TC

Un petit peu d’hérésie épiscopale

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Mgr Jacques Noyer, évêque émérite d’Amiens, est intervenu le 3 octobre dans l’hebdomadaire Témoignage chrétien, ce journal en grande difficulté financière, qui a lancé une campagne pour sauver ses finances exsangues, avec le soutien de la société Bayard, principal diffuseur de la Conférence des évêques de France, et propriétaire du journal La Croix, lequel a également soutenu Témoignage chrétien. D’ailleurs, même Golias a publié un article d’un ancien rédacteur en chef de Témoignage chrétien, déclarant doctement que Golias, le journal trotskiste, était « complémentaire » de Témoignage chrétien. Sic. Bref, donc toute cette presse fricote en plus ou moins bonne intelligence.

Et Mgr Jacques Noyer vient de se répandre, comme il en a l’habitude, dans cet hebdomadaire qui n’a de chrétien que le nom, à propos de la polémique actuelle sur la théorie du gender, enseignée comme vérité scientifique en classe de 1ère SVT :

Ce ne sera jamais sur la nature que l’on fondera une morale de la famille ou de la sexualité. La Bible nous dit que l’homme est créé, homme et femme, ce qui signifie non pas seulement une différence biologique mais une structure relationnelle autour de laquelle se construira toute culture humaine. Le premier théoricien du genre, c’est peut-être saint Paul qui explique que dans le Christ il n’y a plus ni homme, ni femme, même si aussitôt après il défend les traditions familiales les plus inégalitaires ! Désormais, quelles que soient les lois et les mœurs d’une société, la seule exigence chrétienne est le respect, l’égalité, l’amour entre les personnes sans oublier évidemment l’enfant fruit et enjeu de ces relations. On peut dire que telle ou telle institution est plus favorable à cet amour que d’autres. Mais la règle de l’amour mutuel demeure le seul critère vraiment chrétien d’un jeu de relations entre hommes et femmes… et enfants. Je sais qu’en disant cela j’ébranle toutes les certitudes qui permettent de rejeter les divorcés, d’interdire l’approche de l’autel aux filles, de réserver le ministère aux hommes, de traiter les homosexuels en déviants. Rien de tout cela ne peut réclamer l’autorité divine à travers la loi naturelle ni même à travers les mœurs de Jésus.

Bref, tant qu’on s’aime, voyez-vous, tout est permis… Entre hommes ou entre femmes, majeurs ou non, à plus de 2 si cela nous chante ! Que ne faut-il pas lire de la part de ce mitré.