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Un prêtre mal accueilli en Bretagne

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Le père Mikerson Olivier, venu d’Haïti, officiait à Callac (22) depuis plus de huit ans. Ordonné prêtre en 2012, le jeune missionnaire de Saint-Jacques, âgé de 36 ans, a d’abord officié à Guingamp, animant notamment la pastorale des jeunes. Depuis septembre, il administrait la paroisse de Callac. Mais le week-end dernier, c’est le vicaire général du diocèse, Mgr Gérard Nicole, qui a célébré. Lors de son homélie, il a partagé les raisons du départ de son jeune confrère, « qui éprouvait une réelle souffrance dans son nouveau poste ». Un climat malsain fait de propos racistes et de tags – depuis effacés – sur le presbytère.

« Outre ses origines, ses initiatives pastorales, fondées sur un travail d’équipe des relais paroissiaux, ainsi que sur une plus grande convivialité n’ont, semble-t-il, pas plu à tout le monde. »

« Ce sera l’occasion de ramener un peu de paix dans la communauté. Le temps, pour chacun, de s’interroger sur sa façon de vivre l’Évangile, l’accueil de l’autre et de la différence. Et ce, quels que soient l’âge, l’origine ou la sensibilité religieuse de l’autre ».

« L’évêque a entendu la souffrance du père Olivier et lui a tout de suite proposé une nouvelle mission. Mikerson Olivier reprendra donc prochainement son office, du côté de Broons et Caulnes. Le fan de foot, abonné au Roudourou, qui prend actuellement un temps de repos, avait pourtant tout fait pour s’intégrer. Il venait même de se mettre au breton. »

Source : Le Télégramme

22 comments

  1. Son évêque a bien tranché en lui confiant un autre poste. Nous avons vécu le même problème dans les alpes maritimes entre un prêtre polonais et un maire d’une commune: l’évêché a soutenu le maire au détriment du curé polonais qui est rentré au pays…Une autre affaire du même genre dans les alpes de haute Provence où un membre de l’évêché s’est mis a échangé avec d’autres prêtres les mails d’un prêtre africain à son insu! Le concerné a démissionné de son poste et est actuellement en France sans paroisse! Le philosophe Danois Kierkegaard disait que: « L’Eglise doit le savoir, il n’ y a pas d’autre chrétien que le Christ ». Plus près de nous; Gandhi a repris cette pensée en déclarant: « Il n’y a pas encore de chrétiens sur la terre, il n’y a que des baptisés ».

  2. Théofrède

    pourquoi ce titre ?
    il me semble que Guingamp est aussi en Bretagne, et d’après vos dires eux-mêmes il y a exercé paisiblement son ministère pendant plus de huit ans
    si il y a eu un problème particulier à Callac, quelques millions de bretons n’en sont pas responsables

    • Anne Arel

      Tout-à-fait, Théofrède. J’en parle d’ailleurs dans mon polar (à la recherche d’un éditeur): A la poursuite du shérif de Trédarzinic. J’y décrit la messe du 14 juin 2015, à la Basilique Notre Dame du Bon Secours de Guingamp, dont la statue de la vierge est… noire, il faut le souligner. Je n’aurais d’ailleurs pas évoqué les origines haïtiennes de ce prêtre, qui ne choquaient personne, s’il n’y avait eu l’article sur son départ de Callac. Mais il reste encore trop de chrétiens qui n’ont pas assez ouvert (ou compris, ou pratiqué) les Evangiles.
      Anne Arel

  3. en Bretagne, nous avons perdu la foi mais il nous reste la fierté… ou un brin d’orgueil mal dissimulé.

    Je me souviens d’une sépulture dans l’église d’un petit village qui a donné une vingtaine de prêtres à l’Eglise entre 1850 et 1940, où récemment le prêtre de secteur et d’origine africaine (une première jamais vue) est arrivé en tenue « africaine » et a chanté le canon de la messe en « youcoulélé »…

    Tout le monde a « avalé » sans faire d’esclandre, d’autant plus que quasiment personne n’était vraiment pratiquant dans l’assemblée venue témoigner sa sympathie à la famille « composée, re-composée, décomposée).
    Pensez bien qu’il reste chez beaucoup des traces de souvenir de Monsieur le recteur d’antan en soutane, notable de la commune, et des prières et du catéchisme appris « par coeur » sur les genoux de la grand-mère.

    Et quand tout est en ruines, certains se laissent aller à des actions de désespoir apprises des agitateurs de rue qui jadis préparaient « les lendemains qui chantent »…

    En filigrane, je suis convaincu que la Foi en Bretagne ne refleurira que si les bretons redeviennent intransigeants sur la foi catholique, la liturgie traditionnelle et le sanctuaire familial transmis de génération en génération, malgré la dramatique rupture de transmission de la seconde moitié du XX siècle.
    Partant de là, nous aurons les prêtres que nous méritons, sortis de nos rangs familiaux.
    Pour l’heure, nous en sommes loin et les évêques, les premiers, ne montrent plus le cap avec leur pastorale gobe-tout en trompe l’oeil.

    Ceci explique cela, malgré toute la bonne volonté de l’évêque de Saint-Brieuc, qui soit dit en passant fait le service très minimum sur la question des prêtres et de la liturgie traditionnels. Ses prêtres africains eux-mêmes déracinés (sans vocation de prêtre des MEP par exemple) ne sont certainement pas des plus heureux au bout de leur parachute…

    • Anne Arel

      des mosquées ? Vous pouvez m’indiquer où ? Il semble que vous n’ayez pas compris le sens de l’œcuménisme… Et que vous ayez mauvaise vue…

  4. bivert

    ce n’est pas de cette façon que nous nous retrouveront fille ainée de l’Eglise comme le disait Marthe Robin dans un message quelque années avant sa mort en 1981 Que les bretons qui ont agit de cette façon réfléchisse car au vue de ce problème il pourrait se retrouver sans prètre et n’ avoir qu’une messe de temps en temps ce que nous connaissons il y a des paroisses qui n’ont qu’une messe tous les mois et il y a des
    endroits au a NOEL il n’ont même pas eu de messes la premiere a eu lieu ebn janvier vers le15 si je me souvient bien
    Merci de ne pas mentionné mon nom

  5. balanine

    AAAAAHHHHHH ! si les Prêtres dignes de ce nom étaient en SOUTANE ! quand est-ce que ces Prêtres vont enfin comprendre que ce sont les actes qui font voir que nous sommes enfants de DIEU !
    En voulant « se fondre » dans le monde alors qu’ils ne font PLUS partie du monde de la terre, tous ces prêtres conciliaires, transforment le Saint Sacrifice de la Messe en un folklore assourdissant et leur tenue décontractée n’est pas représentative de leur….. fonction !

  6. Notons que le vicaire du diocèse, le Père Gérard Nicole, précise que l’intéressé avait déclaré avoir eu le sentiment que ses initiatives pastorales avaient du mal a être acceptées. De quelles initiatives parle-t-il ? Etaient-elle en conformité avec la religion catholique ? faisaient-elles appel à des pratiques trop éloignées de la culture de notre pays ? On ne les sait pas. Quoiqu’il en soit, le Père Nicole ne fait état d’aucun tag ni propos racistes (qui seraient tout à fait condamnable et inacceptable venant de chrétiens ou d’autres personnes), dans son interview à Ouest France. Prions pour ce prêtre et ses fidèles, afin d’implorer la miséricorde du Seigneur sur eux.

  7. Anne Arel

    Non, elles ne faisaient pas appel à des pratiques trop éloignées de la culture de notre pays (mais j’ignore quelle est votre culture). Oui, elles étaient en conformité avec la religion catholique. Oui, il a officié pendant 8 ans dans une autre paroisse, celle de Guingamp, qui est aussi la mienne. Non, pendant 8 ans il n’a pas eu de problèmes.

  8. @Anne Arel
    de toute façon, aujourd’hui en Bretagne les églises se vident et se videront de plus en plus du fait de l’âge moyen des pratiquants et de la descente constante du chiffre des nouveaux-nés dont les parents demandent le baptême,, un sur quatre ! (ce qui ne signifie pas que les enfants présentés au baptême recevront une éducation chrétienne).
    Par ailleurs, les mariages chrétiens se raréfient , les mariages « homos » impensables jadis existent, et les sépultures civiles augmentent.

    J’en viens à ma conclusion : je trouve que c’est du gâchis de déplacer un prêtre pour célébrer une messe devant vingt ou quarante personnes de plus de 70 ans, et 0 famille ou adolescent,
    Inutile, en plus, de déplacer des prêtes africains pour cela tandis qu’en Afrique leur présence ne serait pas de trop pour enraciner la foi et protéger ainsi l’Eglise de l’expansion mahométane.

    le covoiturage existe et si les grand-mères d’aujourd’hui n’ont à peu près rien transmis à leurs enfants et petits enfants sur le plan religieux, elles ne doivent s’en prendre qu’à elles-mêmes.

    Il faut dire, aussi, que le clergé, qui court après la modernité en référence exclusive « au Concile » du relativisme qui ne dit pas son nom et d’un naturalisme débridé, en a déboussolé plus d’un de nos vieux qui sont nés avant ‘arrivée de la télévision et dont le niveau d’études est le certificat d’études primaires.

    … le mot culture n’obéit qu’à un précepte, celui de la foi catholique qui irrigue la civilisation chrétienne, ou nous acceptons un « melting pot » de croyances et de manière d’être avec leurs conséquences dont il ne faut pas se plaindre.

    Comme je l’ai écrit plus haut, chez nous en Bretagne, il y a 3 ou 4 ans, j’ai vu un prête habillé d’une sorte de « poncho » multicolore et qui chantait « youcoulélé » durant le canon d’une messe d’enterrement.(aujourd’hui des bénévoles laïcs font le travail et les gens disent qu’ils ont été à une « messe d’enterrement »)..

    Certains pourraient imaginer que je caricature la situation. Ils pourront vérifier par eux-mêmes au diocèse de Saint-Brieuc, en assistant à une messe de regroupement paroissial de X clochers (en ville ou en campagne) et constater le nombre d’octogénaires d’une assemblée très loin de remplir l’église.

    La vie de l’Eglise, c’est comme la démographie, les effets et les causes s’inscrivent dans le temps de cycles longs. Nous savons actuellement que les courbes sont mauvaises et que le cycle d’aujourd’hui dépasse le temps de la génération du moment, avec ou sans le renfort des prêtres africains.

    allegovivace

    • GG

      « Le covoiturage existe et si les grand-mères d’aujourd’hui n’ont à peu près rien transmis à leurs enfants et petits enfants sur le plan religieux, elles ne doivent s’en prendre qu’à elles-mêmes. »

      Quelle sévérité pour ces pauvres grand-mère, désolées de voir que la foi n’a pas pu être transmise…
      Vraiment, elles n’ont pas été aidées : catéchisme misérable, messes déformées qui voulaient plaire, prêtres sécularisés…Mal conseillées, et même moquées quand elles osaient dire que vraiment, quelque-chose clochait…Tout leurs efforts ont été inutiles, et c’est l’échec douloureux de leur vie.

      Les grands-mères et les vieux, rescapés dans les églises, n’ont même plus la force d’accueillir avec chaleur les rares jeunes qui voudraient participer. Repliés dans leur chagrin, ils se sont résignés à mourir sans descendance spirituelle.

  9. GG. Je suis d’accord avec vos propos : catéchisme misérable et parfaitement stérile – en particulier dans les années 90 – messes déformées dans lesquelles ont été introduites des rites protestants, la mise à l’écart de la Sainte Mère de Dieu dans les églises et dans les esprits (il paraît qu’elle prenait trop de place, mais à présent on ne lui laisse même pas de place au pied de la Croix !). Ajoutons à cela des modifications de rites imposées aux fidèles à l’initiative personnelle du Curé de la paroisse, engendrant des disparités importantes et parfois stupéfiantes d’une paroisse à l’autre. « Il faut toujours douter !  » assénaient certains prêtres dans leur prédication (alors que les fidèles étaient en recherche de repères stables et de certitudes). C’est Vatican II qui l’impose ! entendait-on dire. Et tout le monde de suivre la direction (forcément bonne …) indiquée par le responsable de la paroisse. Mais que n’a-t-on pas fait avaler aux catholiques de France « au nom de Vatican II » ! Quand donc le clergé de France s’interrogera-t-il enfin sur sa responsabilité dans le triste état de son Eglise ? Trop tard sans doute. Car actuellement il ne se sent pas encore fondé à le faire.

  10. De toute façon, nous ne pouvons plus avoir confiance en la plupart de nos évêques (en plus ils se recrutent entre eux pour mieux durer) dont la pastorale issue de « vatican d’eux », en trompe-l’oeil, s’apparente à un humanisme bêlant et crypto-naturaliste,socialiste, qui met le Magistère des papes de Grégoire XVI à Pie XII et la doctrine catholique, sous le boisseau.

    A Saint-Brieuc, d’expérience, le « Père » Evêque (ce n’est donc ni une Excellence ni un Monseigneur), ni son Vicaire Général perclus de « modernisme » n’inverseront le cours désastreux des choses.
    … viendra le temps, avec ou sans les prêtres d’ailleurs noirs, blancs ou métis, le diocèse connaîtra une mutation qui le verra devenir « administration apostolique ». Alors, un seul évêché à Rennes pour la Bretagne sera en phase avec la réalité bien installée d’une apostasie en forme d’indifférence religieuse.

    Evidemment, chacun considérera mon affirmation bien pessimiste. Je réponds les choses étant ce qu’elles sont, qu’elle est inéluctable à cause de l’effondrement des finances des diocèses bretons. Pas de ressources financières = pas d’existence pour un diocèse depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat à l’issue de la spoliation multiple des biens d’Eglise depuis la guerre civile de 1789 dont nous avons été les « grands » perdants.
    Sans catholiques fervents, formés, cohérents, conséquents, dont les familles sont le creuset des vocations sacerdotales et religieuses à venir, le découpage de la région apostolique avec ses diocèses d’aujourd’hui est caduque.

    Nous subissons seulement ce que nous méritons. Les grâces au présent et à venir ne nous manqueront jamais.

    • En vous attaquant à l’enseignement de « Vatican d’eux » vous ébranlez la foi en l’infaillibilité de l’Église.

      L’enseignement de Vatican II est parfaitement compatible avec l’enseignement des papes précédents (je songe surtout à Dignitatis humanæ et Gaudium et spes). Il éclaire et fonde les enseignements des papes précédents.

      En revanche la pratique ecclésiale faite de haine de la liberté religieuse et culturelle des fidèles catholiques est contestable, voire injuste. C’est pourquoi l’épiscopat s’est inventé la chimère des « intégristes », maurrassiens, pétainistes et OAS pour pouvoir mieux haïr la liberté religieuse sous couvert de haine du royalisme maurrassien anti-ralliement, de l’arbitraire pétainiste et du terrorisme OAS.

      Évêques ! Cessez vos diffamations ! Rendez-nous la liberté de la culture religieuse française, la liberté de la messe, la liberté de vouloir le Christ-Roi !

  11. @denis merlin

    sur le long terme, l’Eglise notre sainte Mère et épouse mystique du Christ a les promesses de la vie éternelle.

    Mais, pour nous qui sommes de passage furtif (quelques dizaines d’années au plus) et à un mauvais moment de l’histoire de l’Eglise, pas question de « signer un chèque en blanc » aux hommes d’Eglise actuels qui sont en rupture avec le Magistère de Grégoire XVI à Pie XII.

    L’infaillibilité pontificale ne peut pas être invoquée à tout propos, tout le monde le sait mais n’en tient pas vraiment compte. (ainsi l’attitude Léon XIII avec « le Ralliement » est une erreur pastorale vérifiée dans ses conséquences ultimes tout au cours du XXs jusqu’à aujourd’hui).

    Le concours des prêtres « d’importation » pour panser les plaies de l’Eglise ouvertes par le « Ralliement » est un
    pis aller qui traite les effets sans remonter à la cause d’une course sans fin derrière la « modernité » de la république qui est laïque/sans Dieu donc oeuvre proprement satanique.

    allegrovivace

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