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Quelle motivation pour nos évêques ?

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Dans un entretien à La Croix,  le cardinal Vingt-Trois analyse, après le synode et la possibilité de donner la Très Sainte Communion aux couples en situation d’adultère, que

« certains sont très inquiets parce qu’ils pressentent que l’avenir des bonnes pratiques ne dépend pas du règlement mais de la motivation des gens qui les portent, et comme ils ne sont pas sûrs de leurs motivations, ils ont besoin que l’échafaudage soit plus fort ».

Le problème c’est que l’échafaudage en question a besoin d’être d’autant plus fort que les évêques sont souvent faibles, et que, oui, beaucoup sont inquiets des bonnes pratiques de nos évêques, dont on a vu l’incapacité ces dernières années, tant sur les plans liturgiques, doctrinaux, oecuméniques, scolaires, catéchétiques, etc. Alors une brèche sur le plan du mariage, nous savons comment cela se termine : comme pour le chant grégorien dont le Concile rappelait qu’il devait occuper la 1ère place et dont on n’entend plus chanter dans les paroisses, ce sera la distribution générale dans les paroisses. Exit les cas particuliers et la formation des consciences. D’ailleurs, soyons honnêtes : c’est déjà le cas. Et nos évêques savent bien que leurs curés n’ont que faire de cette casuistique d’échafaudage.

10 comments

  1. Fernand Lafrenière

    La vie chrétienne n’est pas basée sur la réglémentation de sujet individuel mais une unités de foi et de l’exemple de la vie de Jésus. La vie, la mort et la résurrection qui nous reste comme force de foi, c’est l’Eucharistie et le pardon des manquements . L’Eucharisrie représente les paroles de Jésus à la dernière scène. Vous ferez ceci en mémoire de moi. Pourquoi ne pas essayer de promouvoir sa connaissance et créer de l’intérêt envers l’Eucharistie pour rapprocher les fidèles plutôt que fermer les églises. Les fidèles nombreux peuvent remplir les coûts d’entretiens pécunier pour les entrenir. Les fidèles sont laisser à eux même et doivent prendre la liberté d’agir selon le côté le plus facile de la vie, oubliant la raison d’être sur cette terre: aimons nous les uns les autres selon notre possibilité.

  2. toubib16

    Pour plus de sécurité, faire comme je fais depuis des années, refuser catégoriquement la communion par un laïc quel qu’il soit (on ne le connait pas) quitte à changer de file voire à ne pas communier.
    Je préfère la communion « spirituelle » à la communion sacrilège.

    • Marguerite

      D’accord avec vous ! je suis toujours gênée de recevoir la communion des mains « non consacrées » d’un laïc, homme ou femme. Cela m’est encore arrivé samedi soir dernier, des mains d’une femme … Mais je communie toujours sur la langue. Cette même femme bénissait les personnes qui ne pouvaient communier … Cela me choque : pour moi, seul un prêtre, ou un diacre, peut bénir … et seul un prêtre peut donner la communion sur la langue …

    • Chantal

      Quiconque s’avance [au point] de ne pas rester dans la Doctrine du Christ, n’a pas Dieu, celui qui reste dans cette Doctrine possède le Père & le Fils.
      Si quelqu’un vient vous trouver sans apporter cette Doctrine ne le recevez pas chez vous et ne le saluez pas.
      Celui qui le saluerait, participerait à ses oeuvres mauvaises.

  3. Philon33

    Mgr Vingt-trois rentrerait-il lui aussi en hérésie? Il sait bien qu’il ne s’agit pas ici de bonnes pratiques mais des fondements mêmes de l’Eglise. La communion est un sacrement au-dessus de tout. Si seulement nos prélats actuels se souvenaient de ce qu’ils ont appris au séminaire. L’Eucharistie n’est pas un sacrement comme les autres, il s’agit du plus précieux, du plus saint, du plus haut de tout ce qui peut exister ici-bas. C’est Jésus le Christ lui-même, en personne qui vient s’offrir par son sacrifice dans les mains du prêtre. Il y a derrière ce sacrement toute la puissance de notre Dieu, c’est le Dieu trois fois saint qui se donne en sacrifice sanglant. Si nous pouvions voir la réalité de ce pain et de ce vin nous verrions la chair et le sang mêmes du Christ en croix. Les espèces nous sont données car nous ne pourrions supporter de voir cette chair sanglante et ce sang. Padre Pio durant la consécration tombait en extase car il voyait la réalité des choses et ce qu’il en avait coûté au Christ pour nous donner cette nourriture sainte et combien il nous faut nous en approcher avec crainte et sainteté. Réfléchissons à toutes les attitudes sacrilèges dans beaucoup d’Eglises et pratiquées par tant de prélats ! La Très Sainte Vierge à La Salette n’a t-elle pas annoncé que l’Eglise et les prêtres de son fils étaient devenus des cloaques d’impureté ? Faire venir à la communion des personnes en état de péché mortel est gravissime et le péché de ces prélats qui permettent tout cela est encore plus grand que celui des pécheurs même. Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites parce que vous fermez le royaume des Cieux aux hommes car vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent y entrer.

  4. Maurice

    Voulant une certitude sur la définition de la communion lu dans wiki (vous pouvez chercher ailleurs si ce site ne vous convient pas) :
    – Les catholiques et les orthodoxes croient en la transsubstantiation, les luthériens en la consubstantiation tandis que pour d’autres protestants tiennent la communion pour un acte purement symbolique –

    Faire l’association de recevoir la communion donnée dans la main par (presque) n’importe qui n’est-il pas communier comme un protestant ? (n’est-ce pas ce que nous voyons sur la photo d’illustration où l’hostie est donnée dans la main par une personne semblant être un laïque)

    Depuis plusieurs jours, il est question du jeune avant de recevoir la communion, jeune de 3 h, je ne savais même pas que ce n’était plus obligatoire, ou tolérer de ne pas le respecter ; comme quoi ne pas s’informer des réformes néo-protestantes n’est pas plus mal.

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