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Réorganisation du diocèse de Saint-Dié

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Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, a publié le 8 septembre une ordonnance réorganisant son diocèse :

Article 1.
La suppression des doyennés actuels
A compter du 1er septembre 2012, cette ordonnance s’applique à notre diocèse et tous les doyennés actuels sont supprimés.
Article 2.
La création de communautés de paroisses
Ce même jour, dans le but de favoriser l’exercice de la charge pastorale par une action commune, les communautés de paroisses sont érigées conformément à la liste ci-après, donnant les noms et la composition de chacune d’entre elles.
Article 3.
Le curé doyen à la tête de la communauté de paroisses
a. Le curé doyen est nommé, pour un temps déterminé, à la tête de chaque communauté de paroisses. Pour une juste cause, l’évêque diocésain pourra librement révoquer ce prêtre de sa charge.
b. Le curé doyen est chargé de promouvoir et de coordonner l’action pastorale dans la communauté de paroisses. Il assume cette responsabilité en suscitant le concours fraternel des prêtres, des diacres et de tous les coordinateurs d’équipe de la communauté de paroisses. Ces personnes constitueront l’équipe de communauté de paroisses. Il peut également susciter la participation régulière ou occasionnelle d’autres personnes. […]

Article 4.
L’organisation des paroisses en raison de la pénurie de prêtres.
a. Depuis plusieurs années, il n’est plus possible de pourvoir l’office curial de toutes les paroisses du diocèse malgré une meilleure répartition du clergé et l’accueil de prêtres étrangers. L’étude de l’évolution du clergé dans les décennies à venir laisse encore présager une importante diminution du nombre de prêtres disponibles pour un ministère paroissial.En raison de cette pénurie de prêtres qui risque malheureusement de durer et par souci de solidarité entre les paroisses, la charge curiale des paroisses du diocèse sera assurée selon le canon 517 § 2 du code de droit canonique. Ainsi, une participation à l’exercice de la charge pastorale de chaque paroisse sera confiée à une communauté de personnes appelée “équipe paroissiale”. […]

d. En raison de la pénurie de prêtres, un prêtre peut être nommé curé modérateur de plusieurs paroisses. […]

Cette réorganisation exprimée dans l’article 4 nous fait aussitôt penser à ce que disait Benoît XVI aux évêques français très récemment :

« Toutefois la solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient. Le risque existe de mettre l’accent sur la recherche de l’efficacité avec une sorte de «bureaucratisation de la pastorale », en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir « autoréférentiels », à usage exclusif des membres de ces structures. Celles-ci n’auraient alors que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière. L’évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établit dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu. »

Néanmoins, selon l’article 5, le curé reste maître dans sa paroisse :

« Le curé modérateur est le pasteur propre de la paroisse chargé de modérer l’exercice de la charge pastorale auquel participent officiellement une ou plusieurs personnes. Il est le garant de l’ecclésialité de toutes les actions entreprises au nom de la paroisse afin qu’elles ne soient jamais démunies des valeurs évangéliques qui normalement les animent et auxquelles elles renvoient. Il veille également à ce que les activités paroissiales ne soient jamais en contradiction avec l’énoncé de la foi catholique. »

Il reste désormais 14 communautés de paroisses dans ce diocèse. En attendant la prochaine réduction. De façon symptomatique, le même évêque a participé le 15 septembre à l’inauguration de la mosquée d’Epinal, au cours de laquelle il a prononcé un discours. Il a notamment rappelé que l’ouverture dont bénéficient les musulmans en France ne profite pas aux chrétiens d’Orient :

« Encore maintenant, en certains endroits, des chrétiens ont du mal pour exister comme chrétiens et vivre leur culte en toute liberté, et il leur est parfois très difficile de construire des églises. »

2 comments

  1. Melmiesse

    s’il n’y a plus de prêtre il y a un évêque : »et s’il n’en reste qu’un je serais celui-la », et il y a maintenant des musulmans pour montrer que Dieu existe et qu’il faut le prier; pourquoi pas à la mosquée avec Mgr Matthieu?

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