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Une formation sur le genre au Centre Sèvres

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Oranne de Mautort, Directrice adjointe Service national Famille et Société (SNFS) de la Conférence des évêques de France, Pôle Famille, informe les délégués diocésains à la famille d’une formation à la problématique du genre. Cette formation devait se dérouler à Paris le 14 novembre,  mais elle a été annulée à cause des attentats. Elle est programmée à nouveau samedi 23 janvier à Paris.

Est-ce pour remplacer la venue avortée de l’idéologue du gender Fabienne Brugère à une formation sur ce sujet lors d’une réunion des délégués diocésains par le SNFS ?

Cette journée aura lieu au Centre Sèvres à Paris :

Le développement des études de genre (gender studies) et des projets sociopolitiques fondés sur le genre a suscité des polémiques, notamment après l’introduction de la notion de genre dans les manuels scolaires de sciences de la vie et de la terre (SVT) et dans les programmes d’éducation. Il importe d’examiner les questions pédagogiques et éthiques qui restent actuelles.
Les études de genre ont en commun de privilégier la construction culturelle du sexe. Elles diffèrent cependant dans leur manière de comprendre les rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes, et de critiquer les normes éthiques et juridiques régulant les identités, les orientations et les pratiques sexuelles. Elles contribuent diversement à justifier des projets sociopolitiques qui réclament de nouveaux droits (homoparentalité, assistance médicale à la procréation pour les couples de même sexe, etc.) et des réformes éducatives.

Dans la matinée seront d’abord présentés des repères historiques sur l’évolution des rapports hommes-femmes ainsi que des représentations et discours qui les motivent et les justifient. La priorité sera donnée aux lectures anthropologiques et à l’analyse du développement des revendications des mouvements féministes. Dans un second temps, l’évolution de la notion de genre sera précisée depuis son introduction dans les années 1950 jusqu’à ses transformations actuelles. Enfin, une lecture historique des modes d’intervention de l’Église catholique sera proposée.

Sur cette base, trois objectifs pourront être déployés l’après-midi :
1) l’analyse de la communication sur le genre à partir de présentations et de tracts émanant de différents mouvements, catholiques ou non,

2) l’analyse de projets pédagogiques du genre, tant du point de vue de leurs objectifs que de leur mise en œuvre, à partir de livres et d’extraits de films,

3) la formulation de repères éthiques et juridiques selon la tradition éthique catholique.

Cette introduction générale aux études de genre et aux projets sociopolitiques du genre permettra de mieux prendre position dans les débats actuels. Elle ne nécessite aucune compétence préalable.

12 comments

  1. J-D B

    Par-delà l’information intéressante concernant cette journée d’étude, je ne vois pas l’intérêt de vouloir raviver vainement la polémique sur l’intervention avortée de la philosophe Fabienne Brugère, d’autant que celle-ci, bien que certainement partisane du gender, n’était pas précisément invitée par la Conférence des évêques à s’exprimer sur ce sujet, mais plutôt sur un autre thème dont elle est spécialiste, « l’éthique du care » (ou « soin à la personne »), qui est beaucoup plus en consonance avec la doctrine chrétienne.
    http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/L-episcopat-annule-la-venue-d-une-philosophe-a-une-formation-de-la-pastorale-familiale-2014-03-13-1119916

  2. C.B.

    Bizarre: dans cette formation, aucune information sur
    -le développement intra-utérin du futur être humain
    -l’influence des hormones sur son développement
    -le dimorphisme sexuel, animal et humain.
    Bref, ça semble plutôt une journée de propagande (de lobbying) qu’une journée de formation.
    Des apports de type médical seraient pourtant bien plus concrets et plus urgents que du prêchi-prêcha philosophico-idéologique.

  3. Le fait qu’une « formation » de la « problématique » de la théorie du genre , soit agréée par la conférence des evêques de France , nous en apprend hélas beaucoup sur l’état d’esprit délétére qui régne parmi ces prélats , ayant perdu décidément bien des repéres moraux accés sur la tradition catholique .

    Rappelons surtout sans cesse , que la théorie du genre est une invention intellectuelle purement maçonnique , avec comme objectif de détruire l’identité de l’individu et donc ultérieurement la famille et la foi chrétienne.

    La théorie du genre violemment imposée dans les écoles de la répoubliques , s’ajoute donc à la somme des abominations lucifériennes, que nous inflige un pouvoir politique largement lui même composés d’individus déjantés , accumulant les pires dépravations dont la morale chrétienne puisse faire un inventaire précis !

    Nous sommes donc en présence d’une hiérarchie catholique française, en situation de compléte désorientation spirituelle , dont le comportement coupable et délétère doit inviter les pratiquants à davantage de vigilance et un effort accru dans la préservation de la tradition chrétienne, seule rempart efficace contre toutes les déviances répugnantes dont ils sont à la fois les témoins et les victimes bien innocentes.

    Ainsi donc la discipline d’Eglise, impose de demeurer sous l’autorité d’une hiérarchie dont nous constatons les graves errements , mais sans nous sentir obliger de partager leurs comportements profondément fautifs !

  4. toto

    « permettra de mieux prendre position dans les débats actuels »
    C’est à dire que le SNFS ne fera qu’entendre un seul son de cloche et que vous serez priés d’y adhérer sous peine de diabolisation. Voilà comment les ennemis de l’Eglise font leur propagande de « culture de mort » (la théorie du genre promeut la culture de mort) dans des organisations dites d’Eglise.
    Les Jésuites français sont à la pointe de la subversion. Quel malheur!

  5. onclin

    « Cette introduction générale aux études de genre et aux projets sociopolitiques du genre permettra de mieux prendre position dans les débats actuels. »
    Je crois que la genèse nous donne « la » position.
    Le « gender » n’étant qu’une des marques charnelles de la flétrissure de ces esprits, et la confirmation de la loi de la chaire Saint Paul Romain 7-21 : « Je trouve donc cette loi en moi : quand je veux faire le bien, c’est le mal qui se présente à moi. »
    Saint Paul Romain 7-18 : « Car je sais que le bien n’habite pas en moi c’est à dire dans ma chair : le vouloir est à ma portée, mais non le pouvoir de l’accomplir. Car je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas. Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. »
    Ainsi le « gender » c’est « Le péché prenant occasion du commandement ma séduit en faisant naître en moi toute sorte de péchés il s’est donc multiplié à l’excès » (Romain 7-11) or nous savons que « l’aiguillon de la mort c’est le péché » (Corinthiens 15-56).
    Conclusion : il n’y a aucune position ni dialogue possible avec le « gender » et autres, plutôt un combat (une croisade) avec les armes de la doctrine catholique.

  6. jejomau

    « Ennemis de l’Eglise, certes ils le sont, et à dire qu’elle n’en a pas de pires on ne s’écarte pas du vrai. Ce n’est pas du dehors, en effet, on l’a déjà noté, c’est du dedans qu’ils trament sa ruine; le danger est aujourd’hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Eglise; leurs coups sont d’autant plus sûrs qu’ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n’est point aux rameaux ou aux rejetons qu’ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c’est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d’immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l’arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l’abri de leur main, nulle qu’ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu’ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d’habileté qu’ils abusent facilement les esprits mal avertis. D’ailleurs, consommés en témérité, il n’est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu’ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.

    Avec cela, et chose très propre à donner le change, une vie toute d’activité, une assiduité et une ardeur singulières à tous les genres d’études, des moeurs recommandables d’ordinaire pour leur sévérité. Enfin, et ceci parait ôter tout espoir de remède, leurs doctrines leur ont tellement perverti l’âme qu’ils en sont devenus contempteurs de toute autorité, impatients de tout frein : prenant assiette sur une conscience faussée, ils font tout pour qu’on attribue au pur zèle de la vérité ce qui est oeuvre uniquement d’opiniâtreté et d’orgueil. Certes, Nous avions espéré qu’ils se raviseraient quelque jour : et, pour cela, Nous avions usé avec eux d’abord de douceur, comme avec des fils, puis de sévérité : enfin, et bien à contrecoeur, de réprimandes publiques. Vous n’ignorez pas, Vénérables Frères, la stérilité de Nos efforts; ils courbent un moment la tête, pour la relever aussitôt plus orgueilleuse. Ah! s’il n’était question que d’eux, Nous pourrions peut-être dissimuler; mais c’est la religion catholique, sa sécurité qui sont en jeu. Trêve donc au silence, qui désormais serait un crime! Il est temps de lever le masque à ces hommes-là et de les montrer à l’Église universelle tels qu’ils sont. »

    Pie XII (http://w2.vatican.va/content/pius-x/fr/encyclicals/documents/hf_p-x_enc_19070908_pascendi-dominici-gregis.html)

    « Au sein même de l’Eglise s’est fermé un courant, constitué par des groupes de pression aux appellations diverses et de dimensions variées, qui tâche de se faire passer comme le représentant de toutes les personnes homosexuelles qui sont catholiques. En fait, ses adhérents sont pour la plupart des gens qui ignorent l’enseignement de l’Eglise ou cherchent d’une manière ou d’une autre à le saper. On tente de réunir sous l’égide du Catholicisme des personnes homosexuelles qui n’ont aucune intention d’abandonner leur comportement homosexuel. Une des tactiques utilisées consiste à affirmer, d’un ton de protestation, que toute critique ou réserve à l’égard des personnes homosexuelles, de leur activité et de leur style de vie, est purement et simplement une forme de discrimination injuste.
    On assiste même, en certaines nations, à une véritable tentative de manipulation de l’Eglise pour obtenir le soutien, souvent bien intentionné, de ses pasteurs en faveur d’un changement des normes de la législation civile. Et cela, en vue de mettre celle-ci en accord avec les conceptions de ces groupes de pression selon lesquels l’homosexualité est une chose parfaitement inoffensive sinon tout à fait bonne. Bien que la pratique de l’homosexualité représente une menace sérieuse pour la vie et le bien-être d’un grand nombre de personnes, les protagonistes de ce courant ne renoncent pas à leur action et refusent de prendre en considération l’étendue du risque qui y est impliqué.

    Il faudra retirer tout appui à des organismes qui cherchent à saper la doctrine de l’Eglise, qui ont une position ambiguë à son égard ou qui la négligent complètement. Fournir un tel soutien, ou même en donner l’impression, peut être à l’origine de graves malentendus. Une attention spéciale devrait être portée à l’organisation d’offices religieux et à l’utilisation de locaux de l’Eglise, y compris la disposition de salles dans des écoles et des institutions catholiques de la part de ces groupements. Tel ou tel estimera peut-être que permettre l’usage d’un bien de l’Eglise n’est faire qu’un geste de justice et de charité ; mais en réalité c’est là agir en contradiction avec les fins pour lesquelles ces institutions ont été fondées, et cela peut être source de quiproquo et de scandale. »

    cardinal Ratzinger – Pontificat de Jean-Paul II (http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_19861001_homosexual-persons_fr.html)

  7. Pierre

    Bien d’accord avec tous.
    Roger Dugard a raison: nos évêques et nos jésuites en redemandent par rapport au gouvernement!
    Quelle décadence des autorités de l’Eglise, qui entraînent le peuple dont ils ont la charge dans l’erreur. Il n’y a pas de faute plus grave.

  8. Dans le lancement de cette journée il est question de « problématique du genre » et les réactions ci-dessus parlent toute de la « théorie du genre » ce qui n’est pas la même chose. « Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage » et quand on veut casser du sucre sur le dos de la CEF on déforme les propos…

  9. La différence matérielle entre les sexes est aussi l’objet de culture. L’homme est un animal culturel (il cultive la nature). Voir sur ce sujet Gaudium et spes.

    Ces différences culturelles ont donné des chefs d’œuvre. Il n’est pas au pouvoir arbitraire des athées de venir condamner des attitudes culturelles valables.

    La morale marxiste est fondée sur les statistiques (science utilisant des catégories souvent arbitraires et c’est en ce sens qu’on a pu dire que la statistique est la forme la plus élaborée du mensonge). La morale catholique, elle, est fondée sur la raison s’appliquant au domaine métaphysique.

    La théorie du genre mêle habilement le vrai et le faux. La différence matérielle des sexes a donné lieu à une culture. C’est vrai. Mais cette différence culturelle n’en est pas pour autant mauvaise.

    Racine a su rendre les méandres et les subtilités du cœur propre aux femmes.

    Voilà comment il décrit Hermione méprisé par celui qu’elle aime et aimée par un brave garçon pour lequel elle a de l’estime mais pas d’amour:

    « Mon cœur, toi-même enfin de sa gloire éblouie,
    Avant qu’il [l’homme qu’elle aime: Pyrrhus] me trahît, vous m’avez tous trahie.
    Mais c’en est trop, Cléone, et quel que soit Pyrrhus,
    Hermione est sensible, Oreste a des vertus ;
    Il sait aimer du moins, et même sans qu’on l’aime,
    Et peut-être il saura se faire aimer lui-même.
    Allons : Qu’il vienne enfin.

    Cléone

    Madame, le voici.

    Hermione

    Ah ! je ne croyais pas qu’il fût si près d’ici. »

    Cet exemple illustre la différence culturelle entre la façon d’aimer d’une femme et celle d’un homme. C’est la différence matérielle entre les sexes qui fonde la différence culturelle.

    Dans le discours indigeste de la salariée des évêques (avec l’argent des catholiques) nous avons mêlées un gloubli-gloubla émétique et marxiste fait de statistique, de morale, de droit, de condamnations arbitraires, de confusion entre culture et nature… Mais prononcé sur un ton sentencieux et abscons. Ce discours rémunéré et pervers est appuyé par l’institution. Rendez l’argent !

  10. La différence matérielle entre les sexes est aussi l’objet de culture. L’homme est un animal culturel (il cultive la nature). Voir sur ce sujet Gaudium et spes.

    Ces différences culturelles ont donné des chefs d’œuvre. Il n’est pas au pouvoir arbitraire des athées de venir condamner des attitudes culturelles valables.

    La morale marxiste est fondée sur les statistiques (science utilisant des catégories souvent arbitraires et c’est en ce sens qu’on a pu dire que la statistique est la forme la plus élaborée du mensonge). La morale catholique, elle, est fondée sur la raison s’appliquant au domaine métaphysique.

    La théorie du genre mêle habilement le vrai et le faux. La différence matérielle des sexes a donné lieu à une culture. C’est vrai. Mais cette différence culturelle n’en est pas pour autant mauvaise.

    Racine a su rendre les méandres et les subtilités du cœur propre aux femmes.

    Voilà comment il décrit Hermione méprisée par celui qu’elle aime et aimée par un brave garçon pour lequel elle a de l’estime mais pas d’amour:

    « Mon cœur, toi-même enfin de sa gloire éblouie,
    Avant qu’il [l’homme qu’elle aime: Pyrrhus] me trahît, vous m’avez tous trahie.
    Mais c’en est trop, Cléone, et quel que soit Pyrrhus,
    Hermione est sensible, Oreste a des vertus ;
    Il sait aimer du moins, et même sans qu’on l’aime,
    Et peut-être il saura se faire aimer lui-même.
    Allons : Qu’il vienne enfin.

    Cléone

    Madame, le voici.

    Hermione

    Ah ! je ne croyais pas qu’il fût si près d’ici. »

    Cet exemple illustre la différence culturelle entre la façon d’aimer d’une femme et celle d’un homme. C’est la différence matérielle entre les sexes qui fonde la différence culturelle.

    Dans le discours indigeste de la salariée des évêques (avec l’argent des catholiques) nous avons mêlées un gloubli-gloubla émétique et marxiste fait de statistique, de morale, de droit, de condamnations arbitraires, de confusion entre culture et nature… Mais prononcé sur un ton sentencieux et abscons. Ce discours rémunéré et pervers est appuyé par l’institution. Rendez l’argent !

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