Fabienne Brugère annulée : La Croix mange son journal

Dans deux articles publiés aujourd’hui (ici et ici), le quotidien La Croix s’indigne de ce que « l’épiscopat annule la venue d’une philosophe à une formation de la pastorale familiale« . D’abord il ne s’agit pas de l’épiscopat mais de Mgr Brunin, président du Conseil Famille et société de la Conférence des évêques de France, et dont on ignore s’il était vraiment informé de la personnalité de cette Fabienne Brugère, promotrice de l’idéologie du gender et de Judith Butler. Perepiscopus avait révélé qu’elle s’était vanté de son féminisme échevelé, revendiquant le « droit » à l’avortement. L’excellent Salon Beige avait lancé une supplique à l’attention de Mgr Pontier, qui a eu l’effet escompté.

Mais le promoteur de l’idéologie ecclésiale des années 70, La Croix, a avalé cette décision de travers et dénonce « des sites proches de l’extrême droite ». C’est bien pratique. Dominique Greiner écrit d’une façon assez péremptoire :

« La décision passe mal dans une partie de l’épiscopat, qui regrette une reculade sous la pression d’une minorité érigée en police de la pensée. »

Une partie ? Celle des Mgr Dagens et autre Simon ? Parce qu’une autre partie de l’épiscopat se réjouit de cette nouvelle…  Sa rhétorique est même assez gonflé : il accuse une minorité (mais qu’en sait-il ? les délégués diocésains qui devaient subir cette formation idéologique sont sans doute une majorité à la rejeter) d’être une « police de la pensée » et en même temps il somme les évêques de s’expliquer :

« Dans moins d’un mois, les évêques se retrouveront à Lourdes pour leur Assemblée plénière. Ils auront à s’expliquer sur une décision qui voulait apaiser les esprits mais qui d’ores et déjà déchire l’épiscopat et sans doute les communautés. Les débats promettent d’être houleux. »

S’il y a une police de la pensée ici, c’est sans nulle doute La Croix.

Il écrit également cette perle :

« L’épiscopat a perdu ici une belle occasion de manifester qu’envers et contre tout l’Église est conversation. Dialoguer avec les représentants de la pensée contemporaine fait partie de sa nature et de sa mission. »

Voyez amis lecteurs, « l’Eglise est conversation »… Cela ressemble au célèbre pipotron ecclésiastique… A ceci près que Fabienne Brugère venait dispenser un enseignement aux délégués diocésains. Il ne s’agissait pas d’un débat ni d’une conversation. La Croix a tendance à prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

17 comments

  1. Jean-Pierre Delmau

    La Croix est souvent considérée comme le quotidien officieux de l’épiscopat.
    Il me semble que, depuis le temps que dure cette sorte de réaction et de propagande en faveur des dérives morales, l’épiscopat serait bien inspiré de se donner un autre vecteur d’information, officiel cette fois. Et, en attendant, de réagir fermement contre cette désinvolte et arrogante désinformation.

  2. Lamarque Danielle

    Le journal La Croix est un vecteur de la pensée maçonnique à laquelle Le Seigneur, par ses fidèles, mettra bon ordre et fin …. enfin !
    Prions

  3. DUMAS

    Bonjour,

    Ce journal n’est qu’n « torchon » gauchissant; les évêques qui recommandent la lecture de ce journal « progressiste » se disqualifient et s’écartent des enseignements du Pape, dans sa prophétie de LA SALETTE, la Vierge MARIE en parlant de ces ministres qui apostasient, « ces cloaques d’impureté »: MARIE n’a pas mâché ses mots; par leur conduite, ils se condamnent eux-mêmes; mais le plus grave c’est qu’ils induisent en erreurs les »âmes » dont ils ont la charge!!!

  4. gaudet

    Il est grand temps que les catholiques de France, comprennent fondamentalement que le fameux journal la croix, de part ses prises de positions soit immorales soit modernistes, constitue une trahison scandaleuse et continuelle de la pensée traditionnelle et donc véritable de l’Eglise !

    Les meilleurs catholiques , souffrent donc profondément de voir notre épiscopat faire preuve d’aveuglement , de passivité, et de complaisance aberrante envers les divagations scripturaires d’un journal, dont la disparition éventuelle future, devra être accueillie fort favorablement , et grand soulagement par nous vrais fidèles .

    Quand à l’affirmation selon laquelle l’Eglise est conversation, nous croyons tous littéralement rêver! bien au contraire, nous savons bien qu’il s’agit d’une institution hiérarchique, imposant un ordre moral et théologique fondamentalement puissant car véridique, en dehors duquel tout n’est que ténèbres !

    Les « conversations et autres verbiages mondains » tombent dans le domaine des la politique purement humaine, dont le triste spectacle s’étale sous nos yeux constamment dans l’hémicycle de l’assemblée nationale, mais non pas dans le cadre d’une institution divine fondée sur la toute puissance universelle de l’autorité du Christ !

    Malgré tout nous pouvons exprimer notre soulagement sincère, à l’annonce de l’annulation de la participation de cette intellectuelle dévergondée aux travaux de la conférence des évêques de France, démontrant que , au milieu de leurs multiples égarements, quelques prélats, sont encore capables de saines réactions !

  5.  » L’excellent Salon Beige avait lancé une supplique à l’attention de Mgr Pontier, qui a eu l’effet escompté. »

    C’est à souligner… les pétitions ne sont pas toujours mises à la poubelle !

    Et soutenons le Salon Beige dans ses difficultés et persécutions mis en examen pour avoir dénoncé les arrestations arbitraires

  6. Jacq44

    Bonjour,

    Cela fait 40 ans au moins que ce journal n’a plus de chrétien que le nom. Par fidélité à ma famille cum sanguinis, je suis resté abonné des années 70 à 80 puis devant les propos, articles de fond ou pas qui tournaient de plus en plus à une désinformation fortement teintée à gauche, je n’ai pas renouvelé l’abonnement. Une personne qui c’est présenté comme le rédacteur en chef (?) m’a téléphoné pour me demander pourquoi, j’ai évidement répondu dans le sens que vous devinez. Aussitôt j’ai eu une attaque me reprochant ma position et surtout de n’être pas fidèle à la parole du Christ …??!! Et que mon non renouvellement privait « La Croix » de la manne financière permettant l’expression chrétienne dans ce monde païen. Je ne savais pas que le non soutient à mgr gayot et autre ccfd n’étaient pas catholiques ???
    L’épiscopat dans ce qu’il à de moins réactionnaire devrait une fois pour toute couper les ponts avec ce journal qui dérive depuis plus de 40 ans, de même les journaux « la vie » qui n’est plus « catholique » et autres organes de presse qui trompent leurs lecteurs en leur faisant prendre des vessies pour des lanternes, je veux dire des mensonges pour des paroles de vie.

  7. BRUNIER Jean-Marie

    « La Croix » journal socialo-coco compatible donneur de leçons !
    Ce canard stigmatise la « police de la pensée »…de qui se fout-on ?
    Quid de la « pensée unique » distillée par « La Croix » à longueur de colonnes ?
    « La Croix » du 24 février 1962, recommandait, au sujet des jeunes rapatriés français d’Algérie qu’il fallait : « [...] éviter de laisser notre jeunesse se contaminer au contact de garçons qui ont pris l’habitude de la violence poussée jusqu’au crime [...] ».

  8. c

    Le problème c’est que la Croix aurait gagné des lecteurs tandis que Libération en perdait!

    Bref la Croix est le journal de la progressie boboïde et vieillissante aux valeurs cathos et surtout cathodiques et qui est aussi très présente dans les comités agissants dans bien des paroisses…dans l’indifférence ou l’impuissance de la masse silencieuse des cathos.

    Je me rappelle une époque pas si lointaine où une certaine Frigide Barjot était invitée dans les diocèses et où le tapis rouge lui était déroulé.

    Nous avons besoin d’une bonne réinformation et d’une bonne chass d’eau pour chasser tout ce qui pollue depuis des décennies nos cerveaux pour penser d’une manière autonome et avec une formation correcte du magister.

  9. Pingback: Ciel ! La Croix va-t-elle pouvoir résister à une telle auto-intoxication ? Combien de temps va-t-il falloir à une  » partie de l’épiscopat  » pour déglutir et avaler ? … « Le fou du Roi Louis XVII

  10. Maurice

    La Croix a tendance à prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.
    NON ! ! Pour des couillons !
    Ce journal porte bien mal son nom, il devrait plus se nommer : le tablier.
    Son nom attire des fidèles qui font confiance aux écrits vu sa dénomination, mais le contenu a tourné au vinaigre depuis longtemps. Les invités représentant ce journal aux émissions de TV en sont les représentants nauséeux, leurs propos en sont des preuves pour ceux qui en douteraient.

  11. toto

    « La Croix » est encore plus immonde que « le Monde »: avorteurs, euthanasieurs, propagateurs de l’hérésie et de la culture de mort. Que ce genre de presse crève, cela ne me dérange pas du tout.

  12. Jean-claude

    La fureur transparaît dans un article du journal La Croix à propos de l’annulation, qui pourtant s’imposait évidemment, de l’intervention de Mme Brugère comme formatrice à la session des délégués diocésains à la solidarité. Cette fureur en dit long.
    CELA EN DIT LONG D’ABORD sur l’inconséquence des responsables de cette session que révèle leur attitude vis-à-vis du gender. Il est inimaginable d’avoir eu l’idée de faire venir une adepte des théories de Judith Butler (et qui plus est favorable à l’IVG) pour former les délégués diocésains. Il est plus inimaginable encore que, une fois le pot aux roses découvert et placé sur la place publique grâce à la bienheureuse pétition lancée sur ce sujet, l’annulation de cette prestation ait donné lieu à l’expression de vives critiques, cette annulation étant jugée comme un regrettable recul.
    La ligne de défense des promoteurs de la venue de Mme Brugère était de dire que c’était pour dialoguer qu’elle était conviée. Cette position ne tient pas, pour deux raisons. D’une part, elle était là pour donner une formation, et sans contradicteur prévu au programme. D’autre part, quand bien même cela aurait été pour dialoguer, depuis quand est-il bon de dialoguer avec quelqu’un qui est le tenant de thèses idéologiques mortifères, si ce n’est pour tenter de le convaincre, ce qui ne correspondait pas au contexte ?
    Certes c’est une attitude évangélique de cultiver cette pratique du dialogue. Mais avec la vertu de prudence. Sinon, le résultat c’est le progrès des idées fausses et même tragiquement nocives comme il apparaît à propos du mariage entre personnes de même sexe avec adoption. Des catholiques sont nombreux à jouer un rôle positif en faveur des lois sociétales iniques promues par le pouvoir et il semble que leurs pasteurs n’osent pas toujours leur dire que c’est une faute grave d’apporter son appui à des lois qui contreviennent de la manière la plus évidente au bien commun en même temps d’ailleurs qu’aux orientations évangéliques les plus essentielles. Cette situation est grave.
    MAIS CELA EN DIT LONG AUSSI sur le journal La Croix. Cet aspect ne fait que rejoindre le précédent car il va de pair avec le fait que La Croix est le vecteur de cet immense fourvoiement d’une partie des catholiques que l’on vient de décrire. A propos de l’affaire du mariage entre personnes de même sexe, ce quotidien n’a pas arrêté d’accompagner l’infâme progression de ce projet, en se tenant en permanence dans cet insidieux et odieux entre-deux, c’est-à-dire à mi-chemin entre les opposants et les promoteurs du projet, donnant la parole aux uns comme aux autres dans un esprit de neutralité. Or cet entre-deux est absurde vis-à-vis d’un projet qui est totalement, radicalement, odieux, en tout cas si l’on se place du point de vue de la protection des plus faibles, et qui devrait primer sur tous les autres, à savoir celui de la protection des enfants. Ainsi le projet a-t-il cheminé jusqu’à son terrible aboutissement au petit jour d’un matin de mai où est tombée la promulgation de la loi, sans que jamais un journaliste de La Croix ait énoncé que cette loi était inacceptable, injuste, inique, mensongère, et mortifère pour la société. Rappelons-nous que c’est le journal La Croix qui a offert ses colonnes pour permettre à Mme Taubira de faire la toute première présentation publique de son projet, là où elle a annoncé qu’il s’agissait d’une réforme de civilisation majeure, cet entretien n’étant accompagné d’aucune prise de distance radicale par le journal La Croix vis-à-vis de ce discours de la ministre. D’emblée s’introduisait dans l’esprit des lecteurs malheureusement encore nombreux à penser que la Croix est un journal exempt de contradictions radicales avec l’Évangile, l’idée qu’au fond le projet qui se lançait n’était peut-être pas si contraire au bien commun. Et tous les lecteurs, dans les chaumières, dans les presbytères, dans les congrégations, dans les monastères, de boire ce lait empoisonné…

    Tout le long de ce chemin de croix, les choses se sont passées ainsi. Récemment encore, à propos de l’ABCD de l’égalité, dans le numéro du 6 février 2014, le journal La Croix présentait les résultats de son enquête, là encore avec le bel entre-deux qu’on lui connaît, sans du tout conclure avec netteté, comme la vérité imposait de le faire, que la lutte contre les stéréotypes n’est que le cheval de Troie de la théorie du genre. Tous les incidents qui ont défrayé récemment la chronique en apportent la preuve. Ajoutons que dans son numéro du samedi 8-dimanche 9 février 2014, La Croix a publié une chronique dans laquelle un ancien Directeur du journal, sous le titre Histoires de familles, ne craignait pas de dire à propos de la belle manifestation du 2 février qui a permis, excusez du peu, le retrait de la loi famille : « Le fantasme national répandu par l’internet sur cette fameuse « théorie du genre » que les méchants socialistes auraient (sic) entrepris d’installer de force dans l’esprit des bambins était l’une des vedettes de la manifestation. Un sujet nouveau. Mais qui, sérieusement, pouvait croire les bobards (sic) des réseaux sociaux manipulés ? » Le journal La Croix détient une responsabilité objective majeure dans la progression d’évolutions sociétales gravissimes.

    Nous lançons un appel pour que l’emporte le respect de l’exigence chrétienne de la cohérence entre la foi, la pensée et l’action. La défense des plus faibles, les enfants, qui est au cœur de la doctrine sociale de l’Église, devrait être le ciment de l’unité dans l’Église.

  13. Melmiesse

    La théorie du care que F Brugère aurait développée c’est: partir de l’expérience, de la pratique pour créer des liens sociaux ; la sollicitude envers la vulnérabilité doit aboutir à l’action; l’Etat se soucie de chacun et chacun se soucie de l’Etat. Il s’agit donc d’une philosophie athée : comment construire une société fraternelle sans Dieu. Le catholique part de Dieu qui envoie son fils apprendre aux hommes l’amour véritable; les hommes attirés par Jésus Christ construiront la société fraternelle par la charité (amour vraie) . Fabienne Brugère veut des individus performants , Jésus Christ crée des individus ( hommes nouveaux nés en esprit) qui deviendront performants grâce à l’Esprit saint. Les évêques regretteront-ils vraiment la morale athée de F Brugère, si c’est le cas, Jésus Christ devient inutile

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