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Silence de la CEF sur le rejet d’Un de nous

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Depuis des semaines, les instances de la Conférence épiscopale menaient une intense opération de propagande pour inciter les électeurs à voter, et à bien voter, c’est-à-dire à voter pour les partis favorables aux institutions européennes, celles-là même qui nient le souveraineté des peuples, ces institutions qui bafouent le principe de subsidiarité, principe pourtant fondamental de la doctrine sociale de l’Eglise. Enfin institutions qui ont rejeté la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe.

On ne voyait pas bien pourquoi des instances de la CEF prenaient une position aussi affirmée pour des institutions contraires aux principes de la doctrine sociale de l’Eglise, sinon par cette continuité avec l’idéologie de la démocratie chrétienne, qui n’a pourtant cessé d’échouer depuis l’après-guerre, dans ses manœuvres.

La CEF a ainsi diffusé le rapport Schuman sur l’Europe, un appel à voter des évêques allemands (pourquoi ceux-là et pas ceux des 26 autres Etats membres ?), une déclaration de Mgr Grallet, un extrait d’un discours de Mgr Pontier, un texte de l’inénarrable Monique Baujard, et tous ces textes allaient dans le même sens européiste. Patatras : les résultats ont été ce que l’on sait et cela montre le décalage entre ce que disent nos évêques et ce que fait le peuple, preuve que la CEF n’est plus écoutée (mais combien avaient lu ces textes ?). Mais cette attitude, que l’on peut qualifier de cléricale, fortement dénoncée par le pape François, décrédibilise l’ensemble du message de l’Eglise. Si la CEF se contentait de rappeler quelques principes (par exemple ceux que Benoît XVI avait qualifié de non-négociables devant le Parti Populaire Européen en 2006), plutôt que d’encenser la construction européenne de Schumann à Barroso, elle ne se fourvoierait pas autant.

D’autant que la Commission européenne vient de rejeter l’initiative citoyenne « Un de nous » qui demandait l’arrêt du financement des recherches impliquant la destruction d’embryons humains. La demande a été refusée en vertu de la définition que donne la Commission de l’embryon. Deux millions de personnes avaient signé cette pétition, qui a été simplement jetée à la poubelle. Ce déni de démocratie révèle 2 choses : le mépris de l’instance dirigeante de l’Union européenne pour la vie humaine, et le mépris de la même institution pour le peuple. Et depuis cette décision, prise mercredi dernier, le site de la Conférence épiscopale est muet. Qui ne dit mot consent. Nous avions déjà appris que Mme Baujard est favorable à l’avortement. Faut-il croire que l’ensemble du noyau dirigeant de la CEF est favorable au diktat de la Commission européenne ?

18 comments

  1. Jean-Pierre Delmau

    Cette position de la CEF est d’autant plus étonnante qu’il n’est vraiment pas dans sa mission de donner des consignes de vote, sauf s’il y a un danger moral dans un choix déterminé. Ici, si elle ne souhaitait pas un risque de polémique sur les reproches justifiés qu’elle était en droit de faire aux instances de Bruxelles, elle pouvait simplement se taire. C’est ce qu’elle fait depuis les dernières décisions de la Commission, qui tombent vraiment mal. De sorte que les réactions successives paraissent tomber à contretemps : consignes quand il vaudrait mieux se taire, silence lorsqu’il faut réagir…

  2. Emmanuel

    Voici à nouveau quelque chose qui justifie la démarche DPR récemment lancée. (Cf. le commentaire d’Emmanuel, déposé le 9 mai 2014 à 22h14, à propos de « même pas la pourpre aux joues » publié le 30 avril 2014).
    Rappelons que cette démarche propose de relever avec objectivité l’existence, dans certaines déclarations publiques, d’écarts manifestes par rapport à un juste exercice de la raison ou, ce qui en fait partie, par rapport au respect des faits. Au-delà de chacun des cas relevés, elle vise à appeler plus généralement l’attention sur cette évidence que si l’on se montre désinvolte par rapport au respect qui est dû à la raison et aux faits, on entre nécessairement dans l’arbitraire et même, si l’on détient un pouvoir sur les autres, dans la tyrannie, et que les conséquences les plus graves et les plus injustes, au rebours du bien commun, ont toutes chances d’en découler.

    DPR n°6, sur le fait que la CEF, dans le champ politique et social, s’exprime hors de ses compétences et inversement est muette sur des sujets essentiels relevant de son rôle, à commencer par l’éclairage des consciences sur les points non négociables.

    Dans un discours qu’il avait prononcé en 2006 et dont la teneur fut par lui réitérée en plusieurs occasions au long de son pontificat, Benoit XVI s’est exprimé dans les termes suivants, d’une lumineuse clarté :
    « Il ne faut pas oublier que, lorsque les Eglises et les communautés ecclésiales interviennent dans le débat public, en exprimant des réserves ou en rappelant certains principes, cela ne constitue pas une forme d’intolérance ou une interférence, car ces interventions ne visent qu’à éclairer les consciences, en les rendant capables d’agir de manière libre et responsable, conformément aux exigences véritables de la justice même si cela peut entrer en conflit avec des situations de pouvoir et d’intérêt personnel.
    En ce qui concerne l’Eglise catholique, l’objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent de manière claire :
    ‒ la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ;
    ‒ la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle irremplaçable ;
    ‒ la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants. »
    Il faut y réfléchir un peu pour mesurer toute la pertinence qui s’attache à la reconnaissance, ainsi, de ce que certains points puissent devoir bénéficier d’une priorité d’attention et de défense tout à fait particulière, que Benoit XVI fait bien percevoir par le recours à l’expression de principes non négociables, signifiant ainsi que rien ne saurait valoir en échange et en compensation d’un abandon, si peu que ce soit, de l’un ou l’autre de ces principes.
    Il faut y réfléchir un peu car d’aucuns pourraient se demander, et d’ailleurs certains n’ont pas manqué de le faire jusqu’à se fourvoyer faute d’avoir eu le discernement nécessaire pour trouver la réponse, ce qui peut justifier ce caractère de radicalité introduit dans la hiérarchisation des priorités, alors que les enjeux auxquels on peut être conduit à s’intéresser sont nécessairement multiples. Il pourrait sembler, de manière réaliste, plus pertinent, pour choisir entre les différentes offres politiques qui peuvent se présenter à un moment donné, de retenir celle qui paraitra la meilleure ou la moins mauvaise sur l’ensemble des critères de jugement possibles, plutôt que de se fixer à priori sur quelques points non négociables dont la non satisfaction appellerait une élimination d’office.
    Mais dans une telle vision, il y a un faux réalisme, celui sur lequel justement Benoit XVI mettait bien en garde dans Verbum Domini : « La Parole de Dieu nous pousse à changer notre idée du réalisme : la personne réaliste est celle qui reconnaît dans le Verbe de Dieu, le fondement de tout. »
    Il faut en effet considérer la manière dont les choses se présentent concrètement pour un chrétien qui doit choisir entre plusieurs offres politiques, dont chacune présente un ensemble de mesures, quand l’une des offres, comporte la transgression d’un principe identifié comme non négociable par Benoit XVI, sous la forme, par exemple, de la remise en cause par la loi civile du mariage et de la filiation sous l’inspiration d’une idéologie tendant à nier la différence entre l’homme et la femme. Est-il possible au citoyen catholique d’opter, tout en demeurant respectueux de sa foi et de sa raison, pour l’offre politique en cause qui pourtant contredit ses convictions pour ce qui est de la mesure relative au mariage et à la filiation, et cela parce qu’en contrepartie pour lui, il trouverait dans cette offre-là d’autres mesures propres à le satisfaire et qu’il ne retrouverait pas aussi bien ailleurs ?
    Telle est bien, en pratique, la question qui peut se poser. Or à celle-ci, si l’on regarde les choses en profondeur, on voit mal comment il pourrait être répondu positivement. Ce à quoi il faudrait renoncer n’est en effet rien moins que le respect des lois naturelles sur l’homme telles que voulues par le Créateur. Il semble évident, pour un chrétien en tout cas, mais aussi largement pour tout un chacun respectueux de sa raison que l’enjeu qui s’attache au respect ou au contraire à la négation, par les lois d’une société, de ces lois naturelles est de toute première importance. Cela peut et doit être perçu en se plaçant à différents niveaux.
    Le premier niveau est celui de la confiance en la Parole de Dieu, poussée jusqu’au degré auquel nous appelle le réalisme dont parle Benoit XVI, et qui consiste à voir dans cette Parole le fondement de tout : si vraiment on voit dans celle-ci le fondement de tout, comment pourrait-on ne pas voir que c’est une société sans fondement que l’on est en train d’essayer de bâtir si on le fait dans l’ignorance et même la radicale dénégation d’un message de la Révélation, qui plus est de celle-ci un message central, celui qui se rapporte à la définition même de la personne humaine, sommet de la création du monde visible, autour duquel cette création est entièrement ordonnée.
    A un deuxième niveau, on ne peut espérer pouvoir construire une société juste et raisonnable à partir d’une conception de la personne humaine, au service de laquelle la société a nécessairement vocation à s’organiser car on ne voit pas d’autres finalités qui vaillent pour inspirer cette organisation, qui serait elle-même déraisonnable puisque disjointe de sa nature.
    A un troisième niveau, en négligeant les lois naturelles, on introduit des failles évidentes dans l’organisation sociale, telles que, par exemple, le handicap évident que l’on se crée, si l’on veut construire une société solidaire, en tendant à détruire le niveau de base de la solidarité que constitue la famille, ou encore le discrédit immédiatement porté à toute prétention de promouvoir une société juste en commençant par priver délibérément des enfants de père ou de mère.
    Tous ces éléments étant considérés, il apparait bien que c’est manquer de réalisme et faire fi de l’exigence de cohérence que de donner son adhésion à une offre politique qui transgresse l’un des points non négociables, en pensant pouvoir compenser ce handicap par des avantages de l’offre sur d’autres plans. Une doctrine sociale de l’Église qui ne place pas au cœur de ses exigences le respect des lois naturelles sur l’homme sans la reconnaissance desquelles une société humaine, par définition pourrait-on dire, ne peut rien construire de solide ni de juste est manifestement déraisonnable.
    Or cette erreur fut malheureusement commise sous l’égide de la Conférence des évêques de France en 2011 à l’approche de l’élection présidentielle et des élections législatives qui allaient suivre, et voilà qu’elle vient d’être gravement renouvelée à l’occasion des élections européennes..
    Les membres du Conseil permanent de la Conférence ont co-signé, le 3 octobre 2011, un document intitulé : « Elections : un vote pour quelle société ? » dans lequel des éléments de discernement sont proposés aux fidèles pour éclairer leurs choix de votes à venir. Or si ce texte reprenait, même si les formulations adoptées les concernant n’avaient sans doute pas tout à fait la même clarté que celles particulièrement explicites et concrètes choisies par Benoit XVI, les trois principes non négociables mis en avant par le pape, ces derniers apparaissaient au milieu d’un ensemble beaucoup plus large de treize points de discernement proposés, et avec la précision apportée qu’ « à chacun de nous, il reviendra de hiérarchiser ces différents points de vue du vote ». Aucune différenciation de plan, ni même aucune hiérarchisation n’est proposée aux fidèles, et l’on est même à l’opposé de cela puisque la précision apportée signifie que leurs pasteurs n’ont rien de particulier à leur dire en ce sens.
    L’élection présidentielle a porté au pouvoir un candidat qui avait inscrit dans son programme le projet d’ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe, et les élections législatives qui ont suivi ont porté au parlement une majorité présidentielle qui a permis le vote de la loi sur le mariage.
    Pour les élections européennes, l’erreur a été totalement renouvelée, l’européanisme promu par la CEF n’étant assorti d’aucune alerte majeure sur le fait que les forces contraires au respect des principes non négociables sont très puissantes. Le rejet par la Commission Européenne de l’initiative citoyenne « un de nous » vient encore de confirmer la puissance de celles-ci.
    Un exemple flagrant est ainsi offert de ce que, lorsque l’on prend des libertés avec le respect de la raison, cette loi naturelle de l’intelligence humaine que le Créateur a déposée en chacun de nous, on entre dans l’arbitraire et l’illégitime, et si l’on détient un pouvoir, on pèse en faveur d’évolutions très graves, au rebours du bien commun, comme c’est le cas ici où la CEF contribue objectivement à l’advenue d’une société qui se permet de priver délibérément des enfants de père ou de mère et qui prétend pouvoir le faire sans injustice !!!

  3. Ravachol

    Les forces pro-mort sont aussi et dans le même mouvement les forces pro-capitalisme sans limite humaine. Pour gagner de l’argent il ne faut pas hésiter à tuer et à terroriser; toutes les mafias le savent.
    Il faut aussi séduire et laisser espérer « de grands bénéfices »; laisser espérer d’être « dans le système », c’est-à-dire être « quelqu’un » (et même « un grand quelqu’un »), tout en laissant croire qu’en dehors du système point de salut. Il faut aussi et en même temps dissimuler les objectifs des « puissants » d’être « encore plus puissants ».
    Il est indispensable que les forces pro-mort-pro-argent s’organisent à un niveau planétaire pour faire régner au niveau planétaire et de manière totalitaire leur idéologie. La moindre velléité de liberté doit être annihilée par la séduction ou par la force.
    Les forces pro-vie sont très nombreuses et majoritaires, que ce soit parmi les chrétiens, les juifs, les musulmans et même certains agnostiques, mais elles se laissent à la fois terroriser et séduire. Une victoire de la vie sur tous les égocentrismes bornés ne pourra se faire que par une organisation et une coopération planétaire systématique, en dehors de ceux qui sont compromis dans le système et pensent pouvoir en tirer un bénéfice.

  4. Alex

    la CEF prouve encore une fois son absence de sens des responsabilités, ainsi que chaque évêque isolé en particulier.
    Comment le MASDU-CEF hyper divisé saurait-il tenir !
    Et cette institution nébuleuse fermée à l’europe des évêques, donne des leçons civiques !
    ça fait 60 ans qu’une europe tente de se bricoler et la CEF n’ouvre aucun dialogue avec ses consoeurs europeenes, meme au risque d’une plus grande cacophonie et insipidité ténébreuse.
    Au fond, quelle raison reste-il à l’existence de cette CEF puisqu’elle végète sur elle-m^me en mentant!

    L’église de france reste insensée, non-spirituelle, inactive, rebelle à l’Esprit-Saint, contraire à l’Esprit de Vérité, donc elle demeure au plus haut de sa hierarchie la meilleure cause de son démantellment à court terme, d’ici 10, 15 ans.
    Aussi mauvaise en pastoralité détournée qu’ hypocrite aussi en politique: en se taisant, elle évite de dévoiler son iniquité et lacheté constantes et visibles.

    Le témoignage désastreux de cette église des prélats depuis 60 ans ne rejette pas seulement l’embryon humain mais le Christ Lui-même, parfaitement complices de tortures et meurtres sur les embryons.

    L’Esprit-Saint contristé car rejeté aussi fréquement, ainsi que NSJC, loin de manquer de miséricorde en prenant des sanctions disciplinaires (désirables humainement mais non dans leur logique et charité divine) ont ils encore autorité dans ce MASDU, soit disant catho compromis !

    Quelle authenticités vocationelles pourront éclore dans ce roncier démissionaire !
    car pour la CEF , sur plusieurs sujets, se taire ou mentir revient à démissioner en restant en poste!
    quelles vocations futures espérer sérieusement sur ce « terrain vague » ? quel courage de la vérité ?

    Je croyais que la volonté divine était de ne pas renouveler l’église de france tant qu’elle s’obstine dans ses péchés graves.
    Et en fait, la ruine vocationnelle et ruine de la pratique incessantes, son non-renouvellement à court et long termes n’est elle pas le fruit de toutes ces démissions actives et silencieuses, à commencer à la CEF gériatrique?

    Là, ce n’est plus le Père céleste qui entretient la vigne, mais les sarments episcopaux (qui se prennent pour dieu , de grands sages) et brebis malades, qui s’auto-coupent de la vigne pour se décomposer tranquillement dans leurs conforts, trahisons et fadaises communautaires solitaires, en friches.

    L’abbé de Nantes éxagérait en parlant de Masdu comme « mouvement » car aujourd’hui ça devient plutot SAMGU, ou Syndicat d ‘Agitation Mentale et Gérontocratie Universelle ?!
    Bref, la fameuse moisson est peut-etre terminée en fait, depuis le temps.

  5. angel

    La Sainte Vierge lors de ses apparitions le dit clairement :
    La franc maçonnerie viendra comme une brebis avec des crocs à l’intérieur de l’église
    Et beaucoup de mes enfants consacrés se laisseront séduire

  6. REZVOY

    Certainement pas tous, mais la majorité des évêques a bien trop peur de passer pour des « réactionnaires » ! ! !
    Ils appliquent de manière systématique le principe : « pas d’ennemi à gauche » (cf. le livre noir des évêques de France).
    Idéologiquement, ils courent derrière la gauche de la gauche et les francs-maçons.

  7. jpm

    je suis ébahi par le discours savant d’Emmanuel. La CEF s’en moque comme de sa première chemise.

    R.P. écrit : « on ne voyait pas bien ». Désolé, mais une connaissance REELLE de la CEF est nécessaire. Or les fidèles ne savent rien de son histoire, de son idéologie et de ses réseaux.

    Je pense que ce travail s’impose pour voir bien et vite la prochaine fois.

    Première alerte : Mgr Brunin va-t-il être maintenu à son poste en juin après trois ans d’exercice ? S’il est remplacé, par qui ? Son remplaçant devra faire l’objet d’une étude approfondie – tous ses écrits, ses sermons de Noël, ses articles dans les revues et journaux , ses participations aux manifestations catholiques ou non etc… Si successeur il y a, va-t-il maintenir l’équipe en place ?

  8. Colline

    A Besançon, le vicaire épiscopal, P. Jean-Claude Menoud, a appelé les paroissiens à voter en bons héritiers de Jacques Delors ! Pendant ces tergiversations inutiles et contre-productives, combien de vocations sacerdotales fleurissent dans le diocèce ??? ! Quel élan spirituel est lancé avec de tel appel ? Rien !
    Le silence assourdissant de l’archevéché pour soutenir la Manif pour Tous, la censure des émissions de prière en faveur de la vie sur les ondes de RCF Besançon et à plus grande échelle la position silencieuse de la CEF face au million de pétitionnaires en faveur de ‘Un de nous » sont révélateurs de la désorientation spirituelle de ceux qui sont censés être nos bergers ! Heureusement que quelques évèques de France, comme Mgr Aillet, Mgr Rey, Mgr Barbarin, Mgr Santène et quelques autres se distinguent de cette pauvre CEF !!!

  9. Pellabeuf

    Au plus haut niveau de la CEF, au moment du vote de la loi légalisant l’avortement en 1974-75, on avait voulu que les catholiques ne manifestent pas.
    Abbé Bernard Pellabeuf

  10. Gilberte

    Les Français n’écoutent jamais les évêques pour voter: ils avaient répondu non au référendum pour l’UE et les évêques demandaient le oui. En mai 2014, les Français n’ont pensé qu’à changer la représentation européenne: ils ont peur du chômage ont peur de l’avenir de l’insécurité et les évêques ne veulent pas de changement, ils ont l’air d’être sur un quai de gare à regarder le train qui passe; les valeurs chrétiennes n’ont pas triomphé aux élections, elles ont été oubliées

  11. François

    Temps qu’à la tête de l’Eglise de France nous aurons des Monseigneurs type PONTIER plus franc maçon que catholique et fidèle au Saint Père, la FRANCE reniera ses racines « fille ainée de l’Eglise » que Saint Jean Paul II
    avait si fortement rappelé.
    Il faut prier pour que prochainement la CEF retrouve à sa direction des membres religieux nés de la génération
    JEAN-PAUL II qui oeuvrent déjà dans nos paroisses.
    Ayons confiance et espoir pour la FRANCE et pour l’EUROPE.

  12. gojosso

    Tout a été dit par les commentateurs précédents. Effectivement j’ai toujours connu cette CEF dans le déni de réalité et ne défendant jamais la Liberté à croire que ces gens sont des marxistes lié aux journaux comme Témoignage chretien ou La Croix.

  13. Daniel

    Effectivement,
    http://www.eglise.catholique.fr/eglise-et-societe/europe/elections-europeennes-2014/rapport-schuman-sur-l-europe-18512.html
    Fait la pub pour le rapport annuel de la Fondation Schuman
    et met en ligne les liens de cette fondation et d’une autre, inconnue et récent mais où la COMECE (conférence économique européenne des églises) a un observateur.
    et
    http://www.eglise.catholique.fr/eglise-et-societe/europe/elections-europeennes-2014/les-elections-europeennes-2014-vues-d-allemagne-18526.html
    Commente les risques qu’entrevoit les évêques allemands « Les Eglises catholiques et évangéliques s’inquiètent de la montée en puissance des partis populistes et extrémistes au sein de l’Union européenne. »

    Le plus incompréhensible c’est qu’ils persistent à ignorer les extrémistes du pseudo-humanisme qui veulent défigurer les valeurs chrétiennes et qui se font élire pour cela au parlement européen et aussi qui se cooptent dans les multiples officines qui préparent les « lois éthiques » européennes. Ils veulent ignorer que le projet de Schuman n’était pas de recevoir des dizaines de millions de réfugiés dont une grande partie sont un poids létale pour l’économie, sans que ce constat soit un jugement xénophobe ou raciste, pour des raison de décalage culturel et linguistique, de manque de formation professionnelle. On aimerait les entendre tancer nos technocrates européens sur le manque de processus d’intégration et sur le manque de formation professionnelle et linguistique et sur le manque de politique industrielle commune qui permettraient une intégration des réfugiés, ainsi que sur le manque d’audace économique puisque qu’on pense avant tout à piller l’Afrique, à y maintenir des rois incapables et rapaces, plutôt qu’à y mettre des industries. On préfère faire du commerce avec les gouvernants qui sont la cause de réfugiés que de les admonester par des menaces de sanctions économique sur leurs portefeuilles (comme on sait le faire pour des dirigeants mêlés à l’affaire ukrainienne).
    On aimerait les entendre critiquer cet immense bazar de 25 à 30 états disparates qui n’était certainement pas la visée de Schuman.

    On se demande s’ils ont conscience que les catholiques votent (comme les protestants) de façon importante à contre-courant de leurs directives, ainsi que les sondages le montrent. Ils se désolidarisent de leur base, surtout des jeunes. On ne peut oser penser qu’une telle attitude ait justement pour finalité de dissoudre l’Eglise en détachant le peuple de Dieu de ceux qui devraient être des pasteurs.

  14. Bernard

    Vous avez raison, Emmanuel.La DÉSINVOLTURE manifestée par la MAJORITÉ DOMINANTE À LA CEF envers le RESPECT DES PRINCIPES NON NÉGOCIABLES tels que Benoit XVI les avait si justement exprimés, est le signe d’un MANQUE DE JUGEMENT. Car ces principes non négociables ne font que correspondre à la reconnaissance des lois naturelles sur l’homme. Or, COMMENT NE PAS VOIR QU’UNE SOCIÉTÉ HUMAINE NE PEUT RIEN CONSTRUIRE DE SOLIDE NI DE JUSTE SUR DES BASES QUI IGNORERAIENT LES LOIS NATURELLES SUR L’HOMME? Qui donc peut prétendre mettre en œuvre une doctrine sociale de l’Église en ignorant une telle évidence ?

    Qui plus est, la CEF ne se contente pas d’oublier cette évidence à l’occasion des échéances électorales (présidentielles, législatives, européennes). Certains d’entre eux affichent en outre régulièrement des positions critiques et même, parfois, MÉPRIS ET CALOMNIES à l’encontre des fidèles qui font tout ce qu’ils peuvent, pacifiquement, généreusement, pour alerter nos gouvernants sur la gravité des choix sociétaux et la folie des idéologies dans lesquels ils engagent le pays, et sur les injustices qui vont en en découler au détriment des plus faibles.

    Chacun a en tête les propos récurrents de Mgr DAGENS, qui s’y est illustré. Mais c’est aussi le président de la CEF , MGR PONTIER qui s’y est mis lui-même, en particulier à l’occasion de son interview accordée au journal Le Monde (dimanche-lundi 21 avril 2014), lorsqu’au lieu de concéder que le fait de convier Mme Brugère à une session de formation de délégués diocésains avait été clairement une erreur, il a cru bon d’y voir seulement une « imprudence de la part des organisateurs, qui auraient sous-évalué la force des réseaux militants organisés et réactifs ». Mgr Pontier ajoute : « on a aussi pu vérifier qu’il y avait dans notre Église des chrétiens tellement blessés, tellement perturbés, tellement soupçonneux sur le monde d’aujourd’hui qu’ils ne parviennent plus à s’ouvrir à une possibilité de dialogue, de rencontre ». Voilà donc comment le président de la CEF veut clore cette affaire, qui pour lui, donc, n’aurait fait que révéler la présence dans l’Église de réseaux organisés et réactifs, pour tout dire extrémistes…ainsi que de perturbés et de soupçonneux…

    Mais le comble vient sans doute d’être atteint par MGR DI FALCO à propos de son incroyable commentaire du film sur les Cristeros (Cf. Riposte, 27 mai 2014). Non seulement Mgr Di Falco paraît insensible à la beauté de l’âme de tous ces héros martyrs qu’on voit dans le film. Non seulement encore il trouve le moyen de dire que s’il y a eu ces violences commises par le président mexicain contre l’Église, c’est très probablement que l’Église a elle-même des choses à se reprocher ! Mais en outre, l’histoire des Cristeros inspire à Mgr Di Falco cette morale de l’histoire qu’ « il n’y a de paix possible que si chacun reconnaît qu’il ne possède qu’une vérité partielle, et reconnaît la part de vérité qui se trouve chez son adversaire » et que l’Église doit être attentive au fait que « si elle détourne l’Évangile à son avantage, elle ne peut qu’être perçue comme aliénante et l’ennemie des peuples ». Entendre cela, de la bouche d’un évêque, comme morale de l’histoire des Cristeros, c’est à hurler…..

    Quelle image est ainsi donnée de l’Église au travers des discours de ses autorités ! Pensons notamment à l’image donnée à des jeunes qui peuvent voir cela….

    Les esprits faux sont nécessairement du même coup, c’est malheureux à dire, des esprits secs. Motif de plus pour s’attacher à garder un esprit droit, en se montrant respectueux de cette loi naturelle de l’intelligence que le Créateur a placée en chacun de nous, et qui n’est autre, comme le souligne Emmanuel au terme de son analyse, selon une observation qui m’est apparue frappante, que la raison.

    • Shimon

      Une partie non négligeable des évêques de France est « consensuelle », ne veut pas faire de vagues, « collaboratrice » à une idéologie et des pratiques non chrétiennes avec l’illusion de la réformer de l’intérieur.
      De la « collaboration » à la « trahison » la distance est faible et vite franchie sans s’en rendre compte. Parfois certains évêques me semblent pétainistes de gauche. A force de réalisme, de compromission en compromission, essayant de sauver les meubles, le maréchal a fini par mobiliser sa police pour envoyer des millions de personnes à l’abattoir.
      Certains évêques de France ne jettent-ils pas un peu vite le bébé avec l’eau du bain? Ne serait-il pas judicieux de rappeler d’avantage, de proclamer haut et fort les bases des valeurs chrétiennes et comme dit souvent de redire les points non négociables.

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