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Synode : le père Thomasset détruit les fondements de la morale

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Le prêtre jésuite Alain Thomasset est membre du Centre Sèvres à Paris, professeur de théologie morale, titulaire de la chaire Jean Rodhain. Il a participé en mai dernier au « Conseil de l’ombre », convoqué par le cardinal Marx et d’autres évêques comme préparation pour le Synode de la Famille. Dans son intervention qui vient d’être publiée, le jésuite a nié quelques uns des principes fondamentaux de la morale catholique et a défendu ouvertement l’usage des contraceptifs, le nouveau mariage après un divorce et la reconnaissance juridique des unions entre personnes de même sexe. Benoît-et-moi a traduit la réaction d’un blogueur espagnol, car visiblement, en France, personne n’ose dénoncer ce loup.

« Ce que dit le P. Thomasset SJ est ce que l’on peut attendre, en tenant compte du lieu où il prononçait son discours, une réunion semi-secrète pour préparer l’introduction dans l’Église du divorce, et des choses similaires. Mais n’allons pas trop vite. Commençons par le principal, en cédant la parole au P. Thomasset :

« Je crois que l’interprétation de la doctrine des actes dénommés « intrinsèquement mauvais » est une des sources fondamentales des difficultés actuelles de la pastorale des familles, car c’est celle qui détermine en grande partie la condamnation des moyens de contraception artificiels, des relations sexuelles des divorcés remariés et des couples homosexuels, même stables ».

D’après moi, le P. Thomasset n’aurait pas pu dire les choses plus clairement. Dans ce paragraphe (et dans tout son discours), il montre une façon de raisonner qui est commune au cardinal Kasper et à la majorité, sinon à tous, parmi ceux qui défendent ses thèses. Ils ne partent pas de l’Écriture, de la Tradition ou du Magistère pour arriver à des conclusions sur le sujet du mariage, du divorce, etc. Ils partent, comme prémisse indubitable, du fait que les moyens de contraception sont bons, qu’il faut permettre le divorce et que les couples du même sexe sont fantastiques et que, par conséquent, toute doctrine qui s’oppose à ces choses doit être rejetée. Le critère suprême de la foi n’est plus le Christ, mais si la doctrine est en accord ou pas avec le Zeitgeist.

C’est à dire que ces théologiens n’essaient pas d’annoncer l’Évangile au monde mais d’annoncer le Monde à l’Église. Leurs principes de base, c’est ce qui est donné comme étant à la mode actuellement : dans les années soixante, c’était le marxisme, maintenant ce sont les couples de même sexe et d’ici vingt ans ce sera le sacerdoce des végétaux ou n’importe quelle autre chose. Cela n’a pas d’importance, car ce qui est déterminant et ce qui importe selon leurs propres paroles c’est ce qui est politiquement correct en ce moment. Pour eux, ces dogmes du politiquement correct sont le présupposé, la prémisse et le point de départ et il n’est pas nécessaire de les justifier, mais ce sont eux qui servent à justifier tout le reste.

C’est ainsi donc, que le P. Thomasset veut détruire la doctrine des actes intrinsèquement mauvais qui est l’un des fondements de la morale catholique, car il se rend compte justement que c’est cela qui empêche que s’imposent les nouveaux dogmes séculiers qu’il défend. Cette doctrine dit quelque chose d’évident: il y a des comportements qui sont objectivement mauvais, en marge des circonstances. Tuer intentionnellement un innocent c’est toujours mal. L’adultère est toujours mal. Qu’importent les excuses que l’on peut y mettre, il y a des choses qu’on ne peut jamais faire, en aucune circonstance. Mais évidemment quand on veut défendre quelques unes de ces choses qui ne peuvent être faites, comme c’est le cas du P. Thomasset SJ, il faut choisir : ou la doctrine de l’Église ou le politiquement correct. Et il a choisi d’après ce qu’il nous explique, le politiquement correct :

“Les références éthiques objectives que fournit l’Église, ne sont qu’un élément (essentiel mais pas le seul) dans le discernement moral qui doit avoir lieu dans la conscience personnelle”.

En d’autres termes, pour le P. Thomasset, l’Église et la Révélation de Dieu n’ont pas le pouvoir de déterminer de façon définitive qu’il y a des comportements intrinsèquement (ou toujours) mauvais, mais seulement de donner des conseils généraux, que chacun appliquera comme il lui semblera le mieux, en fonction de ses propres fins, des circonstances et de son histoire personnelle. Ce qui a été révélé par Dieu en Jésus Christ n’est qu’un élément de plus que chacun doit considérer, un élément important, mais un de plus. Cela ne ressemble à rien que nous puissions trouver dans l’Écriture, la Tradition ou le Magistère de deux mille ans de christianisme. Par contre, si le P. Thomasset et ses collègues agissaient comme doit agir un théologien catholique, ils découvriraient immédiatement que la doctrine des actes intrinsèquement mauvais est celle qu’enseigne l’Écriture. Cela parait incroyable qu’il faille rappeler à un théologien que le fondement de la morale catholique est dans les commandements de la loi de Dieu, qui sont basés précisément sur l’idée qu’il y a des actes qui sont toujours mauvais : tu ne commettras pas l’adultère. Tu ne donneras pas de faux témoignage. Tu ne tueras pas. Tu ne convoiteras pas le bien d’autrui. Ou bien c’est ma Bible qui est mauvaise ou alors il y a des traductions alternatives dans lesquelles un commandement dit quelque chose comme cela : « en général, l’adultère ne convient pas, mais tu sais, parce que c’est toi, avec ton vécu, et que nous savons bien qu’il y a des voisines qui sont très jolies et qu’il y a des épouses très pénibles, en fin de compte, tu as le droit d’être heureux, parce que tu le mérites ».

Et il est particulièrement irritant, d’autre part, que le P. Thomasset ait le toupet de dire qu’il forge sa thèse « dans le cadre de la tradition (sic) catholique », en taisant que la Tradition catholique rejette frontalement sa position, de sorte que, dans le meilleur des cas, il faudrait considérer cette position comme une tumeur maligne que l’Église s’est efforcée d’éradiquer durant deux millénaires. En effet déjà Saint Paul enseignait qu’il n’est pas licite de faire le mal pour obtenir le bien (cf Romains 3,8) et même l’Église l’a enseigné depuis lors. Nous pourrions citer Saint Thomas, Saint Augustin et une infinité d’autres Maîtres de l’Église, mais pour ne pas faire durer la chose, voyons l’une des expositions les plus récents de cet enseignement constant du Magistère, l’encyclique Veritatis Splendor, du Pape Saint Jean Paul II :

« 56. 56. Pour justifier de telles positions, certains ont proposé une sorte de double statut de la vérité morale. En plus du niveau doctrinal et abstrait, il faudrait reconnaître l’originalité d’une certaine considération existentielle plus concrète. Celle-ci, compte tenu des circonstances et de la situation, pourrait légitimement fonder des exceptions à la règle générale et permettre ainsi d’accomplir pratiquement, avec une bonne conscience, ce que la loi morale qualifie d’intrinsèquement mauvais. Ainsi s’instaure dans certains cas une séparation, voire une opposition, entre la doctrine du précepte valable en général et la norme de la conscience de chacun, qui déciderait effectivement, en dernière instance, du bien et du mal. Sur ce fondement, on prétend établir la légitimité de solutions prétendument « pastorales », contraires aux enseignements du Magistère, et justifier une herméneutique « créatrice », d’après laquelle la conscience morale ne serait nullement obligée, dans tous les cas, par un précepte négatif particulier. […]

« 67. […]Si l’on considère les préceptes moraux positifs, la prudence doit toujours vérifier leur pertinence dans une situation déterminée, en tenant compte, par exemple, d’autres devoirs peut-être plus importants ou plus urgents. Mais les préceptes moraux négatifs, c’est-à-dire ceux qui interdisent certains actes ou comportements concrets comme intrinsèquement mauvais, n’admettent aucune exception légitime ; ils ne laissent aucun espace moralement acceptable pour « créer » une quelconque détermination contraire. Une fois reconnue dans les faits la qualification morale d’une action interdite par une règle universelle, le seul acte moralement bon consiste à obéir à la loi morale et à éviter l’action qu’elle interdit

Le saint pape polonais a exposé très clairement que l’Église enseigne qu’il y a des actes intrinsèquement mauvais, qui sont toujours interdits, sans aucune exception. Mais évidemment le bon jésuite français préfère ne pas beaucoup penser à cela, parce que parmi ces actes intrinsèquement mauvais se trouvent l’adultère, les relations homosexuelles et l’usage de moyens de contraception artificiels, qui sont précisément les trois transcendantaux du bien selon la doctrine thomassetienne. En réalité, la proposition du P. Thomasset est aussi vieille que le péché. Ce qu’il dit c’est que la fin justifie les moyens, avec la nouvelle formulation consistant à « privilégier le devoir le plus important », mais avec le même fond.

Évidemment, le langage ambigu qui obscurcit la question au lieu de l’éclairer n’est pas absent. Par exemple, il est fréquent qu’il affirme la doctrine de l’Église et ensuite qu’il la nie immédiatement dans d’autres paroles, sans se préoccuper de la contradiction et en obtenant ainsi l’objectif désiré : donner l’impression qu’il accepte la doctrine de l’Église quand, dans la pratique, il la nie. Par exemple, il dit qu’ « un désordre objectif n’entraîne pas nécessairement une culpabilité subjective », une chose qui est de la pure doctrine de Saint Thomas et complètement orthodoxe. Cependant dans la phrase suivante, comme si de quelque façon, cela se déduisait de l’antérieur, il indique : « Il faudrait dire plus clairement que l’intention et les circonstances peuvent influencer la qualification objective de l’acte ». Cela n’est pas « plus clair », mais exactement le contraire de ce qui a été dit précédemment : de la différenciation entre le mal objectif et la culpabilité subjective que fait la Tradition de l’Église, le P. Thomasset « déduit » le contraire, à savoir, qu’en réalité tout est subjectif, parce que le mal objectif des actes dépend magiquement de l’intention. Du n’importe quoi. Et il a l’aplomb de dire « toute la tradition morale catholique demande ce discernement qui tient compte de ces divers éléments pour un jugement moral qui est laissé en dernière instance à la conscience des personnes », alors qu’il sait que la réalité est exactement le contraire.

Comme il fallait s’y attendre, on trouve aussi le rejet frontal d’Humanae Vitae, avec la référence à la conduite honteuse de ces évêques qui avaient manifesté contre elle dans les années soixante. Le P. Thomasset tranquillise ensuite les lecteurs en disant que les contraceptifs qui lui paraissent admissibles sont ceux du type non abortif. Je suppose qu’il le dit de bonne foi (bien que le niveau d’auto-tromperie nécessaire pour cela soit de proportions galactiques). Cependant il est évident que, si nous suivons ses théories et si nous rejetons l’existence d’actes intrinsèquement mauvais, l’avortement qui n’est pas un de ces actes, cesserait d’être intrinsèquement mauvais et sa qualification morale dépendrait des circonstances, du conflit des devoirs et de l’histoire de chacun. Autrement dit, sa posture ne se différencie en rien de celle des grands partisans actuels de l’avortement, qui affirment hypocritement que l’avortement est une tragédie, mais que c’est aussi quelque chose qui reste au libre choix de chaque personne, selon les circonstances qui leur sont propres, etc. Conséquence : plus de quarante millions d’enfants avortés par an.

Vous croyez que j’exagère en disant ce que je dis sur l’avortement ? Le P. Thomasset lui-même dans un entretien au journal La Croix en 2011 présentait le cas de parents qui, informés que leur enfant à naître va être trisomique, y voient comme « un conflit de devoirs » entre l’obligation de respecter la vie humaine et la « nécessité de préserver l’équilibre du couple et sa santé ». Dans ce cas le magistère nous « éclaire, mais ne peut pas nous donner plus de référence », parce que « la complexité des situations rend impossible le respect de toutes les valeurs qui sont en jeu », de sorte que chacun doit prendre sa propre décision. Sa posture, en définitive, est exactement identique à celle de l’immense majorité des partisans de l’avortement : le droit à décider de tuer ou ne pas tuer son enfant.

Il affirme aussi qu’ « une relation homosexuelle vécue dans la stabilité et la fidélité peut être un chemin de sainteté » et ose citer en « soutien » de ce n’importe quoi la vocation universelle à la sainteté que le Concile Vatican II proclame, comme si dans le Concile il y avait eu la plus minime justification pour l’idée blasphématoire de ce que le péché est un « chemin de sainteté ». Cette « stabilité » dont il parle, n’est en réalité par autre chose que la persistance dans le péché, qui augmente la gravité du péché au lieu de le diminuer, comme le comprend toute personne de doigts de bon sens.

De même, il sépare les deux finalités du mariage, celle qui permet la procréation et celle qui unit, comme s’il s’agissait de deux choses séparées et interchangeables (pour justifier l’usage des contraceptifs, de même que font les adolescents, pourvu qu’il y ait toujours « l’amour »). Il a également, le toupet, d’affirmer qu’il faut « développer » les intuitions de Jean-Paul II dans Familiaris Consortio, quand ce qu’il en veut dire, c’est qu’il faut nier ce que Jean-Paul II a expressément enseigné dans son exhortation apostolique. À cela il faut ajouter qu’il confond intentionnellement le sensus fidei (le sens de la foi) avec le désir des pécheurs de se justifier, qu’il nie à l’Église la capacité d’enseigner des vérités morales définitives (puisqu’en tout cas elles seraient sujettes à « l’expérience toujours nouvelle des chrétiens en un temps et en une culture données »), qu’il transforme la conscience en un substitut de la loi morale et que sa finalité principale n’est pas que les hommes se convertissent, mais de les « déculpabiliser ».

Enfin, je ne veux pas fatiguer les lecteurs. En résumé nous pouvons dire que la proposition du P. Thomasset, non seulement nie plusieurs doctrines catholiques fondamentales sur la famille, mais détruit les fondements mêmes de la morale catholique, comme unique moyen d’obtenir ce qu’il désire : l’acceptation du divorce, de l’avortement, des contraceptifs et des relations homosexuelles. Ce n’est pas étonnant qu’il en soit ainsi car son argumentation ne part pas de la Révélation du Fils de Dieu au monde, mais de la révélation (basiquement sexuelle) de l’omnisciente et toujours sage Modernité à une Église obscurantiste qui a trompé les chrétiens durant deux millénaires.

Franchement, tout cela, la seule chose que cela suscite en moi c’est de la lassitude car ce ne sont rien de plus que les mêmes bêtises que tant d’autres ont prétendu (sans succès) introduire dans l’Église, avec à peine une petite et rapide touche de peinture pour dissimuler leurs carences. Par contre ce qui m’indigne c’est de prétendre faire passer pour le catholicisme ou pour un « développement » de la doctrine catholique ce qui est simplement la négation frontale de la foi et de la morale catholiques. De grâce, nous ne sommes pas des idiots. »

Source : http://benoit-et-moi.fr/2015-II/actualite/un-conseiller-de-lombre-nie-la-morale-catholique.html

44 comments

    • PINSON

      Avec un Jésuite, il faut s’attendre à tout, et cela ne fait que commencer avec le pape François, je suis catholique, où sont nos saints papes ? Sa Sainteté Benoît XVI doit être (malheureusement) pas très bien (d’après moi que lesdits cardinaux aient élu sous l’influence du malin et non pas de l’Esprit Saint son successeur)

  1. Nicole A.

    L’Eglise de France n’est plus la « Fille aînée de l’Eglise » mais devient « la fille athée de l’église » avec ce genre de prêtre. Au Synode de la famille se prépare un beau schisme. Ces Clercs ils sont peu nombreux mais puissants.

    On n’aurait jamais du faire ce Synode Jean-Paul II avait tout dit. Ils s’attaquent à un Commandement !

  2. toto

    Avec des guignols pareils dans son ordre, il doit être content St Ignace.
    Mais les Jésuites déraillent plein pot depuis qu’ils ont gobé et propagé la théorie de l’évolution. La seule évolution que je constate c’est que leur bêtise s’est transformée en franche connerie. Et en quelques années seulement.
    Que le P. Thomasset aille fonder sa secte avec Kasper, cela ne fera qu’une secte de plus.

  3. toto

    Un commentaire savoureux sur le blog espagnol:
     » Quico
    Se me ocurre llamar de otro modo a este « consejo en la sombra », quizá sería más adecuado llamarle « consejo en las tinieblas ». »
    Il me vient à l’esprit de nommer autrement ce « conseil de l’ombre », il serait peut être plus approprié de l’appeler  » conseil dans les ténèbres »

  4. Gilberte

    S’il croyait vraiment que Jésus Christ est fils de Dieu, une des 3 personnes de la Trinité, un religieux ne pourrait pas discuter du bienfondé des paroles du Christ à propos des divorcés remariés: » ils commettent un adultère » . Ce qui serait plus pertinent, serait d’aider les futurs mariés à réfléchir avant le mariage à toutes les causes de divorce

  5. kelvin

    Jean XXIII aurait dit sur son lit de mort : « Ce concile, fermez-le! Vite! »
    On peut dire pareil sur ce synode
    Le but de tout ça : remplacer l’Eglise Une par une constellation de mouvements : tradis, conservateurs, féministes, etc; etc. La tâche est bien avancée
    Tout le monde pourra trouver ce qu’il souhaite en liturgie, en « morale », pseudo sacrements ouverts à tous, gay, trans, divorcés… etc… Chacun sera content mais ce ne sera plus l’Eglise catholique.
    Je me demande si d’ailleurs elle existe encore……

    • santiyague

      Réponse à Kevin:

      Oui l’Eglise fondée par Jésus Christ existe encore, la preuve en est donnée par les interventions de cardinaux et d’évêques, ; je cite le cardinal US Burke – le cardinal allemand Mueller Prefet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal allemand Brandmueller, le cardinal guinéen Sarah prefet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal Wilfrid Napier d’Afrique du Sud, le cardinal italien Caffara, les évêques du Kazakhstan: Athanasius Schneider et Jan Pawel Lenga, les évêques français Aillet, Centène, Rey, l’évêque espagnol Reig Pla qui a fait l’objet d’une demande d’expulsion de l’Espagne par le fameux écrivain Arturo Perez Reverte……et d’autres que j’ai oublié.
      On pourrait aussi faire la liste de prêtres qui rappellent avec force les príncipes de la doctrine catholique, comme le prêtre Zanetti Sorkine qui a fait un tabac dans une paroisse abandonnée de Marseille et qui a été muté au sanctruaire du Laus dans les Alpes près de La Salette, comme l’abbé Santiago Martin qui a collaboré étroitement avec le pape Benoit XVI.

      Le Mouvement Sacerdotal Marial fondé par la Très Sainte vierge Elle-même en 1972 et représenté par l’abbé Gobbi décédé en 2012 (ou 2013 ?) – ce mouvement a été reconnu par l’évêque du diocèse de Côme en Italie.
      Les messages celestes remis à l’abbé Gobbi sont recueillis dans le libre bleu du Mouvement qui existe dans de très nombreux pays. Ces messages reflétent la vraie doctrine et parlent de l’Apocalypse inminente.
      Actuellement ce Mouvement est contrôlé par l’alliance européenne source de la Révolution qui secoue l’Eglise depuis le Vatican II.

      En outre la fraternité St Pie X fondée par Mgr Lefebvre a conservé intactes la doctrine et la liturgie traditionnelles ainsi que le calendrier liturgique sans compter avec les groupements issus de la fraternité St Pie X et ralliés à l’Eglise officielle comme la fraternité St Pierre, l’lnstitut du Christ Roi et j’en passe…

      Courage et confiance !
      Il se fait actuellement une levée de boucliers contre la dissolution programmée de la doctrine catholique, et ceci au sein de l’Eglise officielle.

      • Solstice

        @santiyague
        Vous dites
        Il se fait actuellement une levée de boucliers contre la dissolution programmée de la doctrine catholique, et ceci au sein de l’Eglise officielle.

        c’était programmé

        « La fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu » (Paul VI)

        Paul 6 s’est rendu compte qu’il était cerné par les Franc Maçons, il a voulu réagir mais il s’est fait écarté ( affaire du sosie). Je pense que les traditionnels l’ont compris et intégré avant nous.

        • N’oubliez pas le sursaut de Paul VI avec son Encyclique prophétique « humanae vitae »:un jour,lassé de ses éternels doutes,il s’empare d’une montagne de documents,part à Castel Gandolfo et revient quelques jours après radieux:il avait signé l’encyclique qui suscita même chez les catholiques tant d’opposition;par là,il montra bien une fois de plus l’infaillibilité pontificale en matière de moeurs.Il confia plus tard à Jean Guitton,je crois, « une lumière m’est venue d’ailleurs » ou quelque chose comme cela.Quant à la pastorale,il s’agit d’autre chose et jamais l’infaillibilité ne joue dans ce domaine de l’aveu depuis toujours de Papes eux-même!

          • toto

            Malheureusement, il a perdu un temps fou à consulter l’Académie Pontificale des sciences (pro-avortement, pro-pilule, sauf le prof Lejeune), les cardinaux (4 seulement ont approuvé l’encyclique, dont le futur JP II), les congrégations religieuses, les évêques etc….
            Effaré des résultats il a perdu au moins 2 ans et l’encyclique a été publiée en juillet 1968, un an après la loi Neuwirth, 2 mois après la révolution de mai 1968 en France.
            Avec son Credo, Humanae Vitae est le seul document à son actif dans un océan de catastrophes. Paul VI était chrétien-démocrate, donc ultra-libéral….Il a laissé les coudées franches aux modernistes néo-protestants.

    • toto

      ce n’est pas Jean XXIII, mais le Padre Pio, et pas sur son lit de mort. C’est une légende « urbaine », pour pouvoir canoniser Jean XXIII.

  6. Michel G.

    Les Jésuites n’ont cette année en France qu’une seule ordination. La relève ne sera pas assurée, même si leur capacité de nuire l’est toujours!…

  7. yra

    L’habit ne fait pas le moine mais il y contribue…. et l’on peut constater que cette façon de se vêtir est malheureusement symptomatique d’un retour sur soi.
    Ces prêtres en voulant se fondre dans le monde perdent leur identité et leur vocation vraie !

  8. Faidherbe

    Tout cela est aberrant ! La doctrine chrétienne est celle du Christ, Dieu fait homme, le Verbe, la Parole de Dieu. Si l’on s’en détache, il faut changer le nom de cette nouvelle doctrine (plutôt bizarre) et ne pas se prévaloir du titre de « disciple du Christ ». D’autre part, faisant partie de la création, nous sommes soumis aux lois de la nature : deux mâles ou deux femelles ne peuvent pas procréer donc ne peuvent pas fonder une famille, ce qui reste la finalité première du mariage. Comment peut-on se dire « doué de sens » quand on proclame de telles inepties ! Quoiqu’il en soit, prions, prions pour l’Eglise, pour le Saint Père, pour la France, pour le monde, ainsi-soit-il.

  9. A Z

    Bonjour et bon dimanche,

    1. A mon avis, de deux choses l’une :

    – ou bien il existe des idées intrinsèquement fausses dans le domaine de la Foi (cf Dominus Iesus) ET des actes intrinsèquement mauvais dans le domaine des moeurs (cf Veritatis splendor),

    – ou bien il n’existe NI d’idées intrinsèquement fausses, dans l’ordre du croire, NI d’actes intrinsèquement mauvais, dans l’ordre de l’agir, et en ce sens la position du P. THOMASSET est cohérente.

    2. C’est le mépris, puis c’est l’oubli,

    – de la métaphysique traditionnelle, de la philosophia perennis, du réalisme,

    – de l’Ecriture, de la Tradition, du Magistère, du Credo, du Notre Père, du Décalogue,

    qui ont conduit bien des clercs à penser et à dire, puis à faire croire ou à laisser entendre, qu’il n’existe plus ni d’idées intrinsèquement fausses, en matière religieuse, ni d’actes intrinsèquement mauvais, en matière morale.

    3. Mais puisque, d’après eux, il n’existe plus ni d’idées intrinsèquement fausses, ni d’actes intrinsèquement mauvais, pourquoi donc les mêmes clercs ont-ils plutôt tendance à considérer la critique chrétienne, la réfutation catholique, de leur ralliement à la relation aux valeurs et au système de valeurs dominateurs (d’inspiration relativiste et subjectiviste) comme une idée intrinsèquement fausse, ou comme un acte intrinsèquement mauvais ?

    4. Si l’Ecriture, la Tradition, le Magistère, ne doivent plus, de leur côté, pouvoir faire autorité, pourquoi donc les manifestations de ralliement ou de soumission à la mentalité dominante de bien des philosophes et théologiens catholiques devraient-elles, pour leur part, faire « autorité », avant d’être « dépassées », dans quelques années, par des manifestations de ralliement ou de soumission qui, on a quelques raisons de le supposer, feront d’autant plus « autorité », le moment venu, qu’elles iront « encore plus loin » ?

    5. Ce que je voudrais pouvoir rappeler, c’est que l’on peut très bien dire non, de tout son esprit, à telle ou telle théologie partisane et promotrice du pluralisme moral et/ou religieux, sans avoir une attitude consistant à réduire le christianisme catholique à un dogmatisme et à un légalisme dépourvus du respect et du souci du vrai bien des personnes et du vrai sens de la personne : Jean-Paul II et Benoît XVI, entre autres, ont incarné ce positionnement, respectueux de la Foi surnaturelle, de la loi naturelle, du bien des personnes et du sens de la personne, même si on peut, et, à mon avis, on doit, déplorer le fait qu’ils n’aient pas osé ou pas voulu s’occuper de la théologie favorable au « pluralisme » moral et religieux comme ils se sont occupés, dans les années 1980, de la théologie favorable à la « libération » sociale et politique.

    6. Je termine ce message en soulignant le détournement du sens du mot Tradition auquel on assiste depuis déjà plusieurs décennies : il fut un temps, la Tradition avait aussi un contenu, et n’était pas seulement un contenant, mais aujourd’hui, on s’attache de plus en plus à la réduire à un consensus en mouvement, ce consensus en mouvement ayant plutôt tendance à être fabriqué de toutes pièces par les théologiens les plus positivement ouverts sur l’esprit du monde, puis à être imposé aux évêques, aux prêtres, aux fidèles.

    7. Beaucoup de choses se passent, dans l’Eglise catholique, comme si les clercs concernés, et coupables, voulaient que les catholiques soient à la fois acritiques et amnésiques, et ne disposent pas d’arguments, d’instruments, propices à leur auto-défense intellectuelle, face à cette stratégie de ralliement tendanciel, ou de soumission tendancieuse, au religieusement et au moralement corrects d’inspiration non catholique.

    8. C’est à cette stratégie, susceptible d’être renforcée par la préparation, le déroulement, ou les conséquences, du prochain Synode, qu’il nous faut dire NON, notamment par amour pour la liberté responsable et la vérité objective, lesquelles prennent appui, en définitive, sur Jésus-Christ lui-même.

    Bon dimanche et à bientôt.

    A Z

    • Cassianus

      Votre point # 7 est particulièrement brûlant. Les novateurs entendent récupérer les traditionalistes en rendant traditionnelles des inventions récentes et en faisant disparaître les références antérieures. Pour la Bible, que l’on est quand même obligé de citer, ils en retiennent des morceaux choisis qu’ils assemblent pour suggérer un sens qui est contredit par l’ensemble du texte. Ils n’hésitent pas non plus, sous prétexte de progrès exégétiques, à donner de fausses traductions aux extraits bibliques qui ont échappé à leur censure. Résultat : le lectionnaire liturgique, qui est, pour la majorité des Catholiques, l’unique source de formation biblique. Observons ce qui se passe avec les canonisations : les anciens Saints sont relégués et remplacés par des nouveaux, dont l’exemplarité est plus conforme l’esprit moderne. Et ainsi de suite.

      Même un observateur qui ne serait pas du tout convaincu de la valeur du christianisme traditionnel (un athée, par exemple), pour peu qu’il ait étudié la Bible et les grands textes qui ont servi de références à l’Eglise pendant les 20 siècles de son histoire, ne pourrait pas ne pas voir ces manipulations. C’est comme un sabordage organisé de l’intérieur. Pour sauver l’entreprise en changeant le produit ? On pourrait croire, en effet, que ces infidélités trop évidemment conscientes ont pour finalité de capter une nouvelle clientèle. Dans cette hypothèse, elles pourraient être excogitées par des professionnels soucieux de redynamiser une boîte en train de couler, sachant qu’il leur serait extrêmement difficile de recycler leurs compétences dans une firme concurrente (l’Islam, par exemple). J’ai cru longtemps que c’était l’explication la plus plausible. Mais non, ça ne colle pas, parce que de tels technocrates ne pourraient pas ignorer le bon succès économique des groupes franchement tradis.

      Alors je ne vois plus qu’une explication à ces jongleries : la volonté arrêtée de précipiter la banqueroute.

  10. Tony

    Ce qui m’étonne dans le compte rendu du Conseil de l’ombre, c’est que personne n’ait pour le moment réagi. On attend la contreverse sur ces idées douteuses qu’il faut reprendre point par point.
    L’air du temps fait la morale ! Si on ne veut pas devenir des Amishs, il faut suivre ces messieurs! Si les chrétiens des temps de persécutions avaient capitulé devant les mœurs dépravés de leur époque ,on n’aurait jamais eu notre civilisation! Il faut lire ce texte pour comprendre dans quelle décadence théologique on est arrivé ! Ca promet de chauffer au synode et il le faudra bien ! Comment le président des évêques de France, Mgr Ponthier et l’évêque du Havre peuvent-ils soutenir un telle pensée? Ils se discréditent . Et en plus le faire en catimini pour passer en force, Est-ce digne d’un évêque? Je ne pense pas.

  11. Pauvre pécheur que je suis

    Sans approuver ce texte : Un péché d’hier demeure aujourd’hui un péché

    Les dix commandements de Dieu doivent être l’assise de toutes les sociétés + + +

    Il ne faut pas omettre que l’Évangile du Christ est celle du Pardon et de l’Amour + + +

    Prions l’Esprit Saint de nous éclairer les uns et les autres, d’en connaître les avantages et les désavantages, tout en ayant le courage de garder un franc dialogue entre les chrétiens et les autres + + +

  12. Faites comme moi:j’ai écrit au centre sèvres contact@centresevres.com pour les traiter de tous le nom « ce type étant même incapable de s’habiller correctement » et en leur rappelant toutes leurs turpitudes neo-marxistes passées qu’ils continent sous d’autres formes,leur donnant en exemple contraire les jésuites indiens qui recrutent à tour de bras-et pas eux qui n’ont plus que des chats de gouttière-convertissent baptisent,éduquent,soignent et sont formés et pas déformés comme eux!

  13. karr

    Depuis le sommet de la hiérarchie jusqu’à l’humble prêtre,le clergé se doit de respecter et d’enseigner la doctrine catholique,personne ne les a forcé à devenir prêtres et religieux.
    L’orgueil les amène à faussé l’Evangile et la doctrine lentement définie depuis des siècles par de véritables et humbles serviteurs de Dieu,des amoureux de la Vérité dont la plupart sont des saints et des martyrs.
    Toute division au sein du Corps Mystique du Christ est l’oeuvre de celui qui détourne les âmes de leur salut éternel,de l’amour de Dieu,des démolisseurs s’acharnent depuis fort longtemps contre l’Eglise,mais depuis le concile Vatican II l’autorité suprême représentée par le successeur de Saint-Pierre (serviteur des serviteurs de Dieu) ,garant de la foi catholique, est mêlée de près ou de loin au mensonge,à toutes sortes d’interprétations contraires à l’héritage reçu , conservé et transmis depuis deux mille ans.
    Ce jésuite par exemple est l’archétype de celui qui se prend pour un intello,son Ordre a souvent ,au cours de l’histoire, joué ce rôle d’élite prétentieuse,je ne pense pas que St-Ignace souhaitait cela pour ses Serviteurs de Jésus!
    Voilà que nous avons un Pape issu de leurs rangs,un homme qui ne semble pas prendre conscience de ce qu’il est,de la charge qu’il a reçu,pourquoi avoir convoqué un synode de cette nature?
    Nous pensions que ce Pape Argentin devait réformer la Curie Romaine et clarifier les problèmes de l’Eglise,du Saint-Siège en particulier,liés à l’argent.
    Messieurs les cardinaux Allemands,messieurs les « spécialistes »,vous avez beaucoup reçu mais n’oubliez pas qu’il vous sera encore plus demandé,si vous avez encore foi en Dieu comprenez que nous avons besoin de saints et non pas d’idéologues!

  14. garmon

    Le Révérend Père Alain THOMASSET connais-t-il les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola ? Les règles d’obéissance à l’Église ? Rappel de deux paragraphes pertinents

    353 Première règle. Renoncer à tout jugement propre et se tenir prêt à obéir promptement à la véritable Épouse de Jésus-Christ, notre Seigneur, c’est-à-dire à la sainte Église hiérarchique, notre Mère.

    365 Treizième règle. Pour ne nous écarter en rien de la vérité, nous devons toujours être disposés à croire que ce qui nous paraît blanc est noir, si l’Église hiérarchique le décide ainsi. Car il faut croire qu’entre Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est l’Époux, et l’Église, qui est son Épouse, il n’y a qu’un même Esprit qui nous gouverne et nous dirige pour le salut de nos âmes, et que c’est par le même Esprit et le même Seigneur qui donna les dix commandements qu’est dirigée et gouvernée notre Mère la sainte Église.

    Ad majorem Dei gloriam

    Dieu vous garde Garmon

  15. allegrovivace

    « Le prêtre jésuite Alain Thomasset est membre du Centre Sèvres à Paris, professeur de théologie morale, titulaire de la chaire Jean Rodhain. » :

    – QUI l’a nommé ?, QUI a permis que ce prêtre ait une autorité professorale ?, QUI le soutient ?
    – QUI le protège aujourd’hui pour justifier qu’il reste à son poste ?

    Les réponses, leurs conséquences pratiques et hiérarchiques, devraient primer sur toutes les justes lamentations pour que la Vérité soit sauvée, la parole de l’Eglise entendue et respectée.

    Etant donné la crise d’AUTORITE qui ruine la société et l’Eglise, personne ne donnera de réponse, hélas, et tout continuera comme avant dès que la vaguelette de nos indignations sera retombée.

    Le Pape « françois le populaire » qui pilote l’Eglise au sommet d’une vague médiatique pour piloter le navire de l’Eglise surfe sur les mêmes problématiques en ajoutant au désordre par la promotion des « modernos progros » ou la sanction promotion de tel ou tel « tradi » de la hiérarchie de l’Eglise à travers le monde.

    Le crépuscule de l’Eglise n’est pas terminé. L’aurore attendra.

    DIEU le permet. Que sa volonté soit faite !

    allegrovivace

  16. Hervé Soulié

    Toujours se méfier des jésuites, surtout Français.
    « Optimi corruptio pessima », la corruption du meilleur est la pire….
    Thomasset est corrompu, voilà la triste vérité.

  17. Pingback: Neuvaine à Notre Dame du Rosaire pour demander la résurrection du Royaume de France ( MAJ 10/08) « cril17.info

  18. p. jacob

    C’est à dire que le problème est que cet auteur n’est ni catholique ni fidèle à saint Thomas. C’est un disciple de Thevenot, kantien dans ses principes et relativiste dans ses conclusions, comme je l’ai montré dans « la morale chrétienne carcan ou libération? » chez DDB. Fin de la pub 😊

    • Félicitations pour votre jugement qui est exactement le mien comme pourrait vous le montrer l’article « réalisme versus idéalisme » sur mon site PRO-VIE tous azimuts et qui ne lâche rien de rie et à personne , surtout pas aux idéalistes erlande.wordpress.com,placé,humblerment,sous le patronage de Sain Thomas d’Aquin et dont la devise « distinguer pour unir » est tiré de Maritain,rénovateur parmi bien d’autres du thomisme au siècle dernier.
      Quant à votre livre dont je devine fort bien l’esprit,je ne l’ai pas lu et les infirmités de mon âge m’empêcheront de le faire mais je peux en conseiller la lecture les yeux fermés!Merci!

  19. Daniel

    La même méthode depuis 100 ans : annoncer l’erreur aux incultes afin de satisfaire leur vision simpliste de la réalité et d’assouvir leurs penchants (et de tranquilliser leur conscience). Tout ceci avec tout l’éventail des erreurs de logique et de dévoiement du sens des mots. Et ça marche admirablement bien.
    Il y a 60 ans le Vatican les mettait en « réserve de l’Eglise » dans un monastère. Aujourd’hui elle les laisse parler et les paye même pour exercer leur fonction d’enseignant.
    prenons l’exemple tiré du texte : « (des) parents qui, informés que leur enfant à naître va être trisomique, y voient comme « un conflit de devoirs » entre l’obligation de respecter la vie humaine et la « nécessité de préserver l’équilibre du couple et sa santé ». Dans ce cas le magistère nous « éclaire, mais ne peut pas nous donner plus de référence », parce que « la complexité des situations rend impossible le respect de toutes les valeurs qui sont en jeu », de sorte que chacun doit prendre sa propre décision. »
    C’est la reprise d’une vielle argumentation évoquée il y a près de 15 ans en Suisse lors d’un colloque de protestants « historiques » (ie pas évangéliques) sur l’avortement rendu licite par une majorité de Pasteurs.
    Si on y regarde de plus près :
    Un enfant qui va naître est trisomique (un fait incontournable) les parents vont craquer (un fait contournable : les parents sont déjà non-croyants, s’ils étaient croyants ils puiseraient dans leur foi de quoi accueillir cet enfant et souder leur couple autour de cet épreuve. On connait en effet expérimentalement des milliers de familles qui résistent à cette épreuve (car c’est est une), tant le couple que les autres enfants de la famille, et qui en tirent des fruits. Donc c’est possible et « contournable »).
    On crée une généralité (une catégorie) « parents chrétiens » qui ne correspond à aucune réalité. Il ne s’agit que de la sous-catégorie « parents incroyants » ou « adultes faibles » et pas du tout la catégorie « parents croyants ». Donc ériger en vérité générale le droit à l’avortement pour les chrétiens est une erreur, c’est uniquement un mal intrinsèque propre aux incroyants matérialistes.
    En fait, sous cela veille l’idée que la nature peut être mauvaise par nature (contient du mal), c’est à dire qu’elle n’est pas création de Dieu (dualisme) ou que Dieu n’existe pas (athéisme).
    Veille aussi l’idée qu’il n’y a pas de Vérité mais des vérités en adéquation avec un fait existentiel.
    Donc qu’il n’y a pas une Morale mais des morales. Donc que l’amoralité est une vérité (c’est à dire que l’immoralité voit son champs fortement rétréci et réglé uniquement par les loi positives selon Auguste Comte et Kant qui refusèrent toute révélation et toute capacité de l’esprit humain à précéder l’expérience dans la connaissance). On retrouve là l’ancienne définition de la morale, celle des grecs, qui était « le mode de vie pour un bonheur terrestre » et qui dépendait des nombreux aléas externes de l’existence.
    Vous ajoutez à cette soupe « l’éthique » – sans plus de définition – censée donner une « caution morale » et vous savez quelle bouillie est contenue dans le crâne de ces professeurs de morale.
    Vous pouvez même y mettre une pincée de « dignité humaine » – toujours sans plus de définition – et vous avez la pensée moderne qui avale tout et gobe tout; c’est à dire du vide rempli de rien.

    • Très bien!Le biologiste darwinien Dawkins,créateur de la « ligue -ou autre nom,peu importe- des athées vient de déclarer qu’il était juste de tuer tous les mongoliens vivants.Devant,quand même, le tollé qui s’est élevé contre ces propos,il a bafouillé des excuses mêlées de persévérance dans l’ignominie.Quant à Schramek,Président du CSA,en France,il a a maintenu,sans fard, l’interdiction de diffusion sur les ondes d’un film sur et par les mongoliens-atteinte à la dignité humaine,etc!
      PS Dommage,tous ces caractères qui rendent la lecture difficile,probablement dus à quelqu’ erreur technique sur le site.

  20. des Ligneris

    Pseudo: Augustin

    Rien de nouveau sous le soleil!
    Pascal avait jugé bon d’utiliser l’ironie pour flétrir certains jésuites qui sévissaient déjà au 17 ième siècle. Ceux-ci défendaient l’usage du meurtre et de toutes autres sortes de crimes.
    Les jésuites, certainement plus que d’autres personnes sont sans doute sujets au péché d’orgueil, et ils rejoignent là le démon…
    Prions pour eux.

    • garmon

      Le Révérend père Thomasset pourrait lire l’encyclique Laudato si, juste le § 123:

      123. La culture du relativisme est la même pathologie qui pousse une personne à exploiter son prochain et à le traiter comme un pur objet, l’obligeant aux travaux forcés, ou en faisant de lui un esclave à cause d’une dette. C’est la même logique qui pousse à l’exploitation sexuelle des enfants ou à l’abandon des personnes âgées qui ne servent pas des intérêts personnels. C’est aussi la logique intérieure de celui qui dit : ‛Laissons les forces invisibles du marché réguler l’économie, parce que ses impacts sur la société et sur la nature sont des dommages inévitables’. S’il n’existe pas de vérités objectives ni de principes solides hors de la réalisation de projets personnels et de la satisfaction de nécessités immédiates, quelles limites peuvent alors avoir la traite des êtres humains, la criminalité organisée, le narcotrafic, le commerce de diamants ensanglantés et de peaux d’animaux en voie d’extinction ? N’est-ce pas la même logique relativiste qui justifie l’achat d’organes des pauvres dans le but de les vendre ou de les utiliser pour l’expérimentation, ou le rejet d’enfants parce qu’ils ne répondent pas au désir de leurs parents ? C’est la même logique du “utilise et jette”, qui engendre tant de résidus, seulement à cause du désir désordonné de consommer plus qu’il n’est réellement nécessaire. Par conséquent, nous ne pouvons pas penser que les projets politiques et la force de la loi seront suffisants pour que soient évités les comportements qui affectent l’environnement, car, lorsque la culture se corrompt et qu’on ne reconnaît plus aucune vérité objective ni de principes universellement valables, les lois sont comprises uniquement comme des impositions arbitraires et comme des obstacles à contourner.

      ou bien les Exercices spirituels de saint Ignace dee loyola
      352 Règles à suivre pour ne nous écarter jamais des véritables sentiments que nous devons avoir dans l’Église militante.

      353 Première règle. Renoncer à tout jugement propre et se tenir prêt à obéir promptement à la véritable Épouse de Jésus-Christ, notre Seigneur, c’est-à-dire à la sainte Église hiérarchique, notre Mère.

      362 Dixième règle. Nous devons être plus portés à approuver et à louer les règlements, les recommandations et la conduite de nos supérieurs qu’à les blâmer: car, supposé que quelques-unes de leurs dispositions ne soient pas, ou puissent ne pas être dignes d’éloges, il est toujours vrai, à raison des murmures et du scandale, qu’il y a plus d’inconvénients que d’utilité à les condamner, soit en prêchant en public, soit en parlant devant le bas peuple; ce qui l’irriterait contre ses supérieurs temporels ou spirituels. Cependant, comme il est dangereux de parler mal des supérieurs en leur absence devant le peuple, ainsi peut-il être utile de manifester l’irrégularité de leur conduite aux personnes mêmes qui ont le pouvoir d’y porter remède.

      Tout cela est d’ailleurs d’abord vrai pour moi aussi.

      Lamentations, 5, 21 Fais-nous revenir à toi, Eternel, et nous reviendrons ; renouvelle nos jours comme au commencement
      Converte nos, Domine, et convertemur ; innova dies nostros sicut a principio

      Bon dimanche

      Garmon

  21. En parcourant ces quelques lignes .. l’on s’interroge :
    de quel coté est la haine, le refus de la vie, de l’autre différent
    A t-il encore le droit de vivre ??

    Le chemin qui nous attend tous est un chemin de désappropriation
    chemin d’aide de l’autre, d’amour
    et pour cela le Seigneur nous invite à entrer dans la voie
    qu’Il a prise , chemin de don de soi et non de destruction de l’autre.

    Ouvrons nos cœurs à la force d’Amour de l’Esprit

  22. Clément

    Voilà un véritable lynchage en règle de ce pauvre père jésuite. Je ne vois pas bien pourquoi… Quelques remarques :

    A. Observons le contenu de cet article : 5% de citation de ce prêtre, sans la moindre mention de la source (texte, interview ?…) originale ; 95% de commentaire. À partir de là, difficile de ne pas tomber dans le procès d’intention, et c’est malheureusement ce qui arrive : le P. Thomasset se fait accuser d’hérésie en quelques paragraphes, alors que les deux citations de lui ne sont que deux constats ; il n’exprime par ces mots aucune opinion ou idée, il observe simplement.

    B. Je ne ferai pas un commentaire du commentaire, même si j’en ai très envie ; alors je me contenterai de commenter ce qu’a dit ce prêtre :

    1) 1re citation, 1er constat : il existe aujourd’hui une difficulté pastorale. Comment expliquer le terme “intrinsèquement mauvais” (ou “intrinsèquement désordonné”) à des gens qui sont souvent sur le seuil de l’Église et que le terme même de “morale” fait fuir ? Comment annoncer le Christ à ces gens sans les braquer, les choquer, et les perdre “à tout jamais” ? Évidemment, sur le papier, la doctrine, pour nous catholiques pratiquants convaincus, est finalement simple, cohérente, logique, et surtout vraie et bonne. Mais il faut considérer la réalité : dans les faits, de nombreux curés voire évêques (j’en connais personnellement) ont déjà été confrontés à des cas insolubles en matière de conjugalité, divorce… Je ne citerai qu’un seul exemple : un couple, qui après 3 rencontres de préparation au mariage, finit par dire : “Ah oui, c’est vrai, on avait oublié de vous le préciser mon Père : on est tous les deux divorcés”. Je vous laisse imaginer le désarroi du curé, et le cas de conscience qui se pose : que faire pour ces gens-là ? comment leur faire comprendre que, malgré tout, le Christ et l’Église les aiment, même si le sacrement de mariage leur est refusé ?

    Ces cas-là existent, et tout l’enjeu du Synode est, sans changer la doctrine, de fournir des outils pastoraux concrets pour mieux accompagner des cas difficiles. Point. À tous ceux qui voient ce synode d’un mauvais œil, je répondrai ceci : L’Église n’en est pas à son coup d’essai ; les cardinaux qui se chamaillent par journaux interposés, ça ne date pas d’hier : je vous renvoie à la fameuse controverse de Jérusalem en Actes 15. Ma recette pour que tout se passe bien : une bonne dose de prière de la part de chacun, puis laissons les cardinaux faire leur travail. Si j’établis d’avance qu’avec ce synode, l’Église court à sa perte, c’est que je manque quelque part de foi en l’Esprit-Saint, et cela peut s’appeler un péché contre l’Esprit ; je ne sais pas vous, mais il s’agit pour moi d’une tentation permanente que de se laisser aller à penser que l’Église est d’abord pécheresse, alors qu’elle est en réalité d’abord sainte.

    Donc pour conclure sur cette première citation : ce brave jésuite ne dit pas grand chose de palpitant, il fait juste un constat que tout le monde peut faire : la doctrine catholique est de plus en plus inaudible dans nos démocraties occidentales. Il y a évidemment des gens de mauvaise foi (c’est le cas de le dire) qui trouveront toujours de quoi bouffer du curé, mais il y aussi des gens qui, malgré toute leur bonne volonté, sont choqués par les positions que l’Église exprime, parfois de manière pas très adroite/diplomate. Il faut en tenir compte ! La chrétienté est une religion incarnée, qui tient compte des faiblesses, des imperfections de l’Homme. Le pari que font les cardinaux est donc celui-ci : tirons partie de ces difficultés, et transformons-les en quelque chose de grand, de beau et de bon ! Et à ceux qui me répondront que le Christ n’est pas venu s’occuper de diplomatie mais du salut du monde, je rappellerai simplement l’existence des nonces apostoliques. Pour reprendre les mots de l’auteur d’Humanæ Vitæ, l’Église est “experte en humanité”. Un des buts de ce synode est de préserver cette expertise.

    2) Enfin, la 2e citation du père jésuite est plus compliquée à expliquer, mais demeure tout à fait juste, et s’inscrit pour le coup dans la véritable Tradition de l’Église. Je n’ai pas encore l’érudition et l’assurance nécessaires pour vous citer les textes pertinents du Magistère qui étayeraient parfaitement mon propos ; j’espère que vous aurez le temps et le courage d’aller vérifier par vous-mêmes que ce que je vais maintenant dire est orthodoxe.

    Entre chrétiens catholiques pratiquants, on a des références communes, notamment l’Écriture et le Magistère, sur lesquels on s’accorde, en principe. J’ai des amis paroissiens qui ont parfois des difficultés avec tel ou tel point de la doctrine catholique, mais qui adoptent cette attitude : “Je ne suis pas encore tout à fait d’accord avec ce que l’Église dit, mais j’ai conscience qu’elle a raison de le dire et que cela vient en fait de Dieu. Alors j’essaie de comprendre pourquoi elle le dit, et je voudrais surtout parvenir à être d’accord, moi aussi, même si cela doit me prendre beaucoup de temps… et je ne quitte pas l’Église pour autant !”. Déjà, dans ce cas, on peut observer que le Magistère de l’Église n’est pas le seul critère du discernement moral : d’autres éléments qui ont forgé notre manière de penser et de dicserner entrent parfois en conflit avec ce que dit l’Église. Je rejoins donc complètement ce que dit le père Thomasset.

    Mais poursuivons le constat. On ne peut pas demander au premier non-catholique venu de considérer la Loi dite “révélée” comme valable (même si elle l’est, alors qu’il ne le sait pas). Dans le moins mauvais des cas, ce serait un grand manque de charité pastorale, dans le pire des cas, c’est inhumain puisque l’on refuse à cette personne le droit de penser par elle-même, d’exprimer son esprit critique. On peut en revanche s’accorder avec à peu près tout le monde sur ce que l’on appelle la “Loi naturelle”. Voilà un terme qu’on emploie souvent sans trop savoir ce qu’on met derrière, et qui fait d’ailleurs débat dans la société civile ; je ne me risquerai pas à en donner la définition, c’est une notion complexe. Et à partir de là peut commencer un cheminement, qui aboutira peut-être, pour ce non-catholique, à des questionnements : “Mais alors, si l’on s’accorde sur une sorte de loi, d’où vient-elle ?”… puis un cheminement, peut-être vers le baptême, qui sait ? En tout cas, sa conscience sera davantage éclairée, ce qui est bon en soi. Vous remarquerez que l’on n’est là que dans le domaine de la philosophie, c’est seulement après que l’on peut entrer dans la sphère de la théologie. Et ce n’est pas un hasard si les études au séminaire sont organisées de la même manière : d’abord 2 ans de philo puis 4 ans de théo.

    Bref, tout cela pour dire que la Loi révélée n’est pas magique : elle ne peut pas faire autorité à la conscience de chaque être humain du jour au lendemain. Mais cela n’enlève rien à sa vérité.
    Je n’en dis pas plus par moi-même : ce que dit le P. Thomasset dans l’article de La Croix auquel vous renvoyez est clair et exprime très bien la pensée de l’Église, n’en déplaise à certains. Et pour avoir moi-même suivi les 30 jours d’Exercices de saint Ignace, je puis vous assurer que lorsque les jésuites parlent de discernement et de volonté de Dieu, on peut leur faire confiance.

    Finalement, si l’on essaie de garder la tête froide à la lecture de ces deux citations du P. Thomasset, on peut seulement dire que : 1° il se contente de rappeler la réalité 2° il ne détruit rien puisqu’il n’exprime ni opinion ni idée hétérodoxe 3° le peu qu’il dit est tout à fait catholique et si on leur demandait leur avis, je suis convaincu que tous les évêques du monde seraient d’accord avec lui 4° c’est avec des démarches comme la sienne (mais à bien plus grande échelle évidemment) que l’on a des chances de faire avancer les choses et de rendre la pastorale des curés de demain moins difficile dans le domaine moral. Donc tant mieux, non ?

  23. Féru

    Si l’église catholique devient, par la force des choses suite à ce synode qui n’aboutira à rien d’autre qu’une bouillie consensuelle, une mosaïque de tendances, que faire ? Est-ce acceptable ? Comment savoir où on va tomber ? La confusion va s’installer et satan exulter …
    Tant de catholiques ne sont pas fermes, ont les idées peu claires sur les principes non négociables ! Quelle tristesse, je reste dans mon coin en essayant de tenir ferme ma foi en Christ.
    Prions pour les cardinaux Burke, Sarah et autres qui tiennent bon. Qu’il tirent ce synode du bon côté mais aussi qu’ils éclairent l’autre côté de la Vérité qu’ils défendent. Ou que nos progressistes (en fait des apostats ou des hérétiques) soient démasqués et se démettent.

  24. Pingback: La venue du père Thomasset contestée par les délégués épiscopaux à la Pastorale familiale - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

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