. jejomau

    Perso, je fais apprendre aux enfants la prière en latin en traduisant par « ne nous laissez pas succomber à la tentation » en leur disant bien que les évêques sont des Gauchistes infiltrés dans l’Eglise qui cherchent par différents biais à attaquer l’Autorité en désobéissant au Christ sans le dire.

    Comme ca c’est tellement clair qu’ils ne se posent plus la question et deviennent vaccinés par le sérum de la Contre-Révolution……

  15. jacq44

    Pas d’accord avec vous, pour la récitation du Pater; à l’église abbatiale de l’abbaye aux hommes à Caen construite par Guillaume le conquérant et où il repose toujours et dont je fais également des visites présentation, tous les 3 éme dimanches nous récitons le pater en latin où le chantons, mais bien sur c’est lors de l’office en grégorien à la grand’messe de 10H. De même le kiriale, gloria credo sanctus sont exprimés dans la langue normale de l’Eglise. Venez donc nous voir !!
    bonne journée,
    jacq44

  16. senex

    Bonne occasion de lire ou relire « A L’écoute du Notre Père du père Carmignac.La traduction traditionnelle est de loin la plus claire, car c’est ouvertement une Humble demande d’aide et de force dans l’épreuve,Cette demande est inséparable de la dernière qui a valeur d’exorcisme Délivrez nous du Malin,du tentateur. Donc du progrès mais améliorable .Le français ayant la possibilité du Vous que n’ pas l’italien et le latin pourquoi s’en priver…

  17. JBC69

    Quant à la récitation en latin du notre Père elle n’arrange pas le problème puisque « et ne nos inducas in tentationem » signifie en bon français… taratata… attention!!!!… et ne nous induis pas en tentation…Supposant que le seigneur lui même aurait un rôle tentateur.
    En fait les traducteurs ont simplement cherchés à respecter la traduction latine qui elle même n’est pas juste. Si même le latin débigoche…

    • Anne Lys

      « et ne nos inducas in tentationem »
      Votre traduction est inexacte (gare aux faux amis) : inducere ne veut pas dire « induire », bien que le verbe français en soit dérivé et que, dans certaines expressions, il prenne ce sens ; le sens premier de ce verbe, formé du radical « ducere » qui veut dire « conduire » et du préfixe « dans » est « conduire dans » D’où : « amener à », « faire rencontrer ». La traduction la plus précise serait sans doute : « Ne nous faites (je ne tutoie pas le Seigneur) pas rencontrer la tentation ». Avant l’assez bonne traduction : « Ne nous laisse pas entrer en tentation », j’avais l’habitude de dire « Ne nous exposez pas à la tentation » ou « Éloignez de nous la tentation » car, quoique plus acceptable que la traduction officielle récente, « Ne nous laissez pas succomber à la tentation » ne me satisfaisait pas non plus.

  18. Jean-Pierre Delmau

    Quand j’étais à l’école, il y a longtemps, on nous apprenait qu’une traduction littérale fidèle était souvent difficile, et que l’important était d’exprimer clairement et sans la déformer la pensée originale.
    On nous apprenait aussi que le « tentateur » était Satan (« Arrière Satan, tu ne tenteras pas ton Dieu »). La rédaction actuelle « ne nous soumets pas à la tentation » fait avec évidence de Dieu le tentateur, ce dont beaucoup se sont immédiatement rendu compte. Curieux qu’après 55 ans, on en soit encore à ergotter sur une traduction d’araméen en hébreu vieille de 2000 ans…

  19. karr

    Je suis âgé de 53 ans,dans ma jeunesse je récitais : »ne nous soumets pas à la tentation »,par la suite j’ai découvert la formule classique »ne nous laissez pas succomber à la tentation »,lorsque je pratiquais dans la forme « très ordinaire » je me suis mis à réciter le Pater classique alors que les autres fidèles disaient le Pater transformé.Plusieurs personnes qui se trouvaient près de moi régulièrement à la messe me disaient qu’elles aimaient ma manière de prier le Pater,ce n’était pas, « ma manière », c’est le Pater que l’Eglise nous a toujours enseigné!
    Pour ce qui est du Pater en français ou en latin,à force de le prier nous le disons dans notre cœur de la même manière et nous le comprenons aussi bien dans une langue que dans l’autre,le Français n’est-il pas une langue latine?

  20. Melmiesse

    J’ai ce qu’on appelait un « paroissien romain  » imprimé en 1874: le notre Père -oraison dominicale- indique: » et ne nous laissez pas succomber à la tentation ». Ce n’était pas la peine de discuter pendant 17 ans pour arriver au même résultat

  21. Il faut nous souvenir que ce n’est pas Dieu qui porte au Mal, mais c’est le Mal qui tente.
    Prions le Père pour qu’IL soutienne notre faiblesse au point qu’elle ne puisse être induite en tentation par le Malin

  22. Anne Lys

    J’ai appris dans ma toute petite enfance les principales prières de la messe en latin, bien avant d’avoir appris rosa, la rose…

    Je ne sais pas si je traduis mentalement en français ou non. Je n’en ai pas l’impression. Mais quelle importance ? le principal est que je prie et que je sache ce que je dis quand je prie, en latin comme en français.

  23. hu de bzc

    dans le film «  » les visiteurs » les protagonistes le chevalier et même le croquant Jacquouille ne récitent-ils pas le pater en latin?
    Ainsi depuis toujours le latin était en usage courant et tous le comprenaient et le savaient par coeur
    la revolution concilliare de 1962 a detruit le passé de la même façon que la revoution francaise a fait du passé table rase. La France est détruite par la ripoublique et qu’en est-il de la Sainte Eglise Epouse de Notre Seigneur Jesus Christ , bafouée par le iberalisme et le modernisme en osant abaisser le Sauveur au même niveau que les demons lors des réunion d’Assise par un pape que l’on veut nous faire passer pour un saint alors qu’il baffoue le premier commandemnt en embrassant l’infame qoran!
    bref il faut pour considerer cette re-nouvelle traduction les meditations sur l’evangile de Bosuet

  24. professeur Tournesol

    Cet avis de mgr Podvin ne m etonne pas du tout. Si l on se focalise sur le Pater, c est toute la Bible qui a été retraduite. Il faut donc patienter, j espere pas trop longtemps, pour reediter missel et lectionnaire.
    Par ailleurs, si certains sont au fait de ces problèmes de traductions, ce n est pas le cas du commun des fideles, il faudra donc un effort de pedagogie.

  25. Benoist

    Attention, ce débat sur la traduction du Pater est un gros nuage de fumée visant à masquer la plus grave des traductions, celle qu’il fallait corriger en premier. Le très malheureux « de même nature que le père »…

  26. philiberte

    l’art de couper les cheveux en 4 dans le sens de la longueur.
    j’ai appris « ne nous laissEZ pas succomber à la tentation » et j’y suis fidèle!

  27. Pingback: Appel royaliste pour la création d’une ” voie sacrée de prières à Notre Dame de Pontmain ”(17/10/2013) « CRIL17 INFO

  28. Marcos

    Tout est foireux dans la version actuelle en français :
    – le tutoiement offense le Bon Dieu
    – que ton règne vienne : il n’arrivera donc jamais?
    – notre pain de ce jour (style journalistique) : quel jour? et pas celui d’hier ou de demain?
    – nous pardonnons aussi : cela veut dire « nous aussi nous pardonnons »? Stricto sensu cela dit : « nous pardonnons à ceux qui ne nous ont pas offensés »
    – ne nous soumets pas à la tentation : ok on va corriger.
    Cela fait penser au « Belle marquise… » de Molière. La version d’il y a 17 ans était la bonne. Mais, chut, il ne faut pas l’avouer.

  29. Edel

    @Marcos : le tutoiement offense le Bon Dieu ? C’est pour ça qu’il s’est incarné dans un pays qui ne connaissait pas le pluriel de courtoisie, et où il a sûrement été tutoyé… C’est pour ça que le texte latin de la Vulgate, traduit par saint Jérôme, le tutoie toujours. C’est aussi pour cela que Mgr Grente, considérait que le tutoiement de Dieu était plus adapté et plus respectueux que le vouvoiement…

    Sur le « que ton règne vienne », je ne vois pas le problème : il s’agit de l’attente du règne de l’Agneau, promis dans l’Apocalypse. Et le subjonctif est déjà dans la version latine ; en français, c’est le temps normal de ce genre de demande.

    Sinon, allez donc voir l’excellent article de Pneumatis sur le sujet : http://www.pneumatis.net/2013/09/ne-nous-laisse-pas-entrer-en-tentation/

    Et sur le « nous pardonnons aussi », même Benoît XVI a eu l’air de trouver la question épineuse, il en parle longuement dans son Jésus de Nazareth.

    • Anne Lys

      Je ne parviens pas à tutoyer Dieu en français, alors que cela ne me gêne pas en latin, qui ne connaît pas le vouvoiement (ou voussoiement, comme vous voudrez). J’ai été habituée, dès mon enfance, à vouvoyer les personnes à qui je devais le respect, et à qui dois-je plus le respect qu’à Dieu ?

      Donc, pour moi, le « tu » pour m’adresser à Dieu ne passe pas. Je n’y peux rien, c’est comme cela.

      Il est vrai que les protestants français au XVIème siècle ont adopté le tutoiement pour s’adresser à Dieu, peut-être pour que leurs prières soient clairement différentes des prières catholiques. Sans doute aussi parce que les Anglicans avaient adopté le tutoiement pour s’adresser à Dieu, parce que leur langue ne connaît pas le tutoiement dans le vocabulaire profane, le tutoiement (thou) pouvait prendre un caractère sacré. Ce n’est pas le cas en français.

      Et je ne comprends pas bien pourquoi, pour traduire le Pater ou pour adopter le tutoiement, en principe en vue de pouvoir prier de la même façon, c’était aux catholiques français d’adopter une façon de s’adresser à Dieu qui ne leur était pas familière, plutôt qu’aux protestants ?

      Je me demande d’ailleurs pourquoi, le dimanche où l’on pratique l’œcuménisme, c’est la messe qui est sacrifiée chaque année sur « Le jour du Seigneur » et non le temps consacré aux autres religions : pourtant, pour les fidèles qui ne peuvent participer à la messe que par la télévision, la messe est obligatoire pour les Catholiques alors que rien n’est obligatoire pour les Protestants…

      De toutes façons, en matière de traductions douteuses, il y a bien pire : le « de même nature que le Père », qui est proprement hérétique puisque le texte grec (le Credo a été rédigé en grec) a été écrit en sorte que, précisément, le mot employé ne puisse être interprété comme voulant dire « de même nature » : les mots grecs signifiant « de même nature » et « de même substance», ne différent que d’un « iota souscrit », mais celui qui se traduit par « de même nature » a formellement été déclaré hérétique par un Concile universel.

  30. Pingback: Et maintenant que va-t-il se passer ?… « CRIL17 INFO

  31. Jean-Claude

    Pour ma part, je le dis en Provençal : « E fai que toumben pas dins la tentacioun »… Ce qui se traduit par : « Fais que nous ne tombions pas dans la tentation »…

  32. Que de temps perdu , que d’énergie pour tourner en rond ,le pater dans sa vieille formule en latin , langue de l’église universelle : et ne nos induquas in tentationem est dite , comprise des chinois des zoulous ! ELLE NE CONTIENT PAS DE BLASPHEME . Quand on prie ,nous ne sommes pas des machines ! nous pensons avec notre coeur ! Quant à la vivacité des évèques ! des dicastères ! mieux vaut ne pas s’y attarder !J’ai 20 ans d’expérience 4 visites au VATICAN en 4 ans +de20 ans pour promulguer des constitutions pour les Carmélites et encore leur a-t-il fallu y rajouter comme une grenade à retardement le doute !!! L’église est infestée de Francsmaçons !!! vous en doutez ? Le premier conseiller du pape au concile fut découvert parcequ’il avait oublié son porte documents sur la table , on l’ouvrit devant nombreux témoin et on pu lire : CHER FRERE ¨.¨ DE LA LOGE P2 ANNIBALE BUGNINI LE PAPE DIT ALORS / LES FUMEES DE SATAN ONT PENETRE L’EGLISE Nous devons prier , prier , encore prier car l’ennemi ne chome pas ! Mais le Seigneur aura le dernier mot !!!
    Augustin Sabatier Témoin !!!

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